RFI CFDT – FO – SNJ- SNRT/CGT-SNJ/CGT -SUD
L’Assemblée générale de ce jeudi 12 janvier a voté la reprise de la grève,
autour de la plateforme commune,
à partir de lundi 16 janvier 2011, zéro heure, pour une durée indéterminée.
Prochaine AG : mardi 17 janvier 2012, 14h
Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte au Premier ministre, François Fillon :
Lettre ouverte à M. le Premier Ministre, François Fillon
Monsieur le Premier ministre,
Vous nous faites écrire que vous n’avez pas le temps de nous recevoir.
Nous comprenons parfaitement que vous ayez de fortes contraintes d’emploi du temps. Néanmoins, nous nous permettons d’insister. Si vous avez du temps à consacrer au futur Grand Prix de France de Formule 1, nous sommes sûrs que vous en trouverez pour les 1000 salariés de RFI, entreprise publique rappelons-le. Et RFI participe sans doute autant au rayonnement extérieur de la France qu’une compétition automobile internationale.
D’autant qu’il y a urgence !
C’est un démantèlement de l’entreprise RFI qui est en marche :
Un deuxième plan social est lancé par la direction : encore 126 postes supprimés, alors que206l ‘ont déjà été dans le plan de 2009. Les salariés ont reçu les documents concernant ce nouveau PSE à Noël, une délicate attention ! RFI participe ainsi à l’augmentation du chômage, la Direction départementale du Travail (DIRECCTE – Unité Territoriale de Paris) l’a bien souligné en demandant à RFI de payer une taxe de revitalisation.
Une réduction drastique de notre audience est orchestrée avec la suppression à la hache des ondes courtes : depuis plusieurs mois, suppression d’une heure de grande écoute en chinois (sans que la rédaction concernée en soit informée) et depuis le 1er janvier, suppression de 32 heures de diffusion d’ondes courtes, notamment en espagnol vers Cuba et l’Amérique centrale, en anglais et en portugais vers l’Afrique, notamment vers l’Angola. But de la manœuvre selon M. Alain de Pouzilhac : « une économie d’un million et demi d’euros » par an.
« 1,5 millions d’euros d’économie » pour des millions d’auditeurs en moins.
Et combien de centaines de milliers d’euros dépensés en dépit du bon sens sans parler des règles de bonne gestion, régulièrement bafouées.
« 1,5 millions d’euros d’économie » !
- alors que la direction a provisionné 1 million d’euros pour payer les indemnités de l’ancienne Directrice Générale, Christine Ockrent ;
- alors que la direction devra payer 500 000 euros de taxe de revitalisation du Bassin d’emploi de Paris en raison du PSE ;
- alors que l’Inspection générale des Finances a pointé dans son rapport de nombreuses dérives financières ;
- alors que l’on impose à RFI un déménagement à Issy-les-Moulineaux, rejeté par tous les salariés de RFI et dont le coût, estimé à hauteur de 24,5 millions d’euros, sera dépassé selon le rapport de l’Inspection Générale des Finances.
Savez-vous que ce déménagement et l’aménagement des locaux qu’il suppose ont permis au groupe Crédit Suisse, ancien propriétaire des locaux, de réaliser une jolie opération financière en revendant leur bien immobilier au groupe Allianz. Montant de l’opération : 260 millions d’euros. Votre gouvernement choisit ainsi de verser l’argent de l’Etat sous forme de loyer à un groupe privé, Allianz, au détriment de Radio France, entreprise publique qui perd un locataire et un partenaire car RFI et Radio France font le même métier et parlent le même langage.
Et le dernier volet de ce démantèlement concerne notre métier, qui est d’informer. Depuis trois ans, la radio subit de prétendues réformes structurelles et éditoriales qui n’ont qu’un seul objectif : détruire ce qui fait son cœur de métier pour mieux la dépecer : suppressions de rédactions de langues, instauration d’une rédaction unique, réduction de la production, déstabilisation des salariés, message brouillé à l’international.
Parce que le combat que nous menons, pour sauver l’idée que nous nous faisons de notre métier et d’une radio internationale de service public, pour sauver nos emplois, est un combat légitime ;
Parce que vous refusez de nous recevoir et de nous entendre, les salariés de RFI, réunis en assemblée générale à l’appel de toutes les organisations syndicales (CFDT, FO, SNJ , SNJ – CGT , SNRT- CGT , SUD), ont voté aujourd’hui la reprise de la grève pour le lundi 16 janvier à zéro heure.
Et parce que notre direction est totalement discréditée en tant qu’interlocutrice dans ce conflit, nous vous demandons à nouveau solennellement de nous recevoir.
[...] l’intersyndicale compte également profiter du nouveau temps qui lui est à parti solliciter des e…. Une occasion pour les salariés de défendre une ultime fois leur radio et leur métier. “Nous aimons notre radio et nous sommes fiers de sa ligne éditoriale. Nous avons une tradition d’ouverture sur le monde et notre expertise sur des continents comme l’Afrique est reconnue par l’ensemble des médias. Nous refusons de travailler pour une télé au rabais, qui est le jouet d’un publicitaire placé par Sarkozy” nous livre Ziad Malhouf journaliste à RFi. le mouvement de contestation s’essoufle. [...]
J’adresse ma modeste participation à l’adresse donnée ci-dessus. Courage !!!
J’aime RFI, les infos sont tellement meilleures et plus complètes que sur n’importe quelle chaine de radio et de télé, dommage que le Français lambda ne soit pas au courant du rayonnement de votre chaîne.
bonjour Caroline et merci de votre soutien ! les chèques sont à libeller à l’ordre du SNFORT, c’est le syndicat national FO radio télé qui gère notre caisse de grève.
Pour nous l’envoyer, si vous n’êtes pas salariée de la radio, vous pouvez l’adresser par voie postale à :
CGT – Radio France internationale
116 avenue du président Kennedy BP 9516
75 762 Paris cedex 16 France
encore merci !
Puisque la grève reprend, pouvez-vous donner à nouveau la procédure pour aider financièrement les grévistes. Merci
Où peut-on signer la pétition de soutien à la lutte de Radio France Internationale ?