Le CE RFI et RFI riposte vous invitent :
Le mercredi 10 février à faire la Fête !!!!
Le CE RFI et RFI riposte vous invitent :
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FO - SNJ - SNJ-CGT – SNRT-CGT
Nous contestons les critères discriminatoires et fallacieux appliqués par la direction pour refuser 69 « départs volontaires ».
Mobilisons nous pour que la direction :
- s’engage par écrit qu’il n’y aura pas de licenciement sec ou « départ contraint »
- exige des Tutelles le remplacement un pour un de tout départ au-delà des 201
- requalifie les précaires sur emplois permanents dans l’entreprise, comme prévu dans le PSE,
- engage des négociations sérieuses pour que les conditions du travail ne se dégradent pas suite au PSE
- applique à RFI ce qui se fait à Radio France pour les « TCR »
Pour défendre les conditions de travail, pour le respect des personnels, pour la pérennité de RFI,
soyons nombreux à nous mobiliser :
Grève le 7 janvier 2009 à partir de 00h
ASSEMBLEE GENERALE, jeudi 11h30, devant le « 116 » (ex-CAPE)
* Revue de presse *
AFP 6 janvier 09 : Un appel à la grève « illimitée » à Radio France Internationale (RFI) a été lancé par les syndicats FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT à compter de jeudi, 00h00, pour demander à la direction d’accepter de faire partir l’ensemble des volontaires au départ dans le cadre du plan social.
Une assemblée générale du personnel est prévue jeudi en fin de matinée pour décider de reconduire ou non le mouvement, dont on ne peut savoir à l’avance s’il entraînera des perturbations à l’antenne.
Quelque 270 salariés de la station publique sont candidats au départ dans le cadre du plan social annoncé il y a un an et qui ne prévoit que 201 suppressions d’emplois sur un millier.
Les syndicats demandent que les 69 « recalés du volontariat » puissent partir et que la direction embauche pour « compenser ces départs supplémentaires », a expliqué Maria Afonso, secrétaire (FO) du comité d’entreprise.
« La direction a saisi les autorités de tutelle (dont le ministère de la Culture et de la Communication) d’une demande de prise en charge des départs supplémentaires », a dit Mme Afonso.
Une rencontre est prévue vendredi au ministère de la Culture avec le PDG de RFI, Alain de Pouzilhac, et Christine Ockrent, directrice générale déléguée, selon l’agenda de Frédéric Mitterrand.
Dans une lettre à M. de Pouzilhac le 28 décembre, 29 « recalés du volontariat » avaient fait part de leur « colère » face au « refus arbitraire » de les laisser partir.
« Au cours de l’année 2009, vous avez incité les salariés à se porter volontaires au départ. 270 d’entre eux l’ont fait. 270 projets, 270 engagements vis-à-vis de l’extérieur, 270 changements de vie. Aujourd’hui nous voyons tous ces préparatifs réduits à néant », disent-ils, estimant avoir été « floués ».
Le plan social annoncé en janvier 2009 prévoyait 206 suppressions d’emplois mais comme cinq postes étaient déjà non pourvus, le chiffre a été fixé à 201.
Il annonçait également la fermeture de six rédactions de langues (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien).
sur le site de France 2 : « plan social à RFI… »
sur celui de la RTBF : « Radio France internationale : une nouvelle grève illimitée… «
et celui de France 24 : « Plan social à RFI… «
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En ces premiers jours de la nouvelle année, les correspondants pigistes du collectif Spartacus tiennent à adresser à leurs collègues ainsi qu’à la direction de la rédaction à Paris leurs voeux les plus sincères pour 2010. Tant sur le plan professionnel que personnel, que cette année soit l´occasion pour chacun de réaliser ses aspirations les plus profondes, dans la joie et l’harmonie !
Ce voeu porte pour nous, autant le dire, autant d´espoirs que d´inquiétudes, tant il nous apparait que les incertitudes sont grandes sur l´avenir proche de RFI, autant sans doute que le manque de communication et de dialogue que nous, à l´étranger, ressentons profondément.
A la veille d´un nouvel appel à la grève, nous voulons redire à toutes les parties combien nous souhaiterions être associés plus étroitement aux enjeux, réformes et décisions qui nous concernent autant que les membres de la rédaction centrale.
Un exemple : comment comprendre un nouveau mouvement de blocage de l´antenne qui entend protester contre les non-licenciements après avoir déjà annoncé réagir contre les licenciements, faisant dans les deux cas totalement abstraction de la précarité du statut des pigistes expatriés? Autre exemple : comment comprendre que des services entiers soient remaniés, comme le service internet, sans que nous ne soyons informés des nouveaux produits et formats auxquels nous pourrions apporter notre concours ? Ou encore entendre, par le seul écho de la rumeur, que des services ou émissions disparaissent (en raison des départs) sans que l´on soit avertis ni qu´il ne nous soit proposé de nous mettre en lice sur ces postes vacants ?
Ce alors que – sur ce point le constat est unanime – le volume de nos piges est en diminution aussi nette que constante. Or les correspondants que nous sommes assurent une part importante de l’information internationale offerte par l’antenne de RFI, garantissant une présence et une réactivité probablement uniques au monde…
En présentant ces voeux, le collectif Spartacus ne veut pas brandir ici une nouvelle liste de doléances, mais simplement réaffirmer son désir d´être plus fortement associé à la vie et à l´évolution de la rédaction, pour une meilleure efficacité et atmosphère de travail dans les mois et les années à venir !
En vous répétant notre attachement à notre métier, à notre radio et à cette collaboration qui nous lie à vous tous depuis loin dans l´espace et souvent le temps !
Bonne année 2010 !
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Les salariés ne baissent pas les bras… 2010 s’annonce troublée :
dans l’Humanité : » En 2010, les salariés de RFI restent mobilisés » (le 28/12/09)
Satmag.fr de du 21 décembre : la grève du 7 janvier pour laisser partir 69 salariés
et l’AFP du 22 décembre :
Plan social à RFI : appel à la grève « illimitée » à partir du 7 janvier (AFP)
PARIS — Les syndicats FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT de Radio France Internationale (RFI) appellent lundi à une grève « illimitée » à partir du 7 janvier pour demander notamment à la direction d’accepter de faire partir l’ensemble des volontaires au départ dans le cadre du plan social.
Quelque 270 salariés de la station publique sont candidats au départ dans le cadre du plan social qui ne prévoit que 201 suppressions d’emplois sur un millier.
« Il y a 69 +recalés+ du volontariat. Nous voudrions qu’ils soient acceptés au départ car une personne qui fait cette démarche se met dans une logique de quitter l’entreprise », a expliqué Maria Afonso, secrétaire (FO) du comité d’entreprise.
Les quatre syndicats, à l’origine de la précédente grève contre le plan social – la plus longue de l’audiovisuel public depuis 1968 – demandent « le remplacement des salariés correspondant aux 69 postes supplémentaires qui seront ainsi libérés », expliquent-ils dans un communiqué.
Ils demandent aussi un « engagement écrit de la direction qu’il n’y aura pas de licenciement sec ou contraints » et « l’ouverture de négociations sérieuses sur les conditions et l’organisation du travail ».
« On veut respecter la trêve des confiseurs », a commenté Mme Afonso au sujet du choix de la date. Les « recalés du volontariat » doivent tenir de leur côté une assemblée générale mardi.
Le guichet départs, ouvert fin octobre, a été clos début décembre. Etant donné le nombre importants de candidats, la direction souhaite s’en tenir dans un premier temps à 201 départs car « avec 270 suppressions de postes non remplacés, l’entreprise ne tournerait pas », selon elle.
Le plan social annoncé en janvier prévoyait initialement 206 suppressions d’emplois mais comme cinq postes étaient déjà non pourvus, le chiffre a été fixé à 201.
Le plan annonçait également la fermeture de six rédactions de langues (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien). La diffusion hertzienne des programmes de RFI en allemand, polonais, laotien et albanais s’est arrêtée le 19 décembre. Le turc, uniquement accessible sur le net, doit cesser le 31 décembre. Les programmes de la rédaction serbo-croate de RFI continuent d’être diffusés via une filiale.
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Noël à RFI, c’est champagne pour les uns et soupe à la grimace pour les autres.
« RFI, c’est une morgue dont les cadavres ne veulent pas quitter leurs tiroirs » avait dit Christine Ockrent peu après son arrivée à la tête de RFI. Mais les cadavres bougent encore. Ils se sont même remis en marche. 270 d’entre eux ont décidé de quitter leurs tiroirs. Ils ont choisi la liberté au risque de la précarité plutôt que subir les caprices de l’hydre à deux têtes qui les dirige. 201 ont vu leur demande de départ volontaire acceptée, 69 autres ont été recalés au premier tour. Et puis il y a tous ceux qui restent avec la perspective d’une réorganisation drastique, de conditions de travail qui menacent de se dégrader, d’une nouvelle convention collective qui va rogner les avantages acquis et d’un déménagement à risque.
En cette veille de Noël à RFI, il y a donc ceux qui trinquent et ceux qui boivent. Ces derniers, qui se comptent sur les doigts d’une main, attendent leur bonus de fin d’année. Mais quels objectifs ont-ils réellement atteints ?
La direction de RFI aurait tort de pavoiser. Elle s’est totalement discréditée et pas seulement auprès de ses salariés.
D’un point de vue social, son bilan est une véritable catastrophe :
- elle a accumulé les mensonges (situation financière truquée, résultats d’audience tronqués) pour justifier un PSE injustifiable créant ainsi un grave trouble au sein du personnel;
- elle est rejetée par une grande majorité du personnel, rejet illustré par le nombre important de volontaires au départ, alors que les salariés de RFI sont traditionnellement très attachés à leur entreprise. C’est sans précédent dans les annales de l’audiovisuel public, et ce, dans un contexte de crise économique ;
- elle a prouvé qu’elle ne concevait les relations sociales qu’en termes de rapport de forces, se situant résolument dans le conflit permanent.
Du point de vue de la « marque RFI », la direction s’est livrée à un véritable sabotage :
- en décrivant faussement et publiquement une situation financière « catastrophique » et en fustigeant une prétendue »culture du déficit », elle a sapé le crédit de l’entreprise ;
- en affirmant faussement et publiquement que l’audience était en baisse, elle a affaibli la position de RFI par rapport à ses grandes concurrentes internationales
- en dénigrant systématiquement ses salariés, elle a jeté le discrédit sur l’expertise des personnels qui a toujours fait la force de la »radio mondiale » et pris le risque de détourner les auditeurs vers d’autres médias concurrents.
D’un point de vue stratégique, ce n’est guère mieux :
- plus d’un an et demi après sa nomination, la direction n’a toujours pas défini de réelle stratégie ni de projet d’entreprise pour la radio ;
- sa seule stratégie se résume à réduire la voilure c’est-à-dire à abandonner des positions pour se recentrer exclusivement, ou presque, sur l’Afrique francophone et anglophone ;
- ce choix délibéré de faire de RFI « une radio internationale pour l’Afrique » est une erreur stratégique dans la mesure où, s’il convient certes de développer les positions sur ce continent, un fort courant politique existe en Afrique pour promouvoir une radio et une télévision panafricaine d’information « faites par les africains pour les africains » dans le but d’amoindrir l’influence de RFI et les ambitions de France 24 ;
- cette posture de retrait est en contradiction avec les orientations du président de la République pour l’AEF : « Il ne s’agit pas de faire moins, mais mieux et plus » ;
- après plus d’un an et demi d’exercice, la direction tarde à mettre en œuvre les synergies prévues avec France 24, RFI étant de toute évidence, dans son esprit, le « parent pauvre » de l’AEF ;
- malgré les piètres résultats enregistrés par France 24 en termes d’auditoire, c’est la télévision qui bénéficiera le plus du Contrat d’objectifs et de moyens en cours de négociation au détriment de RFI, les nouveaux dirigeants estimant que la radio est un « média dépassé ».
Pour toutes ces raisons, notre combat est encore loin d’être terminé contre cette direction. Jusqu’à présent, nous avons surtout réussi à faire respecter la loi, et à éviter un PSE « discriminatoire » contre les langues et contre certaines catégories du personnel. Nos deux victoires en appel ont été celles de la dignité contre le mépris et l’arrogance. Et ce n’est pas fini. D’autres actions judiciaires sont en cours. Un nouveau préavis de grève a été déposé pour le 7 janvier.
C’est une nouvelle année de lutte qui va commencer à RFI !
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