Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for 13 décembre 2011

RFI, la grève est suspendue mais l’opposition à la fusion avec France 24 demeure, sur l’Express.fr

Fusion RI / France 24 : suspension de la grève et appel à Matignon, sur l’Obs.fr

RFI, la grève est suspendue, sur Le Temps.ch

RFI, la fusion à reculons dans Libération

(sauf que l’on n’était pas une cinquantaine comme il est écrit dans l’article mais 75 (!) selon la police et donc 150 selon les organisateurs…)

RFI, la grève est suspendue sur Le Figaro.fr

et des reprises afp sur Europe 1 (qui ne parle pas de nous quand nous sommes en grève), le JDD, etc.

 

voici la dépêche AFP du 12/12 :

PARIS — Les salariés de Radio France Internationale (RFI), en grève depuis le 28 novembre pour s’opposer à une fusion de la radio avec la chaîne télévision d’info continue France 24 sous la holding de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), ont décidé de suspendre leur mouvement, estimant que le Premier ministre devait prendre position.
« Le personnel de RFI, réuni en assemblée générale, a décidé de suspendre et non de lever la grève engagée le 28 novembre dernier », selon le texte.
Les syndicats ont déposé une lettre au Premier ministre, François Fillon, « pour lui demander le gel de ce projet de fusion et l’ouverture d’états généraux pour définir les contours d’un audiovisuel public extérieur ambitieux ».
« Aujourd’hui, la balle est dans le camp du Premier ministre », ont-ils écrit.
Dans le cadre de la fusion de toutes les entités de l’AEF, il est prévu que RFI quitte la Maison de Radio France à Paris pour emménager près de la télévision France 24 en banlieue, à Issy-les-Moulineaux. Ce déménagement suscite toujours l’opposition d’une partie des salariés de RFI, qui dénoncent aussi le projet de rédaction unique.
Voulue par le président Nicolas Sarkozy, l’AEF — qui coiffera RFI, France 24 et la télévision francophone internationale TV5-Monde — est sous le feu roulant des critiques avec, depuis sa création, pas moins de trois rapports parlementaires et un audit de l’inspection générale des finances.
« Une direction désireuse d’une fusion viable n’aurait pas balayé d’un revers de main les mises en garde d’experts qualifiant la fusion de +périlleuse+ en raison de son impréparation », ont écrit les syndicats.
La fusion des trois entreprises a été récemment approuvée par les conseils d’administration de France 24, RFI et TV5-Monde. Elle doit théoriquement entrer en vigueur à la mi-janvier.
Malgré un recul de son audience au niveau mondial, passée de 44 millions à 35,6 millions entre 2004 et 2008, RFI reste très écoutée notamment en Afrique par près de 26 millions d’auditeurs.
Des salariés ont aussi diffusé une description en dix points du « scandale de l’AEF », dénonçant une « gabegie »: du salaire du PDG Alain de Pouzilhac (« deux fois celui du président de la République ») à « la valse des directeurs à France 24 et à RFI » qui a coûté 10 millions d’euros en passant les 5,1 millions provisionnés en vue « des procès intentés » par l’ancienne numéro deux, l’ex-journaliste vedette Christine Ockrent. Celle-ci avait jeté l’éponge fin mai après des mois de guerre ouverte contre son Pdg.
Les personnels soulignent également que « le premier plan de départ de 206 salariés à RFI (en 2009) a coûté à l’Etat 41,3 millions euros » et que « le déménagement à Issy-les-Moulineaux s’élèvera à 24,5 millions, mais la somme sera dépassée selon le rapport de l’IGF ». Enfin, selon eux, « le prochain plan social de 126 salariés affaiblira définitivement RFI qui ne sera plus en mesure de délivrer une information pertinente. Il coûtera à l’Etat 27,5 millions ».
Alors que l’antenne est fortement perturbée par la grève (certains jours 80% de la grille est remplacée par de la musique), les journalistes grévistes ont écrit aux auditeurs, expliquant les raison de leur mouvement et soulignant que la fusion France 24-RFI se « fera au détriment de RFI ».
Du côté des responsables politiques, les voix divergent. Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères qui aurait la tutelle de l’AEF, a estimé que le rapprochement paraissait « une bonne idée » et que c’était « aux gestionnaires et aux responsables de chacune de ces chaînes de dire » s’il faut aller jusqu’à la fusion.
Les sénateurs socialistes des Français de l’étranger ont dénoncé de leur côté « une véritable entreprise de démolition ». Quant au candidat PS à la présidentielle François Hollande, il a assuré le personnel de RFI « de son total soutien ».
Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés. Plus »

 

Autre source : l’agence de presse PANA

Des élus français apportent leur soutien à la grève du personnel de RFI (9/12)

Paris, France (PANA) – Plusieurs élus français socialistes et communistes ont apporté leur soutien à la grève observée depuis le 28 novembre dernier par le personnel de Radio France internationale (RFI) contre la décision de regrouper France 24, RFI et TV5 monde dans l’Audiovisuel extérieur français (AEF), ont indiqué vendredi à la PANA des sources syndicales à Paris.

« La fusion de RFI avec France 24 mettrait en cause l’avenir même de Radio France Internationale dont l’Elysée entend faire son porte-voix. RFI doit continuer de porter la voix de la France et non celle du gouvernement », écrit la députée communiste Marie-George Buffet, membre de Commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale française.

Accusant le pouvoir en place d’avoir entrepris « une véritable démolition de RFI », les sénateurs socialistes, Claudine Lepage, Hélène Conway, Jean-Yves Leconte et Richard Yung regrettent la précipitation des responsables de l’audiovisuel extérieur français à consacrer la fusion avec France 24 alors qu’une décision de justice devrait intervenir à ce sujet le 16 janvier 2012.

« Sourd aux demandes de suspension du projet, le conseil d’administration de l’Audiovisuel extérieur de la France a voté, il y a quelques jours, la fusion juridique de RFI et France 24 », soulignent les sénateurs dans une motion de soutien au personnel de RFI.

Ils estiment également que le Président-directeur général de l’AEF, Alain Pouzilhac, a décidé « de passer en force » pour mettre en place la fusion entre RFI et France 24, en dépit des conclusions d’une Mission d’information parlementaire et des rapports budgétaires des députés Martine Martinel et Didier Mathus.

Une large concertation organisée le 5 décembre dernier a permis au personnel de RFI de se prononcer à 94,42 % contre le projet de fusion voulu depuis plusieurs années par le président français, Nicolas Sarkozy.

Dans une lettre ouverte aux auditeurs rendue publique à Paris, les grévistes expliquent les motivations de l’arrêt de travail tout en insistant sur les graves dangers que la fusion fait courir aux moyens de production et à la qualité des émissions de RFI.

« De Bamako à Kinshasa en passant par New York et Pékin, RFI vous informe chaque jour et vous donne la parole. Nous qui faisons la radio au quotidien connaissons le lien unique entre RFI et ses auditeurs. La radio reste par excellence le média de proximité. Elle sait atteindre le chef d’Etat comme le paysan », précise le personnel gréviste dans sa « Lettre aux auditeurs ».

Après l’échec des négociations entre la direction et le personnel, aucune piste de sortie de la grève n’est envisagée dans les tout prochains jours.

-0- PANA SEI/TBM/IBA  09décembre2011

Publicités

Read Full Post »