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"Ces allègements de grille paraissent mal correspondre aux exigences d’une radio internationale de référence"

Jean-Paul Cluzel, le 6 juillet 2012

 

Présentée comme un remaniement mineur, le projet de grille unique à RFI est en réalité lourd de menaces pour l’identité de la radio. Ce projet n’existe que dans l’optique de réaliser des économies à RFI pour permettre à France 24 de se développer. Dans le rapport de Jean-Paul Cluzel, celui-ci invoque l’argument financier pour maintenir la grille unique : « Mais le coût d’un retour éventuel aux grilles anciennes, par rapport à l’actuel projet de « grille unique » pour RFI et les nouvelles matinales de France 24, se poserait dans tous les cas de figure. Ce surcoût a été évalué à 2,3 millions d’euros. »

Un projet qui menace l’auditoire de RFI sur toutes ses cibles. La grille unique risque de ne faire que des mécontents. Tous les auditeurs perdraient leurs repères. Quelques exemples…

- Disparition quasi-totale des émissions culturelles (à part les émissions musicales) : plus de cinéma, plus de littérature, plus de rendez-vous avec les créateurs qui participent au rayonnement artistique de la France. "Les Africains ne s’y intéressent pas", répètent à l’envie les directrices de l’Information. Les élus du personnel ont demandé les études sur lesquelles se basait cette affirmation, elles ne leur ont jamais été communiquées.

- Disparition ou relégation des émissions traitant les sujets européens : "Carrefour de l’Europe", plusieurs fois primé, est supprimé. "Accents d’Europe", sur la vie quotidienne des Européens, serait diffusé seulement dans la nuit sur le Monde (avant sa suppression pure et simple, disent ses concepteurs, qui s’appuient sur des échanges avec la direction). Là encore, l’Europe n’intéresserait pas les Africains. Dans ce cas également, les élus du personnel ont demandé les études sur lesquelles se basait cette affirmation, elles ne leur ont jamais été communiquées.

- Des horaires de diffusion uniques et … baroques : La revue de presse Afrique ne serait diffusée qu’une fois à 5h20 TU, extrêmement tôt en Afrique de l’Ouest… tandis que la revue de presse France ne serait diffusée qu’une fois également à 9h13 heure de Paris… extrêmement tard pour la France et l’Europe. Quelle justification à part celle de dégager du temps pour le journaliste affecté à la revue de presse, bientôt chargé d’en préparer une version "télé", comme le confient les responsables de la rédaction ?

De même, le reportage France est supprimé six jours sur sept (diffusion unique le samedi). Pourquoi ? Personne ne répond.

- Suppression des éditoriaux "politique" (A. Genestar) et "Afrique" (J.-B. Placca) : la réflexion cède le pas face à l’information "à chaud", alors que tous les médias – y compris les radios d’information en continu – cherchent à donner du sens et à expliquer les faits bruts, désormais annoncés en temps réel grâce à Internet et aux réseaux sociaux.

La direction de RFI cache son projet réel derrière des arguments plus que discutables

- Les moyens manquent après deux plans de départ volontaire. C’est faux.Le personnel de RFI est exténué, c’est vrai. Mais les émissions supprimées ne sont pas toujours celles qui étaient assurées par des candidats au départ. Et dans le cas des émissions culturelles, il y a des volontaires pour prendre le relais.

En réalité, cette grille entérine le siphonage des moyens humains de RFI vers France 24. Elle se traduit, par exemple, par la suppression de 4 postes de journalistes-anchormen et d’une vacation de présentation du soir (occupée par 2 journalistes-présentateurs). Or, seuls 3 présentateurs  et 2 SDR sont partis ou en partance. Ce qui rend impérative cette coupe claire dans les effectifs  de la présentation, c’est plutôt le départ pour France 24 de 2 journalistes de l’encadrement.  RFI se retrouve dans l’obligation de pallier les départs volontaires … vers France 24 et les transferts de personnel vers la télévision.

- Le "breaking news" : un  autre argument qui ne tient pas la route. La grille unique ne donnera pas plus de souplesse : en matinale, par exemple, tous les journaux seront encadrés par des décrochages (vers le Monde ou vers l’Afrique) alors que dans la grille actuelle, il existait une certaine flexibilité à l’intérieur des 2 grandes tranches d’information, chacune vers son public spécifique.

De plus, actuellement, la plupart des émissions sur l’antenne Afrique, par exemple, sont déjà réalisées en direct. Bref, il serait aussi difficile – ou aussi facile – de "casser" une antenne aujourd’hui que demain.

- Contrairement à ce qu’affirme la direction, beaucoup de salariés seraient touchés.

La liste des émissions supprimées* en est une première preuve pour les journalistes. Mais les TCR (Techniciens chargés de réalisation) de l’information sont aussi touchés. En effet, rares sont ceux qui seront en charge d’une tranche d’information (puisque la moitié d’entre elles sont supprimées). Les autres devront se contenter d’un travail mécanique et répétitif sur des journaux appauvris, alors que la création il y a 3 ans de grandes tranches d’information sur les cibles Monde et Afrique avait redynamisé les équipes. Pour beaucoup de TCR, l’appauvrissement de leur métier ouvre clairement la voie à une externalisation, sur le modèle de la technique de France 24, entièrement assurée par un prestataire privé.

- Le véritable projet : une radio de flux, taillée sur mesure pour la fusion radio – télévision.

Le projet de grille unique est une première étape vers le passage d’une radio centrée sur des programmes d’actualité, crée avec succès à partir de 1997, à une radio d’information dite "chaude", toujours plus rapide et répétitive. Une radio appauvrie sur laquelle il sera facile de transférer le son de la télévision France 24, à tout moment. Une radio dans laquelle on pourra enregistrer quelques images de piètre qualité, transposables sur France 24.

Avec le projet de grille unique, l’avenir de RFI n’est ni ambitieux ni mobilisateur. Il renvoie au contraire à une fusion radio-télé mortifère, déjà expérimentée dans les années 1980. Il s’agissait des "radio FR3", une catastrophe industrielle dont la radio et la télévision publiques ont mis des années à se remettre.

Pour toutes ces raisons et parce que ni Madame Anne-Marie Capomaccio, ni les autres directeurs liés à Alain de Pouzilhac ne possèdent l’impartialité, la crédibilité, et les ressources pour être les auteurs de la sortie de crise, les élus du CE de l’intersyndicale refusent d’être convoqués comme des « toutous », de lever la patte ou d’aboyer alors que la caravane passe.

 La situation de blocage du dialogue social est à l’image de celui de l’entreprise.  
*Les émissions qui disparaissent grille unique ou pas

"Culture Vive" (P. Paradou), "Cinémas du monde" (Catherine Ruelle), "Littérature sans frontière" (Sophie Ekoué), "Sur la route" (J.F. Loiseau), "Le débat du jour" (J. F. Cadet), "Carrefour de l’Europe" (Daniel Desesquelle), la chronique politique d’A. Genestar et l’éditorial africain de J.B. Placca, le reportage France (6 jours sur 7), la revue de presse Amériques, la moitié des diffusions des revues de presse Afrique et France, ainsi que la moitié des tranches d’information qui étaient diffusées soit vers l’Afrique soit vers le Monde.

RFI

FO – SNJ – SNJ/CGT – SNRT/CGT – SUD

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C’est à lire dans le numéro de Politis de ce jeudi 19 juillet sous la plume de Jean-Claude Renard :

"Un goût de trahison

 

AEF : Malgré le départ d’Alain de Pouzilhac, qui satisfait l’intersyndicale de RFI, la fusion avec France 24 se poursuit.

Les choses n’auront finalement pas traîné. Alain de Pouzilhac, PDG de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), a démissionné de ses fonctions jeudi 12 juillet. Une démission un peu contrainte face à la volonté du gouvernement et notamment de ses ministres de tutelle (Aurélie Filippetti et Laurent Fabius), qui l’avaient reçu la veille au Quai d’Orsay, après un conseil d’administration musclé.

Les ministres n’auront pas eu à limoger un patron nommé par Nicolas Sarkozy en 2008 et dont le mandat courait jusqu’en janvier 2013 (au reste, on s’attendait en interne à voir le gouvernement patienter jusqu’à l’expiration de ce mandat).

Cette décision peut être lue comme une victoire pour les syndicats. Maigre victoire à vrai dire, sinon fausse. Car le rapport de Jean-Paul Cluzel, chargé du dossier de la fusion RFI/France 24, proche de la CFDT, soutient la fusion juridique orchestrée par Alain de Pouzilhac, certes sans ajouter la fusion des rédactions.

Un rapport qui maintient également le déménagement de RFI à côté de France 24, à Issy-lesMoulineaux. Motif : revenir en arrière sur la fusion juridique serait trop coûteux. C’était le but d’Alain de Pouzilhac : l’imposer à marche forcée, en dépit même d’un moratoire de plusieurs semaines prononcé début juin, de sorte que la fusion soit irréversible. En termes de coût, il faudra notamment justifier un choix curieux : RFI versait un loyer à l’État. Installée en banlieue, la radio devra s’en acquitter auprès du privé (Allianz).

C’est au numéro 2 d’AEF d’assurer l’intérim, en attendant une nomination de l’Élysée, qui devra utiliser l’article 13 de la loi audiovisuelle de 2009, permettant à l’exécutif de nommer par décret le PDG d’AEF ­ ce même article dénoncé alors par les socialistes.

Nommé en 2008, l’ex-publicitaire d’Havas laisse derrière lui quatre années de chaos. Depuis sa rivalité avec Christine Ockrent, alors numéro 2 (et qui réclame toujours le paiement de 650 000 euros), jusqu’à une motion de défiance en octobre 2011 d’une large majorité de la rédaction, en passant par une réduction des effectifs (300 postes) et une série de grèves.

Pouzilhac part mais sa politique semble maintenue. L’intersyndicale (FO, SNJ-CGT, SNJ, SUD), représentant environ 60 % des salariés, estime qu’« aucun élément n’indique que la politique a changé ». Dans les couloirs, on se rappelle que Hollande et Ayrault avaient signé la pétition contre la fusion, et le mot « trahison » est prononcé."

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Juste pour info, cet intéressant article du Canard Enchaîné de ce mercredi 18 juillet sur le futur "beau mariage entre TVous et France 24" : "Une drôle de télé grandit sous l’aile de l’Elysée".

".

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Paris, le 17 juillet 2012

Madame, Messieurs,

Lors de l’entretien que nous avons eu, jeudi 12 juillet, avec vous qui représentiez le ministère de la Culture et celui des Affaires étrangères, vous nous avez fait comprendre que le déménagement de RFI à Issy-les-Moulineaux ainsi que la fusion juridique de RFI et France 24 au sein de l’AEF devaient être maintenus.

Voici quelle est aujourd’hui la réalité sur le terrain pour les salariés de RFI qui ont déjà déménagé à Issy-les-Moulineaux :

 - De futurs studios de radio “verrières”, qui, situés au milieu des futurs espaces de travail en “open-space”, sont perméables aux sons extérieurs, et ce malgré des travaux d’amélioration effectués ces trois derniers mois.

- Des renforcements précaires visibles au sous-sol parce que l’on coule une dalle de béton à l’emplacement du grand studio. La sécurité des salariés est-elle assurée ?

- Des seaux qui doivent être posés au dernier étage pour recueillir l’eau qui filtre au travers du plafond après la pluie, des encadrements de vitres qui se décollent à cause des infiltrations.

- Plus de 40 salariés en provenance de France 24 ou de sociétés de sous-traitance qui se sont ajoutés aux salariés de RFI sur les trois étages déjà occupés à Issy-les-Moulineaux, alors que le rapport Cluzel, dont vous dites vouloir suivre les préconisations, précise (p. 20) : « Les surfaces qui avaient été réservées à RFI et à MCD doivent bien être occupées par leurs équipes, et non par celles de France 24 ou par une extension des services support ».

- Un chef de service, en provenance de France 24, qui s’adresse aux salariés venant de RFI en disant : « Je vais vous apprendre à travailler ».

- Des salariés sommés de décoller un simple tract d’une armoire, des élus qui se voient interdire l’accès à l’immeuble et bousculer par des vigiles.

- Des salariés RFI déracinés à Issy, en perte de repère et d’identité dans un environnement composé uniquement « d’open-spaces », et gérés sans ménagement ni compassion par une DRH transfuge de France 24. Résultat : des arrêts maladie en forte augmentation. 

Alors que, jeudi dernier, vous avez qualifié le multimédia de secteur « prometteur, qui peut ouvrir des perspectives », voici quelle est aujourd’hui la réalité dans le service internet qui s’est vu imposer un chef de service en provenance de France 24 :

- Cinq salariés en arrêt de travail.

- Pour assurer seul des vacations de nuit sur le site de RFI, ce qui suppose la responsabilité éditoriale pour son contenu, on envoie un collègue de France 24 qui n’a même pas été formé aux différents logiciels utilisés par le site de RFI.

Vous avez affirmé que la volonté des trois ministères (Culture, Affaires étrangères et Bercy) était d’inscrire le caractère de « chaîne » dans le cahier des charges, dans le futur contrat d’objectifs et de moyens et dans la future loi audiovisuelle. Selon vous, cela devait s’appliquer à RFI, à France 24 et au multimédia. Pourtant, le lendemain, M. Hanotaux a parlé de « rédactions » distinctes. Que devons-nous comprendre ? Envisagez-vous des chaînes ou des rédactions distinctes ? Et s’il s’agit de chaînes, auront-elles un budget spécifique inscrit dans le contrat d’objectifs et de moyens ? Si le multimédia devient une chaîne à part, que deviendront les pages de RFI en langues étrangères ? 

Vous avez évoqué une fusion de la radio Monte-Carlo Doualiya avec le pôle arabophone de France 24. Qu’en est-il réellement ? Pourquoi un traitement différent pour MCD par rapport à RFI ? 

Pourquoi, par ailleurs, envisagez-vous que le COM s’étende sur la période 2013-2015 ? M. Cluzel indique dans son rapport (p. 28) que « la direction de France Télévisions envisage de nouvelles installations pour ses rédactions, dans lesquelles pourrait s’insérer le moment venu, soit vers la mi-2015, la rédaction de France 24. » Si c’était le scénario prévu, que deviendrait alors RFI ?

Alors que vous avez déclaré que vous aviez compris « qu’une des sources de difficultés était le casting aux postes clés, aux étages supérieurs mais aussi  à des niveaux plus profonds, plus larges dans l’organigramme », M. Hanotaux a, le lendemain, en conférence de rédaction, expliqué qu’il incombait aux responsables hiérarchiques actuels de préparer et présenter les nouvelles propositions d’organisation. C’est inadmissible.

La  ministre de la Culture et Communication, Mme Aurélie Filippetti, dans une interview dimanche à France Inter a affirmé son attachement à "la préservation de l’identité profonde de RFI, une radio extrêmement importante qui verra ses missions confirmées et n’aura pas de grille allégée…". Nous venons de recevoir la convocation d’une réunion du comité d’entreprise qui se tiendra le 19 juillet pour la consultation sur la dénommée "grille unique" qui est une grille allégée. Alors qu’est-ce que cela signifie ? 

Une question posée lors de l’entretien jeudi dernier est restée complètement sans réponse : la convention collective des personnels PTA de RFI cesse en principe d’être applicable le 8 octobre. Que comptez-vous faire ? Que deviendront les garanties conventionnelles actuelles des personnels de RFI si la fusion avec France 24, qui ne les applique pas, est maintenue ? Envisagez-vous d’avoir pour RFI des journalistes correspondants « auto-entrepreneurs » comme il en existe à France 24, contrairement aux dispositions légales ?

Vous avez affirmé que le gouvernement avait décidé un "véritable changement stratégique". Qui va définir cette stratégie ? Les actuelles équipes mises en place par Alain de Pouzilhac, celles-là même qui ont mis en place la stratégie voulue par Nicolas Sarkozy ? Le Conseil d’administration « a adopté une délibération exprimant le souhait que lui soit proposé un projet d’une nouvelle organisation de l’AEF ». A-t-il confié cette tâche aux équipes actuelles ?

Comment pourrions-nous nous contenter du départ de M.de Pouzilhac si sa stratégie est appliquée ? Vous avez pris une décision contraire à la volonté de la majorité des salariés de RFI, représentés par l’intersyndicale. Vous avez pris une décision contraire aux engagements des responsables politiques actuels pendant la campagne électorale qui avaient signé une pétition contre la fusion de RFI et France 24. Vous ne pourrez pas ignorer la situation concrète que vivent les salariés de RFI et esquiver les questions que nous vous posons et que les personnels se posent.

Nous demandons que le moratoire soit prolongé afin que les directeurs d’Alain de Pouzilhac ne puissent continuer à mettre en œuvre la stratégie qui a causé sa démission.

En réitérant notre demande de vous rencontrer à nouveau, de manière urgente, nous vous prions de croire à notre considération.

Pour l’intersyndicale FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT et SUD de RFI

Les délégués syndicaux 

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Dans l’attente d’un communiqué de l’intersyndicale de RFI, voici une brève revue de presse sur la démission d’ADP.

Rappelons que les délégués de l’intersyndicale avaient rdv avec leurs ministères de tutelle jeudi 12 juillet au matin et que Mme Filippetti avait été auditionnée la veille par la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale :

Alain de Pouzilhac régnait sans partage sur l’AEF sur La Croix.fr du 13 juillet. Un excellent papier !

Alain de Pouzilhac débarqué de RFI et de France 24 sur le site de France Info

ADP démissionne certes mais, cerise sur la gâteau, on apprend qu’il est "dans le collimateur de la justice" : c’est sur Challenges.fr. Ah bon ???

Et puis sur le site du Monde.fr : ADP "poussé vers la sortie"

Pour Le Point, Pouzilhac jette l’éponge : Pouzilhac démissionne de l’AEF

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"Débarqué" ou "démissionné" ?

Et voici le communiqué du Conseil d’administration de l’AEF diffusé sur les boîtes mail des salariés de RFI ce jeudi après-midi :

"COMMUNIQUE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’AUDIOVISUEL EXTERIEUR DE LA FRANCE (AEF)

Le Conseil d’Administration de l’Audiovisuel Extérieur de la France s’est réuni le 12 juillet 2012 à 15h00. Il a d’abord pris acte de la démission de Monsieur Alain de Pouzilhac et a salué son action notamment dans la constitution d’une chaîne d’information internationale.

Il a ensuite entendu M. Jean-Paul Cluzel qui a présenté son rapport dont les conclusions préconisent, sans revenir sur la fusion des sociétés, de reconstituer deux directions d’antenne distinctes.

 Ce changement important de stratégie vise à réaffirmer fortement l’identité et la spécificité de FRANCE 24 et de RFI.

Dans cette perspective, le Conseil d’Administration a adopté une délibération exprimant le souhait que lui soit proposé un projet d’une nouvelle organisation de l’AEF, fondé sur des rédactions distinctes pour FRANCE 24 et RFI et soumis au préalable aux instances représentatives du personnel.

Dans l’attente de la désignation d’un nouveau Président, le Directeur Général Délégué, Pierre Hanotaux, assure la continuité du fonctionnement de l’entreprise."

***

Nous avons aussi eu droit à un message d’adieu ADP saluant l’oeuvre accomplie et la fusion "préservée" : "Le rapport de M. Cluzel reconnait et entérine cette stratégie et notre action en exprimant clairement que la fusion que nous avons réalisée est préservée. C’est un motif supplémentaire pour moi de satisfaction. L’essentiel est ainsi acquis."

Quatre années de lutte pour ça ? A suivre…

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Au début d’une semaine cruciale pour l’avenir de RFI, l’intersyndicale tient à rappeler quelques principes qui font consensus.

L’intersyndicale de RFI représente 60% des salariés.

Nous sommes attachés à nos métiers et à notre mission de service public. RFI entend rester une radio multilingue, internationale et généraliste. Indépendante depuis 1987, RFI n’a jamais failli à sa mission sachant continuellement s’adapter à l’évolution du monde et des moyens de diffusion.

Cette indépendance, chère à tous les salariés et mise à mal depuis la création de l’AEF, reste un modèle d’organisation et d’efficacité. Si le gouvernement ne souhaite pas rétablir RFI dans son autonomie tant éditoriale que budgétaire, il ne peut y avoir d’autre solution qu’une logique de métiers. A cette date, l’AEF n’est pas réformable car elle n’est plus viable. Après quatre années de gestion sarkozienne, l’AEF est définitivement discréditée auprès des salariés de RFI. Les synergies entre MCD et le pôle arabophone de France 24, tant vantées par la direction de l’AEF, sont le plus grand échec de cette politique.

Dans une perspective d’avenir et forte d’un esprit constructif,  l’intersyndicale choisit de s’inscrire dans une logique de métiers qui passe par un adossement de RFI à Radio-France avec qui nous partageons déjà une histoire, des valeurs, une Maison, un réseau de correspondants. RFI apporterait une dimension internationale au groupe Radio-France. De même France 24 aurait tout à gagner à s’allier avec France Télévision. Mais la réussite de tels rapprochements ne pourront pas se faire à n’importe quel prix. Quel sera le périmètre de ces regroupements ?  Quel statut pour RFI et sa filiale MCD au sein du groupe Radio-France (filiale, direction générale ou autre) ? Quel cahier des charges, quels moyens pour une radio internationale qui parle 13 langues ?  

Les réponses à ces questions garantissent l’efficacité de notre rapprochement. 

Par voie de presse, la CFDT/RFI menace de s’opposer à toute option, autre que celle de l’AEF. La CFDT de RFI n’est plus aujourd’hui qu’un groupe de pression minoritaire, organisé pour favoriser quelques individus. Nous la mettons au défi de lancer un mouvement social efficace en faveur de la fusion et du déménagement.

Renforcée depuis des mois dans son combat avec et pour les salariés, l‘intersyndicale sera, si cette solution est retenue, un interlocuteur à part entière à la table des discussions. Les personnels souhaitent des décisions dans la clarté et la transparence.

L’Etat doit sortir de l’ambiguïté, offrir un avenir aux salariés, garantir les emplois et assurer une existence pérenne à RFI qui est la 3ème radio internationale et qui porte le rayonnement de la France dans le monde.

Paris, le 2 juillet 2012.

RFI

FO  SNJ-CGT  CGT-SNRT  SNJ SUD

MCD

CFDT  SNJ- FO CGT SNJ SUD

France 24

SNJ-CGT   SNJ

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RFI
 
FO – SNJ -  SNRT/CGT – SNJ/CGT – SUD 
 
 
Durant neuf ans, Jean-Paul Cluzel, alors président de RFI,  a co-géré l’entreprise avec la section CFDT de RFI. Les quatre années suivantes, Alain de Pouzilhac a suivi son exemple. Comment s’étonner que devant la gabegie à laquelle a conduit ce mode de management, consistant à refuser d’écouter le point de vue de ceux qui ne procèdent pas à un échange de services avec la direction, Jean-Paul Cluzel n’ait d’autre solution à préconiser que de poursuivre la cogestion entre la direction de l’AEF et la section RFI de la CFDT ! On ne manquera pas de noter que M. Cluzel se garde bien de détailler les contreparties exigées (et obtenues) par ce "meilleur interlocuteur". On le comprend. Cela serait de nature à jeter une ombre sur le mode de gestion qu’il préconise. On remarquera aussi que ce paragraphe du rapport Cluzel avait vocation à rester secret. Nous pensons au contraire que les acteurs de l’audiovisuel extérieur et les décideurs ont tout à gagner à ce que cette recommandation honteuse (dans tous les sens du terme) soit rendue publique. C’est ce que nous faisons ici.
 
 
Extrait du "rapport Cluzel":
3.1.4 Un rapport de forces syndicales délicat[1].
 
Ce que j’appelle la « réforme d’AEF » est la solution qui a clairement le soutien de la CFDT. Celle-ci me l’a fait savoir officieusement, mais sans ambigüité. La CFDT sera par ailleurs, toujours selon les mêmes sources dignes de confiance, fermement opposée aux solutions d’adossement à Radio France et à France Télévisions, que je vais évoquer plus loin. Ces questions ont été évoquées auprès de M François Chérèque par mes interlocuteurs.
 
Aux yeux de l’intersyndicale de RFI, qui réunit la CGT , FO et le SNJ, la CFDT est considérée comme « compromise » avec M de Pouzilhac. L’intersyndicale estime que son combat contre ce dernier depuis 2008 mérite la récompense politique qu’elle attend du nouveau Gouvernement, c’est-à-dire la disparition d’AEF.
 
Le Gouvernement est donc apparemment acculé à choisir entre la CFDT et l’intersyndicale.
 
Mon opinion est la suivante :
 
·                    la CFDT est un meilleur interlocuteur : elle l’a toujours été ; c’est grâce à elle que l’accord du 4 avril 2009 a pu être signé à RFI qui a créé la qualification de « technicien chargé de réalisation » (TCR) qui fusionne les métiers traditionnels de technicien et d’assistant ; cet accord, unique dans l’audiovisuel public, a permis à la technique de RFI de faire de très notables économies de personnel et pourrait constituer un exemple, pour Radio France par exemple ;
·                    l’appui de la CFDT sera nécessaire, quelle que soit l’évolution des structures juridiques, pour faire aboutir les négociations en cours dans chacune des sociétés de l’audiovisuel public ; le calendrier de ces négociations est pressant[2] ;
·                    la CFDT représente 33%[3] des voix dans AEF prise dans son ensemble, mais pourrait bénéficier du soutien de la CFTC et de la CGC et représenter alors un peu plus que la majorité ; à RFI, la CFDT rassemble à elle seule 40,6% des voix, le reste allant à l’intersyndicale, dont 18,9% à la CGT , qui sera absente de tout accord, quel qu’il soit, à mon sens.
 
La « réforme d’AEF » est donc syndicalement « jouable », pourvu qu’elle bénéficie d’un appui sans faille du Gouvernement et qu’elle n’apparaisse pas comme un moyen de faire survivre « la fusion » à M de Pouzilhac. Il n’est pas anodin à cet égard qu’une supposée « fuite » parue dans « Le Point.fr » du vendredi 22 juin sous la signature de Michel Colomès présente cette solution comme celle qui aurait ma préférence et la qualifie de « désaveu de la politique menée par Pouzilhac ». L’auteur du présent rapport n’est pour rien dans cette fuite, mais elle ne constitue pas un mauvais départ pour la communication gouvernementale, si cette voie devait être retenue. L’article d’Emmanuel Beretta, toujours dans le même journal, va dans le même sens.
 

[1] Ce paragraphe n’a pas vocation à figurer dans le rapport public.
 
[2] Pour les journalistes, le délai de survie de l’avenant audiovisuel à la CCNTJ est arrivé à échéance le 8 février 2011, et les sociétés concernées ont soit déjà conclu un accord de substitution (France Télévisions le 15 septembre 2011), soit mis en place des mesures unilatérales (Radio France et RFI). Par ailleurs, s’agissant des accords de substitution à la CCCPA , le délai est fixé avant le 8 octobre 2012 pour l’ensemble des sociétés concernées (France Télévisions, Radio France, RFI).
 
[3] La représentativité des différentes organisations syndicales aux dernières élections professionnelles tant à AEF dans son ensemble que dans chacune des entités RFI, F24 et MCD figure en annexe II.viii.
 

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De combien Alain de Pouzilhac va-t-il plomber l’Audiovisuel extérieur de la France : 50, 60, 100 M € de déficit ?

Alain de Pouzilhac a entamé une course de vitesse pour rendre ses projets irréversibles. Ses autorités de tutelles lui ont imposé un moratoire. Il ne le respecte pas, il continue à dilapider l’argent public et faire flamber l’addition :

  • Le coût des aménagements dans les nouveaux locaux à Issy-les-Moulineaux.
  • Les doubles locations : Maison de la Radio, Issy-les-Moulineaux.
  • Les locations d’espaces supplémentaires à Issy-les-Moulineaux (+ de 1000 mètres carrés), des locations supplémentaires nécessaires au stockage des matériels techniques de diffusion et de reportage. Une conséquence due à la surévaluation initiale de l’espace disponible pour la radio au 80 rue Camille Desmoulins.
  • L’achat de meubles pour les bureaux, les locaux de la cantine, de la cafétéria …
  • L’ouverture d’une ligne de crédit illimité pour refaire et tenter de rendre rapidement opérationnels des studios techniques avec les contraintes du bâtiment d’Issy-les-Moulineaux.
  • Les prestations de l’agence « Image 7 », pour la gestion de l’image d’Alain de Pouzilhac et la diffusion de sa  propagande en défense de la fusion.
  • Les séminaires de management dans des hôtels particuliers en France ou à l’étranger.
  • Le recours à de multiples cabinets de consultants, dont KPMG, « spécialisé dans le conseil en fusions et acquisitions ».

Tous ces éléments ne sont que des opérations qui visent à imposer la fusion-dissolution de RFI dans France 24. Une fusion voulue par Nicolas Sarkozy.

Il faut se rendre à l’évidence : l’AEF est un échec économique, stratégique, professionnel et humain. C’est une fausse bonne idée qui a un coût considérable et prouvée qu’elle n’était pas viable.

Pourquoi l’équipe d’Alain de Pouzilhac peut-elle se permettre de braver le moratoire qui lui est imposé ?

La direction et Alain de Pouzilhac ont même choisi d’interpréter dans le sens qui les arrange le moratoire, par voie de presse sur la croix.fr pour dire : « les travaux, démarrés avant le moratoire, sont déjà très avancés », précise la direction l’AEF. Et dans cet article un élu CFDT complète    « Le moratoire concerne la fusion des rédactions. L’arrêt des travaux n’a pas été demandé ». La CFDT le seul syndicat instrumentalisé par la direction pour la destruction de RFI.

Depuis la création de l’AEF la seule stratégie appliquée semble avoir été de faire disparaitre RFI, la seule société qui marchait. Alain de Pouzilhac confirme cette stratégie mortifère avec la grille unique. Cette grille unique ne sera satisfaisante ni pour les auditeurs en Afrique ni pour les auditeurs dans le monde. RFI perdra sur les deux terrains.

On ne peut pas imposer des projets contre la volonté d’une très grande majorité des salariés. A ce sujet, les consultations et pétitions signées par la majorité des personnels parlent d’elles-mêmes. Alain de Pouzilhac s’appuie sur quelques membres d’un syndicat pour faire croire que la moitié des salariés seraient prêt à accepter la fusion-destruction de RFI. Rien n’est plus faux, mais Alain de Pouzilhac n’en est pas à une illusion près. La centaine de salariés de RFI qui ont été obligés de s’installer à Issy-les-Moulineaux n’ont qu’un seul rêve : rentrer à la Maison de la Radio.

Nous demandons à l’Etat, au moment même où il s’apprête à prendre une décision, d’arrêter la fusion entre RFI et France 24 ; de maintenir RFI à la Maison de la Radio ; d’attribuer à RFI un budget qui garantit son autonomie financière et son indépendance éditoriale ; et le départ d’Alain de Pouzilhac, qui par ailleurs est à la direction de la deuxième société de casino en France.

Paris, le 26 juin 2012

 

RFI

FO – SNJ – SNJ/CGT – SNRT/CGT – SUD

 

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La Direction applique le moratoire comme elle l’entend

Les salariés sont en danger !

Le moratoire doit être respecté : arrêt des travaux !!!! 


La direction se cache derrière le moratoire et annule à la dernière minute un CHSCT extraordinaire.
 
La direction ne veut ou ne peut pas répondre aux interrogations posées par les élus de cette instance dont la mission est de vérifier que la santé et la sécurité des salaries est garantie.
 
A savoir :
 
Tous les points qui devaient être abordés lors de cette séance supplémentaire concernent les aménagements à Issy-les-Moulineaux.
 
Jamais aucun certificat de conformité des installations de l’immeuble n’a été présenté au CHSCT, et ce malgré le déclenchement d’un droit d’alerte et l’intervention de l’inspecteur du travail de Nanterre.
 
Au fil des visites effectuées au 80, rue Camille Desmoulins, les membres du CHSCT  ont constaté que les aménagements des locaux occupés évoluaient de semaine en semaine, et qu’ils sont aujourd’hui bien différents des plans sur lesquels ils avaient été consultés fin 2011.
 
Les locaux ne sont plus réservés aux salariés de RFI. L’installation de sous-traitants ainsi que de salariés de France 24 le prouve.
 
Les problèmes de climatisation continuent, les open spaces provoquent stress pour les salariés qui se sentent surveillés, et dès qu’il pleut, l’eau filtre par les plafonds et par les jointures des fenêtres. Même au sous-sol réservé au parking de RFI ou l’eau coule à côté des néons.
 
Pour échapper aux réponses, la direction invoque le moratoire fixé par le gouvernement, qui interdirait à la direction de s’ « engager dans des débats avec nos instances représentatives du personnel sur un projet suspendu à ce jour et dont nous ne connaissons pas le devenir ».   

Indignée par cette absence de transparence, et dans un souci de respect du moratoire auquel se réfère la direction, quand cela l’arrange, l’intersyndicale exige aujourd’hui l’arrêt immédiat des travaux d’aménagement à Issy. De plus, en l’absence de concertation et de consultation, pourtant obligatoire (article L.4612-8 du Code du Travail) sur les aménagements en cours et à venir dans l’immeuble HP d’Issy et en l’absence de certificats de conformité des installations (électricité, renouvellement d’air, travaux en site occupé) plus de 3 mois après l’arrivée des premiers salariés, l’intersyndicale estime, tout comme les membres du CHSCT, que la sécurité des salariés n’est absolument pas garantie, sur un site où de plus cohabitent postes de travail et chantiers.

L’intersyndicale interpelle ce jour les tutelles afin qu’elles enjoignent à cette direction irresponsable de présenter sans délai toutes les garanties que le CHSCT demande depuis 3 mois, en l’absence desquelles une évacuation du bâtiment HP serait à envisager sérieusement.

Enfin, l’intersyndicale demande que soit sanctionnée une direction inconsciente qui continue en toute impunité à bafouer le moratoire imposé par les tutelles, à bafouer le code du travail et à mépriser les instances du personnel de RFI, dans son obsession à poursuivre, quels qu’en soient les coûts financiers et humains, les travaux d’aménagement, afin d’essayer de rendre la fusion et le déménagement irréversibles, ce qui s’apparente à une forme de chantage sur les salariés et l’Etat.

 Paris, le 22 juin 2012

RFI

FO   SNJ   SNJ-CGT  SNRT-CGT   SUD

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Voici la lettre qui a été adressée par l’intersyndicale de RFI (FO-SNJ-SNRT/CGT et SNJ-CGT-SUD) à madame Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, le 13 juin 2012.

Madame la Ministre,

Au cours de l’entretien que les membres de votre cabinet ont accordé (le 7 juin dernier) à l’Intersyndicale de RFI, il nous a été dit avec insistance que nous devions oublier le passé et nos réserves envers M. Jean-Paul Cluzel, et au contraire voir la mission qui lui a été confiée comme une opportunité. Durant cette rencontre, on nous a assuré que M. Cluzel prendrait note de nos remarques et les inclurait dans son rapport.

C’est donc dans cet esprit que nous avons abordé la rencontre avec M. Cluzel, qui s’est tenue le 11 juin. Malheureusement, contrairement à ce que votre cabinet nous avait laissé espérer, M. Cluzel n’a montré aucun intérêt pour ce que nous avions à lui dire. Bien au contraire, il s’est lancé devant nous dans une apologie des studios nouvellement installés à Issy-les-Moulineaux et un plaidoyer pour l’organigramme mis en place par M. de Pouzilhac. Il a insisté sur le fait que le déménagement de RFI de la Maison de la radio était inévitable, au moins pendant les travaux en cours à Radio France. De même, M. Cluzel nous a déclaré que la fusion juridique et la fusion des fonctions supports étaient actées, restreignant ainsi le champ de notre échange.

Nous espérons vivement nous tromper mais nous ne parvenons pas à comprendre l’attitude de M. Cluzel qui, en notre présence, a semblé épouser la stratégie adoptée par M. de Pouzilhac, c’est-à-dire le projet voulu par le président Sarkozy.

Dans ces conditions, nous émettons par avance les plus vives réserves sur le rapport à venir et s’il était conforme à nos craintes, nous ne pourrions faire autrement que d’exprimer publiquement notre désaccord avec des conclusions aussi manifestement en contradiction avec les engagements pris formellement par le Président de la République et par vous-même.

Veuillez agréer, Madame la ministre, l’expression de notre considération distinguée

L’intersyndicale FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT et SUD de RFI

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