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Archive for février 2010

RFI

SNJ - SNJ CGT -  CGT SNRT – FO

 A la lecture du compte-rendu de l’audition de nos dirigeants Alain de Pouzilhac/ Christine Ockrent, mercredi 10 février, devant la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale (voir aussi post précédent), il faut reconnaitre que nos duettistes ont fait une prestation très professionnelle. Elle n’est toutefois pas exempte d’affirmations scandaleuses et bien sûr mensongères :

· Pouzilhac : « le contrat d’objectifs et de moyens ne commencera qu’en 2010 ». Or au CE du 28 janvier, soit 13 auparavant, il nous avait dit que le COM débutait en 2009. Conclusion : il a menti au CE, sur procès verbal !

· Ockrent : « À RFI, les syndicats SNJ, CGT et FO ont pris depuis des décennies l’habitude de la cogestion. À l’inverse, trois syndicats ont accepté de construire un dialogue (CFDT, CGC, CFTC). » Un gros mensonge, puisque historiquement, le principal syndicat cogestionnaire de RFI, c’est la CFDT, c’est même constitutif de son ADN. Mais le plus amusant, c’est qu’Ockrent se prend les pieds dans sa dialectique puisque en principe, « cogestionnaires » implique pour le moins de dialoguer. On ne voit donc pas comment on pourrait opposer les cogestionnaires et les adeptes du dialogues sinon à sous-entendre que les cogestionnaires se sont révoltés parce qu’ils ne pouvaient plus cogérer alors que les non-cogestionnaires eux ont accepté de cogérer…. Comprenne qui pourra !

· Ockrent : « MCD était, comme RFI, en déficit chronique ». La vérité est que nous avons mis en lumière au CE que c’est le déficit de notre filiale MCD qui avait plombé les comptes de RFI (hors MCD, RFI était à l’équilibre).

· Pouzilhac : « Nous sommes en train de réunir les régies publicitaires de RFI, France 24, et MCD au sein de l’AEF ». Le 28 janvier quelques jours avant, le même informait le CE que notre régie publicitaire et ses 2 salariés passait à FTP. Aujourd’hui, nous apprenons que « Concernant la régie de l’audiovisuel extérieur de la France, nous n’avons pas l’intention de travailler avec France Télévisions Publicité ».

· Pouzilhac : « Les mesures d’audience émanent du GEDA ne sont pas « miraculeuses », elles sont fiables et incontestables. » Pas plus tard qu’au CE du 28 janvier, le même nous disait que l’on ne travaillerait plus avec le GEDA mais avec des « professionnels ».

· Ockrent : « Il est inexact de dire qu’il y a eu un raz de marée de départs ! Il y avait, uniquement à Paris, 1 170 salariés en équivalent temps plein ». Nous sommes 854 CDI équivalents temps plein. Mais le plus beau est encore à venir : « Ces départs volontaires concernent, rappelons-le, très peu de salariés puisqu’il restera à RFI plus de 1 000 salariés en équivalent temps plein ». Cette fois-ci, Ockrent se prend les pieds dans l’arithmétique. Pour elle, 1 170 – 201 = plus de 1 000…

· Ockrent : Avec sa délicatesse habituelle, notre directrice générale estime que grâce au PSE « c’est toute une génération qui va pouvoir exprimer ses envies », des « personnels qui pourront exprimer, mieux qu’ils ne le pouvaient sous l’effet du nombre, leur talent. » Alors, si l’on comprend bien, 201 ce n’est pas beaucoup, mais ils empêchent « sous l’effet du nombre » « toute une génération » d’exprimer son « talent ».

A vous maintenant de compléter le tableau…

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En ce moment les représentants du personnel de RFI ont du pain sur la planche ! Le calendrier est chargé : réunions des instances classiques (CA, CE, CHSCT, DP) + suivi de la mise en oeuvre du PSE + renégociation de la Convention collective. 

Dans le cadre de cette dernière négociation, la direction est arrivée avec une proposition inacceptable au chapitre "Droits et obligations du personnel", une proposition liberticide !

SNJ SNJ-CGT CGT-SNRT FO

Une priorité pour la direction de RFI : museler ses salariés

Pressée d’en finir avec le paritarisme, les garanties salariales et d’une manière générale toutes les garanties significatives des conventions collectives de l’audiovisuel (la convention collective des PTA et l’avenant audiovisuel des journalistes), la direction de RFI semble avoir une autre priorité : museler les salariés en leur imposant un mutisme total.

Le fait qu’elle ait perdu la bataille de la communication dans la presse et au parlement explique sans doute la proposition soumise aux négociateurs lors de la dernière réunion, consacrée aux « droits et obligations du personnel ». En ouverture de la proposition de la direction, on peut lire :

A) Principes professionnels

Les salariés de l’entreprise s’engagent à observer une discrétion professionnelle pour tout ce qui concerne les faits ou informations dont ils ont connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions.

De même, ils s’engagent à ne pas nuire à la réputation ou au bon fonctionnement de l’entreprise, notamment par des actes de dénigrement ou de concurrence contraires aux intérêts de l’entreprise.

Le deuxième paragraphe serait presque rassurant s’il s’appliquait à nos dirigeants, qui ont montré une belle constance dans le dénigrement de RFI et de son personnel et qui ont causé un tort considérable à sa réputation, comme l’ont relevé les députés de la commission des affaires culturelles. Mais ce texte ne s’applique pas à eux.

Quant au premier paragraphe, il signifie littéralement qu’un membre du personnel se met en faute s’il raconte à la maison sa journée de travail. On va sûrement nous soutenir que ce n’est pas le but, mais c’est pourtant bien ce que dit ce projet dont le ridicule le dispute à l’inacceptable.

Ce texte est non seulement scandaleux, il est illégal et contrevient ouvertement à tous les textes protégeant les libertés fondamentales. A de multiples reprises, la Cour de cassation a réaffirmé, et encore tout récemment, que « le salarié jouit de la liberté d’expression à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise dès lors qu’il ne tient pas de propos diffamatoires ». Certains arrêts de cette même Cour de cassation vont jusqu’à estimer que les salariés « disposent à cet égard, surtout lorsqu’ils exercent des responsabilités de direction, d’un droit de critique, même vive, de l’entreprise, de sa politique, de ses méthodes ou de ses dirigeant » (cass. soc. 11 février 2009).

Mais la direction de RFI ne s’arrête pas à de tels détails. La loi, c’est elle qui la fait, semble-t-elle penser.

Quant à l’obligation de discrétion, elle existe effectivement, mais ne concerne que les secrets de fabrique et certaines données financières ou commerciales. En aucun cas, il ne peut y avoir d’obligation généralisée, sauf à commettre un attentat aux libertés publiques.

A l’évidence, ce projet illégal ne verra jamais le jour, car aucun syndicaliste ne pourrait signer un tel renoncement aux libertés fondamentales et, quand bien même cela se produirait, les tribunaux ne manqueraient pas de constater sa nullité.

Mais qu’un tel projet, indigne d’une société démocratique, ait pu être seulement présenté pour être discuté en dit long sur les conceptions liberticides de l’équipe qui nous dirige, qui préfère supprimer la critique plutôt que de remédier à ses causes.

Paris, le 16 février 2010

Rue 89 s’est fait l’écho de cette négociation : RFI, Pouzilhac et Ockrent défient le droit pour museler les salariés

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Le 10 février, les patrons de l’AEF, A. de Pouzilhac et C. Ockrent étaient reçus par la Commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale  pour faire un point sur l’AEF.

On peut lire le compte-rendu de l’audition sur le site de l’Assemblée nationale.

Le document a fait l’objet d’une polémique dont rend compte Rue 89. Le compte-rendu a-t-il été caviardé ?

On peut aussi lire un compte-rendu des débats dans L’Humanité du 12 février ("De Pouzilhac et Ockrent devant les députés") et Le Monde du 12 février ("Les patrons de l’audiovisuel extérieur de la France malmenés par les députés" : "M. de Pouzilhac et Mme Ockrent ont défendu les réformes menées chez RFI et TV5 Monde. Devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, où ils étaient auditionnés mercredi 10 février, les « patrons » de l’audiovisuel extérieur de la France (AEF), Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, arrivaient en « terrain miné ». L’opposition a évoqué « un véritable loupé » pour le rayonnement audiovisuel de la France à l’étranger. Plusieurs députés de la majorité ont déploré, eux, « un manque de visibilité »).

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Le CE RFI et RFI riposte vous invitent :

  

Le mercredi 10 février à faire la Fête !!!!

 

 

 

  Comment se rendre à la fête du 10 février

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