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Archive for décembre 2011

Emmanuel Beretta, chroniqueur Médias au Point fait le bilan de l’année médiatique 2011 et consacre ces quelques lignes à RFI :

« … Du côté de l’AEF, c’est l’incendie continu depuis maintenant plusieurs années. La fusion France 24 et RFI, actée juridiquement, est durement combattue par un front syndical désormais uni qui multiplie les recours et joue la montre en espérant un retour de la gauche au pouvoir. Alain de Pouzilhac, le P-DG de l’AEF, n’ignore plus à quel point les députés socialistes jurent sa perte. Il a perdu le soutien de la CFDT au sein de RFI. Les bons résultats de France 24 lors du Printemps arabe sont inaudibles, recouverts par le fracas des mille et un claquements de porte, qu’il s’agisse de celui de Christine Ockrent (avec la médiation de l’Élysée) ou de celui de Jean Lesieur, le patron de la rédaction de France 24, fâché de ne pas avoir obtenu le budget qu’il souhaitait. L’inspection des finances a rendu un rapport qui ne donnera lieu à aucune suite de la part de Matignon. La mission parlementaire qui s’est emparée de la problématique de l’audiovisuel extérieur patauge elle aussi. Difficile pour les députés UMP de critiquer une réforme quand elle a été voulue et soutenue par Nicolas Sarkozy en personne depuis 2007… »

27/12/2011

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Paris, le 20 Décembre 2011
Chaque jour qui passe semble être mis à profit par ceux qui entendent sacrifier Radio France Internationale. En rangs serrés derrière le président de la République et son gouvernement, les fossoyeurs de la radio publique restent sourds à tout avis contraire à leur projet de fusion entre RFI et France 24. Le cas de la mission parlementaire relative à la mise en œuvre de la réforme de l’audiovisuel extérieur de la France, sera-t-il un exemple supplémentaire de cette méthode inspirée du « cause toujours, tu m’intéresses » ?

Depuis des mois, les député-e-s membres de cette mission, dont je suis, ont procédé à des auditions multiples, sans qu’un rapport définitif ne leur soit présenté. La réunion prévue à cet effet le 8 décembre dernier, a été annulée à la dernière minute. Depuis, rien. Je demande que la mission parlementaire puisse, au plus vite, émettre un avis sur l’avenir de RFI, et que, dans l’attente, toute opération de fusion avec France 24 soit suspendue.

Au-delà des salariés de RFI, de nombreuses voix ont souligné les dangers de ce « mariage forcé ». Il faut les entendre. Le service public doit pouvoir continuer à porter la voix de la France dans le monde.  Le PDG de la Société de l’Audiovisuel Extérieur de la France dont dépend RFI, Alain de Pouzilhac, un proche de Nicolas Sarkozy, ne peut gérer la 3ème radio mondiale comme l’une des salles de casino de Joagroupe dont il préside, aussi, le conseil de surveillance !

Marie-George Buffet, membre de la commission des affaires culturelles
Députée du groupe COMMUNISTES ET CITOYENS

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Nous avons envoyé il y a quelques jours un argumentaire en dix points aux médias et aux parlementaires pour pointer le scandale que constitue l’AEF. Voici l’article publié sur le site d’analyse des médias Acrimed :

« L’AEF (Audiovisuel extérieur de la France), un scandale de la République

le 17 décembre 2011

Contre la fusion de RFI et de France 24, la lutte des salariés de RFI continue. À suivre sur le site RFI Riposte, le blog des salariés de RFI.

Au moment où nous écrivons, quelques faits nouveaux marquent la mobilisation depuis notre dernier article (« Radio France Internationale (RFI) : encore et toujours en lutte ! ») et la lettre ouverte aux auditeurs de la sation : le rassemblement devant Matignon du 12 décembre, suivi de la suspension de la grève le même jour et la suppression par le Sénat dans le cadre du projet de loi de Finances rectificative pour 2011, des crédits de 44,8 millions d’euros dégagés pour financer le déménagement de RFI et la fusion avec France 24. Que va faire le gouvernement ? En attendant nous publions ci-dessous un récapitulatif émanant de salariés en lutte. (Acrimed)

l’AEF, un scandale de la République. En dix points :

1. Son PDG a été le premier de l’audiovisuel public à être nommé par Nicolas Sarkozy.

2. Le salaire d’Alain de Pouzilhac, 37 000 euros est deux fois celui du Président de la République (pour une entreprise de 1200 salariés RFI + France 24)

3. La valse des directeurs à France 24 et à RFI et leur indemnisation de départ a coûté : 10 millions d’euros (rapport IGF)

4. L’AEF a vécu une incroyable affaire d’espionnage sur fond de lutte de pouvoir entre Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent.

5. 1 million d’euros sont déjà provisionnés en prévision des procès intentés par Mme Ockrent.

6. Le premier plan de départ de 206 salariés à RFI a coûté à l’Etat : 41,3 millions euros.

7. Le déménagement à Issy les Moulineaux s’élève à : 24,5 millions, mais la somme sera dépassée selon le rapport de l’IGF

8. Le prochain plan social de 126 salariés affaiblira définitivement RFI qui ne sera plus en mesure de délivrer une information pertinente. Il coûtera à l’Etat 27,5 millions (rapport Progexa).

9. La fusion RFI / France 24 c’est-à-dire le siphonage du budget de RFI au profit de la télévision ne sera pas suffisant pour imposer France 24 face aux centaines de télévisions déjà existantes dans le monde.

10. Cette fusion vient d’être rejetée par 94,4 % de votant lors du référendum ayant mobilisé 591 salariés de RFI…Une participation record pour l’entreprise. Or, pour M. Pierre Hanotaux, le directeur général délégué « cette fusion RFI-France 24 ne se fera pas sans l’adhésion du personnel ». »

RFI est aussi dans La Croix, l’Humanité, Media Plus, la Correspondance de la presse

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Un CE d’anthologie en matière de mauvaise foi et de cynisme ! On a demandé, ce vendredi 13 décembre 2011, aux élus du Comité d’Entreprise de valider un nouveau contrat avec TDF qui entrera en vigueur le 1er janvier 2012. Il porte sur la suppression de 32 heures de diffusion en ondes courtes. Pourquoi consulter les élus, alors que d’évidence tout est déjà plié : l’ancien contrat a été dénoncé sans consultation des instances au printemps 2011, selon le rapport de l’Inspection Générale des Finances, puis renégocié par la direction de RFI, et les dispositions techniques pour sa mise en œuvre ont été déjà programmées.

32 heures, c’est plus du tiers de la diffusion en ondes courtes pour RFI. Or les ondes courtes ont toujours été pour RFI, le cœur du réacteur, le coeur de son activité radiophonique.

La direction de RFI va réduire de manière drastique la diffusion en ondes courtes vers des zones stratégiques. Par exemple, en français vers la RDC ou en portugais vers l’Afrique, en anglais également vers l’Afrique, ou encore en espagnol vers l’Amérique centrale et Cuba.

Pour l’Angola ou Cuba, c’est d’autant plus irresponsable de la part de la direction de RFI qu’il n’y a pas de diffusion FM pour prendre le relais.

La direction a-t-elle négocié avec Raul Castro, à Cuba, ou Eduardo Dos Santos, en Angola, un accord de partenariat ?

Les syndicats de RFI dénoncent le cynisme des dirigeants de RFI qui sacrifient sur l’autel de l’économie d’un million et demi d’euros l’existence même de notre radio sans parler de la pérennité de certains services de langues. Quel peut être l‘avenir du service en portugais vers l’Afrique, quand on ampute toute sa diffusion en ondes courtes ? Même interrogation pour le service en anglais.

Pour la direction de RFI, les ondes courtes ne sont pas modernes mais quels moyens va-t-elle mettre en œuvre pour continuer à atteindre nos auditeurs notamment ceux des zones rurales ? La direction pense-t-elle sérieusement que la téléphonie mobile ou encore internet peuvent être actuellement une alternative crédible à l’onde courte compte tenu des spécificités de notre auditoire ? Tous ces modes de diffusion fragilisent notre indépendance éditoriale car ils dépendent du bon vouloir des pouvoirs en place qui bâillonnent les émetteurs FM, internet ou mobiles quand l’information diffusée par RFI leur déplaît.

Parmi les suppressions décidées, figure aussi le bulletin de la Météo Marine. C’est pourtant  une mission de service public pour RFI. Mais à  partir du 31 décembre 2011, RFI ne diffusera plus ce bulletin quotidien tant attendu par les navigateurs. Ils sont d’ailleurs nombreux à protester, comme en témoigne la lettre* adressée par l’un d’entre eux à la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet …

Au moment où les puissances émergentes comme la Chine et le Brésil investissent dans la diffusion en ondes courtes et dans les langues vernaculaires, notamment en Afrique, les dirigeants de RFI font le choix d’abandonner le terrain à la concurrence et de restreindre la présence de RFI et donc de la France dans le monde.

Ce nouvel épisode dans ce mauvais feuilleton que l’on vit depuis trois ans, est la preuve pour ceux qui en doutaient encore de la volonté des dirigeants de RFI de mettre à mort la diffusion radio.

*En voici des extraits :

 

« Navigateur, skipper professionnel, je suis indigné par la suppression, programmée pour le 31 décembre 2011, du bulletin météo marine. Un service public prend une décision discriminatoire qui touche à la sécurité du citoyen.

Ecouté par des milliers de marins à travers l’océan, il représente l’élément de sécurité primordial pour un grand nombre de yachts qui ne peuvent pas s’offrir des équipements de communication par satellite. Personne n’ignore que pour la marine comme pour l’aviation la vie des navigateurs dépend de la météorologie et qu’aucun ne penserait la négliger. »

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Mardi 13 décembre, la direction de RFI a convoqué le CE pour entamer un nouveau plan social afin de supprimer 126 postes de la holding AEF : 84 à RFI, 22 à France 24, 2 à l’AEF, 4 à Monte Carlo Doualiya et 14 qui ne sont pas encore définis. En violation de toutes normes légales. Aucune information intelligible n’a été fournie aux élus du comité d’entreprise pour motiver un deuxième plan social en deux ans.

De toute évidence le seul projet de Monsieur de Pouzilhac est de faire des plans sociaux. Force est de constater que la direction actuelle n’a pas de projet éditorial, ne donne pas d’information sur l’organisation cible. Nous ne savons pas quelles productions sont maintenues à RFI. Nous n’avons pas obtenu d’information sur l’impact des suppressions des postes sur la charge de travail des personnels et les réorganisations qui devraient en découler.

A croire que Monsieur de Pouzilhac ne veut surtout pas se lier les mains avec un cadre précis et n’a qu’une seule ambition : faire disparaître progressivement  l’activité de RFI par le biais de plans sociaux en chaîne.

Le nouveau plan social est contraire aux normes de gestion de l’emploi en France. RFI est obligée de payer aux organismes de l’Etat une taxe de revitalisation, du fait de la suppression d’un trop grand nombre de postes en si peu de temps sur un même bassin d’emploi.

Cette observation a été faite en mai dernier par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi auprès du Ministère de Travail (DIRECCTE). La direction avait décidé de former un recours hiérarchique. Le préfet vient de lui opposer un refus. Elle devra bel et bien payer l’équivalent de deux à quatre SMIC par poste supprimé.

RFI devrait donc payer près de 500 000 euros pour suppression d’emplois si le PSE est maintenu. Cette somme est à additionner au coût de 27,5 millions que l’Etat devra payer pour envoyer les salariés de l’Audiovisuel extérieur de la France au chômage.

Comment l’Etat accepte-t-il de valider un plan social dans une entreprise de service public au moment même où le ministre de l’Economie affirme publiquement qu’ « il n’y aura pas de suppression de postes dans les entreprises où l’Etat a de la participation » ? Comment l’Etat accepte-t-il que RFI engage un plan social alors que les organismes de l’Etat constatent eux-mêmes un abus de suppression de postes dans l’entreprise ? 

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PARIS,  14 déc 2011 (AFP) – Le Sénat à majorité de gauche a supprimé mercredi dans le cadre du projet de loi de Finances rectificative pour 2011 (Collectif) les crédits de 44,8 millions d’euros dégagés pour financer le déménagement de RFI et la fusion avec France 24.

Les sénateurs ont adopté un amendement au nom de la commission de la Culture du Sénat annulant cette somme inscrite dans le programme « action audiovisuelle extérieure » de la mission « Médias, livre et industrie culturelle ».

20,5 millions d’euros étaient prévus pour le déménagement de Radio France Internationale près de la télévision France 24 en banlieue, à Issy-les-Moulineaux.

24,3 millions d’euros étaient programmés pour financer « le second plan de départs de salariés lié à la réorganisation du groupe consécutive à la fusion de RFI et de France 24 », a précisé Vincent Eblé (PS) dans l’exposé des motifs de l’amendement dont il est l’auteur.

« Le déménagement de RFI, loin de conduire à des économies, entraînera un surcoût de 50 millions d’euros par an », a soutenu Claudine Lepage (PS). « Plans sociaux, salaires exorbitants à l’AEF, déménagement… On brade un outil formidable ! Le persan sera sur internet ? Mais l’internet est censuré en Iran ! Idem pour le mandarin en Chine » s’est exclamé la centriste Nathalie Goulet.

Le secrétaire d’Etat au commerce, Frédéric Lefebvre, a au contraire jugé qu' »à moyen et long termes, le déménagement économisera de l’argent » et qu’il était « utile de regrouper des gens qui exercent le même métier ».

Les salariés de RFI étaient en grève depuis le 28 novembre pour s’opposer à la fusion avec France 24 sous la holding de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), avant de suspendre leur mouvement, il y a deux jours.

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La députée Martine Martinel, membre de la commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée nationale, a rendu compte sur sa page facebook de l’audience de Jean-Luc Hess, patron de Radio-France, par les membres de la Commission. Elle l’a interrogé sur le sort réservé à RFI :

« L’audition de J-Luc Hess sur le Contrat d’exécution du COM de Radio France vient de se terminer. Je lui ai posé une question sur le sort de RFI. Il ne s’est pas prononcé officiellement mais a manifesté son attachement à cette radio et ses réticences en ce qui concerne toute fusion radio et télévision en citant des expériences à l’étranger.
Dans un article paru hier Alain Juppé semble plus circonspect sur la fusion. »

(A propos de la position d’Alain Juppé, lire l’Express du 12 décembre)

Cerise sur le gâteau du jour, Mediapart publie un « confidentiel » sur la fusion RFI-France 24 :

 » Le projet de fusion de Radio France internationale et de France-24 dans la holding de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF) coûtera plus cher que prévu. La préfecture parisienne devrait en effet demander à l’entreprise de compenser l’impact du plan de licenciement sur le bassin d’emploi à hauteur de deux à quatre Smic par poste supprimé, soit quelque 400.000 euros supplémentaires.

Le projet de fusion qui doit être proposé à la validation de l’assemblée générale des actionnaires à la mi-janvier prévoit en effet, outre le regroupement du personnel dans immeuble d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), un plan de départ de 126 salariés, dont 84 à RFI, 22 à France-24 et 14 pas encore déterminés, pour un coût, hors de cette contribution, estimé à 27,5 millions d’euros par l’expert-comptable Progexa.

Dès la notification du projet, en mai, l’inspecteur du travail suivant le dossier avait signalé à la direction des ressources humaines de RFI que le projet «pourrait être assujetti à l’obligation de revitalisation» du territoire, prévue par la loi de cohésion sociale de 2005. La directrice des ressources humaines de RFI l’avait alors informé de son «intention de former un recours hiérarchique», qui a été rejeté.  »

Et deux autres articles à signaler de confrères d’Afrique :

Sur le site camerounais 237online.com, le 13/12, « Grève : changement de fréquence à RFI »

Dans Le Soleil (Sénégal) du 14 décembre : « Le personnel de RFI dit « non » à la fusion avec France 24″

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