Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for avril 2011

RFI

FO – SNJ – SNRT-CGT – SNJ-CGT

M. de Pouzilhac, « one team, one spirit » !!!

M. de Pouzilhac invite une nouvelle fois certains salariés (why ?) à l’extérieur de la Maison de la Radio, ce mardi 26 avril. Les personnels des rédactions en langues étrangères ne sont pas conviés à la même heure que les rédactions en français (re-why ?) ! Il avait déjà convié son encadrement la semaine passée au siège de Fédération française de football (how much ?) pour lui «vendre» son projet de réorganisation de l’Audiovisuel extérieur auquel les salariés n’adhèrent pas (what else ?).

Une fusion, mais pour quoi faire ?

Les salariés devront-ils s’inscrire dans ce «grand» projet : « one team, one spirit » ! Ce slogan accompagnait les tee-shirts de la FFF offerts à certains de ses cadres. Une grande « ambition » pour une entreprise qui est supposée « contribuer à la diffusion et à la promotion de la langue française, des cultures françaises et francophones » (loi du 5 mars 2009).

La direction vante ses « ambitions » pour RFI et pour l’AEF mais elle peine à convaincre ses cadres. Comment convaincre les salariés que :

–          le déménagement à Issy-les-Moulineaux est une opportunité incontournable ? A 91,5 %, vous avez voté contre ce déménagement.

–          le développement de RFI passe par un deuxième plan social ?

–          la fusion n’entraînera pas la disparition de RFI ?

Il s’agit de casser, de démanteler RFI, de la rayer de la carte de l’Audiovisuel public. Il s’agit aussi de désorganiser l’entreprise, de décourager les personnels, de créer du stress. Dans son rapport 2010 le médecin du travail souligne : « la souffrance au travail est plus grande pour ceux qui sont le plus investis et attachés à RFI ».

Alain de Pouzilhac : « Je pense quon doit être créateur d’emplois, sinon on aura échoué » (février 2008)

C’est le deuxième plan social depuis le début de votre mandat M. de Pouzilhac : jamais un président de l’Audiovisuel public n’a obtenu de la part de l’Etat autant d’argent public, et pour quel projet ? Détruire RFI, le « fleuron » de l’AEF, selon le ministère de la Culture ? Et qui va financer ce nouveau plan social ? Et le troisième qui est déjà dans les cartons ?

Le déménagement et la fusion ne sont ni inéluctables ni irréversibles. Ce projet est mauvais, mal mené, sans adhésion du personnel et coûteux. Son abandon ne pourrait qu’être bénéfique à l’Audiovisuel public : l’AEF, depuis sa création, est un gouffre financier.

L’intersyndicale demande solennellement la dissolution de l’AEF

Paris, le 26 avril 2011

Read Full Post »

Rappel : le 11 avril, le  CA de RFI a voté par 13 voix pour et une voix contre (celle de l’intersyndicale qui représente la majorité des salariés) en faveur du principe du déménagement de RFI à Issy-les-Moulineaux, déménagement qui ouvre la voie à la fusion entre RFI, France 24 et MCD.

« RFI-France 24, une fusion forcée  qui ne passe pas » sur l’Huma.fr du 13 avril

« AEF : le déménagement de RFI entériné par le Conseil d’aministration » sur Challenges.fr

« RFI-France 24, fusion sans effusion », dans Libération.fr où  » les salariés de RFI craignent d’être les dindons audiovisuels de la farce extérieure » !!!

« La fusion entre RFI et France 24 validée », une brève dans Le Figaro.économie.fr

« Le déménagement de RFI a été voté » sur Le Point.fr

« Le conseil d’administration de l’AEF a entériné le début de la fusion RFI / France 24 », dans La Correspondance de la presse

« RFI et France 24 vont déménager… ensemble » dans la la Lettre de l’audiovisuel du 12 avril

« Déménagement de RFI : entériné mais mais probablement retardé » écrit Satellifax qui avance le printemps 2012 pour faire les cartons à RFI. En pleine campagne présidentielle ????


On remarque que le calendrier du déménagement n’est pas fixé, que la représentante de l’intersyndicale au CA (choisie par les 3 syndicats membres de l’intersyndicale : FO, SNJ et CGT) est systématiquement désignée comme étant élue de la CGT -c’est tellement plus simple !- et que tous les papiers mentionnent le plan social.

Rappelons que le CE a engagé une action en justice concernant la prise à bail de l’immeuble à Issy-les_Moulineaux. Audience le 28 avril à 11h au TGI de Paris.

Dernière minute : M.G. Buffet, ancienne ministre et députée, membre de la Mission parlementaire sur l’audiovisuel extérieur a écrit aux ministres des Affaires étrangères et de la Culture et à la présidente de la Mission parlementaire, Michèle Tabarot, pour s’étonner du peu de cas qu’il était fait du travail de la mission. Rappelons que la mission avait expressément demandé qu’aucune décision « irréversible » ne soit prise avant qu’elle puisse émettre ses avis… Mais on sait la grande attention que porte l’exécutif au travail des parlementaires !

Read Full Post »

RFI

FO    SNJ     SNJ-CGT    SNRT-CGT

 

Le Conseil d’administration de l’AEF doit entériner ce lundi 11 avril 2011 le déménagement de RFI aux côtés de France 24, avant leur fusion.

Si la CNN à la française est sur le point de se mettre en place, pourquoi ceci déplait-il tant aux premiers intéressés, aux salariés de RFI, le « fleuron » de l’AEF ? Si les salariés de l’entreprise ont voté à 92% contre le déménagement, c’est qu’ils sont bien placés pour constater que le projet tel qu’il est parti, est condamné à l’échec.

Au-delà du scandale des salaires des deux dirigeants et leur guerre ouverte par voie de presse, ce qui inquiète les salariés de RFI est le démantèlement programmé de leur radio sous couvert d’une prétendue « modernité » et « d’incroyables synergies ».

Synergie ? Est-ce une mise en commun de moyens pour aboutir à un même but ? Quel but ? Celui de faire des économies ? Le premier plan social à RFI, qui s’est soldé en 2009 par la suppression de 206 postes, a coûté à l’Etat 41,2 millions d’euros. Combien coûtera le deuxième plan social en cours au sein de l’Audiovisuel extérieur de la France ? Et quand viendra le troisième puisque le deuxième continue de supprimer des postes à la production ?

Lancée en décembre 2006, France 24, avec Alain de Pouzilhac à sa tête, dispose aujourd’hui d’un effectif de 445 salariés. Comment expliquer que le PDG de la holding AEF ait engagé deux plans sociaux successifs à RFI tout en continuant les embauches à France 24 ? Où sont les synergies ? Mais pourquoi ne pas mettre en commun les moyens des deux chaînes de télévision de l’AEF, c’est-à-dire France 24 et TV5 Monde ? Où est la logique ?

Faire croire que le journaliste peut faire le même travail pour la radio, la télévision et pour internet, et gagner du temps, c’est ne pas connaître le métier ; c’est oublier qu’il y a un « public-cible » ; c’est entraîner une perte de réactivité et un appauvrissement des contenus.

A RFI les antennes, en français et en langues s’appauvrissent. Après avoir supprimé six langues pour en développer d’autres dans le cadre du Plan global de modernisation, le constat est désastreux. Pour preuve : les émissions en anglais qui devaient passer à 13 heures de diffusion se sont vues réduites à 2 heures de production rediffusées.  Où est le développement ?

Le projet de déménagement de RFI à Issy-les-Moulineaux, à l’ordre du jour du Conseil d’administration de l’AEF, est lui aussi préjudiciable du point de vue financier. Le coût du mètre carré est supérieur à celui payé aujourd’hui par RFI dans le XVIe arrondissement de Paris. Une épave bonne à démolir avec de nombreux contentieux non réglés entre le bailleur Crédit Suisse Asset Management et l’actuel locataire. Une location qui deviendra un cauchemar et un gouffre financier pour l’Etat actionnaire.

Le gouvernement et les élus de la Nation ont été informés des défaillances de ce projet. Aujourd’hui, alors qu’il n’existe pas de COM (Contrat d’objectifs et de moyens) signé avec l’Etat actionnaire, alors qu’une Mission parlementaire se penche sur les dysfonctionnements de l’AEF, alors que le Premier ministre a diligenté une enquête de l’Inspection générale des finances, pourquoi seront actés en Conseil d’administration le choix du déménagement et de la fusion ? Alors au nom des salariés, l’intersyndicale de RFI demande quels avantages le pouvoir politique peut-il viser en accélérant la réalisation du projet malgré les aberrations évidentes ?

Le démantèlement de RFI s’inscrit dans le cadre de l’atteinte portée aux services publics et notamment à l’audiovisuel public.

Paris, le 11 avril 2011

Read Full Post »

Le déménagement, c’est dans l’Express.fr :

AEF : le conseil d’administration va entériner le déménagement de RFI

Un CA extraordinaire est convoqué ce 11 avril. Une semaine qui commence mal…

Rappelons que le 9 décembre 2010, l’intersyndicale a organisé un référendum sur le projet de déménagement à Issy-les-Moulineaux.

486 personnes y ont participé soit une participation de 53.2 %  sur les 822 personnes physiques à RFI et 86 personnes pour MCD, filiale arabophone de RFI (chiffres fournis par la direction en réunion des délégués du personnel du 30 novembre 2010).

91.5% se sont prononcés contre ce projet de déménagement de RFI.

Et ce référendum a été organisé avant que le personnel dispose des informations fournies par le rapport du cabinet indépendant Technologia mandaté par le CHSCT de RFI…

Les administrateurs ont-ils entendu le message des salariés ?

Les administrateurs ont-ils lu le rapport de Technologia ?


Dernière minute : deux associations écologistes ont déposé, le 7 avril, un recours devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise contre l’incinérateur d’Issy-les-Moulineaux, Isséane, voisin des locaux promis à RFI, au motif que les cheminées ne seraient pas conformes à la législation en vigueur.

Read Full Post »

La mission parlementaire chargée de faire le point sur la mise en oeuvre de la réforme de l’AEF travaille. Elle poursuit ses auditions, commencées le 10 mars, et recevait ce jeudi 7 avril notamment Michel Boyon, président du CSA.

Compte-rendu de cette audition :

Le CSA s’inquiète du conflit Ockent-Pouzilhac, c’est dans Le Monde

L’AEF affecté par les problèmes de gouvernance, à lire sur le site du Nvel Obs

Vos élus de l’intersyndicale seront auditionnés à leur tour par la mission en mai.

Read Full Post »

Voici l’article de Christophe Nobili du Canard Enchaîné paru ce mercredi 6 avril 2011. Il a été scripté par nos soins pour les lecteurs de ce blog qui n’auraient pas accès à cet excellent journal :

« La fête continue dans cette belle entreprise qu’est l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF). Déjà sous le coup d’une double enquête – parlementaire et de l’Inspection générale des Finances-, sans parler de la plainte insolite pour harcèlement moral de sa numéro 2, Christine Ockrent, le groupe public s’autorise une nouvelle folie. Son pédégé, Alain de Pouzilhac, alias Poupou, se lance dans une grande opération de Meccano industriel : la fusion de Radio France internationale (RFI) et de la chaîne d’infos France 24 (mais également de leur petite soeur arabophone, la station Monte-Carlo Doualiya). Objectif numéro 1 : réaliser le grand rêve sarkozyien d’un ensemble radio-télé mondial à la française. Nos amis britanniques de la BBC n’ont pas fini de trembler…

Histoire de ne pas polluer la future campagne présidentielle de Sarkozy, l’affaire doit être soldée au plus tard cet été, le 1er juillet. La direction de l’AEF est donc pressée de boucler l’opération… mais beaucoup moins d’en parler. Et, à la lecture des deux documents confidentiels (plus de 200 pages au total) détaillant ce beau projet, on comprend pourquoi.

Bureaux moisis

Ainsi, Pouzilhac doit en principe marier les équipes de RFI et de France 24, et réorganiser complètement leur rédaction. La nuit de noces promet d’être agitée : l’ensemble du personnel sera regroupé non plus par médias mais par pôles linguistiques (francophone, anglophone, arabophone), le tout sous une direction de l’information unique.

Chacun des trois nouveaux pôles sera « plurimédia » (radio, télé, web), avec des journalistes « polyvalents », sautant joyeusement d’un support à l’autre, façon Nextradio TV, le groupe lowcost d’Alain Weil (BFM TV, RMC).

Autre réjouissance de ce grand chambardement : les sociétés RFI et France 24 sont promises au bûcher : c’est écrit noir sur blanc (« Les opérations de fusion entraînent obligatoirement dissolution de la société absorbée (article L.236-3, I du Code de commerce). Ainsi les sociétés RFI et France 24 seront dissoutes et radiées des Registres du Commerce et des Sociétés » est-il écrit dans le projet de fusion confidentiel-défense RFI-France 24).

« Dissoutes », « radiées », nettoyées par la nouvelle entreprise commune qu’elles formeront. Leurs adeptes apprécieront… Pourtant la direction de l’AEF le jure, la main sur le cœur : « il s’agit d’une simple modalité juridique, les marques RFI et France 24 ne disparaissent pas. Une nouvelle dénomination commune n’est pas à l’ordre du jour ». Comprendre : pas dans l’immédiat, mais chut ! Prière de ne pas remettre le feu aux poudres, notamment à RFI, institution qui porte ce nom depuis 1975.

Les 781 salariés de cette radio internationale, d’affreux gauchistes, sans doute, sortent d’une longue série de grèves, et ils étaient déjà moyennement emballés par l’union forcée avec France 24. En janvier 2012, ils vont devoir quitter leur siège historique, la Maison ronde de Radio France, à paris, pour atterrir dans un immeuble mitoyen de la chaîne télé, à Issy-les-Moulineaux.

Comme le confirme une récente étude du Comité d’hygiène et de sécurité de RFI, le bâtiment qui les attend, loué au Crédit Suisse, a de quoi faire rêver : « fissures structurelles », « infiltrations », « défauts d’étanchéité », « moisissures » ,  « eaux stagnantes en sous-sol »… et même « odeurs de boulangerie » ! Un palace pour lequel l’ Etat va débourser, rien qu’entre le déménagement et les travaux, la bagatelle de 21,5 millions, auxquels s’ajoutent 3 millions sortis par l’AEF. Ensuite, il faudra allonger 6 millions de loyer par an, soit 935 000 euros de moins que pour la Maison ronde.

Ultime conséquence de cette fusion RFI-France 24 tant désirée par Sarko : 126 journalistes et employés administratifs (sur 1 329) vont prendre la porte. Pardon, ils vont profiter d’un « plan de départs volontaires ». Et rejoindre les rangs de la France qui ne se lève pas tôt…  »

Christophe Nobili


Dans la Revue de presse du jour, citons également, par souci d’exhaustivité, le nouvel article d’Emmanuel Beretta dans Le point.fr : « Matignon confirme la fusion France 24-RFI« 

Read Full Post »

Intersyndicale FO – SNJ – SNJ-CGT – SNRT-CGT de

Radio France Internationale

 

A l’attention de M.François Fillon, Premier Ministre

Paris, le 30 mars 2011

Monsieur le Premier Ministre,

L’intersyndicale de RFI sollicite votre intervention pour arrêter toute réforme irréversible à l’AEF, tout processus de fusion/déménagement pouvant aboutir à un démantèlement de RFI tant que la mission parlementaire n’aura pas rendu ses conclusions. Le 31 mars, en Conseil d’administration de l’Audiovisuel extérieur de la France, les représentants de l’État sont appelés à valider ou non la prise à bail de l’immeuble d’Issy-les-Moulineaux et auront à examiner le projet de fusion RFI/France 24.

Autrement dit, au moment précis où l’Inspection Générale des Finances et la mission parlementaire examinent les dysfonctionnements au sein de l’AEF et de ses filiales, et où le bon sens voudrait que soit suspendue toute réforme jusqu’à ce qu’on puisse y voir plus clair, le PDG, Alain de Pouzilhac choisit de passer en force. C’est là que réside le principal problème : M. de Pouzilhac ne semble tenir aucun compte de son actionnaire, c’est-à-dire l’État.

Monsieur le Premier Ministre, ce jeudi 31 mars, vous pouvez encore stopper les entreprises de M. de Pouzilhac lors du Conseil d’administration de l’AEF. Dans un contexte difficile, lié aux personnalités –désormais ouvertement antagonistes- des deux dirigeants de l’AEF, vous ne pouvez plus laisser perdurer une situation préjudiciable à la fois pour les salariés, les finances de l’AEF, ses filiales et en fin de compte pour l’État. La fusion, telle que voulue par M. de Pouzilhac, détruit les compétences reconnues de RFI sans pour autant relancer France 24 et l’AEF.

Comment faire, dès lors qu’une majorité des salariés refuse ce projet de fusion, s’oppose au déménagement de RFI à Issy-les-Moulineaux et voit son outil de travail être laminé dans une suite de réformes sans contenu ? Les représentants de l’État, dont la responsabilité est engagée par leur vote, ne peuvent entériner des projets ou des réformes mal conçues alors que, de toutes parts, on s’interroge sur les objectifs réels poursuivis par M.de Pouzilhac, qui à l’évidence, s’éloignent fortement de ceux qui sont affichés. Quelles sont les raisons de cette précipitation ? Pourquoi ne pas prendre le temps de la réflexion afin que les réformes que vous appelez de vos vœux permettent un véritable développement des entités de l’AEF et en conséquence, l’adhésion des salariés ?

Comptant sur votre sens de l’État et de l’intérêt général, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’assurance de notre haute considération.

Intersyndicale FO – SNJ – SNJ-CGT – SNRT-CGT de RFI

Read Full Post »

Older Posts »