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Archive for the ‘soutien’ Category

L’Assemblée des Français de l’étranger soutient RFI et demande que les moyens humains et financiers de Radio France internationale soient pérennisés dans le cadre législatif.

L’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) est réunie à Paris depuis lundi (et jusqu’à samedi) pour son assemblée générale annuelle. Elle représente les 2 millions de Français établis hors de France et est présidée de droit par le ministre des Affaires étrangères.

Veuillez trouver à suivre le texte de la résolution concernant RFI, adoptée ce vendredi après-midi, par l’Assemblée des Français de l’étranger, à l’unanimité de sa commission des Affaires culturelles, de l’Enseignement et de l’Audiovisuel et à l’écrasante majorité de l’assemblée plénière qui compte 155 membres (seulments 4 voix contre et 14 abstentions)

Voici le texte de cette résolution (n°1 ENS/09/2012)

objet : Radio France internationale (RFI)

L’Assemblée des Français de l’étranger, considérant que :

- l’audiovisuel extérieur de la France représente un enjeu stratégique pour l’influence de la France dans le monde  ;

- RFI est une radio de notoriété internationale, dont l’influence n’est pas à démontrer ;

- par sa crédibilité, RFI contribue à valoriser l’image de notre pays de part le monde ;

- l’enjeu que représente RFI pour les 2 millions de Français établis hors de France, pour les francophones et les francophiles ;

- à ce titre, RFI est un acteur majeur de la francophonie ;

- la France ne peut se priver d’une radio internationale ;

- une Loi sur l’audiovisuel va être présentée au Parlement.

demande que :

les moyens humains et financiers de RFI soient pérennisés dans le cadre législatif.

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Mardi 17 avril 2012, Elisa Drago (SNJ-CGT), secrétaire du Comité d’Entreprise, Daniel Désesquelle (SNJ), représentant des salariés au Conseil d’Administration, accompagnés de nombreux salariés, ont rencontré François Hollande qui était l’invité de la matinale. Voici un extrait de leur échange.

Ecouter François Hollande avec l’intersyndicale de RFI

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(Le lien pour signer la pétition est sous le texte)

Radio France Internationale est en péril. Menacée, jusque dans son existence, par la fusion juridique et rédactionnelle avec la télévision France 24, voulue par le président de la République française et menée à marche forcée par les responsables actuels de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF).

Rapprocher des outils publics d’information internationale semble, de prime abord, logique. Mais fusionner une radio multilingue, expérimentée, avec une télévision, trilingue, née il y a 5 ans, ne l’est assurément pas. Ni dans l’organisation technique, ni dans les pratiques professionnelles. On se souvient que France 24 n’a pas été conçue au sein de l’audiovisuel public extérieur de la France, comme ce fut le cas en Grande-Bretagne pour BBC TV, mais qu’elle est la résultante d’une étrange alchimie, qui a d’abord mêlé des intérêts privés (groupe TF1) et publics (France Télévision), avant d’être abritée par la holding de l’AEF, un montage juridique auquel TV5 Monde a dû résister pour conserver sa spécificité de chaîne francophone.

La référence à la BBC, si souvent brandie par le Pdg de l’AEF, Alain de Pouzilhac, n’est donc pas pertinente. Pas plus que le ‘modèle’ tout aussi fréquemment avancé des chaînes de télévision américaine, CNN ou qatarienne, Al Jazeera. Ni l’une ni l’autre n’a éprouvé la nécessité de créer, en son sein, une radio.
Plus inquiétant : cette fusion exige le départ de près de 130 salariés supplémentaires, après 206 suppressions de postes, imposées en 2009. Ces licenciements sont évidemment en totale contradiction avec les promesses de « développement » faites par M. de Pouzilhac. Ces coupes sombres fragilisent la richesse de RFI, média d’information et de magazines, en français et dans plus de dix autres langues. Elles mettent en péril sa capacité à demeurer une radio qui nous informe du monde des autres et qui leur dit aussi qui nous sommes.

Quelle est alors la raison d’être de ce projet, en dehors de tout cadre éclairant sur le rôle futur de RFI : ni cahier des charges finalisé, ni objectifs et moyens précisés, ni projet éditorial formulé, à ce jour ? S’agit-il de ponctionner des moyens humains, techniques et financiers, légitimement affectés à la 3ème radio mondiale, pour perfuser une télévision sous-dotée depuis sa création ?
Nous le redoutons, comme l’écrasante majorité de celles et ceux qui font quotidiennement RFI et qui s’opposent résolument à une direction pressée de rendre cette fusion irréversible.

C’est pourquoi nous prenons position :
– contre cette fusion RFI-France 24
– pour le maintien de RFI, dans sa dimension multilingue, multiculturelle, en tant que radio internationale publique de la France.

Parmi les signataires 

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Paris, le 20 Décembre 2011
Chaque jour qui passe semble être mis à profit par ceux qui entendent sacrifier Radio France Internationale. En rangs serrés derrière le président de la République et son gouvernement, les fossoyeurs de la radio publique restent sourds à tout avis contraire à leur projet de fusion entre RFI et France 24. Le cas de la mission parlementaire relative à la mise en œuvre de la réforme de l’audiovisuel extérieur de la France, sera-t-il un exemple supplémentaire de cette méthode inspirée du « cause toujours, tu m’intéresses » ?

Depuis des mois, les député-e-s membres de cette mission, dont je suis, ont procédé à des auditions multiples, sans qu’un rapport définitif ne leur soit présenté. La réunion prévue à cet effet le 8 décembre dernier, a été annulée à la dernière minute. Depuis, rien. Je demande que la mission parlementaire puisse, au plus vite, émettre un avis sur l’avenir de RFI, et que, dans l’attente, toute opération de fusion avec France 24 soit suspendue.

Au-delà des salariés de RFI, de nombreuses voix ont souligné les dangers de ce « mariage forcé ». Il faut les entendre. Le service public doit pouvoir continuer à porter la voix de la France dans le monde.  Le PDG de la Société de l’Audiovisuel Extérieur de la France dont dépend RFI, Alain de Pouzilhac, un proche de Nicolas Sarkozy, ne peut gérer la 3ème radio mondiale comme l’une des salles de casino de Joagroupe dont il préside, aussi, le conseil de surveillance !

Marie-George Buffet, membre de la commission des affaires culturelles
Députée du groupe COMMUNISTES ET CITOYENS

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Mobilisation des salariés de RFI
 
 
La mauvaise réforme de 2008 qui a touché l’audiovisuel extérieur de la France n’en finit pas de produire ses effets négatifs.
 
Malgré la demande formulée par les députés membres de la mission
d’information parlementaire de suspendre le projet de fusion entre France 24
et RFI le temps de ses travaux, M. de Pouzilhac a fait le choix de mettre un
coup d’accélérateur.
 
La démission récente de Jean Lesieur, quatrième rédacteur en chef depuis
2008, illustre parfaitement le malaise interne. La fusion se fait dans les
pires conditions pour les salariés qu’il s’agisse de ceux de RFI dont le
déménagement est volontairement précipité que de ceux de France 24.
 
Ainsi, malgré les démissions à répétition et le vote récent d’une motion de
défiance, seul M. de Pouzilhac pense encore aujourd’hui qu’il faut maintenir
le cap. La tutelle brille par son absence.
 
Il est donc logique aujourd’hui que les salariés de RFI continuent à
résister en lançant un mouvement de grève à partir de ce soir minuit.
 
Rappelons que leur première mobilisation avait, par sa durée, constitué la
plus longue grève de l’audiovisuel public.
 
Le Parti socialiste assure les salariés de RFI de sa solidarité et considère qu’il est nécessaire de revenir sur cette fusion et, plus que jamais, de construire un autre avenir pour l’AEF.
 
Le 29 novembre 2011

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Voici une lettre écrite par madame Buffet, Députée de Seine-Saint-Denis,
 et adressée M. Mitterrand sur la situation à RFI.
ici la lettre de Madame Buffet

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A l’occasion de l’examen au Sénat des crédits de la mission Médias, livre et industries culturelles, la sénatrice des Français de l’étranger, Claudine Lepage, est intervenue jeudi 2 décembre 2010 au sujet de l’Audiovisuel extérieur. Voici l’intégralité de son intervention :

« Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, chers collègues,

La constitution, en 2008, de la société holding AEF est le point d’orgue du plan de réforme de l’audiovisuel extérieur. L’objectif affiché était que ce « mécano abracadabrant » selon le mot de M. Benamou, éphémère conseiller de Nicolas Sarkozy, puisse rivaliser avec BBC World et CNN.

Où en est-on près de trois années plus tard?

Les tribulations de l’audiovisuel extérieur de la France se poursuivent!

Dès 2008, une crise diplomatique est juste évitée, après que les partenaires francophones de TV5 Monde s’opposent à la réforme, craignant leur absorption pure et simple.

En 2009 le plus long conflit social de l’audiovisuel public se joue à RFI.

En 2010, ce sont d’importantes dissensions entre le président de l’AEF et sa directrice générale déléguée qui occupent le devant de la scène et aussi les pages des médias étrangers.

Et pourtant, cette situation ne révèle pas une quelconque malédiction qui pèserait sur notre audiovisuel extérieur, mais résulte, plus trivialement, de maladresses stratégiques et politiques. Elle suscite, en tout état de cause, un profond sentiment de gâchis.

Pour 2011, la dotation globale de AEF est en augmentation de 3%. Elle demeure pourtant en deçà des demandes de la holding.

Qu’en sera-t-il alors avec la prévision d’une diminution significative des crédits de l’audiovisuel extérieur de 7% en 2012 et 10,3% en 2013 ? Le gouvernement attendrait un « retour sur investissement »… Dès lors, cette obligation inéluctable de générer des ressources propres, suscite une certaine inquiétude, exacerbée encore au regard de la propension, persistante ces dernières années, à privilégier France 24, au détriment de RFI et de TV5 Monde.

A cet égard, permettez-moi de m’émouvoir de l’impossibilité, pour la représentation nationale, de connaître ne serait-ce qu’une estimation de la répartition des subventions attribuées pour 2011 à chacune des entités de la holding.

Et le Contrat d’objectifs et de moyens, dont l’imminente publication est annoncée depuis des mois, revêt ici une importance toute particulière puisqu’il doit être assorti d’un plan de financement pluriannuel indiquant les montants des ressources publiques et les attributions des ressources propres.

Où en est-on de son élaboration, M. le Ministre?

France 24, dernier né et enfant gâté de AEF, est aujourd’hui, à son tour, dans la tourmente. Au-delà des regrettables querelles de personnes, un sentiment de malaise point chez les salariés, en raison des conditions de travail en «flux tendu» et du flou de la ligne éditoriale. Rappelons que l’objet même de la chaîne est bien de porter un regard français sur l’actualité internationale. Pour que cette sensibilité soit promue, encore faut-il que la chaîne soit accessible partout dans le monde.

A cet égard, les synergies avec TV5 Monde sont positives. Mais il importe de finaliser davantage de contrats avec les opérateurs pour parvenir à une couverture mondiale.

D’ailleurs, d’importantes difficultés en termes de distribution existent, notamment en Amérique Latine. M. le Ministre, des solutions ont-elles permis de pallier ce problème?

TV5 Monde, justement, partenaire de AEF et 3ème réseau mondial de distribution, se révèle un outil précieux du rayonnement de la France. Il importe de le répéter, tant cette chaîne semble sous-estimée en France et au sein de la direction de AEF.

Pour terminer, je veux évoquer la situation de RFI. Cette radio, dont le sérieux et l’expertise sont unanimement loués, sort peu à peu de convalescence. Le conflit de l’an passé a laissé des traces. Et l’importance du nombre de demandes de départ volontaires est, au demeurant, très significative.

Aujourd’hui c’est le projet de fusion avec France 24 qui inquiète. En effet, au delà du déménagement, il pourrait toucher la gestion du personnel et l’évolution des rédactions. Par ailleurs le rapport des experts mandatés par le comité d’entreprise, dans le cadre du Droit d’alerte, et présenté il y a quelques semaines, est extrêmement troublant: RFI aurait été volontairement mise en difficulté et cette opération d’étranglement budgétaire trouverait son couronnement dans la fusion avec France24.

Au-delà de tout jugement sur leur pertinence, ces conclusions radicales, révèlent la persistance d’un profond traumatisme. RFI est une grande radio et l’un des meilleurs promoteurs de ce « regard français sur le monde ». Il nous appartient de veiller sur elle et de garantir sa pérennité. »

Claudine Lepage

Sénatrice des Français établis hors de France

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