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Archive for octobre 2011

La Commission des Affaires Culturelles de l’Assemblée Nationale a examiné ce mercredi 26 octobre le budget médias dans le cadre du débat sur la loi de Finances 2012. Le budget 2012 pour l’Audiovisuel extérieur de la France est en diminution de 12,3 millions d’euros, soit une baisse de 3, 8% par rapport à 2011.

Dans un rapport sur l’AEF présenté en séance plénière, la députée Martine Martinel, rapporteure pour avis, souligne  les « errements de la gouvernance » de l’audiovisuel extérieur de la France : « La liste des errements de la direction est déjà suffisamment longue et la rupture de confiance suffisamment consommée pour qu’il soit mis fin au mandat de M. Alain de Pouzilhac ».

Martine Martinel poursuit : « Lors de son audition le 10 octobre dernier, M. Alain de Pouzilhac s’est indigné de constater que l’IGF puisse l’accuser de ‘truquer’ les chiffres d’audience du groupe. La rapporteure pour avis exige que cette information soit confirmée ou infirmée dans les meilleurs délais par l’exécutif. Dans l’hypothèse où elle serait confirmée, il est impératif que le Gouvernement en tire toutes les conséquences qui s’imposent, en révoquant sans tarder le président de l’AEF ».

La fusion entre RFI et France 24 est une réforme conduite à « marche forcée, dont ni la nécessité ni l’utilité ne sont avérées », affirme la rapporteure pour avis. Elle préconise « une rationalisation de l’audiovisuel extérieur en fonction des métiers, France 24 étant rattachée à France Télévisions et RFI  à Radio France ».

L’intersyndicale de RFI, MCD et la CGT de France24 saluent la clarté et le courage dont fait preuve ce rapport. Nous constatons les dégâts causés par cette réforme que M.de Pouzilhac poursuit malgré les demandes de moratoire formulées à maintes reprises par la représentation nationale. Force est de constater que les synergies tant vantées par le PDG ne sont qu’un leurre. Notre expérience démontre que les réelles synergies radio-télévision sont extrêmement limitées.

Notre PDG prétend que l’AEF peut concurrencer les grandes chaînes internationales avec de la télé sans images, la radio filmée et des journalistes bons à tout faire…Il promet aujourd’hui d’énormes économies avec la fusion comme il a déjà promis des ressources propres suffisantes pour combler la baisse des subventions de l’Etat. Ce n’est que mensonges. La réalité, c’est qu’il n’a jamais réussi à prouver la viabilité de ce projet. Ses fausses promesses sont une vraie catastrophe et compromettent gravement l’avenir des sociétés de l’AEF, car le budget alloué au groupe en 2012 est en forte baisse.

Paris, le 26 octobre 2011


Le rapport sur l’Audiovisuel présenté devant la Commission des Affaires culturelles est en pièce jointe (Avis-audiovisuel-PLF2012-2). Sur l’AEF à partir de la page 31.


RFI
SNJ-CGT SNRT-CGT FO SNJ SUD

MCD

CFDT SNJ-FO CGT SNJ SUD

FRANCE 24

CGT

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RFI

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MCD

CFDT     SNJ-FO     CGT     SNJ     SUD

FRANCE 24

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Pouzilhac dehors !

Trahison, fiasco et faillite à l’AEF

Grégoire Deniau, Bertrand Coq, Ulysse Gosset, Vincent Giret, Christine Ockrent, Isabelle Poiraudeau, Pierre Ganz, Henri Perilhou et maintenant Jean Lesieur. Qui sera le prochain sur la liste des condamnés ? Car la liste des cadavres laissés par la direction à F24 et RFI est impressionnante et n’est pas prêt de se terminer ! La valse des dirigeants de l’AEF démontre bien l’incapacité du PDG à élaborer un projet d’entreprise, un projet rédactionnel dans lequel son propre encadrement puisse, au final, se reconnaitre.

Il ne suffit pas d’inventer le slogan « le contrat de confiance », encore faut-il être capable de le mettre en musique dans sa propre entreprise.

Et la dernière motion de défiance des salariés de F24 (plus de 70% qui n’accordent plus leur confiance à Alain de Pouzilhac) démontre qu’il en est incapable. Rappelons qu’en juin dernier déjà, les personnels de RFI s’étaient exprimés à plus de 96 %, eux aussi dans une motion de défiance.

Les salariés ne sont donc pas dupes. Au cours de déjeuners luxueux, le PDG peut toujours essayer de leur « vendre » son beau projet de fusion, dans de « magnifiques » locaux à Issy-les-Moulineaux, personne ne croit plus en ce mirage extrêmement coûteux qui fera tout, sauf faire des économies à l’État!

Alain de Pouzilhac est aujourd’hui un obstacle à tout projet d’avenir pour nos entreprises.

Salariés, journalistes, techniciens et administratifs qui sont attachés à faire rayonner l’image de la France dans le monde, ne peuvent plus travailler sereinement et inventer les médias internationaux du XXIème siècle.

Alain de Pouzilhac doit en tirer les conséquences sans quoi nos tutelles devront enfin prendre leurs responsabilités… puisque ce sont elles qui ont nommé Alain de Pouzilhac à la tête de l’AEF.

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RFI

SNJ   FO   SNJ-CGT   SNRT-CGT

 

Ce jeudi 20 octobre, soyons nombreux pour dire non à la fusion, aux licenciements, pour refuser le passage en force de la direction, défendre nos droits sociaux et soutenir le secrétaire du CHSCT assigné en justice par la direction de RFI.

Nous avons par ailleurs appris mercredi 19 octobre le licenciement d’un collègue, journaliste pour les émissions en langue anglaise. En trois mois, c’est la troisième personne ainsi sanctionnée. Il faut nous mobiliser ! Une pétition, lancée à l’initiative du service en langue anglaise, circule pour soutenir ce collègue.


Le préavis de grève court de ce jeudi 20 octobre 00h00 au vendredi 21 octobre 7h00

Rendez-vous sur les marches du Palais de Justice à 8h30

L’audience se tiendra à 9h00 au cabinet de Madame Lacquemant.

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PREAVIS DE GREVE

 

La direction de RFI a assigné en référé au Tribunal de Grande Instance (TGI) M.Julio Feo, secrétaire du CHSCT. La direction veut passer en force sans respecter les instances représentatives du personnel sur le projet de fusion. Le projet de fusion est une seule et même restructuration qui prévoit de rayer RFI des registres du Commerce, la chute de tous nos accords d’entreprise, un plan social de suppression de 126 postes, dont presque la totalité à RFI, et une organisation dite « organisation opérationnelle ».

La direction a refusé de donner au cabinet d’expertise les documents sur l’organisation future. Dans ce contexte, le cabinet Technologia a écrit à la direction pour lui faire part de son impossibilité d’entamer son expertise. Les élus du CHSCT ont demandé la tenue d’une réunion extraordinaire en présence du cabinet d’expertise. La direction a confirmé être dans l’impossibilité de fournir les documents demandés et a intimé au secrétaire du CHSCT de signer un ordre du jour qui portait sur un seul point : la fusion juridique.

Par ce tour de passe-passe, la direction veut passer en force sur la consultation des instances sans expliquer comment le personnel va travailler demain dans la post-fusion. Par là même, la direction veut procéder au démantèlement de RFI. Les élus du CHSCT ont voté à l’unanimité une motion pour demander au secrétaire de ne pas signer un ordre du jour tronqué. La direction a assigné en justice le secrétaire du CHSCT.

 

Les syndicats FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT ont déposé un préavis de grève à partir du 20 octobre 2011 à 00h00 jusqu’au 21 octobre à 07H00, pour permettre aux personnels de RFI de se mobiliser pour défendre leurs acquis sociaux, leurs conditions de travail, leur charge de travail, leurs rythmiques de travail et la pérennité de la société RFI. L’assignation en justice de RFI contre Julio Feo est symbolique du démantèlement des droits des salariés de RFI. Les organisations syndicales signataires de ce préavis appellent les personnels à se rendre à l’audience du Tribunal prévue le 20 octobre.

Pour pouvoir vous informer :

Assemblée générale

mercredi 19 octobre 2011

à 13h, devant le « 116 » (ex-CAPE)

RFI

FO SNJ SNJ-CGT SNRT-CGT

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48 heures de grève et 80% d’antennes perturbées à RFI !

Privé à la fois de la confiance des salariés et d’un encadrement motivé par son projet, Alain de Pouzilhac est désormais sous le contrôle du nouveau DG délégué de l’AEF. A quelques semaines de la consultation sur le projet de fusion entre RFI, MCD et France 24, le fossé entre Alain de Pouzilhac et les salariés de RFI et de MCD devient infranchissable.

Dans ce contexte, peut-il encore avoir le soutien des Tutelles ?

Le PDG de l’AEF dit tenir sa feuille de route. Il promet aux Tutelles une CNN à la française dotée d’un budget 5 fois inférieur à celui de sa consœur américaine et de recettes publicitaires de nature à permettre un désengagement financier de l’Etat.

Alain de Pouzilhac ne jure que par la pub pour dégager des fonds, or aujourd’hui l’’argent de la pub n’est que chimère. Personne n’y croit, même pas les administrateurs de l’AEF.

Quant aux synergies, pièce maîtresse du budget restreint, elles se résument à du son télé passé à la radio ou alors de la radio filmée. A ce rythme là, France 24 ne sera jamais une  télévision de référence, RFI et sa filiale arabophone MCD seront voués à disparaître. Les métiers et les entreprises sont trop différents. Et le transfert physique des salariés de la radio vers l’antenne télé fragilisera davantage la radio qui est déjà en sous-effectifs après le premier plan social (le deuxième est en préparation).

MCD, filiale de RFI, expérimente déjà ces synergies. Le bilan est désastreux en termes de respect du droit du travail (pratique illicite de travail dissimulé), de conditions de travail (stress en raison de la surcharge de travail et tensions liées aux inégalités entre les salariés des deux entreprises) et de qualité d’antenne.

Au mépris de cette réalité, au nom de synergies irréalistes, la direction de l’AEF s’obstine. Elle continue à vouloir installer RFI à Issy Les Moulineaux aux côtés de France 24. Ce déménagement n’est qu’un gouffre financier.  

RFI devrait quitter la Maison de la Radio bientôt réhabilitée, pour une épave thermique et un bâtiment techniquement inadapté comme l’ont dit les experts mandatés par le CHSCT de RFI.

Radio France -donc l’Etat- va ainsi perdre son locataire historique et naturel ainsi que les quelques 6 millions d’euros annuels versés par RFI, au titre des loyers. Grand gagnant sur toute la ligne : le Crédit suisse. Ce fonds d’investissement privé est le   propriétaire de l’immeuble d’Issy les Moulineaux, construit par Bouygues il y a moins de 10 ans. Il trouve ainsi  un locataire (RFI) prêt à débourser des millions pour un bâtiment que lui-même a négligé pendant des années. Le bâtiment sera ainsi quasiment reconstruit et totalement rééquipé aux frais de l’Etat. Et le Crédit Suisse empoche un loyer supérieur à celui de la Maison de la Radio.

L’Etat est-il prêt à perdre des millions d’euros pour ce projet qui n’a de cohérence que sur le papier ?

L’intersyndicale de RFI/ MCD appelle les Tutelles à prendre en compte les aspirations et les inquiétudes des salariés des entreprises qu’elle représente, à sauvegarder les missions de RFI et à arrêter ce gâchis.

A qui profite cette opération ? On ne nous dit pas tout !!


RFI : FO SNJ SNJ-CGT SNRT-CGT SUD

 

Paris, le 3 octobre 2011

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