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Archive for novembre 2010

Le député PS Didier Mathus a rédigé un rapport sans concessions sur l’*Audiovisuel extérieur de la France* (France 24, RFI et TV5) que pilotent Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent.

(le rapport est consultable ici sur le site de l ‘Assemblée nationale)

Dans son rapport, les commentaires acerbes fusent “ensemble des charges de la holding en dérapages significatifs”, “maîtrise des coûts et gestion de la rigueur” qui “semblent peu la préoccuper”, “recrutement de personnel non prévu avec fortes rémunérations”, “frais de fonctionnement” qui “n’échappent pas à ce dérapage généralisé”, “absence totale de lisibilité du budget 2010”, ou encore “pilotage de l’Etat flou”.

Didier Mathus n’exclut pas de ce tableau noir la question des salaires annuels de Pouzilhac et d’Ockrent, plafonnés à 315 000 euros, hors avantages en nature, avec une part fixe et une part variable qu’il dit “entourée d’un certain mystère”

Le Nvel Obs, Téléobs du 19.11.2010

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Pour justifier le Plan social, la direction de RFI avançait entre autres l’explosion de la masse salariale. Les experts du cabinet PROGEXA démontrent que ce n’était pas le cas.

Le rapport, présenté le 10 novembre 2010 au comité d’entreprise, révèle comment RFI a été volontairement mise en difficulté.

Alors que ses dotations publiques (en euros constants) étaient en baisse, RFI s’est retrouvée dans l’obligation d’augmenter les subventions à ses filiales.

Dotations publiques :121 M€ en 2005, 112 M€ en 2010

Subventions aux filiales : 4 M€ en 2005, 11 M€ en 2010.

Le plan social censé assainir les finances de RFI a donc été le moyen de justifier le transfert de ressources financières vers les autres sociétés de l’AEF.

Résultat : RFI est devenue le parent pauvre de l’AEF.

A propos des salaires, un exemple : le salarié de RFI (*) coûte en moyenne 19% de moins que celui de France 24 et 24% de moins que celui de MCD.

*(frais de personnels annuels moyens)

Quant à la Holding de l’AEF, elle verse à ses employés (14 personnes, dont Alain de Pouzhilhac et Christine Ockrent) un salaire 3 fois plus élevé en moyenne qu’à RFI.

Les experts pointent également :
– Les conséquences sociales du PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) : “la fuite des compétences, l’apparition de risques psychosociaux, la démotivation des salariés” dont 69 sont toujours en attente d’un départ.
– Le Plan Global de Modernisation (PGM) s’apparente à “une collection d’intentions avec une incroyable vacuité opérationnelle”. Il s’agit, disent-ils, d’“un PGM/PSE injustifié et inabouti”.
– L’absence d’un Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) clairement défini et signé de RFI, puis de l’AEF, avec l’Etat.
– L’absence de clefs de répartition clairement définies des dotations publiques entre les différentes institutions de l’AEF.

La fusion “RFI-France24” est en train de parachever cette opération d’étranglement budgétaire de RFI.

PS : Et que dire des chiffres de l’audience ?
Quand la nouvelle direction s’installe un sondage vient opportunément accréditer la thèse d’une baisse d’audience. Un an plus tard, les sondages sont de nouveau favorables. Ne soyons pas dupes. L’auditoire de RFI est fidèle à sa radio. Le crédit en revient exclusivement aux personnels chargés des contenus et de la technique qui ont su, en cette période troublée, limiter les dégâts de la nouvelle politique.

le rapport en intégralité ici

SNJ    -    FO    -    SNRT-CGT    -    SNJ-CGT

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