Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for juillet 2009

C’est l’histoire d’un actionnaire à 100 % qui en a eu assez du tracas quotidien que lui imposait la surveillance de sa société, la gestion des projets, des revendications, des conflits. Il a donc décidé de devenir un actionnaire dormant et de se transformer en une sorte de propriétaire latifundiaire. Pour cela il embauche un couple d’intendants de choc, les dote d’un pécule et leur laisse carte blanche afin de gérer ses biens et ses gens.

Une fois installés, ces régisseurs se révèlent être de vrais prédateurs : ils décident de sabrer dans la valetaille et de chasser du domaine un quidam sur 4. Les ordonnateurs sont connus pour avoir déjà semé le vent du conflit et de la discorde dans d’autres grandes propriétés. Mais cette fois-ci ils récoltent la tempête. Attaqués avec une violence inouïe, les faquins se révoltent, s’organisent et résistent. Il y a parmi eux de nombreux métèques, des rastaquouères. Ils tentent d’en appeler à leur bon maître, persuadés qu’il ne sait pas ce qui se passe. Et lorsque, enfin, après 6 mois, ils parviennent à passer les barrages des laquais poudrés pour s’adresser à lui, ce dernier leur répond d’un laconique : « Je ne vous oublie pas », et renvoie les importuns du revers de la main.
Quel est ce propriétaire qui se désintéresse aussi ostensiblement de son bien ? Quel est donc cet actionnaire là ? Aucun actionnaire privé ne pourrait se permettre d’abandonner ainsi toute responsabilité sociale.

 Seul l’Etat le peut. Et quel moment a-t-il choisi, ce souverain propriétaire pour laisser ainsi libre cours aux instincts éradicateurs de ses mandataires : l’heure où le pays pleure.
Ceci n’est pas une fiction. C’est un cas d’école qui sera un jour enseigné à l’ENA sous le titre : l’abdication.

Les faquins, eux n’ont pas dit leur dernier mot !

Le personnel  de RFI  n’abdique pas.  L’intersyndicale appelle à poursuivre le combat après la trêve estivale pour la défense de nos emplois !

Read Full Post »

Nous sommes surpris, suite au délibéré du juge des référés, qu’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi dans lequel rien n’est fait pour sauvegarder l’emploi, ne soit pas frappé de nullité :

  •  Aucun reclassement dans l’audiovisuel public : la direction trouve que c’est légitime,
  • Ne pas offrir de reclassement aux journalistes étrangers soi-disant parce qu’ils ne sont pas interchangeables : la direction trouve que c’est légitime,
  • Ne pas offrir aux CDD, soit plus de 18% des effectifs, les conditions du PSE : la direction trouve que c’est légitime,

Nous trouvons illégitime :

– Qu’une entreprise de service public procède à des licenciements,

– Que l’Etat licencie à RFI alors que l’emploi est « sa priorité » et quand  « La France risque d’enregistrer 639.000 chômeurs de plus cette année. Quant au taux de chômage, il devrait continuer à fortement progresser pour avoisiner les 10% en fin d’année, prévoient l’Insee, la Commission européenne ou encore l’OCDE. »

Dans ce contexte nous ne comprenons pas pourquoi il faut licencier à RFI.

Ce que l’on remarque : ce plan est un plan de démantèlement de RFI.

 L’intersyndicale de RFI n’acceptera aucun licenciement sec. La défense de l’emploi dans notre entreprise est notre priorité et nous continuerons à utiliser toutes les procédures et dispositifs légaux à notre disposition pour faire échec à ce plan.

 

Le comité d’entreprise va saisir la cour d’appel de Paris dans les plus brefs délais.

 

Le 27 juillet 2009, l’intersyndicale SNJ, FO, SNJ-CGT, SNRT-CGT

Read Full Post »

Question du sénateur David Assouline au ministre de la culture et de la communication, Frédéric Mitterrand, le 16 juillet dernier.

Read Full Post »

Retrouvez les émotions de la soirée du 9 juillet à la mairie du 11 ième arrondissement de Paris ici

Read Full Post »

Le vendredi 10 juillet 2009 vers 13h45, l’Assemblée Générale  des personnels de RFI a voté la poursuite du mouvement social initié le 12 mai dernier et, lors d’un vote séparé, la suspension du mouvement jusqu’à la rentrée, afin de ne pas pénaliser les CDD et les pigistes qui remplacent les personnels en CDI qui partent en congés d’été.

Le même jour à 14h03, donc une vingtaine de minutes plus tard, la Direction de RFI a envoyé à tous les personnels de l’entreprise un long communiqué qui a retenu toute notre attention, mais qui comprend beaucoup d’éléments très étonnants, qui ont sans doute pour l’origine une extrême précipitation dans laquelle ce communiqué a dû être rédigé, à en juger par le temps très court qui sépare sa publication des votes de l’Assemblée Générale.

Nous y relevons, en particulier, des contrevérités, des affirmations sans fondement et quelques expressions de fausse naïveté:

– Contrairement aux affirmations contenues dans la première phrase du communiqué de la Direction, l’Intersyndicale n’a pas pris la décision de « lever le mouvement de grève ». Elle a proposé à l’AG de le suspendre temporairement pour de raisons bien précises et pour une période clairement définie. La Direction est parfaitement au courant des détails de cette décision. Malgré cela, elle tente de déformer la réalité en parlant de la « levée » du mouvement de grève et en laissant entendre tout au long du communiqué qu’il s’agirait de sa fin
définitive, comme si une solution finale au conflit était déjà trouvée et acceptée par tous.

Cette attitude ne nous paraît pas témoigner d’une grande capacité de la Direction à comprendre ce qui se passe réellement dans l’entreprise et à faire preuve du respect dû aux personnels et aux partenaires sociaux.

– Selon le communiqué de la Direction, « les ¾ des auditeurs ont réagi de manière très critique» à la grève à RFI. Ce chiffre étant cité dans un communiqué officiel, la Direction est certainement en mesure d’apporter les preuves tangibles de ce qu’elle affirme. L’auditoire global de RFI étant estimé à environ 45 millions de personnes, nous demandons à la Direction de bien vouloir nous indiquer l’endroit où elle a stocké environ 33,75 millions de lettres, de courriels et/ou de témoignages sonores qui illustrent la réaction « très critique » qu’elle évoque dans son communiqué. Dans l’hypothèse d’une éventuelle incapacité de la Direction de le faire, nous serions en droit de considérer son communiqué comme peu sérieux. Toutes les autres affirmations contenues dans le texte s’en trouveraient automatiquement sujettes à caution.

– Voir la Direction se lamenter du coût de la grève est purement et simplement déconcertant. C’est comme si les auteurs du communiqué était nés hier et découvraient la réalité du monde du travail en général et de leur entreprise en particulier. Les professionnels d’un tel niveau devraient quand même savoir que la grève est un outil de défense des intérêts des salariés dont la nature même consiste à engendrer les coûts pour l’entreprise, pour ses clients ou pour son public, mais aussi et surtout pour les salariés eux-mêmes. C’est pourquoi ceux-ci y ont d’habitude recours quand ils ne voient pas d’autres possibilités de se défendre. Les responsables de chaque entreprise doivent savoir gérer de telles situations. Une Direction qui n’est pas en mesure d’arriver à un accord de sortie de grève et qui laisse traîner et s’amplifier un tel mouvement pendant 2 mois, se disqualifie sur le plan purement professionnel. Surtout quand elle se contente ensuite de lamentations sur les pertes qu’elle aurait pu facilement éviter en se mettant à négocier avec plus de sérieux.

Ainsi, quand on voit la Direction se déclarer prête à « mettre en place une ligne stratégique », on a vraiment du mal à se sentir rassuré. S’il s’agit d’une ligne aussi cohérente, professionnelle et sincère que le communiqué du 10 juillet 2009, on peut malheureusement craindre le pire.

Read Full Post »

L’Assemblée générale des personnels de RFI a voté, sur proposition de l’intersyndicale, la reconduction du mouvement social, tout en le suspendant pour une trêve estivale.
 
Une heure plus tard, l’intersyndicale a été reçue au cabinet du Ministère de la Culture et de la Communication, en présence de membres de la DDM (Direction du Développement et des Médias) et de la Direction de RFI.
 
Nous avons eu la surprise de constater que le cabinet du ministre, qui organisait cette réunion, portait secours à la Direction de RFI en soutenant la proposition d’une période de prospection du volontariat dans le cadre du PSE actuel. Rien sur la médiation attendue.
 
Nous attendons du Ministre qu’il prenne la mesure de la violence que représente un plan de licenciement pour les salariés. Il doit aussi prendre la mesure du refus des salariés de RFI de ce plan et de l’émotion qu’il suscite au sein de l’opinion publique. Nous espérons encore que Frédéric Mitterrand saura trouver la vraie médiation qui permette d’aboutir à une solution autre que des licenciements secs.

Read Full Post »

Ce 9 juillet, la mairie du 11ème nous ouvre ses portes pour une soirée RFI riposte.
Au menu diffusion d’un film Officiel, débat sur l’audiovisuel public avec entre autre le maire PS du 11eme Patrick Bloche et de nombreux professionnels et spécialiste de l’audiovisuel public,

et soirée musicale avec Bernard Lavilliers, Alpha Wess, Minino Garay et Bill Kong.

Read Full Post »

Older Posts »