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Archive for avril 2010

Suite à la lettre ouverte de l’intersyndicale du 2 avril, le président de RFI, Alain de Pouzilhac, a convié les délégations syndicales ce vendredi 9 avril 2010 pour apporter ses réponses.

L’intersyndicale (FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT CGT) – tirant la leçon de l’impasse dans laquelle se trouvaient les négociations sur les conventions collectives après des mois de simulacre – a notamment exigé de la présidence :

– un accord de substitution complet qui intègre les dispositions des conventions collectives actuelles et des accords d’entreprise existants,

– un langage clair et précis dans les textes et des termes qui ne prêtent pas à interprétation,

– un engagement sur le calendrier : une vraie négociation  de 3 ans telle qu’elle est prévue dans le cas d’une dénonciation.

Dans les faits, la mise en cause des Conventions collectives  invoquée  par la direction provoque les mêmes effets que ceux de la dénonciation.

Nous espérons que ces réponses seront à la hauteur de nos attentes, dans un processus de négociations loyales et sincères, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent.

Lors du CE qui s’est tenu ce jeudi 8 avril une motion en ce sens à été votée. Résultat du vote : 7 pour (élus de l’intersyndicale), 5 abstentions (élus de la CFDT).

 FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT CGT

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Dans Libération du 7/04/2010 :

 » Convention collective de RFI : la direction joue perso… Dénonçant un « simulacre », tous les syndicats ont quitté la table des négociations  »  

Sur le site Le Média.fr du 3 avril 2010 et sur celui des Echos… : « L’intersyndicale de RFI stoppe les négociations sur la convention collective« . C’est une reprise du papier de l’AFP du 3 avril :

« PARIS — L’intersyndicale de Radio France Internationale (RFI) a interrompu vendredi les négociations avec la direction sur la convention collective, les qualifiant de « déloyales », a-t-elle annoncé dans une lettre ouverte à la direction.

« Les négociations sur les conventions collectives sont déloyales. Par conséquent, l’intersyndicale (FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT) suspend sa participation à ce simulacre de négociations », indique-t-elle dans une lettre ouverte à Alain de Pouzilhac, président de RFI.

Interrogée par l’AFP, la direction de la station publique n’a pas fait de commentaire.

Ces négociations durent depuis des mois et interviennent après la dissolution de l’Association des employeurs de l’audiovisuel public (AESPA) en avril 2009. Créée en 1974, l’AESPA est la chambre patronale qui regroupait l’ensemble des sociétés de l’audiovisuel public (Radio France, RFI, Ina, France 2, France 3 et RFO). Elle a été dissoute après que France 2, France 3 et RFO en sont sorties à la suite de leur absorption par France Télévisions dans le cadre de la loi de réforme de l’audiovisuel public.

Cette dissolution remet en cause la convention collective de l’audiovisuel public, dont RFI.

L’intersyndicale estime que les premiers textes de la convention collective présentés par la direction en novembre 2009 sont « pour l’essentiel un +copier-coller+ du Code du travail ».

« Vous renvoyez toutes les dispositions importantes – notamment l’accord 35 heures – à d’autres accords d’entreprise ultérieurs et incertains », estime l’intersyndicale.

« Pourtant, vous vous étiez engagé à garantir notre socle social, à négocier au +mieux-disant+. Il n’était pas question de +faire moins bien+, mais +d’harmoniser+ pour arriver à une nouvelle +convention équilibrée+. Nous constatons aujourd’hui que c’est faux », regrette l’intersyndicale.

Elle réclame « un accord de substitution complet qui intègre les dispositions des conventions collectives actuelles et des accords d’entreprise existants » et juge que la date butoir du 9 juillet « n’est pas tenable ». »

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L’intersyndicale CGT, FO, SNJ a suspendu sa participation au simulacre des négociations sur les conventions collectives. Voici la lettre ouverte adressée au Président ce 2 avril. Devant ce blocage dû uniquement à la direction, nous appelons les autres syndicats à nous rejoindre dans ce combat pour la défense des droits et des acquis des salariés.

Lettre ouverte à Monsieur Alain de Pouzilhac, Président de Radio France Internationale

 Paris, le 2 avril 2010

 Monsieur le Président,

Les négociations sur les Conventions collectives sont déloyales.

Par conséquent, l’intersyndicale (FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT) suspend sa participation à ce simulacre de négociations.

Douze mois se sont écoulés depuis la dissolution de l’AESPA. Les premiers textes sur le contenu nous ont été présentés fin novembre 2009. Monsieur le Président, vous et votre équipe faites preuve de déloyauté dans la négociation :

 – Les documents présentés ne sont qu’une table des matières et le peu de texte y figurant est pour l’essentiel un  « copier-coller » du Code du travail.

–   Vous renvoyez toutes les dispositions importantes -notamment l’accord 35 h- à d’autres accords d’entreprise ultérieurs et incertains

–  Il n’y a pas de relevé de conclusions

–  Le « nouveau système salarial » et la « classification des métiers » sont relégués en fin de période de négociations, privant ainsi les organisations syndicales de leurs prérogatives de négociateurs.

 Pourtant, vous vous étiez engagé à garantir notre socle social, à négocier au « mieux-disant ». Il n’était pas question de « faire moins bien », mais « d’harmoniser » pour arriver à une nouvelle « Convention équilibrée ». Nous constatons aujourd’hui que c’est faux. Les reculs sont flagrants : attaque sur les salaires, sur les congés, sur  les évolutions de carrière, sur le  paritarisme, sur le paiement des heures supplémentaires, etc.

Vous n’avez pas mené ces négociations de façon loyale, comme vous y oblige le Code du travail.

Il est en effet déloyal de votre part de proposer un accord de substitution incomplet, qui ne se base pas sur les Conventions collectives et qui ne reprend pas l’intégralité des accords existants.

 Nous exigeons en conséquence :

 –       un accord de substitution complet qui intègre les dispositions des Conventions collectives actuelles et des accords d’entreprise existants.

–         un langage clair et précis dans les textes et des termes qui ne prêtent pas à interprétation

–         un engagement sur le calendrier. Le délai du 9 juillet n’est pas tenable. Vous avez le pouvoir de prolonger les négociations au-delà de cette date.  Vous en avez le devoir

Nous attendons, Monsieur le Président, l’ouverture de négociations loyales et sincères.

l’intersyndicale FO, SNJ, SNRT-CGT, SNJ-CGT

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Double-peine pour les salariés de RFI

 

Communiqué CFDT, CGT, FO, SNJ, SUD de Radio France du 1er avril 2010

Comme si le plan de départs dramatique décidé par la direction ne suffisait pas, les salariés de RFI apprendront avec consternation que Radio France leur claque la porte au nez.

Un certains nombre de salariés de RFI espéraient retrouver un emploi à Radio France leur « cousine ».

Mais dans le cadre des négociations de la future convention collective la direction de Radio France a annoncé qu’elle refuserait de continuer à prendre en compte l’ancienneté des salariés (CDI et CDD) issus des autres entreprises de l’audiovisuel public qui seraient embauchés à Radio France.

C’est une négation de l’essence, la réalité et la diversité de l’audiovisuel public dont les salariés partagent depuis des décennies une culture, des compétences, une fierté et des acquis communs.

Ce serait aussi une double-peine pour les anciens salariés de RFI qui se verraient revenir à la case-départ en cas d’embauche à Radio France. Cet acharnement (dicté par le gouvernement ?) est inacceptable pour les organisations syndicales représentatives de Radio France.

CFDT, CGT, FO, SNJ, SUD , Radio France

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C’est idéologique : la direction veut mettre fin au paritarisme et donc priver les salariés de toute transparence mais aussi s’attaquer au système salarial en vigueur.

 Que signifient la fin du paritarisme et le changement de système salarial ?

De par nos conventions collectives encore existantes, la direction a l’obligation de mettre en place des commissions paritaires où siègent des représentants des salariés et des représentants de l’employeur pour donner un avis sur les promotions, les mutations avec changement de résidence ou les mesures relatives à la discipline.

De plus, la convention collective PTA et les accords Servat (journalistes) garantissent des progressions de salaires automatiques à l’ancienneté.

 Avec la disparition du paritarisme et du système salarial actuels, signifie :

 –          Fin des avancements automatiques à l’ancienneté, ce qui entraînera une perte de salaire ;

–          Généralisation des promotions à la tête du client. Or, les conventions collectives n’empêchent pas la direction de promouvoir qui elle veut, mais elles garantissent un minimum pour tous ;

–          Fin de l’affichage des promotions et donc de la transparence ;

–          Généralisation de la discrimination salariale ;

–          Disparition de la commission de discipline : les représentants des salariés ne pourront plus contribuer à la défense des personnels mis en cause, notamment en cas de licenciement ;

La fin du paritarisme et la fin du système salarial actuels ont été annoncés par la direction de RFI comme les deux sujets centraux de la négociation à venir.

 Quelle organisation syndicale pourrait cautionner de telles remises en question des droits des salariés, garantis par les conventions collectives ?

RFI – FO – SNJ – SNRT/CGT – SNJ/CGT, Paris, le 18 mars 2010

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