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Archive for avril 2009

Pour cette grande journée d’action interprofessionnelle, RFI sera present.

Rendez vous à 14h à l’angle de l’av. Denfert Rochereau et de l’av. de l’obeservatoire.

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Les syndicats FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT ont, depuis le début, revendiqué le retrait du plan social. D’autres organisations syndicales ont fait le choix de négocier pour aménager ce plan. Les documents qui sont soumis au Comité d’entreprise du 29 avril prochain sont le résultat de ces négociations.

 

La direction affirme sa volonté de « privilégier les départs volontaires ».

Or, ce que ne dit pas la lettre de la direction aux personnels: n’est pas volontaire qui veut !

Tout d’abord, la direction se réserve le droit d’accepter ou non chaque départ volontaire. Ensuite, les possibilités de volontariat n’existent que dans les catégories professionnelles où des suppressions de postes sont prévues et selon le nombre de postes supprimés (et seulement à titre « exceptionnel » ailleurs) :

 

Assistant d’édition : 5 postes supprimés sur 23

Assistant multimédia : 1 poste supprimé sur 16

Dactylo de presse : 5 postes supprimés sur 8

Gestionnaire des systèmes d’information : 5 postes supprimés sur 10

(….)

Journaliste en langue albanaise : 4 postes supprimés sur 4

Journaliste en langue allemande : 7 postes supprimés sur 7

(….)

Journaliste Amérique latine : 11 postes supprimés sur 32,5

(….)

Journaliste en langue française : 23 postes supprimés sur 146,5

Journaliste produits dérivés 2 postes supprimés sur 7

(….)

Personnel de production (la direction regroupe dans cette seule catégorie les techniciens et chargés de réalisation) : 45 postes supprimés sur 139

Technicien de maintenance : 6 postes supprimés sur 22

 

 

Dans les catégories professionnelles ainsi définies par la direction où tous les postes sont supprimés, être volontaire, ça ne veut rien dire. C’est en fait pousser les salariés à se proposer eux-mêmes pour être licenciés alors que de toutes façons ils sont appelés à l’être. C’est la « séparation à l’amiable » chère à Mme Parisot du MEDEF, la « rupture du contrat de travail d’un commun accord pour motif économique » qui limite les recours juridiques possibles contre le licenciement.

 

 « Il n’y a pas lieu de départager les salariés » (par des critères d’ordre) au sein d’une catégorie où tous les postes seront supprimés, dit la direction. Mais c’est bien là une exclusion et un traitement discriminatoire pour les collègues des rédactions de langues supprimées qui pourraient travailler en français !

 

A l’intérieur des catégories où une  partie des postes est supprimée que s’appliqueraient des critères d’ordre dans les licenciements, des critères d’abord apparemment objectifs :

5 points maximum pour l’âge,

4 points maximum pour les personnes à charge (4 personnes à charge valent 4 points),

5 points pour parent isolé, pour personne handicapée…,

5 points maximum pour l’ancienneté audiovisuel public.

Mais par un véritable tour de passe-passe, la direction se permet ensuite d’attribuer 12 points aux salariés selon leurs « qualités professionnelles ». D’une part, c’est la porte ouverte à un traitement « à la tête du client ». D’autre part, par les critères prévus par la direction pour juger les qualités professionnelles aux chargés de réalisation et techniciens, risquent d’être évincés tous ceux qui ne veulent ou ne peuvent être TCR parfaitement polyvalents. Par cette opération ainsi que par d’autres mécanismes inclus dans le plan, la direction veut faire passer ce qu’elle n’a pas pu imposer depuis des années : la conversion forcée de tous les techniciens et chargés de réalisation en TCR !

 

Les conséquences pour ceux qui restent :

une complète restructuration et une énorme aggravation des conditions de travail. Les nouvelles organisations remettent en cause les accords 35h, la RTT est supprimée pour certains, pour la plupart les vaction des personnels de production passent sur des horaires décalés. Toutes les rédactions devront supporter une baisse d’effectif donc une augmentation de la charge de travail. La suppression denombreux magazines va appauvrir le travail, les congés seront planifiés, … tout ceci accompagné par la remise en cause des acquis de la convention collective.

 

Ce plan reste par conséquent inacceptable !

Nous irons le dire au ministère de la Culture où nous sommes reçus ce 28 avril.

Nous irons dire : les syndicats FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT ne sont pas contre la négociation, mais pas sur la base de ce plan de la direction !

 

 

Nous vous appelons à une nouvelle Assemblée générale d’information et de débat

jeudi 30 avril à 13h devant le « 116 » (ex-CAPE)

 

 

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Courage, fuyons !!!!

Dans Le Canard Enchaîné du 22 avril, cette brève tout à la fois drôlatique et sidérante…  

 » Panique au sommet de Radio France internationale (RFI) où la directrice générale, Christine Ockrent ne se rend pas tous les jours à son bureau et prend soin, depuis peu, de ne jamais quitter les lieux par l’entrée principale de la station, la porte F de la Maison de la radio. Explication : en ces temps de plan social (206 postes vont être sucrés), la malheureuse redoute, comme elle l’a confié à son entourage, d’ « être séquestrée » par les salariés, comme une vulgaire patronne de PME ! Du coup, Ockrent prend toujours la tangente par une porte plus discrète.

Dans sa grande bonté, Le Canard n’indiquera pas laquelle. »

 

 

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Lu dans le quotidien Libération du 21 avril 2009 , l’article de Tiphaine Saliou :

 »  Au siège de la station, témoignages de journalistes étrangers menacés de licenciement.

L’air perplexe, la journaliste du service russe de Radio France internationale (RFI) examine la borne internet flambant neuve installée à l’entrée de la rédaction parisienne. Et soupire. «Regardez, elle ne marche même pas. La station en a installé cinq, pour environ 30 000 euros. En comparaison, la diffusion des programmes étrangers en Ile-de-France coûtait 80 000 euros par an.» Mais à RFI, radio qui relaie depuis plus de trente ans l’actualité en 20 langues et dans 74 pays, la promotion des langues ne semble paradoxalement plus prioritaire. Et le long couloir dévolu aux rédactions étrangères fait figure de village d’irréductibles.

Le «plan de modernisation» lancé en janvier par la direction du tout nouvel Audiovisuel extérieur de la France (AEF), qui rassemble RFI, France 24 et TV5 Monde, prévoit la suppression de 206 emplois à la radio, dont 67 dans les rédactions de langues étrangères. Et si toutes sont concernées par les licenciements, l’histoire de six services, elle, s’achève définitivement. Terminé l’allemand, le polonais et le roumain. Adieu Albanais, Laotiens et Serbo-Croates. Les rédactions persane, chinoise, russe et vietnamienne, dont les émissions sont en sursis jusqu’en 2011, se renforcent, elles, sur Internet. Curieuse idée pour des pays où la censure sévit sur le Web. Partout, sur les vitres, les pétitions s’accumulent, la résistance s’organise et le corridor prend des airs de bastion assiégé. Quelque  2 000 signatures de personnalités françaises ou étrangères, comme le cinéaste Roman Polanski, l’écrivain Michel Tournier, le député européen socialiste Vincent Peillon, côtoient des mots d’auditeurs sensibles à la disparition de «cette fenêtre sur la France et l’Europe».

Statut. Dans les bureaux, c’est l’incompréhension, la colère, l’abattement. «Le message est clair : ils nous disent qu’on ne sert à rien», lâche un journaliste serbo-croate. Surtout, une nouvelle inquiétude pointe face au projet de plan social récemment remis aux syndicats : la distinction faite entre les salariés français et étrangers. Une différence de statut qui pourrait bien entrer en compte lors des propositions de reclassement, même si la direction se défend, dans un communiqué interne, de toute inégalité de traitement entre ses collaborateurs, «quelles que soient leurs nationalités, leurs origines».

Une tentative d’apaisement qui ne convainc pas. «Il n’y a personne dans ma rédaction qui pense être reclassé», affirme le journaliste des Balkans. Car, pour la direction, l’accent semble poser problème. Un autre renchérit : «Nous avons le sentiment d’être discriminés. La direction vante la diversité de la station, mais elle a clairement des doutes sur nos capacités en langue française. Evidemment, nous ne sommes pas tous capables de tenir l’antenne en français, mais il existe d’autres possibilités au sein de l’entreprise.»

Du côté de la rédaction roumaine, où sept des neuf journalistes sont sur la sellette, la situation vire au drame : «On en est arrivé à analyser nos chances de rester ou de partir. C’est embarrassant et humiliant.» Surtout que, dans le couloir des langues étrangères, la moyenne d’âge avoisine les 50 ans. Alors il est souvent inutile de discuter reconversion… «Comment voulez-vous que l’on retrouve un travail comme journaliste quand on a travaillé vingt ans en France dans une langue étrangère ?» s’indigne un reporter polonais. Tous citent l’exemple du plan social de la BBC. «Là-bas, tout a été fait dans la transparence. Ils l’ont annoncé un an à l’avance et les gens ont eu le temps de se retourner.» Ici, au contraire, les informations tombent au compte-gouttes : le rendez-vous est fixé au 29 avril, date du prochain comité d’entreprise (CE).

Les rédactions avaient pourtant vu le coup arriver. «On a toujours été les parents pauvres de la station. Et depuis quelques années, la politique des directions successives s’est durcie : on nous coupe les moyens, les fréquences, le nombre d’employés», explique une journaliste allemande. Le 5 mars, la totalité des rédactions a cessé d’émettre en moyennes ondes en région parisienne. Les programmes ne sont désormais diffusés qu’à l’étranger et sur Internet.

Houleux. Ce qui irrite les employés, ce sont surtout les arguments de la direction, «ni valables ni justifiés», notamment la baisse prétendue de l’audience. Un argument fallacieux et parfois faux que la direction a fini par abandonner lors d’un CE plutôt houleux, qui s’est soldé par le départ précipité du président de RFI et de l’AEF, Alain de Pouzilhac, sous les huées.

Les «raisons géostratégiques» évoquées ont encore plus de mal à passer. En particulier l’argument ressassé de la direction, qui voit dans la chute du mur de Berlin une bonne raison de mettre fin aux émissions en langue allemande. Choquée, la rédaction rappelle le but de ses programmes : parler de la France aux Allemands. «Le mur de Berlin n’a jamais été notre raison d’être. Nos programmes ne sont pas motivés par la guerre froide. Ils n’étaient pas censés combler un manque d’informations sur l’Allemagne», argue-t-elle dans une lettre ouverte. «C’est incroyable. Jamais quelqu’un de la direction ne s’est présenté pour savoir ce que l’on fait», enrage un journaliste.

La nouvelle stratégie de RFI prévoit un redéploiement vers le continent africain – où la radio réalise 80 % de son audience -, grâce notamment à la création de rédactions en swahili, en haoussa, langue commerciale d’Afrique de l’Ouest, mais aussi en portugais et en anglais, pour séduire les anciennes colonies britanniques et lusophones. Dans la rédaction serbo-croate, on s’indigne : «C’est quoi, cette stratégie ? Une politique néocoloniale à l’égard de l’Afrique ?»

Nostalgique, un journaliste polonais évoque le rayonnement de la francophonie, aujourd’hui révolu. Avant de conclure, amer : «Les journalistes sont ici depuis trente ou quarante ans. Ils connaissent la France à fond. Un outil comme ça, ça ne se refait pas.» « 

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Les CE extraordinaires des 3 et 9 avril portaient sur les deux arguments servant à légitimer l’injustifiable : le licenciement de 206 salariés soit près du quart du personnel.

L’argument de la baisse des audiences

« RFI perd des parts de marché dans toute les parties du monde y compris en Afrique francophone,  écrit la direction ». Nous avons mis en évidence l’absence totale de pertinence de la notion de part de marché pour une radio non-commerciale dont la vocation n’est pas de faire des bénéfices mais d’informer et de porter haut les valeurs de la France. La direction reconnait que le précédent chiffre de 46 millions d’auditeurs dans le monde est très fiable et qu’il pourrait même être en hausse dans la nouvelle étude en cours. Nous avons pour notre part souligné l’augmentation du nombre d’auditeurs dans la plupart des capitales d’Afrique francophone. Conclusion : pendant que l’audience de RFI baisse, le nombre de ses auditeurs… augmente. La direction a retiré la « baisse » de l’audience de son argumentaire pour justifier les licenciements.

L’argument économique

L’argument du « déficit structurel » de RFI se voulait un cache-sexe plus consistant : « Elle accumule depuis plusieurs années les déficits, qui s’élèvent depuis sa création à un montant cumulé de 30 millions d’€. Pour l’exercice 2008, le déficit prévisionnel approche les 9M d’€ ».

C’est faire peu de cas de l’extraordinaire volontarisme des salariés et des directions notamment celle d’Hervé Bourges qui ont fait passer RFI du 28e rang mondial derrière Radio Tirana au 3e rang. C’est oublier comment a été forgé ce très bel instrument qu’est aujourd’hui RFI : à marche forcée. C’est surtout oublier qu’en 1991, l’Etat a puisé l’équivalent de 37 millions d’euros dans nos réserves.

Suivent une série de mensonges, de dénigrements, de présentations systématiquement malveillantes. Ainsi en est-il du poids prétendument « exponentiel » de la masse salariale. Affirmation contredite par nos tutelles. Ils n’imaginaient pas que nous irions nous plonger dans les annexes de la Loi de finances 2009 pour démasquer leur supercherie.

Nous avons également cité le bilan d’activité du précédent président de RFI, Antoine Schwarz, rédigé 6 mois avant le plan de licenciement. Il se trouve que ce document qui était consultable sur le site intranet de RFI à la fin de son mandat, le 1er juillet 2008, en a disparu quelques semaines plus tard avec l’arrivée du nouveau président. Explication de la direction : « Il ne s’agissait pas d’un document officiel de RFI ». Puis notre demande d’entendre Antoine Schwarz à titre d’expert a comme il se doit été rejetée.

Il n’y a pas de « culture de déficit » à RFI

 Nous avons ensuite examiné les 3 derniers exercices. 2006 est la seule année qui présente un déficit comptable consistant : 11 millions. Un déficit provenant d’un abandon de créances sur TDF. L’opération a certes été lourde pour les comptes cette année là mais elle sera très largement bénéficiaire à l’horizon 2011 puisqu’elle aura généré 37 millions de cash flow d’ici là.   

Dès 2006, l’Etat savait donc qu’il faudrait recapitaliser RFI. Mais il a attendu 2009 pour le faire, procédant comme s’il s’agissait d’un donnant-donnant : un chèque de 16,9 millions contre 206 licenciements.

L’année 2007 affiche un léger déficit comptable. Pourtant à Matignon, la Direction du développement des médias nous félicite. Voici ce qu’écrit sa directrice, Laurence Franceschini : «  Malgré l’application d’un gel budgétaire de 1,7 M€ sur la subvention du ministère des Affaires étrangères, l’exécution budgétaire apparait légèrement excédentaire grâce à une bonne maîtrise des charges et à des ressources propres supérieures aux prévisions. »

Pour 2008, toujours pas de documents. Oralement, la direction nous a fait savoir que le déficit se situait autour des 8,4 M€. Il est constitué de la manière suivante :

  • 1,9 M€ de redressement URSSAF suite à une erreur de la DRH en 2003.
  • 2,4 M€ dans notre filiale en langue arabe Monte Carlo Doualia. La direction impute le déficit au précédent directeur Philippe Beauvillard.
  • 2,8 M€ de charges de personnel incluant le coût des licenciements et des limogeages de directeurs de la direction précédente.
  • 1 M€ de provisions pour contentieux.
  • Des sommes négligeables pour les provisions sociales

Au total, sur les 8,4 M€ de déficit comptable en 2008, 5,4 M€ sont des provisions. Reste environ 3 M€, ce qui correspond au déficit prévisionnel du budget 2008, qui traditionnellement n’incluait pas les provisions sociales. Ce budget avait été voté par le conseil d’administration.

En conclusion, nous avons fait valoir qu’il n’y avait pas de déficit « structurel » à RFI et que dans un contexte budgétaire tendu, notre société s’en sortait plutôt bien tant du point de vue de son objet social que de celui de ses critères de performance établis par nos tutelles. La seule chose qui soit structurelle à RFI, c’est le sous-financement systématique de la part de l’État. De 2004 à 2008, l’augmentation des recettes publiques de RFI à été de 3,4 % alors qu’elle était de 11,9 % en moyenne dans l’audiovisuel public. Réponse de la direction : « Nous nous devons de prendre en compte les intentions de notre actionnaire ». Si son  intention était de nous étouffer à petit feu, de provoquer une situation déficitaire et de l’invoquer ensuite pour justifier les licenciements, alors notre réponse est NON !

 

Communiqué des élus du Comité  d’Entreprise du 3 et 9 avril 2009

 SNJ –  FO  –  SNJ CGT  –  SNRT CGT

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Merci à Didier Mathus sur le plateau et à Elisa Drago sur l’île aux Cygnes ! La manière dont François Rocheboine a esquivé la question des 206 suppressions d’emploi à RFI est d’anthologie…

http://www.lcpan.fr/emission/74283/video

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Le soutien de la classe politique à la mobilisation des salariés de RFI et de Radio France se fait entendre. Le 7 avril, Benoît Hamon (porte-parole du PS), Pierre Laurent (coordinateur national du PCF) et d’autres responsables politiques sont venus exprimer leur indignation face au plan social qui prévoit la suppression de 206 postes à RFI et à la remise en cause de la convention collective de Radio France et RFI.
 


 

Retrouvez de plus larges extraits des interviews et toutes les autres vidéos de RFI Riposte sur http://www.dailymotion.com/rfiriposte

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