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Archive for octobre 2010

   Acte 1 :  

  Le 11 mai 2009, la Cour d’appel de Paris sanctionne la direction de RFI pour n’avoir pas informé le Comité d’entreprise sur le Contrat d’Objectifs et de Moyens, Contrat présenté comme étant pierre angulaire de la restructuration 2009-2010

     La direction avait cru alors se dispenser d’exécuter la décision et avait formé un pourvoi devant la Cour de cassation.

Acte 2 :

Le 26 octobre 2010, la Cour de cassation confirme l’Arrêt d’appel, écarte tous les arguments développés par la direction de RFI et la condamne même à indemniser le Comité d’entreprise.

***

Nous avions obtenu un second Arrêt de la Cour d’appel de Paris, qui avait permis la transformation du Plan social en Plan de départ volontaire et donc aucun départ contraint.

La direction a également contesté cet Arrêt ; nous serons destinataires dans les prochaines semaines d’un second Arrêt de la Cour de cassation, que nous espérons tout aussi favorable.

Nous vous tiendrons naturellement informés de l’acte 3                                                  

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         SNJ    –    FO    –    SNRT-CGT    –    SNJ-CGT

                                            RFI

Une actualité chasse l’autre. Nous avons appris par Les Echos du 5 octobre la fusion de RFI (avec sa filiale MCD-Doualiya) et de France 24, ainsi que le déménagement à Issy-les-Moulineaux. 

Le lendemain, la direction annonce au cours du CE que le projet de déménagement de RFI à Issy-les-Moulineaux est accepté par les Tutelles.  

Dans ce contexte, les élus SNJ-FO-CGT au comité d’entreprise ont demandé par écrit au président Pouzilhac la tenue d’un comité d’entreprise extraordinaire avec pour seul point à l’ordre du jour : « Information en vue d’une consultation sur le projet de création d’une entreprise unique France 24 et RFI, suite aux informations publiées par le journal les Echos dans son édition du 5 octobre 2010 ». Ce comité d’entreprise extraordinaire se tiendra le 14 octobre à 16h30. 

Ces annonces tombent au moment où la direction occupe le Comité d’entreprise, le CHSCT, et l’ensemble des personnels, avec un « projet de réorganisation de l’information », qui prévoit notamment un réaménagement des locaux, et sur lequel la direction ne donne pas l’information nécessaire pour permettre aux élus d’émettre un avis motivé.  

Face à ces attitudes répétées de passage en force de la part de la direction sur les questions qui engagent le devenir de RFI et de ses salariés, les élus de l’intersyndicale au CE et au CHSCT sont  contraints de saisir la justice. 

Lors de son entretien sur RFI en février 2008, le président Alain de Pouzilhac déclarait : «  Je pense qu’on doit être créateur d’emplois, sinon on aura échoué… il n’y  a pas de fusion envisagée entre RFI et France 24… ». CQFD.

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Dans Le Canard Enchaîné de ce mercredi 6 octobre, il est question de l’AEF cette fois :

« L’Audiovisuel extérieur va mal de l’intérieur 

Frédéric Mitterrand n’est pas peu fier. En période de disette, le ministre de la Culture s’est targué devant la presse, le 29 septembre, d’être un des rares membres du gouvernement à voir son budget augmenter (+2,1%). A l’en croire, le secteur de l’Audiovisuel extérieur français (la réunion de RFI, France 24 et une partie de TV5 monde) enregistre même une hausse substantielle de ses crédits : +5,3 %. Enorme ! Le futur « CNN à la française« , tant réclamé par Chirac puis Sarko est donc pour bientôt. C’est comme si c’était fait : la fusion est annoncée pour fin 2011.

Ce n’est pas exactement l’avis de Thierry Delphin, directeur financier de la holding. Dans un courriel daté du 2 septembre et adressé aux commissaires aux comptes, l’argentier pronostique une « impasse budgétaire significative » pour 2011. Euphémisme pour dire que le « CNN à la française » va dans le mur. La faute aux 69 futurs licenciés de France 24 et associés, victimes colatérales de la guerre des chefs entre Alain de Pouzilhac, pédégé, et sa directeur générale déléguée, Christine Ockrent, fragilisée, comme l’a déjà raconté Le Canard, depuis que son ministre de mari est considéré comme partant du Quai d’Orsay. La faute, enfin, selon le directeur financier, à Fillon et à Frédéric Mitterrand. Ils avaient promis un budget annuel de 320,2 milliards d’euros. Les derniers arbitrages rendus, il ne sera finalement que de 317,7 millions…

Mais, même s’il reconnait « certains dérapages », le comptable de l’Audiovisuel extérieur français n’entre pas dans le détail du train de vie maison comme en atteste le budget 2010 que Le Canard a épluché. L’ex-publicitaire Alain de Pouzilhac perçoit ainsi la modeste somme annuelle de 447 000 euros (charges patronales comprises). La chère Christine Ockrent tout autant. Pour se déplacer, la direction générale use de deux voitures avec chauffeur et de trois autres en location longue durée. Coût annuel : 310 000 euros. Pour leurs frais de mission, ils bénéficient d’une autre enveloppe de 300 000 euros. Le rayonnement de la France n’est pas donné…

Nommés ensemble, Pouzilhac et Ockrent sont désormais comme chien et chat. Le premier vient d’imposer un nouvel organigramme à la seconde. A la clé, de nombreux départs, assortis de -plus ou moins- confortables indemnités. Si le coût de ces « départs volontaires » n’est pas officiellement budgété pour 2011, le montant des honoraires des avocats de la holding, lui, s’élève à 673 000 euros.

Ce n’est pas encore le « CNN à la française » mais ce sont déjà de vrais honoraires de lawyers à l’américaine ».

Didier HASSOUX

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Lu dans Satellifax du 6 octobre 2010 :

 » Selon nos informations, la direction de RFI a indiqué lundi, lors d’un conseil d’administration, que l’Etat avait donné son accord pour une nouvelle recapitalisation de RFI, à hauteur de 29 M€. Une assemblée générale a été convoquée pour la mi-octobre. RFI avait déjà été recapitalisée à hauteur de 16,9 M€ début 2009 (nos informations du 16 février 2009). Cette nouvelle recapitalisation doit principalement permettre à la radio de renflouer son déficit. Ce dernier a atteint 28,2 M€ l’an dernier, grevé par le coût du plan social ayant entraîné le départ d’environ 200 personnes, et qui s’est élevé à 39,4 M€ (notre « Confidentiel » du 21 mai).

La direction de RFI n’aurait cependant pas obtenu l’accord des autorités de tutelle pour financer le déménagement de RFI, sans doute à Issy-les-Moulineaux. S’il est d’accord sur le principe, le gouvernement jugerait trop cher le coût de l’opération, évalué à une vingtaine de millions d’euros. Ce déménagement doit s’effectuer l’an prochain dans le cadre du rapprochement géographique avec France 24, filiale, comme RFI, de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF). Hier, le quotidien Les Echos évoquait un projet de création d’« entreprise unique » entre France 24 et RFI, concomitant au déménagement, avec fusion des services administratifs et commerciaux, mais pas des rédactions. Ce projet n’a pas été évoqué lors du conseil d’administration lundi, nous a-t-on indiqué de sources concordantes. Interrogés hier, ni la radio, ni le ministère de la Culture et de la Communication n’ont souhaité faire de commentaire.

Rappelons qu’Alain de Pouzilhac, pdg de RFI, de France 24 et de l’AEF, et Christine Ockrent, dg déléguée de RFI, de France 24 et de l’AEF, doivent s’entretenir demain après-midi avec Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication. »

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Paru dans Les Echos du 5 octobre 2010 :

« Le chantier du rapprochement entre France 24 et RFI va être lancé. Les deux têtes de pont de l’audiovisuel extérieur français devraient fusionner d’ici à fin 2011…

C’est la deuxième étape de la réforme de l’audiovisuel extérieur français. D’ici à la fin de l’année prochaine, RFI (ainsi que sa filiale MCD, Monte-Carlo Doualiya, qui diffuse en langue arabe), France 24 et Audiovisuel Extérieur de la France (AEF), leur holding de tête, ne constitueront plus qu’une seule entreprise. Via une lettre signée Jean-Paul Faugère, le directeur du cabinet du Premier ministre François Fillon, le gouvernement a donné fin août le feu vert à Alain de Pouzilhac, le président de l’AEF, de France 24 et de RFI pour mener à bien ce rapprochement. TV5 Monde, dont l’AEF n’est pas le seul actionnaire mais qui est également présidé par Alain de Pouzilhac, restera en dehors de ce rapprochement.

Les comités d’entreprise des entreprises concernées devraient être convoqués dans les jours qui viennent en vue de lancer réellement l’opération. La mise en place de ce rapprochement sera concomittante avec le déménagement de RFI, qui devrait aller à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne, où se trouve déjà France 24. D’ici à la fin de 2011, l’entreprise unique devrait normalement avoir vu le jour et le déménagement sera effectif.

Visant la création d’une entreprise unique, le projet actuel prévoit néanmoins de conserver deux rédactions séparées : une pour la radio avec RFI, une pour la télévision avec France 24. Les deux entreprises sont de gros employeurs : RFI compte environ 1.040 salariés, dont 460 journalistes (auxquels s’ajoutent des correspondants pigistes partout dans le monde) tandis que France 24 compte plus de 500 salariés, dont 260 journalistes. En revanche, les autres services seront fusionnés, comme l’administration, la distribution… Les rédactions multimédia ne feront également qu’une.

Ce projet de rapprochement n’est pas vraiment une surprise. Depuis l’été 2007, l’audiovisuel extérieur français est en pleine mutation. Les critiques ne manquaient pas avant sur l’éparpillement des ressources et la stratification des différentes antennes, qui opéraient sans aucune coordination entre elles. Les grandes étapes de cette mue ont été la création de la société holding AEF en février 2008, le rapatriement de France 24 sous ce holding (la chaîne, créée en 2006, avait pour premiers actionnaires TF1 et France Télévisions) et, surtout, la mise en oeuvre d’un plan social à RFI, qui a abouti au départ de 206 salariés. Un plan social qui a été l’occasion d’un conflit sans précédent : il s’est traduit par la grève la plus longue jamais enregistrée dans l’audiovisuel public français !

De nombreux écueils

L’idée de ce rapprochement est de réaliser des économies et de diminuer le financement public de l’audiovisuel extérieur de la France. Selon le projet de loi de Finances, la dotation publique à l’AEF devrait progresser à près de 330 millions d’euros l’année prochaine contre 313 millions en 2010. Mais, à partir de 2012, elle baissera. La direction de l’AEF espère compenser cette baisse d’une part grâce à un accroissement des ressources publicitaires, d’autre part grâce à la mise en place des synergies. Il n’est toutefois pas prévu de réduire les effectifs au sein des différentes antennes.

Mais les écueils sont nombreux. Culturels d’abord. Les origines de RFI remontent aux années 1930 et à l’ancien Poste Colonial français, alors que France 24 est une création récente puisque la chaîne, voulue par Jacques Chirac, a vu le jour en décembre 2006. Ils sont sociaux aussi, puisque les deux chaînes ont des conventions collectives très disparates. Enfin, les remous actuels au sein de la direction de France 24 liés à la guerre des chefs opposant Alain de Pouzilhac à Christine Ockrent, la directrice générale déléguée, ne créent pas un climat propice pour une telle opération. « Cette opération sera dirigée par Alain de Pouzilhac et par lui seul », affirme une source proche. »

Grégoire Poussielgue, Les Echos

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