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Archive for 15 décembre 2011

Mardi 13 décembre, la direction de RFI a convoqué le CE pour entamer un nouveau plan social afin de supprimer 126 postes de la holding AEF : 84 à RFI, 22 à France 24, 2 à l’AEF, 4 à Monte Carlo Doualiya et 14 qui ne sont pas encore définis. En violation de toutes normes légales. Aucune information intelligible n’a été fournie aux élus du comité d’entreprise pour motiver un deuxième plan social en deux ans.

De toute évidence le seul projet de Monsieur de Pouzilhac est de faire des plans sociaux. Force est de constater que la direction actuelle n’a pas de projet éditorial, ne donne pas d’information sur l’organisation cible. Nous ne savons pas quelles productions sont maintenues à RFI. Nous n’avons pas obtenu d’information sur l’impact des suppressions des postes sur la charge de travail des personnels et les réorganisations qui devraient en découler.

A croire que Monsieur de Pouzilhac ne veut surtout pas se lier les mains avec un cadre précis et n’a qu’une seule ambition : faire disparaître progressivement  l’activité de RFI par le biais de plans sociaux en chaîne.

Le nouveau plan social est contraire aux normes de gestion de l’emploi en France. RFI est obligée de payer aux organismes de l’Etat une taxe de revitalisation, du fait de la suppression d’un trop grand nombre de postes en si peu de temps sur un même bassin d’emploi.

Cette observation a été faite en mai dernier par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi auprès du Ministère de Travail (DIRECCTE). La direction avait décidé de former un recours hiérarchique. Le préfet vient de lui opposer un refus. Elle devra bel et bien payer l’équivalent de deux à quatre SMIC par poste supprimé.

RFI devrait donc payer près de 500 000 euros pour suppression d’emplois si le PSE est maintenu. Cette somme est à additionner au coût de 27,5 millions que l’Etat devra payer pour envoyer les salariés de l’Audiovisuel extérieur de la France au chômage.

Comment l’Etat accepte-t-il de valider un plan social dans une entreprise de service public au moment même où le ministre de l’Economie affirme publiquement qu’ « il n’y aura pas de suppression de postes dans les entreprises où l’Etat a de la participation » ? Comment l’Etat accepte-t-il que RFI engage un plan social alors que les organismes de l’Etat constatent eux-mêmes un abus de suppression de postes dans l’entreprise ? 

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