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Posts Tagged ‘licenciement’

(Le lien pour signer la pétition est sous le texte)

Radio France Internationale est en péril. Menacée, jusque dans son existence, par la fusion juridique et rédactionnelle avec la télévision France 24, voulue par le président de la République française et menée à marche forcée par les responsables actuels de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF).

Rapprocher des outils publics d’information internationale semble, de prime abord, logique. Mais fusionner une radio multilingue, expérimentée, avec une télévision, trilingue, née il y a 5 ans, ne l’est assurément pas. Ni dans l’organisation technique, ni dans les pratiques professionnelles. On se souvient que France 24 n’a pas été conçue au sein de l’audiovisuel public extérieur de la France, comme ce fut le cas en Grande-Bretagne pour BBC TV, mais qu’elle est la résultante d’une étrange alchimie, qui a d’abord mêlé des intérêts privés (groupe TF1) et publics (France Télévision), avant d’être abritée par la holding de l’AEF, un montage juridique auquel TV5 Monde a dû résister pour conserver sa spécificité de chaîne francophone.

La référence à la BBC, si souvent brandie par le Pdg de l’AEF, Alain de Pouzilhac, n’est donc pas pertinente. Pas plus que le ‘modèle’ tout aussi fréquemment avancé des chaînes de télévision américaine, CNN ou qatarienne, Al Jazeera. Ni l’une ni l’autre n’a éprouvé la nécessité de créer, en son sein, une radio.
Plus inquiétant : cette fusion exige le départ de près de 130 salariés supplémentaires, après 206 suppressions de postes, imposées en 2009. Ces licenciements sont évidemment en totale contradiction avec les promesses de « développement » faites par M. de Pouzilhac. Ces coupes sombres fragilisent la richesse de RFI, média d’information et de magazines, en français et dans plus de dix autres langues. Elles mettent en péril sa capacité à demeurer une radio qui nous informe du monde des autres et qui leur dit aussi qui nous sommes.

Quelle est alors la raison d’être de ce projet, en dehors de tout cadre éclairant sur le rôle futur de RFI : ni cahier des charges finalisé, ni objectifs et moyens précisés, ni projet éditorial formulé, à ce jour ? S’agit-il de ponctionner des moyens humains, techniques et financiers, légitimement affectés à la 3ème radio mondiale, pour perfuser une télévision sous-dotée depuis sa création ?
Nous le redoutons, comme l’écrasante majorité de celles et ceux qui font quotidiennement RFI et qui s’opposent résolument à une direction pressée de rendre cette fusion irréversible.

C’est pourquoi nous prenons position :
– contre cette fusion RFI-France 24
– pour le maintien de RFI, dans sa dimension multilingue, multiculturelle, en tant que radio internationale publique de la France.

Parmi les signataires 

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Une fois n’est pas coutume… nous sommes d’accord avec la direction. Profitant du week-end elle fait paraître dans Challenge un appel d’offre pour une mission d’audit privée car l’AEF n’aurait pas réalisé assez d’économies.

Dans un souci d’efficacité, voici à l’attention de ce cabinet d’audit, les mesures que recommande l’intersyndicale pour mettre un terme à la gabegie qui caractérise l’Audiovisuel extérieur de la France depuis sa création :

1.           Licenciement immédiat d’Alain de Pouzilhac : 360 000 € + primes + une C6 de fonction avec chauffeur…

2.           Licenciement sans indemnités d’Alain de Pouzilhac, grâce à qui les multiples guerres de gouvernance (Christine Ockrent, Vincent Giret…) ont coûté des millions d’euros.

3.           Licenciement sans préavis d’Alain de Pouzilhac qui a été nommé pour faire des économies ! Il a toujours annoncé qu’il en avait fait et continue de promettre d’en faire!!

4.           Licenciement d’Alain de Pouzilhac car le coûteux déménagement de RFI , prévu à 25 millions d’euros, va en fait coûter le double !

5.           Licenciement d’Alain de Pouzilhac car hormis la destruction de la radio, sa couteuse fusion n’a été ni pensée, ni organisée, ni finalisée.

6.           Licenciement d’Alain de Pouzilhac qui prépare sans nous le dire un 3ème plan social. Un record en quelques années de pouvoir seulement ! Avec 320 personnes déjà mises à la porte, il n’est toujours pas capable de présenter un budget en équilibre.

7.           Licenciement d’Alain de Pouzilhac qui depuis 3 ans promet aux tutelles de faire des économies d’échelle et qui jusqu’à présent les a juste roulées dans la farine.

Avec un seul licenciement, l’AEF ferait plus d’économies que le PDG n’en a fait depuis 3 ans.

Paris, le 22 mars 2012

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La dernière Chronique des Français de l’étranger de notre consoeur Hèlène Da Costa a été "trappée" par la direction de l’information ce début de semaine. Est-ce parce que Hélène y prononce les mots qui fâchent ("plan social") ? Parce qu’elle rappelle notre réalité quotidienne de ces derniers mois (des collègues qui partent, le plus souvent pas de gaîeté de coeur) ? 

Nombreux sont ceux qui font leurs adieux à l’antenne ces semaines-ci ; certaines émissions ou chroniques vont d’ailleurs disparaître avec la grille de printemps. La chronique d’Hèlène était-elle l’ "au-revoir" de trop, puisque tel était son titre ?  Nous interpellerons la direction à ce propos à la première occasion.

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A écouter et faire écouter… le rap de la rentrée !

Carla Prima Donna

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« La semaine dernière, j’étais à Berlin, il y avait les élections. J’ai rien compris, j’parle pas allemand »

(Alain de Pouzilhac, Libération, 7 octobre 2009)

Vous ne parlez pas non plus très bien le français, Monsieur le Président. Mais là n’est point le propos.

Que n’avez-vous écouté RFI quand vous étiez à Berlin !

Nos envoyés spéciaux, correspondants permanents, reportages variés et émissions spéciales vous auraient éclairé.

Mais savez-vous seulement que RFI diffuse à Berlin sur 106 FM ?  En français et en allemand, 24h sur 24.

Dans votre hâte de supprimer la rédaction allemande, vous avez déjà tiré un trait sur les fréquences de Rfi à Leipzig, Dresde et Chemnitz,  mais pour l’instant, l’émetteur de Berlin a résisté à « votre modernisation ».

Vous êtes si occupé à dénigrer RFI, la radio que vous présidez, que vous ne pensez même pas à l’écouter.

Au-delà de tout cela, comment osez- vous, vous PDG  d’une radio internationale, vous vanter d’être à Berlin un jour aussi important  pour l’Allemagne et l’Europe toute entière, et de n’y rien comprendre ? Visiblement sans  même chercher  à y comprendre quelque chose ?

Vous ne dirigez pas un casino ni une société agro-alimentaire!  

Imaginerait-on le patron du « Monde », de «Libération » ,de  « France Télévision » ou de la « BBC »  séjourner  dans un pays le jour d’élections cruciales, et se vanter de n’y rien comprendre ?

Monsieur de Pouzilhac, vous nous faites honte ! 

PS : Pour votre information, Angela Merkel restera Chancelière.

SNJ   SNJ-CGT   CGT-SNRT   FO

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Le 2 juin, au bout de 3 semaines de grève, Alain de Pouzilhac adressait sa deuxième lettre au personnel. La première, c’était à Pâques et notre PDG avait alors eu l’impudence de remercier ses « Chers Amis de RFI » de leur « aide » et de leur « compréhension ».

Aujourd’hui, nous sommes toujours ses « Chers Amis », il nous dit « Merci », il « compte » sur nous pour « agir maintenant »… Mais avec Alain de Pouzilhac, et son agence de communication Image 7, il faut toujours chercher le mot manquant. Le trouverez-vous dans cet extrait ? « nous sommes avant tout une société de femmes et d’hommes et c’est sur les talents de ces femmes et de ces hommes de RFI que nous devons bâtir et parier sur l’avenir. Mais nous avons un préalable : arrêter nos déficits. C’est difficile et c’est douloureux, je le sais. Mais je prends l’engagement devant vous de le faire toujours dans le cadre d’un dialogue social ouvert, humain et de regarder cas par cas, toutes les situations qui se présentent à nous pour les régler au mieux des intérêts de nos collaborateurs et collaboratrices. »  

Mais oui ! Bien sûr ! Le mot manquant…. c’est : LICENCIEMENTS, on a sa pudeur, tout de même ! Vous ne trouverez jamais le mot « licenciements » sous la plume du PDG, c’est ainsi : c’est tabou ! Dans son monde enchanté, « quand on veut se donner les moyens de gagner, on gagne ». Et c’est là une parole d’expert puisque, rappelons le, nous avons un patron-croupier qui occupe un poste dirigeant dans une société de casinos. Pour Alain de Pouzilhac, à RFI, les jeux sont faits. Effectivement, depuis qu’il est là, rien ne va plus !

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Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, qui rame sur RTL à propos du PSE à RFI

Wauquiez sur RTL

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La grève a été reconduite mercredi 27 par l’assemblée générale à l’unanimité des votants moins une abstention.

Comment « nettoyer » les langues étrangères

ou

Les dérapages de la direction de RFI

L’intersyndicale SNJ, FO, SNJ-CGT et CGT-SNRT dénonce l’arbitraire et le cynisme de la direction qui licencie dans les services et notamment dans les services en langues étrangères alors même que le plan social a été suspendu par la justice. Par exemple cinq pigistes du service allemand viennent de se voir stipuler, mardi 26 mai 2009, que leur contrat de piges s’arrêtait le 1er juin. Leurs noms ont  été retirés des tableaux de service déjà affichés. Explication d’un membre de la direction : « il faut faire le nettoyage » !

L’intersyndicale condamne avec la plus grande fermeté ces propos honteux et s’insurge contre cette méthode de la direction à vouloir se débarrasser au plus vite de ses journalistes en langues étrangères. RFI ne peut se séparer de ses collaborateurs d’un revers de main, sans préavis et au détriment des besoins des antennes.

L’intersyndicale en appelle au respect des salariés et du droit du travail. Elle rappelle aussi que le plan social n’est pas validé et que la morgue de la direction est tout à fait hors sujet. 

Paris le 27 mai 2009

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Les CE extraordinaires des 3 et 9 avril portaient sur les deux arguments servant à légitimer l’injustifiable : le licenciement de 206 salariés soit près du quart du personnel.

L’argument de la baisse des audiences

« RFI perd des parts de marché dans toute les parties du monde y compris en Afrique francophone,  écrit la direction ». Nous avons mis en évidence l’absence totale de pertinence de la notion de part de marché pour une radio non-commerciale dont la vocation n’est pas de faire des bénéfices mais d’informer et de porter haut les valeurs de la France. La direction reconnait que le précédent chiffre de 46 millions d’auditeurs dans le monde est très fiable et qu’il pourrait même être en hausse dans la nouvelle étude en cours. Nous avons pour notre part souligné l’augmentation du nombre d’auditeurs dans la plupart des capitales d’Afrique francophone. Conclusion : pendant que l’audience de RFI baisse, le nombre de ses auditeurs… augmente. La direction a retiré la « baisse » de l’audience de son argumentaire pour justifier les licenciements.

L’argument économique

L’argument du « déficit structurel » de RFI se voulait un cache-sexe plus consistant : « Elle accumule depuis plusieurs années les déficits, qui s’élèvent depuis sa création à un montant cumulé de 30 millions d’€. Pour l’exercice 2008, le déficit prévisionnel approche les 9M d’€ ».

C’est faire peu de cas de l’extraordinaire volontarisme des salariés et des directions notamment celle d’Hervé Bourges qui ont fait passer RFI du 28e rang mondial derrière Radio Tirana au 3e rang. C’est oublier comment a été forgé ce très bel instrument qu’est aujourd’hui RFI : à marche forcée. C’est surtout oublier qu’en 1991, l’Etat a puisé l’équivalent de 37 millions d’euros dans nos réserves.

Suivent une série de mensonges, de dénigrements, de présentations systématiquement malveillantes. Ainsi en est-il du poids prétendument « exponentiel » de la masse salariale. Affirmation contredite par nos tutelles. Ils n’imaginaient pas que nous irions nous plonger dans les annexes de la Loi de finances 2009 pour démasquer leur supercherie.

Nous avons également cité le bilan d’activité du précédent président de RFI, Antoine Schwarz, rédigé 6 mois avant le plan de licenciement. Il se trouve que ce document qui était consultable sur le site intranet de RFI à la fin de son mandat, le 1er juillet 2008, en a disparu quelques semaines plus tard avec l’arrivée du nouveau président. Explication de la direction : « Il ne s’agissait pas d’un document officiel de RFI ». Puis notre demande d’entendre Antoine Schwarz à titre d’expert a comme il se doit été rejetée.

Il n’y a pas de « culture de déficit » à RFI

 Nous avons ensuite examiné les 3 derniers exercices. 2006 est la seule année qui présente un déficit comptable consistant : 11 millions. Un déficit provenant d’un abandon de créances sur TDF. L’opération a certes été lourde pour les comptes cette année là mais elle sera très largement bénéficiaire à l’horizon 2011 puisqu’elle aura généré 37 millions de cash flow d’ici là.   

Dès 2006, l’Etat savait donc qu’il faudrait recapitaliser RFI. Mais il a attendu 2009 pour le faire, procédant comme s’il s’agissait d’un donnant-donnant : un chèque de 16,9 millions contre 206 licenciements.

L’année 2007 affiche un léger déficit comptable. Pourtant à Matignon, la Direction du développement des médias nous félicite. Voici ce qu’écrit sa directrice, Laurence Franceschini : «  Malgré l’application d’un gel budgétaire de 1,7 M€ sur la subvention du ministère des Affaires étrangères, l’exécution budgétaire apparait légèrement excédentaire grâce à une bonne maîtrise des charges et à des ressources propres supérieures aux prévisions. »

Pour 2008, toujours pas de documents. Oralement, la direction nous a fait savoir que le déficit se situait autour des 8,4 M€. Il est constitué de la manière suivante :

  • 1,9 M€ de redressement URSSAF suite à une erreur de la DRH en 2003.
  • 2,4 M€ dans notre filiale en langue arabe Monte Carlo Doualia. La direction impute le déficit au précédent directeur Philippe Beauvillard.
  • 2,8 M€ de charges de personnel incluant le coût des licenciements et des limogeages de directeurs de la direction précédente.
  • 1 M€ de provisions pour contentieux.
  • Des sommes négligeables pour les provisions sociales

Au total, sur les 8,4 M€ de déficit comptable en 2008, 5,4 M€ sont des provisions. Reste environ 3 M€, ce qui correspond au déficit prévisionnel du budget 2008, qui traditionnellement n’incluait pas les provisions sociales. Ce budget avait été voté par le conseil d’administration.

En conclusion, nous avons fait valoir qu’il n’y avait pas de déficit « structurel » à RFI et que dans un contexte budgétaire tendu, notre société s’en sortait plutôt bien tant du point de vue de son objet social que de celui de ses critères de performance établis par nos tutelles. La seule chose qui soit structurelle à RFI, c’est le sous-financement systématique de la part de l’État. De 2004 à 2008, l’augmentation des recettes publiques de RFI à été de 3,4 % alors qu’elle était de 11,9 % en moyenne dans l’audiovisuel public. Réponse de la direction : « Nous nous devons de prendre en compte les intentions de notre actionnaire ». Si son  intention était de nous étouffer à petit feu, de provoquer une situation déficitaire et de l’invoquer ensuite pour justifier les licenciements, alors notre réponse est NON !

 

Communiqué des élus du Comité  d’Entreprise du 3 et 9 avril 2009

 SNJ –  FO  –  SNJ CGT  –  SNRT CGT

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Le soutien de la classe politique à la mobilisation des salariés de RFI et de Radio France se fait entendre. Le 7 avril, Benoît Hamon (porte-parole du PS), Pierre Laurent (coordinateur national du PCF) et d’autres responsables politiques sont venus exprimer leur indignation face au plan social qui prévoit la suppression de 206 postes à RFI et à la remise en cause de la convention collective de Radio France et RFI.
 


 

Retrouvez de plus larges extraits des interviews et toutes les autres vidéos de RFI Riposte sur http://www.dailymotion.com/rfiriposte

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