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L’intersyndicale dit : bravo à la CFDT de RFI ! Joli baratin !

 Revendiquer une victoire juridique pour les conventions collectives alors que, depuis des mois, elle dénonce l’inutilité de toute action en justice, il fallait oser.

 Après avoir répété à qui voulait bien l’entendre que la grille et le paritarisme avaient vécu, la CFDT de RFI tente de récupérer le bénéfice du travail accompli par les autres syndicats de l’audiovisuel public (FO, SNJ, CGT…) accompagnés des sections CFDT de France Télévisions et de Radio France.

 Pourquoi, cette passivité si singulière de la CFDT à RFI ? S’agit-il d’une attitude réformiste comme elle aime le déclarer ? Hélas, non !

 La vérité est ailleurs, elle tient en un mot : "cogestion". Une pratique honnie qu’Alain de Pouzilhac a dénoncé devant le Sénat le 2 décembre 2008 :

 « RFI s’est longtemps caractérisée par une culture de cogestion avec les syndicats qui apparaît incompatible avec une véritable culture d’entreprise où les syndicats et la direction jouent tous leur rôle, mais chacun à sa place. »

 Le 27 mai 2010, le même Alain de Pouzilhac s’est senti  "à sa place" en déclarant son intention de participer à l’élection du secrétaire du CE, privant l’intersyndicale d’une majorité gagnée dans les urnes. La candidature d’Elisa Drago a fait avorter la manœuvre. En fait la direction vote avec  constance pour la CFDT :

-         une fois en nommant leur élu au Conseil d’administration comme directeur de la Direction des affaires internationales

-         une autre en nommant un de leurs Délégués syndicaux comme envoyé spécial permanent à Washington. 

 Félicitations, aux heureux élus ;-))

 En attendant, les salariés s’interrogent sur l’avenir de RFI : Quel projet d’entreprise ? Quelles conditions de travail ? Quels salaires ? Quels droits sociaux ? 

L’intersyndicale se sent "à sa place" en défendant les conventions collectives et les droits du salarié. C’est le rôle d’un syndicat, loin du douteux mélange des genres que pratiquent la CFDT et la direction de RFI. C’est "incompatible avec une véritable culture d’entreprise", monsieur le président.

SNJ FO CGT

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Suite à la lettre ouverte de l’intersyndicale du 2 avril, le président de RFI, Alain de Pouzilhac, a convié les délégations syndicales ce vendredi 9 avril 2010 pour apporter ses réponses.

L’intersyndicale (FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT CGT) – tirant la leçon de l’impasse dans laquelle se trouvaient les négociations sur les conventions collectives après des mois de simulacre – a notamment exigé de la présidence :

- un accord de substitution complet qui intègre les dispositions des conventions collectives actuelles et des accords d’entreprise existants,

- un langage clair et précis dans les textes et des termes qui ne prêtent pas à interprétation,

- un engagement sur le calendrier : une vraie négociation  de 3 ans telle qu’elle est prévue dans le cas d’une dénonciation.

Dans les faits, la mise en cause des Conventions collectives  invoquée  par la direction provoque les mêmes effets que ceux de la dénonciation.

Nous espérons que ces réponses seront à la hauteur de nos attentes, dans un processus de négociations loyales et sincères, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent.

Lors du CE qui s’est tenu ce jeudi 8 avril une motion en ce sens à été votée. Résultat du vote : 7 pour (élus de l’intersyndicale), 5 abstentions (élus de la CFDT).

 FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT CGT

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Chapitre 3 :

La CFDT, cheval de Troie d’une direction hors-la-loi

Après que la minorité des élus du Comité d’entreprise a voté et donc entériné vendredi 23 octobre le plan de licenciements, Alain de Pouzilhac les a chaleureusement remerciés. Il y avait de quoi ! On venait de lui rendre un fier service lui permettant d’annoncer une victoire à ses commanditaires de l’Elysée qui, au bout de neuf mois de procédure, commençaient à s’impatienter.

La CFDT-RFI, elle, n’avait pas fait mystère des ses intentions. Dès la veille elle avait, avec grandiloquence, sommé la direction « d’ouvrir, sans plus tarder, la période de candidatures au départ volontaire », comme si ce n’était le vœu le plus cher de cette dernière. Au passage, ce syndicat se permet de qualifier la mobilisation acharnée du personnel et la plus longue grève de l’histoire de l’audiovisuel de « tergiversation, de temps perdu et d’énergie dépensée ».

Dans la guerre sociale qu’il mène à RFI, Alain de Pouzilhac a donc réussi à diviser le front syndical en y trouvant des supplétifs. Car dans toute guerre, il y a les déserteurs et il y a… les traîtres. Ces derniers portent aujourd’hui l’étiquette de la CFDT.

Ce syndicat a une histoire tumultueuse à RFI. Mais dans cette histoire, il y a une constante : la CFDT a toujours cherché par un moyen ou par un autre à être l’interlocuteur voire le partenaire privilégié des directions successives. Pour cela, elle s’est appuyée sur sa représentativité et son image réformiste.

 Avoir été l’interlocuteur de Jean-Paul Cluzel pour développer le tout-info est une chose. Mais devenir le partenaire d’Alain de Pouzilhac et de Christine Ockrent pour accompagner le plan de licenciement est une tout autre affaire. Pourtant, au tout début, la CFDT avait tenu des propos martiaux. Ainsi, dès le 28 février 2008, faut-il le rappeler à nouveau, le délégué syndical Raphaël Reynes réagissait à une fuite sur le rapport Benamou sur le blog de la CFDT RFI,  jugeant qu’il était « complètement aberrant d’imaginer qu’il faille supprimer 115 postes de journalistes pour continuer à faire tourner une radio internationale, une télévision internationale et une télévision francophone ».

Et le délégué CFDT d’asséner cet avertissement : « Il faut que les conseillers de l’Elysée et les futurs patrons de France Monde soient conscients que nous avons une vieille tradition de combat syndical à RFI et que nous ne sommes pas prêts à laisser ces sociétés être déconstruites sans qu’il y ait un vrai combat syndical. »

Très vite les nouveaux dirigeants de RFI vont se rendre compte que la CFDT aboie mais ne mord pas, pour peu qu’elle reçoive la « considération » qu’elle estime lui être due. Il est vrai que des « leaders » syndicaux qu’on chasse par la porte mais qui reviennent par la fenêtre, qui sont prêts à oublier le licenciement de deux de leurs adhérents éminents : voilà qui a dû convaincre le couple Pouzilhac-Ockrent d’employer au mieux ces bonnes volontés.

Le "vrai combat syndical" de la CFDT sera donc ne pas participer à la mère de toutes les batailles syndicales, en se plaçant « dans un état d’esprit constructif, s’inscrivant dans une vision à long terme ». Cet état d’esprit l’a amenée à valider tous les votes décisifs confortant les volontés éradicatrices de nos patrons-voyous, que ce soit au Comité d’entreprise ou au CHSCT.

À force de pratiquer la cogestion, la CFDT-RFI a fini par basculer définitivement de l’autre côté du cheval. Elle est devenue un syndicat patronal.

SNJ   SNJ-CGT   CGT-SNRT   FO

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La direction voulait que la séance du Comité d’entreprise extraordinaire, convoquée ce vendredi 23 octobre, soit le point final d’une procédure qui dure depuis 9 mois. Exceptionnellement, pour l’occasion, le président était présent alors qu’on ne l’avait pas vu au CE depuis 5 mois. Mais en réalité, cette réunion ne fait que donner le coup d’envoi d’une nouvelle bataille judiciaire.

 La majorité des élus considère que cette séance a été convoquée de façon illégale :

  •  La séance, selon la direction, était la reprise de la séance suspendue le 29 juin, soit 4 mois plus tard. Si une suspension a lieu, elle doit faire l’objet d’un vote. Or la séance du 29 juin a été suspendue sans vote.
  • La séance de ce jour a été convoquée sans un ordre du jour propre, malgré les dispositions légales.
  • La direction a présenté un document (Livre III) profondément remanié, comportant notamment 100 pages de plus, ce qui aurait dû l’amener à reprendre la procédure depuis le début.
  •  Enfin et surtout, ce nouveau Livre III ne répond pas aux injonctions de l’arrêt de la Cour d’appel.

 Le contenu de ce  nouveau plan présenté au Comité d’entreprise est plus illégal encore que le précédent, notamment sur les mesures de reclassement.

 Après avoir voté 3 délibérations, la majorité des élus a levé la séance et s’est retirée.

La direction a ensuite continué à siéger avec les autres élus.

Dans ces conditions, dès maintenant, le CE a décidé de saisir la justice pour faire condamner la direction de RFI à se mettre enfin en conformité avec la loi.

La majorité des élus estime que la procédure d’information et consultation du Livre III redémarre à son début. Ainsi,  nous avons désigné un expert-comptable qui fera son travail d’analyse, et nous espérons que la direction de RFI et de l’AEF n’entravera pas ses démarches.

 Au total, nos employeurs continuent à passer outre les décisions de justice qui les condamnent. Ce comportement est irresponsable, et nos dirigeants savent pertinemment les risques auxquels ils s’exposent.

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fantomeOn en apprend des vertes et des pas mûres dans la presse. Les salariés de RFI ont eu la surprise de lire le 6 octobre une interview d’Alain de Pouzilhac aux Échos dans laquelle notre PDG annonce une chute dramatique de l’auditoire de RFI qui aurait fondu de 8 millions d’auditeurs en 4 ans. Le lendemain même, nouvelle stupéfaction en lisant une nouvelle interview du PDG dans Média +, le quotidien des professionnels des médias, où il annonce le désengagement progressif de l’État actionnaire d’ici 2012, c’est-à-dire la privatisation à court terme de la société. Ces deux informations capitales n’ont jamais été communiquées au Comité d’entreprise, ce qui constitue en soi un délit d’entrave. Une majorité d’élus a donc décidé de convoquer un CE extraordinaire ce 16 octobre pour entendre enfin leur président. Hélas ce fut chaise vide et huissier de justice.

Il est vrai que depuis 5 mois, Alain de Pouzilhac ne se montre plus au CE, pas plus que son alter ego Christine Ockrent, pourtant directrice générale de RFI. Ces oiseaux de mauvais augure n’ont fait que quelques apparitions fantomatiques à leurs réunions de persuasion des salariés, avec le succès que l’on connaît. À la dernière de ces réunions, il n’y avait plus que 5 salariés pour 4 membres de la direction.

S’il est d’une extrême discrétion à RFI, Alain de Pouzilhac l’est beaucoup moins à l’extérieur où il se répand à tort et souvent de travers, toujours pour dénigrer ses salariés et parfois même pour les insulter. « Les salariés de RFI sont des cons et les syndicats sont des soviétiques. Il n’y a rien à tirer de RFI » a dit Alain de Pouzilhac le 17 septembre. Des paroles prononcées en privé mais qui n’ont pas tardé à parvenir sur la place publique, sans jamais avoir été démenties par l’intéressé.  

Alain de Pouzilhac n’est pas seul à jacasser de la sorte. Sa très peu aimable moitié à la tête de RFI n’est pas en reste pour ce qui est des cancans perfides. Côté gentillesse, elle qualifie RFI de « radio tam-tam ». Et voici pour le versant méchanceté : « RFI, c’est une morgue dont les cadavres ne veulent pas quitter leurs tiroirs ».

 Ce concert criard de nos oiseaux de malheur finit par nous casser les oreilles. Qu’ils aillent donc enfin caqueter ailleurs !

SNJ     FO     SNRT-CGT     SNJ-CGT

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CHAPITRE 1 : Le front idéologique

Dès son arrivée, il y a un an, la nouvelle direction a eu pour objectif de transformer profondément RFI. Non pas pour la développer, mais pour la réduire à la portion congrue. Plus de développement, plus de projet d’entreprise, mais une seule obsession : tailler, sabrer….

Cela commença par une rupture unilatérale du contrat social. Tout comme une ligne rédactionnelle, un contrat social ne fait jamais l’objet d’un écrit, ce qui ne l’empêche pas d’exister. Il s’agit en fait d’un tissu capillaire tramant la texture des relations sociales. Jusque là RFI avait toujours été une entreprise où l’on se sentait bien  parce que depuis sa création, elle n’avait cessé d’aller de l’avant et que chacun était associé à cette aventure collective. Le nouveau mot d’ordre fut : machine arrière toute ! 

Afin de mettre RFI à leur main, nos réducteurs de têtes ont employé la stratégie dite de l’électrochoc, consistant à plonger les salariés en état de sidération et les syndicats en échec. Ce n’est donc pas simplement une rupture du pacte social mais bel et bien une guerre qui a été déclenchée en rase campagne, sans sommation.

 La direction mène simultanément son offensive sur 3 fronts : les licenciements, la remise à plat de la convention collective et le front idéologique.

Dans toute guerre, la communication est une arme. Celle-ci donne lieu à d’étranges manifestations. Dans sa propagande, la direction a tenté de créer une novlangue. Elle parle de « modernisation » pour qualifier le rétrécissement qu’elle nous impose. Elle n’emploie jamais le mot de « licenciement » mais parle pudiquement de « départs contraints » ou de « départs volontaires ». Elle ne ment pas seulement par omission mais aussi par des affirmations comme celle prétendant qu’il y a eu une croissance exponentielle de la masse salariale, parmi les arguments « économiques » fabriqués pour justifier l’injustifiable.

Autre outil de communication pervers : les réunions de persuasion de la direction. Elles ont pour objectif de faire intérioriser aux salariés la nécessité d’un plan social, de les faire adhérer à leur licenciement, d’en faire les acteurs bénévoles de leur propre malheur professionnel. La méthode s’apparente à une tentative de lavage de cerveau express avec des mantras se voulant hypnotiques du type « J’ai besoin de vous. Merci de votre aide », et des arguments comme : « Est-ce qu’on veut être fier ? Les gens qui ne veulent pas changer sont en train de vous prendre en otage. C’est vrai que c’est un cap difficile. Mais il faut ramener la joie de vivre à RFI. »  Bref, ils veulent inoculer aux salariés le syndrome de Stockholm que l’on constate dans certains cas de prise d’otages, lorsque la victime sympathise avec la cause de ses persécuteurs. Les participants ont ainsi la surprise de se retrouver infantilisés par les gourous d’une nouvelle secte « Les adeptes du salarié nouveau » voulant faire leur bonheur malgré eux. Derrière cette offensive idéologique apparait la volonté d’imposer une culture d’entreprise renvoyant la culture de service public aux oubliettes.

 Face à cette agression multiforme, l’intersyndicale a su résister, transformer le choc, infligé par cette direction à ses salariés, en colère et en énergie.  Elle a su recréer du lien et des solidarités nouvelles.

SNJ /FO / SNRT-CGT / SNJ-CGT

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par rfiriposte

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"Une fois encore la direction ne respecte pas les règles les plus élémentaires de convocation du Comité d’entreprise. Nous avons été aujourd’hui réunis pour discuter d’un ordre du jour unilatéralement fixé par Monsieur Pouzilhac.
Il serait temps que d’autres types de rapports s’installent entre la direction de RFI et les représentants du personnel, à un moment où notre entreprise est confrontée à des enjeux essentiels pour son avenir.

Par ailleurs, les salariés de l’entreprise sont toujours en grève et il est incroyable de voir à quel point la direction brille par son indifférence. Comment se fait-il qu’en ayant cessé le travail depuis plus d’une semaine, les réunions de négociation n’aient débouché sur rien ?

La direction dit vouloir informer, aujourd’hui, des modifications statutaires de RFI, or, ces modifications statutaires nous ont été transmises à peine plus de 48 heures avant la présente réunion et doublées par mail. Indépendamment de la question de savoir si cette communication est légale ou non, la direction peut-elle sérieusement prétendre vouloir informer, de bonne foi, en nous transmettant une vingtaine de page de modification des statuts, 2 jours avant la réunion ?

Enfin, cette modification statutaire s’inscrit dans la réforme de l’AEF, au sujet de laquelle, faut-il le répéter, le CE est toujours en attente d’une information/consultation sérieuse.

Pour toutes ces raisons, nous considérons que la réunion d’aujourd’hui ne peut avoir aucun effet utile, en conséquence, nous levons la séance tout en invitant l’employeur à nous reconvoquer dans des conditions normales, en nous mettant vraiment en situation d’être informés/consultés."

Motion votée à la majorité des élus.

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Les CE extraordinaires des 3 et 9 avril portaient sur les deux arguments servant à légitimer l’injustifiable : le licenciement de 206 salariés soit près du quart du personnel.

L’argument de la baisse des audiences

« RFI perd des parts de marché dans toute les parties du monde y compris en Afrique francophone,  écrit la direction ». Nous avons mis en évidence l’absence totale de pertinence de la notion de part de marché pour une radio non-commerciale dont la vocation n’est pas de faire des bénéfices mais d’informer et de porter haut les valeurs de la France. La direction reconnait que le précédent chiffre de 46 millions d’auditeurs dans le monde est très fiable et qu’il pourrait même être en hausse dans la nouvelle étude en cours. Nous avons pour notre part souligné l’augmentation du nombre d’auditeurs dans la plupart des capitales d’Afrique francophone. Conclusion : pendant que l’audience de RFI baisse, le nombre de ses auditeurs… augmente. La direction a retiré la « baisse » de l’audience de son argumentaire pour justifier les licenciements.

L’argument économique

L’argument du « déficit structurel » de RFI se voulait un cache-sexe plus consistant : « Elle accumule depuis plusieurs années les déficits, qui s’élèvent depuis sa création à un montant cumulé de 30 millions d’€. Pour l’exercice 2008, le déficit prévisionnel approche les 9M d’€ ».

C’est faire peu de cas de l’extraordinaire volontarisme des salariés et des directions notamment celle d’Hervé Bourges qui ont fait passer RFI du 28e rang mondial derrière Radio Tirana au 3e rang. C’est oublier comment a été forgé ce très bel instrument qu’est aujourd’hui RFI : à marche forcée. C’est surtout oublier qu’en 1991, l’Etat a puisé l’équivalent de 37 millions d’euros dans nos réserves.

Suivent une série de mensonges, de dénigrements, de présentations systématiquement malveillantes. Ainsi en est-il du poids prétendument « exponentiel » de la masse salariale. Affirmation contredite par nos tutelles. Ils n’imaginaient pas que nous irions nous plonger dans les annexes de la Loi de finances 2009 pour démasquer leur supercherie.

Nous avons également cité le bilan d’activité du précédent président de RFI, Antoine Schwarz, rédigé 6 mois avant le plan de licenciement. Il se trouve que ce document qui était consultable sur le site intranet de RFI à la fin de son mandat, le 1er juillet 2008, en a disparu quelques semaines plus tard avec l’arrivée du nouveau président. Explication de la direction : « Il ne s’agissait pas d’un document officiel de RFI ». Puis notre demande d’entendre Antoine Schwarz à titre d’expert a comme il se doit été rejetée.

Il n’y a pas de « culture de déficit » à RFI

 Nous avons ensuite examiné les 3 derniers exercices. 2006 est la seule année qui présente un déficit comptable consistant : 11 millions. Un déficit provenant d’un abandon de créances sur TDF. L’opération a certes été lourde pour les comptes cette année là mais elle sera très largement bénéficiaire à l’horizon 2011 puisqu’elle aura généré 37 millions de cash flow d’ici là.   

Dès 2006, l’Etat savait donc qu’il faudrait recapitaliser RFI. Mais il a attendu 2009 pour le faire, procédant comme s’il s’agissait d’un donnant-donnant : un chèque de 16,9 millions contre 206 licenciements.

L’année 2007 affiche un léger déficit comptable. Pourtant à Matignon, la Direction du développement des médias nous félicite. Voici ce qu’écrit sa directrice, Laurence Franceschini : «  Malgré l’application d’un gel budgétaire de 1,7 M€ sur la subvention du ministère des Affaires étrangères, l’exécution budgétaire apparait légèrement excédentaire grâce à une bonne maîtrise des charges et à des ressources propres supérieures aux prévisions. »

Pour 2008, toujours pas de documents. Oralement, la direction nous a fait savoir que le déficit se situait autour des 8,4 M€. Il est constitué de la manière suivante :

  • 1,9 M€ de redressement URSSAF suite à une erreur de la DRH en 2003.
  • 2,4 M€ dans notre filiale en langue arabe Monte Carlo Doualia. La direction impute le déficit au précédent directeur Philippe Beauvillard.
  • 2,8 M€ de charges de personnel incluant le coût des licenciements et des limogeages de directeurs de la direction précédente.
  • 1 M€ de provisions pour contentieux.
  • Des sommes négligeables pour les provisions sociales

Au total, sur les 8,4 M€ de déficit comptable en 2008, 5,4 M€ sont des provisions. Reste environ 3 M€, ce qui correspond au déficit prévisionnel du budget 2008, qui traditionnellement n’incluait pas les provisions sociales. Ce budget avait été voté par le conseil d’administration.

En conclusion, nous avons fait valoir qu’il n’y avait pas de déficit « structurel » à RFI et que dans un contexte budgétaire tendu, notre société s’en sortait plutôt bien tant du point de vue de son objet social que de celui de ses critères de performance établis par nos tutelles. La seule chose qui soit structurelle à RFI, c’est le sous-financement systématique de la part de l’État. De 2004 à 2008, l’augmentation des recettes publiques de RFI à été de 3,4 % alors qu’elle était de 11,9 % en moyenne dans l’audiovisuel public. Réponse de la direction : « Nous nous devons de prendre en compte les intentions de notre actionnaire ». Si son  intention était de nous étouffer à petit feu, de provoquer une situation déficitaire et de l’invoquer ensuite pour justifier les licenciements, alors notre réponse est NON !

 

Communiqué des élus du Comité  d’Entreprise du 3 et 9 avril 2009

 SNJ -  FO  -  SNJ CGT  -  SNRT CGT

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Alain Duplessis de Pouzilhac, PDG de RFI et homme d’affaires

Lorsqu’il reproche à RFI sa « culture du déficit », Alain de Pouzilhac sait de quoi il parle.Quand il était à la tête du groupe Havas, il avait réussi à creuser un trou spectaculaire de 396 millions d’euros en 2OO3. Une perte net historique qui avait fait baisser le résultat d’exploitation de Havas de 40 % (Les Echos du 5 mars 2004).

Les licenciements, Alain de Pouzilhac en a également une certaine expérience. En 2003, il a successivement lancé 2 plans sociaux pour supprimer un total de 1597 emplois (La Correspondance de la publicité du 19 septembre 2003).

Ce n’est qu’après son départ de l’entreprise en 2005 que Havas a connu en 2006, pour la première fois depuis 5 ans une croissance réelle (Le Figaro économie du 6 avril 2007).

Cela n’a pas empêché Alain de Pouzilhac de faire fonctionner son parachute doré et d’empocher 6,4 millions d’euros pour ses bons et loyaux services. Il est vrai qu’Alain de Pouzilhac a de gros besoins d’argent. Le fait de devenir patron d’une société publique comme RFI, ne l’a pas empêché de conserver ses autres mandats sociaux dans le privé. Il est par exemple président du Conseil de surveillance de Joagroupe, une société qui exploite 20 casinos en France.

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