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Archive for 8 décembre 2011

Paris, le 08 décembre 2011

Communiqué

La situation que traverse Radio France Internationale (RFI) est très inquiétante. Le personnel, qui est en grève, vient de rejeter par 94% la fusion prévue avec France 24. Cette fusion est la raison du malaise dans cette radio connue et reconnue pour son professionnalisme et son expertise de l’actualité internationale.

3ème radio mondiale, avec plus de 40 millions d’auditeurs, RFI a besoin de stabilité pour assurer une information de qualité dans un monde en constant bouleversement.

La nomination des PDG de chaînes publiques (TV et radio) par Nicolas Sarkozy est une atteinte flagrante à la liberté d’expression et à l’indépendance de la presse. 
C’est pour cela que les conditions de la fusion de RFI avec France 24 doivent être éclaircies. François Hollande assure le personnel de RFI, fleuron de la francophonie et de la pluralité des expressions dans le monde, de son total soutien.

 

Aurélie Filippetti

Chargée de la culture – Equipe de campagne de François Hollande

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L’assemblée générale des personnels de RFI a reconduit la grève jusqu’à la prochaine assemblée générale, vendredi 9 décembre, 14 h. Lors du vote, trois personnes ont voté la suspension de la grève et 5 se sont abstenues.

 

Il a été lu en assemblée générale un communiqué de soutien de François Hollande, candidat socialiste à l’élection présidentielle, qui «assure le personnel de RFI de son total soutien». Il nous a été transmis par Aurélie Filippetti, chargée de la culture dans l’équipe de campagne de François Hollande.

«La situation que traverse Radio France Internationale (RFI) est très inquiétante. Le personnel, qui est en grève, vient de rejeter par 94% la fusion prévue avec France 24.

Cette fusion est la raison du malaise dans cette radio connue et reconnue pour son professionnalisme et son expertise de l’actualité internationale.

3ème radio mondiale, avec plus de 40 millions d’auditeurs, RFI a besoin de stabilité pour assurer une information de qualité dans un monde en constant bouleversement.

La nomination des PDG de chaînes publiques (TV et radio) par Nicolas Sarkozy est une atteinte flagrante à la liberté d’expression et à l’indépendance de la presse. 
C’est pour cela que les conditions de la fusion de RFI avec France 24 doivent être éclaircies. 

François Hollande assure le personnel de RFI, fleuron de la francophonie et de la pluralité des expressions dans le monde, de son total soutien

 

Autre information importante :  la Mission d’information parlementaire sur la réforme de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), qui devait adopter ce jeudi son rapport final, a repoussé de quelques jours sa réunion. Sur le travail de cette commission, voir sur le post suivant, les communiqués de Marie-Georges Buffet et des sénateurs socialistes représentant les Français de l’étranger.

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Lettre ouverte publiée ce jeudi matin en page Rebonds du quotidien Libération

«RFI est un bien public, M. le Premier ministre

Par des salariés de Radio France Internationale

Radio France internationale, l’une des premières radios au niveau mondial avec ses 40 millions d’auditeurs par jour, est menacée par le projet de fusion avec la chaîne France 24, porté par le gouvernement. Pourquoi laisser Alain de Pouzilhac, le patron de la Société de l’audiovisuel extérieur de la France, liquider notre radio, celle des Français et des francophones du monde entier ?

C’est elle qui accompagne au quotidien des millions d’Africains, c’est elle qui a soutenu les Haïtiens dans leur survie après le tremblement de terre, c’est elle encore qui, pour les otages français dans le monde, reste parfois le seul lien avec l’extérieur, comme ce fut le cas pour Ingrid Betancourt en Colombie et pour Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier en Afghanistan. Seule une radio comme Radio France internationale peut assumer de telles missions. Pourquoi Alain de Pouzilhac peut-il régner en maître sur ce bien public ? Pourquoi cette entreprise n’est-elle pas soumise aux mêmes obligations légales que toutes les autres entreprises publiques ?

Un déménagement coûteux des personnels de Radio France internationale est prévu.Ceux-ci doivent quitter la Maison de la radio, la bien nommée, pour rejoindre des bâtiments inadaptés à Issy-les-Moulineaux, dont le propriétaire est le Crédit suisse. C’est une entreprise privée qui va toucher le loyer de 60 millions d’euros au moins sur neuf ans.

Alors que nos dirigeants se sont octroyé des salaires presque trois fois supérieurs à celui de leur prédécesseur, au même moment, monsieur le Premier ministre, vous avez laissé procéder à un plan social et à la suppression de 206 postes, (un nouveau plan social est à l’étude), au nom de la «nécessaire réduction des coûts». Vous avez vous-même commandé un rapport à l’Inspection générale des finances qui pointe très explicitement de nombreuses «irrégularités» et affirme, par exemple, que «le déménagement de RFI engendrera des surcoûts et pourrait lui-même se révéler plus coûteux que prévu».

Pourquoi, monsieur le Premier ministre, ne pas entendre les voix de tous ceux qui, de tous bords, vous demandent d’arrêter le massacre, parlementaires de droite comme de gauche, personnalités de l’audiovisuel, membres éminents du monde de la recherche et de la culture, artistes, scientifiques et écrivains francophones ? Le rapporteur du budget de l’audiovisuel qualifie quant à lui d’«extrémiste» la fusion telle que la conçoit Alain de Pouzilhac, tout en soulignant que la radio et la télévision ne relèvent pas du même métier.

Les salariés de RFI, ce lundi, ont voté à plus de 94% contre cette fusion avec France 24, avec une participation historique de plus de 75% du personnel. Ce projet est une grave erreur, lourde de conséquences pour la diversité de l’information et pour l’avenir de l’audiovisuel public français.

Monsieur le Premier ministre, vous pouvez décider de stopper cette fusion et de repenser un projet ambitieux et dynamique. Il est encore temps… Mais c’est urgent !»

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Et nous avons reçu ce matin deux communiqués de soutien :

- le premier est de Marie-Georges Buffet, membre du groupe parlementaire Député(e)s communistes et citoyens et membre de la Commission des affaires culturelles.

« RFI : il faut renoncer à la fusion avec France 24!
 
La réunion de la Mission d’information parlementaire relative à la mise en œuvre de la réforme de l’audiovisuel extérieur de la France, prévue ce matin, a été annulée. La Mission devait se prononcer sur le devenir de RFI et préconisait, au-delà de quelques précautions de langage, la fusion avec France 24.  

Quelles que soient les raisons de cette annulation, j’espère que cette décision permettra qu’enfin on entende les salariés en lutte depuis des mois pour l’indépendance éditoriale de leur radio, pour le maintien de l’emploi et la qualité du service public.

La fusion de RFI avec France 24 mettrait en cause l’avenir même de Radio France Internationale dont l’Elysée entend faire son porte-voix. RFI doit continuer de porter la voix de la France et non celle du gouvernement.

Je m’apprêtais à voter contre les conclusions de la Mission parlementaire. Je souhaite que le report de ce vote permette à tous les Député-e-s de gauche, de repousser le projet de fusion porté par la majorité présidentielle.»

 
- et le second des sénateurs socialistes représentant les Français établis hors de France, Claudine Lepage, Hélène Conway, Jean-Yves Leconte et Richard Yung :
 
«RFI, la lutte continue
 
Sourd aux multiples demandes de suspension du projet, le Conseil d’administration de l’Audiovisuel extérieur de la France a voté, il y a quelques jours, la fusion juridique de RFI, Monté Carlo Doualiya et France 24.

Malgré les conclusions de la mission d’information parlementaire,  celle des rapports budgétaires des députés Martine Martinel et Didier Mathus, celle de la sénatrice Claudine Lepage, le PDG de Audiovisuel Extérieur de la France, M. de Pouzilhac, a donc décidé de passer en force !

Pourquoi cette précipitation alors même que la justice doit se prononcer le 16 janvier 2012  sur la validité des procédures de fusion ?

Pourquoi cette précipitation, alors même que le climat social à AEF est délétère depuis de nombreux mois ? Multiples démissions, grèves à répétition, motion de défiance à l’égard de M. de Pouzilhac,  sont autant de signes du profond malaise qui mine AEF et qui  n’apparait guère propice à un tel rapprochement.

Le nouveau directeur général délégué de la Holding, successeur de Christine Ockrent,  Pierre Hanotaux, semblait  pourtant en avoir pleinement conscience quand il assurait, il y a quelques semaines que  « cette fusion RFI-France 24 ne se fera pas sans l’adhésion du personnel » … Et bien, le référendum organisé ce lundi 5 décembre témoigne sans aucune ambiguïté de l’opposition de l’immense majorité des salariés de RFI (94,42%) à la fusion.

Mais cette opération, assortie du déménagement de RFI et d’un nouveau plan social, semble bien être le « grand œuvre de AEF », qu’il entend mener coûte que coûte et au plus vite.

Nous préférons parler d’une véritable entreprise de démolition de RFI, emblème de notre audiovisuel extérieur et voix de la France dans de nombreux pays et apportons tout notre soutien à ses salariés, en grève depuis le 28 novembre.»

 

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Queridos oyentes:

 Desde el lunes 28 de noviembre, RFI (Radio Francia Internacional), nuestra radio, su radio, está en huelga. “¡Una vez mas!”, es lo que sin duda pensarán. Nosotros, periodistas, técnicos, productores y realizadores, comprendemos su inquietud y hartazgo ante esta emisora de nuevo muda. ¿Por qué les privamos una vez más de este vínculo radiofónico?

 A ustedes, queridos oyentes, que a diario nos manifiestan su fidelidad y confianza, les debemos una explicación. La situación es grave para nuestra radio: es el futuro de RFI lo que está hoy en juego. El gobierno ha querido reunir RFI,la televisión France 24 y TV 5 en una única estructura jurídica, pero la fusión con F 24 se hará en menoscabo de RFI.

 El riesgo que se perfila es quitar a unos para dar a otros. Los medios de RFI han sido ya reducidos. El año pasado un primer plan de reestructuración suprimió 206 puestos de trabajo, es decir 20% del personal, casi un empleo de cada cinco… y un nuevo plan está programado para los meses venideros, que amputará aún más la calidad de nuestro trabajo.

 Nuestra dirección olvida los 40 millones de oyentes de RFI en el mundo, sobretodo en África, pero también en Asia y, claro está, en América Latina. Desde El Cairo hasta Nueva York, pasando por Kinshasa, Pekín, Teherán, México, Bogotá, Buenos Aires y Moscú, RFI informa cada día y les da la palabra.

 La próxima etapa es la fusión  de la redacción de RFI con la dela televisión F24. Nuestra dirección nos habla de “trans-media”, con periodistas que trabajarán al mismo tiempo para la radio, la televisión e Internet, en resumen, periodistas “multiusos”. En estas circunstancias, ¿cómo conservar nuestro rigor, nuestra especialización?

 En RFI sabemos que contamos con un público exigente, que espera una información precisa y honesta. Queremos seguir informando y no ser simples copistas o traductores de las agencias de prensa. Nuestra credibilidad está en tela de juicio. Es por ello que pedimos a las autoridades francesas que interrumpan este proceso de fusión y reflexionen sobre un proyecto ambicioso para mantener una información de calidad en RFI.

 Pedimos ser respetados y que nuestros oyentes lo sean también. Agradeciéndoles su comprensión y su solidaridad,

 El personal de RFI en huelga.

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