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Archive for février 2009

Le 5 mars à 10h  4, boulevard du Palais 75055 Paris – Métro Cité

La présence des salariés de RFI à l’audience au Tribunal de Grande Instance de Paris, fixé au 5 mars 2009 à 10h, est PRIMORDIALE (attention : il faudra prévoir un temps d’attente pour passer les contrôles de sécurité à l’entrée du Palais de justice, et donc y arriver vers 9h15. Les conditions sont les mêmes que dans les aéroports : par conséquent, n’emportez pas ce jour-là votre opinel favori ni votre coupe-ongles !!!….)

Petit rappel sur le combat mené par les syndicats et les élus au Comité d’entreprise CGT, FO et SNJ, avec le soutien juridique des avocats mandatés par les élus du CE :

1) Sur le plan juridique, la démarche entreprise par la direction de RFI n’est pas conforme au droit, puisqu’elle voudrait engager le CE dans la procédure SANS lui donner les informations dont il a besoin pour donner son avis sur
·         La motivation économique du PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi)

·         Les conséquences sur les emplois.

Ces irrégularités empêchent les élus du CE de participer normalement aux réunions programmées par la direction.  La justice sera saisie le 5 mars 2009.

 

2) La baisse d’audience- pour autant qu’elle puisse être prouvée- peut-elle justifier un PSE, comme le fait la direction ? La situation économique de RFI dépend seulement de la volonté de l’Etat d’investir (ou pas) dans cette entreprise publique. Le débat est ouvert. La justice sera appelée à trancher. L’issue n’est pas aussi certaine que semble le penser la direction.
3) Les avocats du CE conseillent aux salariés de RFI qui seraient déjà contactés par la DRH (ce qui est tout à fait illégal, mais apparemment déjà en cours) de ne pas négocier seuls un  départ “volontaire“.  Cela se ferait à leur détriment (à des conditions en-dessous de celles prévues par le PSE) ainsi qu’au détriment des autres salariés (rien n’oblige la direction à soustraire les départs volontaires aux 206 postes qu’elle a listés).        
Contrairement à ce que la direction aimerait nous faire croire : tout n’est pas plié !
         
Nous avons des droits, une convention collective, un contrat de travail.
 
POUR INFO : Le Tribunal de Grande Instance de Rennes a rendu son jugement le jeudi 12 février, dans le procès opposant la CGT et la CFTC à leur direction. « Le tribunal déclare nul le plan de sauvegarde de l’emploi adopté le 10 mai 2007 par la société des polymères de la Barre-Thomas ». En clair, cette décision devrait entraîner la réintégration dans l’entreprise des 309 salariés licenciés ou leur accorder des indemnités financières à la hauteur du préjudice subi. Plus d’informations http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Plan-social-annule-a-la-Barre-Thomas-309-salaries-peuvent-demander-a-etre-reintegres_39382-824128_actu.Htm

 

 

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canard-26-02-09

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C ‘est l’attente à Radio France Internationale (RFI). Depuis l’annonce d’un « plan de modernisation », début janvier, qui prévoit la suppression de 206 postes, sur plus d’un millier de salariés, et la fin de l’émission en six langues (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien), les personnels de la radio multiplient les initiatives pour ne pas se faire oublier.

« Nous essayons de continuer à travailler normalement face à une direction qui veut passer en force. La modernité ne signifie pas être chômeur », dit Elisa Drago, déléguée SNJ-CGT au comité d’entreprise qui, avec ses collègues, a refusé de signer un « accord de méthode » sur une éventuelle procédure de licenciements. Depuis, chaque partie campe sur ses positions. Les syndicats (FO, SNJ, CGT) ont assigné en référé la direction de RFI au tribunal de grande instance de Paris, le 5 mars, pour des irrégularités dans les procédures de présentation du plan social. « Ce plan n’a ni queue ni tête », expliquent les représentants syndicaux en rappelant que lors de la nomination d’Alain de Pouzilhac en juin 2008 à la présidence de RFI, celui-ci leur avait déclaré « qu’il ne venait pas ici pour licencier ».

 

« VOLONTÉ DE SABORDAGE »

Malgré la durée de la procédure, les syndicats se félicitent du succès rencontré par la pétition « contre le démantèlement de RFI ». S’adressant en priorité aux salariés de l’audiovisuel public et aux auditeurs, elle a recueilli plus d’un millier de signatures dont de nombreuses personnalités étrangères.

Hervé Bourges, ex-directeur général de RFI, en est un des signataires et a publié, le 9 février, un appel à sauver la radio dans « TeleVisions », le supplément hebdomadaire du Monde. Les syndicats de RFI ont fait paraître dans Libération une lettre ouverte au président Sarkozy pour lui demander « le retrait du plan social ».

« Vous avez l’ardente obligation morale de le faire ! », écrivent-ils. « Nous avons plus d’auditeurs, et de loin, que RTL, Europe 1, France Inter et France Info réunis », poursuivent les signataires qui, malgré leur demande, n’ont pas été reçus à l’Elysée.

Tout juste ont-ils été reçus par le conseiller audiovisuel de Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication. « On se moque de nous, ils veulent casser la radio », s’indigne une journaliste pour qui « il y a clairement une volonté de sabordage ».

Pourtant, le 13 février, l’Etat a confirmé la recapitalisation de RFI, à hauteur de 16,9 millions d’euros, somme correspondant au déficit des trois dernières années. Vers la mi-mars, dès que la loi sur la réforme de l’audiovisuel sera promulguée, après l’étude des différents recours au Conseil constitutionnel, RFI deviendra une filiale à 100 % de la nouvelle holding de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF) qui chapeautera également France 24 et TV5 Monde.

« Cette recapitalisation confirme l’engagement et le soutien de l’Etat à l’AEF et permettra à RFI de redéployer sa stratégie sur des bases économiques et financières saines, sans être pénalisée par l’accumulation de déficits antérieurs », précise la direction de RFI.

« Il faut en finir avec la culture du déficit », souligne M. de Pouzilhac. Les syndicats contestent l’ampleur de celui-ci en s’étonnant qu’il « enfle » d’un comité d’entreprise à l’autre. « La direction y inclut des assignations de l’Ursaff, ainsi que des indemnités de licenciement qui ne correspondent pas au déficit structurel », explique Mme Drago.

Outre la demande d’abandon du plan social, les syndicats dénoncent « un conflit d’intérêt » entre les dirigeants de RFI et leurs activités extérieures qui, selon eux, pourrait nuire à la crédibilité de la radio, notamment à l’étranger.

« Non seulement notre directrice générale, Christine Ockrent, est l’épouse du ministre des affaires étrangères, mais Alain de Pouzilhac cumule ses fonctions avec une présidence dans un groupe de casinos exploitant vingt établissements de jeux d’argent en France », soulignent-ils. Pour M. de Pouzilhac, « c’est une blague ! Je suis non-exécutif dans trois conseils d’administration à l’extérieur de l’AEF ».

Daniel Psenny

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46 millions d’auditeurs dans le monde Financement. Les ressources de RFI dépendent à 95 % de la redevance et des subventions de l’Etat, via le ministère des affaires étrangères et les services du premier ministre. La radio a bénéficié d’un budget de 137 millions d’euros pour 2008. Effectifs. La station compte plus d’un millier de salariés, dont 465 journalistes, 206 personnels administratifs, techniques et de production, 365 cadres et un réseau de 600 correspondants dans le monde. Audiences. En 2007, RFI s’appuyait sur 46 millions d’auditeurs dans le monde, dont 27,5 millions en Afrique, 10,5 millions au Moyen-Orient et au Maghreb, 4,2 millions en Amérique, 2,2 millions en Europe (dont près d’1 million en Ile-de-France) et 1,7 million en Asie et Océanie. Production. RFI diffuse 393 heures par semaine en français et en langues étrangères – soit 56 heures par jour sur 200 flux différents – et compte 580 radios partenaires dans 125 pays.

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Mediapart a publié ce vendredi 20 février un article sur Alain de Pouzilhac, le PDG de RFI.

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Hervé Bourges était invité sur France Inter ce mercredi 18 fevrier.

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Dépêche AFP sur RFI 13 fév 2009

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Signez notre petition

206 suppressions d’emplois sur un total de 945, 6 rédactions de langues fermées sur 17, la moitié du personnel technique et de réalisation évincé, tous les secteurs touchés : voilà le plan que la direction de RFI (Radio France Internationale, la radio publique française à destination de l’étranger) veut imposer avec l’aval des Tutelles.

 

Les syndicats CFDT, FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT de RFI vous invitent à signer la pétition au verso, adoptée en Assemblée générale des personnels le 27 janvier. Ils s’adressent :

 

A vous, salariés de l’audiovisuel public, pour dire : aujourd’hui c’est nous, demain c’est vous. Le gouvernement veut nous couper en rondelles, nous diviser, mais nous ne sommes pas dupes. Déjà 1000 départs à la retraite non remplacés à France Télévisions entre 2009 et 2012, la convention collective remise en cause… Nous avons manifesté à plus de 400 le 22 janvier dernier, nous sommes dans la rue ce 29 janvier, avec vous. Nous devons nous unir pour nous défendre.

 

A vous, auditeurs de RFI, pour dire : Pour que le service public reste le garant d’une information de qualité, pour que RFI puisse maintenir les moyens nécessaires à cette qualité de l’information, parce que le choix à l’information demeure une liberté fondamentale qui nécessite une diversité d’opinions et une presse indépendante et pluraliste, nous avons besoin de votre soutien.

 

Disons ensemble :

Non au démantèlement de RFI !

Non aux suppressions d’emplois !

Maintien de toutes les langues !

Aucun licenciement !

Retrait du plan ! 

Signez la petition ICI

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Lettre paru dans libération daté du 11 fevrier 2009
Ecrite par les sections syndicales FO, SNJ, CGT de RFI

Monsieur le Président, depuis une semaine votre état major prétendait qu’il n’y avait pas eu de propositions concrètes dans la grande manifestation des salariés le 29 janvier. Et pourtant si, il y en avait au moins une : le retrait du plan social prévoyant de licencier une personne sur quatre à RFI. Cette revendication là vous concerne directement et personnellement, Monsieur le Président, car RFI appartient à 100 % à l’Etat. Dans votre intervention télévisée vous avez déclaré que « la question de l’emploi est cruciale. Tout doit être mis en oeuvre pour sauver des emplois (…) Il faut tout faire pour éviter les licenciements. » Bravo ! Mais alors commencez donc par donner l’exemple dans les entreprises publiques ! RFI est actuellement une exception : c’est la seule société de service public où un plan social est en cours. Il ne s’agit pas de non remplacement de départs en retraite comme dans la fonction publique. Ce n’est pas non plus un plan de départs volontaires comme à France Télévision. Non, il s’agit bel et bien chez nous de gens qu’on va jeter à la rue contre leur gré, donc de casse sociale. Notre direction prétend qu’il faut en passer par là pour nous moderniser. A votre avis, licencier en pleine crise, c’est-à-dire condamner plusieurs centaines de famille à la déchéance sociale est-ce vraiment là un signe de modernité pour une entreprise et à plus forte raison pour une entreprise publique ? « La crise s’abat sur nous. C’est à moi de protéger les gens », dites-vous. Alors commencez donc par là où c’est le plus évident et le plus facile : chez vous. Un seul coup de téléphone de votre part suffit pour préserver l’emploi à RFI. Demandez le retrait du plan social. Vous pouvez le faire. Vous avez l’ardente obligation morale de le faire ! Si RFI devait être une exception, de celle-là, nous nous serions bien passé. En revanche, nous nous singularisons avec fierté dans beaucoup d’autres domaines. Nous avons, par exemple, largement plus d’auditeurs, et de loin, que RTL, Europe1, France Inter et France Info réunies. Ainsi, RFI est-elle numéro 1 dans la plus grande ville francophone dans le monde, à Kinshasa, avec près de 1 million d’auditeurs, devant tout les autres radios locales et internationales. Le premier groupe de radio privé en France, le groupe RTL dispose d’un budget largement supérieur à celui de RFI pour une audience globale plus de deux fois inférieure. RFI se singularise également en étant un peu plus qu’une simple société nationale de programmes. Elle est un organe de souveraineté qui fut longtemps le seul à remplir une double mission : une mission d’influence, la France devant rivaliser avec les grands médias internationaux ; et une mission culturelle, la France devant promouvoir sa langue et ses valeurs (démocratie et confrontation des opinions, droits de l’homme, défense du multilatéralisme, laïcité, diversité culturelle, art de vivre). Aujourd’hui RFI n’est plus seule. Elle est rattachée à l’AEF qui rassemble France 24 et TV 5. Le problème c’est qu’on veut déshabiller la radio pour habiller la télévision. RFI est un bel outil au service de la France et de la francophonie. Hélas on est en train de le casser. Cette voix risque de s’étrangler. Post scriptum : une question subsidiaire Monsieur le Président : savez-vous que RFI et l’Audiovisuel extérieur de la France pratiquent la confusion des genres à grande échelle ? Non seulement notre directrice générale, Christine Ockrent est l’épouse du ministre des affaires étrangères, mais ce que l’on sait moins c’est que notre président Alain de Pouzilhac cumule ses fonctions avec une présidence dans un groupe de Casinos exploitant 20 établissements de jeux d’argent en France. Il s’agit de Joagroupe, une société qui plus est à capitaux nord-américains. Alors, nous vous le demandons, Monsieur le Président : n’est-ce pas choquant ? Les sections syndicales FO, SNJ, CGT de Radio France Internationale

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Hervé BOURGES

ancien directeur général de Radio France internationale

La réforme de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF) sonne-t-elle le glas pour Radio France internationale (RFI) ? On pourrait le craindre à l’annonce des 206 suppressions d’emplois – soit 20 % des effectifs permanents – prévues au titre d’un plan social dit « de modernisation ».Une mesure dont l’ampleur est préoccupante. Depuis un peu plus de vingt-cinq ans, notre radio internationale a conquis des positions auxquelles un effacement remontant à l’ORTF l’avait conduite à renoncer. Forte de 45 millions d’auditeurs réguliers, RFI figure dans le peloton de tête des grandes radios internationales, juste derrière la BBC et la Voix de l’Amérique ; elle est devenue un des acteurs les plus importants de la présence et de l’action culturelle françaises à l’étranger.

Plus que tout autre média, RFI joue un rôle actif dans la politique et la diplomatie de la France : Ingrid Betancourt en a encore témoigné récemment. Les oubliés de la démocratie – hier les pays d’Europe centrale et orientale, aujourd’hui la Chine, I’Iran et certaines républiques d’Asie centrale – savent que, sans une information fiable et rigoureuse, ils ne pourront reconquérir leur liberté.

RFI est fière d’être cette voix-là. Pour ses auditeurs, d’Alger à Dakar, de Washington à Moscou, RFI est bien la radio mondiale revendiquée par ses slogans. Mais la valeur d’une radio se mesure aussi à l’aune de son rayonnement effectif. Une certaine chute de d’audience  semble avoir été l’une des motivations premières des mesures de «  modernisation » annoncées. La baisse de l’écoute parisienne pour commencer… Un tel baromètre paraîtrait étonnant pour média « global », si le même phénomène d’érosion n’avait pas été observé un peu partout. Difficile d’y rester indifférent. En Afrique, où RFI est écoutée comme une radio nationale dans la plupart des pays francophones, la montée en puissance des radios locales se traduit depuis quelques années par une redistribution des cartes.

Certes « la crédibilité des informations de  RFI lui permet de demeurer un leader d’opinion incontestable. RFI est n°1 dans la plupart des grandes capitales de la région. Mais la station française doit faire face à une compétition accrue, d’opérateurs locaux, ou même d’une excellente station soutenue par l’ONU, Radio Okapi au Congo Kinshasa. Qui peut ignorer ce continent si proche, aujourd’hui courtisé, convoité et flatté par les Chinois comme il l’est toujours par les Américains et les Russes ? Veut-on que demain on y parle, on y achète et on y vende –  anglais, chinois ou russe ?

Dans les autres régions du monde, la situation est également complexe. La fin de la guerre froide et la liberté de communication nouvelle dont jouissent les médias nationaux ont redistribué les cartes en Europe : le rayonnement des ondes françaises ne rencontre plus la même attente dans les pays d’Europe centrale et orientale – ni à fortiori en Espagne, en Allemagne réunifiée ou au Portugal. Et notre vieille Europe semble victime d’une dérive irréversible des continents, vue depuis les régions d’Asie-Pacifique.

A travers la planète, les élites se tournent volontiers vers des technologies numériques, telles que la télévision par satellite et Internet. La création de la chaîne européenne multilingue Euronews  puis, récemment, celle de France 24 – diffusant en français, en anglais et en arabe (à certaines heures) – a répondu à cette évolution de la communication internationale.

Mais un nouveau média ne se substitue jamais réellement à ceux qui existent déjà. La radio demeure un vecteur irremplaçable au sein du bassin linguistique où rayonnent ses émissions. Elle doit toutefois savoir se redéployer pour répondre aux demandes du moment. RFI a joué jusqu’à l’aube de  ce 21 ème siècle, un rôle

prépondérant dans le monde des médias, fournissant dans plus de 130 pays, des programmes spécifiques de radio à plus de 700 radios partenaires. Elle fut aussi une agence d’actualité sonore et une agence de presse pour plus de 300 médias. Par ses actions culturelles, elle a fait connaître des dizaines d’artistes et d’écrivains francophones. A l’époque d’Internet, bien évidemment ses services doivent évoluer. Ainsi la BBC a-t-elle cessé de desservir de nombreuses régions en ondes courtes, et supprimé ses émissions de radio à destination de la majorité des pays d’Europe. Mais son nouveau dispositif, où existent radio et médias numériques, ne ressemble nullement à une retraite.A l’époque de la mondialisation, toute présence économique doit s’appuyer sur une forte présence culturelle. Aussi faut-il sauver Radio France Internationale,la renforcer, la redévelopper. En constituer le fer de lance de la Société de l’audiovisuel extérieur de la France, sa vitrine, son atout maître, en préservant ses moyens propres, ses objectifs spécifiques, son personnel compétent, en adaptant sa stratégie à l’évolution du monde et au bouleversement des technologies. Il faut aussi sauver le soldat RFI pour que survive une francophonie, sapée dans tous les domaines de notre action extérieure par des budgets en perpétuelle régression.

Paru dans Le Monde / supplément Radio-télé du 9 février 2009

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Voici les grandes lignes des explications données samedi par les avocats du CE lors de l’AG qui s’est tenue à la Bourse du travail.

1) Sur le plan juridique, la démarche entreprise par la direction de RFI n’est pas conforme au droit, puisqu’elle voudrait engager le CE dans la procédure SANS lui donner les informations dont il a besoin pour donner son avis sur :
A) La motivation économique du PSE, Plan de Sauvegarde de l’Emploi
B) Les conséquences sur les emplois.

Ces irrégularités empêchent les élus du CE de participer normalement aux réunions programmées par la direction. La justice sera saisie dans les jours qui viennent, elle pourrait contraindre la direction à tout reprendre au point de départ.

2) La baisse d’audience- pour autant qu’elle puisse être prouvée- peut-elle être mise en avant pour justifier un PSE, ainsi que le fait la direction ? Comme le soulignent les avocats, la situation économique de RFI dépend seulement de la volonté de l’état d’investir (ou pas) dans cette entreprise publique. Le débat est ouvert (la justice sera sans doute appelée à trancher) et l’issue n’est pas aussi certaine que semble le penser la direction.

3) Les avocats du CE conseillent aux salariés de RFI qui seraient déjà contactés par la DRH (ce qui est tout à fait illégal, mais apparemment déjà en cours) de ne pas négocier seuls, en dehors du PSE, un  départ « volontaire ».  Cela se ferait à leur détriment (ils ne bénéficieraient d’aucune des mesures prévues par le PSE).AG BT

4) La mobilisation des salariés de RFI est PRIMORDIALE,  nous ont également dit les avocats, notamment pour faire la démonstration que la motivation économique à l’origine de ce PSE n’est pas valable. (La présence des salariés lors des audiences en justice- dont les dates vous seront transmises- est vivement souhaitée !)

Enfin, les avocats du CE (convaincus et convaincants) nous ont rappelé que nous avons des droits, une convention collective, un contrat de travail.  Bref, TOUT N’EST PAS PLIE, comme aimerait nous le faire croire la direction.

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