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Archive for 7 décembre 2011

L’assemblée générale, réunie ce mercredi à 14h, a reconduit à l’unanimité la grève.

L’assemblée a également voté à l’unanimité une motion pour exiger la présence du pdg Alain de Pouzilhac au comité d’entreprise qui doit se tenir demain jeudi. Le point à l’ordre du jour de ce CE est le «projet d’organisation opérationnelle» soit les tuyaux de la future entreprise fusionnée.

C’est le moins que l’on puisse demander à notre pdg non ?  Depuis mars 2011, celui-ci n’a assisté qu’à deux comités d’entreprises alors que nous sommes, ces derniers mois, sur l’os de la fusion-restructuration.

Par ailleurs, il a été décidé de lancer une collecte pour soutenir financièrement les salariés en grève. Nous indiquerons la marche à suivre par courrier électronique aux personnes extérieures qui prendront contact avec nous et souhaitent nous soutenir. Les collaborateurs de RFI peuvent s’adresser directement à leurs élus.

 

Une consoeur de France info a assisté à l’assemblée générale. Son reportage, diffusé dans le cadre du magazine Info Médias est ici.

 

Enfin, une petite revue de presse…

Dans Le Canard enchaîné de ce mercredi deux brèves ont retenu toute notre attention :

«Après avoir assuré la com’ du dictateur tunisien Ben Ali, le cabinet Image Sept, d’Anne Méaux, reprend avec brio celle du nouveau président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara. Du 21 au 23 novembre, Méaux a supervisé un voyage à Abidjan d’Alain de Pouzilhac. Deux jours pendant lesquels le pédégé de RFI-France 24 et ses cadres ont animé une formation au «management» des patrons de l’audiovisuel public ivoirien, avec une rare efficacité. Dans la foulée, la Radiotélévision ivoirienne (RTI) annonçait le licenciement de 322 agents (sur 840) au nom du «management moderne», et son directeur déclarait : «Ce séminaire nous a permis de comprendre qu’on peut mieux gérer une entreprise comme la nôtre, avec plus de rigueur, de courage et d’audace». Et une vision très «moderne» de l’emploi»

«Pendant la grève à RFI (contre la fusion avec France 24), la direction préserve l’essentiel : elle meuble l’antenne avec de la musique et, surtout, des spots de pub d’un nouveau partenaire privilégié de l’Audiovisuel extérieur de la France, la Société générale de banque au Liban (SGBL). Une entreprise dont le pédégé, Antoun Senhaoui, a du caractère : en février 2010, ses gardes du corps ont arrosé à l’arme automatique un concurrent dans une boîte de nuit chic de Beyrouth, blessant l’intéressé et des clients. On sait choisir ses sponsors dans l’audiovisuel public français»

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Chers auditeurs,
Depuis lundi 28 novembre, RFI, notre radio, votre radio est en grève. « Encore ! », nous direz-vous.  Nous, salariés, journalistes, techniciens, producteurs, réalisateurs  comprenons votre désarroi et votre agacement devant cette antenne muette : pourquoi vous prive-t-on, à nouveau, sans prévenir, de votre média, de ce lien radiophonique qui vous informe de l’état du monde ?
Vous qui nous témoignez si souvent votre fidélité, votre confiance,  nous vous devons des explications sur ce mouvement social qui paralyse nos antennes.
La situation est grave pour notre radio : c’est l’avenir même de RFI qui est en jeu aujourd’hui.
Désormais, Radio France Internationale appartient à une holding, l’AEF, l’Audiovisuel Extérieur de la France. Le gouvernement a voulu regrouper RFI, France 24 et TV5 en une seule et même structure juridique.
Mais la fusion avec France 24 se fera au détriment de RFI. La mise en place et le fonctionnement d’une télévision hertzienne mondiale coûte cher. Le risque, c’est « de déshabiller Pierre pour habiller Paul ».
Les moyens de RFI ont déjà été réduits. L’an passé, un premier plan social a fait disparaitre 206 postes de travail, soit 20% des employés, c’est-à-dire un emploi sur 5. Un nouveau plan est programmé pour les mois à venir qui viendra encore amputer les moyens de production.
A plusieurs reprises notre direction a qualifié la radio de média « archaïque », oubliant au passage les 40 millions d’auditeurs de RFI à travers le monde et surtout  en Afrique.
De Bamako à Kinshasa en passant par New York ou Pékin,  RFI vous informe chaque jour et vous donne la parole.
Nous qui faisons la radio au quotidien connaissons le lien unique entre RFI et ses auditeurs. La radio reste par excellence le média de la proximité. Elle sait atteindre le chef d’Etat comme le simple citoyen.
La prochaine étape pour RFI, c’est la fusion de notre rédaction avec celle de France 24. Notre direction nous parle de « trans-média », de journalistes qui travailleront à la fois pour la radio, la télévision et internet, qui assureront des directs en plateau, tout en préparant les sujets pour l’antenne. En devenant des « journalistes–à-tout-faire » et surtout à tout faire vite, comment conserver notre rigueur, notre spécialisation ?
Ici à RFI, nous connaissons votre juste exigence d’une information précise et honnête. Nous voulons rester des « producteurs d’information et non de simples répétiteurs de dépêches d’agence». Nous revendiquons de pouvoir continuer à vérifier nos informations. Il en va de notre crédibilité.
Lundi 5 décembre, lors d’un référendum organisé par l’ensemble des syndicats de la radio, les salariés de RFI ont voté à plus de 94% contre cette fusion avec France 24, avec une participation historique de plus de 75% du personnel.
Nous demandons aux autorités françaises de stopper ce projet de fusion et de  repenser un projet ambitieux pour une information de qualité sur RFI, par respect pour nous, comme pour vous.

Le personnel en grève

le 6 décembre

Cette lettre, rédigée par des salariés grévistes de Radio France internationale, est diffusée depuis ce matin à la presse d’Afrique francophone. N’oublions pas que les auditeurs en Afrique représentent la majeure partie de l’auditoire de RFI.

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