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Archive for septembre 2009

Le 23 septembre dernier, Maxime Gremetz a provoqué un happening au sein de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale en soutien aux salariés de rfi touchés par un plan social d’envergure.

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La Cour d’appel de Paris vient d’invalider dans sa totalité le Plan de Sauvegarde de l’Emploi présenté par la direction de RFI.

Cet arrêt donne raison aux salariés en grève depuis le 12 mai 2009 qui n’ont cessé de dénoncer le caractère illégal de la restructuration et des licenciements envisagés par la direction de RFI.

 Tout est suspendu et la procédure doit être reprise depuis la case départ.

En effet, les magistrats de la cour d’appel de Paris, ont constaté, avec le C.E :

  • Qu’aucune tentative de reclassement au sein de l’audiovisuel public n’avait été effectuée par la direction,
  • Que le PSE qui sépare les journalistes français des journalistes étrangers est discriminatoire.
  • Et que la société RFI avait cherché à instrumentaliser le PSE pour licencier le personnel sans avoir à se justifier.

 La condamnation sévère est à la mesure des irrégularités consternantes de la procédure de licenciements.

 Cet arrêt bloque tout le projet de reprise en main de l’audiovisuel public dont RFI était la première étape. Contrairement à ce que dit la direction, rien ne pourra redémarrer tant qu’elle n’aura pas revu sa copie entièrement, tant sur le fond que sur la forme.

Dans son communiqué, la direction fait preuve de désinformation comme à son habitude.

 La Cour d’appel condamne la direction de Radio France Internationale à payer au C.E la somme de 3000 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile, ainsi que les entiers dépens de première instance comme d’appel conformément à l’article 699 du code de procédure civile.

 Cette victoire conforte les salariés qui s’opposent avec détermination, à un plan social totalement injustifié.

voir les attendus de la cours d’appel 28.09.09

SNJ / FO / SNRT-FO / SNJ-CGT

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grippe audiovisuel public

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UN COMITE D’ENTREPRISE ILLEGAL   =   UNE GREVE MASSIVE

 Ce jeudi 24 septembre 2009, la direction convoque unilatéralement un Comité d’Entreprise sur le « Livre IV » du plan social, à savoir, les raisons et fondements de celui-ci.

La direction demande aux élus du CE de poser des questions (sans réponse, c’est ce qui s’est passé au CHSCT la semaine dernière) dans le seul but de les amener à voter en fin de séance, pour valider sa marche forcée vers les licenciements.

La direction veut une fois encore anticiper des décisions de justice qui pourraient remettre en cause la validité du plan, lundi prochain 28 septembre. Rappelons que si les juges en appel retoquaient un ou plusieurs des points litigieux du plan, soulevés par les avocats du CE, la direction devrait reprendre tout ou partie de son plan social, pour tenir compte du jugement, ce qui l’amènerait à revoir l’intégralité de son calendrier !

L’intersyndicale s’élève contre ce procédé qui n’a pas d’autre objectif que de maintenir une pression sur les élus du CE en prétendant ignorer la réalité. Pour la direction, les instances CE et CHSCT sont uniquement là pour valider ses décisions. 

Alors, comme les élus du CE, refusez d’être manipulés !

Tous en grève, ce jeudi, contre les licenciements !

 AG le 24 à 15h / hall A face au 116

 

 Communiqué CGT-FO-SNJ du mercredi 23/09/09

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Sur France Culture, mardi 22 septembre :

Denis Poncet, ancien rédacteur en chef de la rédaction en français de RFI, était sur france_culture_220909_19h12 : Christine Ockrent et l’audiovisuel extérieur, un conflit d’intérêt évident….

Libération du 16/09 

Les « 206, un docu qui balance » : Sous le coup d’un plan social, les salariés ont réalisé un film sur la grève qui dure depuis mai.

Un article de Isabelle Hanne

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Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie du Film 206, réalisé par les salariés de RFI sur la toile http://www.rfiriposte.org/ et en CD-Rom.

 206

206, c’est un film et un combat : celui des salariés de Radio France Internationale.

Depuis mai 2009, nous, personnels de RFI, sommes mobilisés contre un plan social qui prévoit la suppression de 206 postes et la disparition de six rédactions en langues étrangères.

 Ce film retrace notre mouvement. Ce film est notre histoire.

 Bonne séance.

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CHAPITRE 1 : Le front idéologique

Dès son arrivée, il y a un an, la nouvelle direction a eu pour objectif de transformer profondément RFI. Non pas pour la développer, mais pour la réduire à la portion congrue. Plus de développement, plus de projet d’entreprise, mais une seule obsession : tailler, sabrer….

Cela commença par une rupture unilatérale du contrat social. Tout comme une ligne rédactionnelle, un contrat social ne fait jamais l’objet d’un écrit, ce qui ne l’empêche pas d’exister. Il s’agit en fait d’un tissu capillaire tramant la texture des relations sociales. Jusque là RFI avait toujours été une entreprise où l’on se sentait bien  parce que depuis sa création, elle n’avait cessé d’aller de l’avant et que chacun était associé à cette aventure collective. Le nouveau mot d’ordre fut : machine arrière toute ! 

Afin de mettre RFI à leur main, nos réducteurs de têtes ont employé la stratégie dite de l’électrochoc, consistant à plonger les salariés en état de sidération et les syndicats en échec. Ce n’est donc pas simplement une rupture du pacte social mais bel et bien une guerre qui a été déclenchée en rase campagne, sans sommation.

 La direction mène simultanément son offensive sur 3 fronts : les licenciements, la remise à plat de la convention collective et le front idéologique.

Dans toute guerre, la communication est une arme. Celle-ci donne lieu à d’étranges manifestations. Dans sa propagande, la direction a tenté de créer une novlangue. Elle parle de « modernisation » pour qualifier le rétrécissement qu’elle nous impose. Elle n’emploie jamais le mot de « licenciement » mais parle pudiquement de « départs contraints » ou de « départs volontaires ». Elle ne ment pas seulement par omission mais aussi par des affirmations comme celle prétendant qu’il y a eu une croissance exponentielle de la masse salariale, parmi les arguments « économiques » fabriqués pour justifier l’injustifiable.

Autre outil de communication pervers : les réunions de persuasion de la direction. Elles ont pour objectif de faire intérioriser aux salariés la nécessité d’un plan social, de les faire adhérer à leur licenciement, d’en faire les acteurs bénévoles de leur propre malheur professionnel. La méthode s’apparente à une tentative de lavage de cerveau express avec des mantras se voulant hypnotiques du type « J’ai besoin de vous. Merci de votre aide », et des arguments comme : « Est-ce qu’on veut être fier ? Les gens qui ne veulent pas changer sont en train de vous prendre en otage. C’est vrai que c’est un cap difficile. Mais il faut ramener la joie de vivre à RFI. »  Bref, ils veulent inoculer aux salariés le syndrome de Stockholm que l’on constate dans certains cas de prise d’otages, lorsque la victime sympathise avec la cause de ses persécuteurs. Les participants ont ainsi la surprise de se retrouver infantilisés par les gourous d’une nouvelle secte « Les adeptes du salarié nouveau » voulant faire leur bonheur malgré eux. Derrière cette offensive idéologique apparait la volonté d’imposer une culture d’entreprise renvoyant la culture de service public aux oubliettes.

 Face à cette agression multiforme, l’intersyndicale a su résister, transformer le choc, infligé par cette direction à ses salariés, en colère et en énergie.  Elle a su recréer du lien et des solidarités nouvelles.

SNJ /FO / SNRT-CGT / SNJ-CGT

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