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Archive for février 2012

Les précisions de la Cour d’appel permettent au CE d’attaquer en justice la fusion qui se fait en violation de l’arrêt du 16 janvier :

La Cour d’appel de Paris a estimé que son arrêt du 16 janvier 2012 était parfaitement clair et qu’il suspend la fusion jusqu’à ce que la procédure d’information et de consultation du comité d’entreprise sur le cahier des charges ait été reprise depuis son point de départ et qu’au moment de la reprise une information substantielle sur le cahier des charges et ses conséquences sur la fusion ait été communiquée aux élus.
Cela n’a pas été le cas et fort de ces précisions nous allons attaquer en justice cette fusion qui se fait en violation de l’arrêt de la Cour d’appel de Paris.

Par ailleurs, les deux audiences qui devaient avoir lieu aujourd’hui devant la Cour d’appel ont été reportées au 12 mars.

A signaler :

Une belle carte interactive des luttes sociales en France à découvrir sur le site de l’Humanité et nous y sommes !!

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Lundi 27 février 2012, le Comité d’entreprise sera devant la Cour d’appel de Paris pour deux audiences à 13h30.

Par ailleurs, la Cour d’appel de Paris rendra le même jour son arrêt suite à la requête en interprétation de son jugement du 16 janvier, dont l’audience s’est tenue le 13 février.

Vous êtes cordialement invités à y assister !

Palais de Justice de Paris – pôle 6 chambre 1 ( 4 boulevard du Palais – métro Saint Michel ou Cité )

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Le Conseil d’Etat a estimé le 21 février qu’il n’y avait pas lieu à référé sur la suspension et qu’il faut poursuivre le recours pour excès de pouvoir contre le décret devant le Conseil d’Etat.

Lire ici l’ordonnance rendue par le Conseil d’Etat. Nous avons de nouvelles audiences en appel cette fois-ci sur notre agenda judiciaire.

**

Sur l’agenda immobilier, partageons et savourons comme il le mérite ce communiqué  RF-MCDau sujet du déménagement et des nouveaux locaux :

« INFORMATIONS DÉMÉNAGEMENT

Les intempéries des dernières semaines ont entrainé un gel des canalisations.

En conséquence, les travaux ont été retardés.

Le déménagement prévu le week-end des 3 et 4 mars est donc reporté au week-end des 24 et 25 mars. »

…  voilà qui promet !!!! Un paquebot qui prend l’eau et en plus sensible au gel… Souvenons-nous des réserves exprimées par les experts mandatés par le CHSCT sur l’état du bâtiment qui nous est promis à Issy-Les-Moulineaux !

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Demain mercredi 22 février  à 15 heures, nous serons devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre pour faire juger l’illégalité de la fusion.

TGI : 6 rue Pablo Neruda
92000 NANTERRE
 RER : Nanterre Préfecture

Par ailleurs, lundi prochain 27 février nous serons devant la Cour d’appel pour deux actions importantes : la prise à bail et la rédaction unique.

Revue de presse et morceaux choisis :

Pluie de nominations à l’AEF dans l’Obs : 7 directeurs nommés à l’AEF

La polémique suscitée par les propos du tandem Nakad-Capomaccio dans Télérama

Geneviève Goëtzinger, invitée de Médiasphères sur LCI, ne ménage pas sa peine pour défendre Alain de Pouzilhacet sa « colossale énergie »…

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Les déclarations des nouvelles directrices des rédactions, dans Le Monde du 15 février, ont provoqué de nombreuses protestations chez les personnels de la radio mondiale.Voici un extrait : 

« Les deux directrices de la rédaction affirment vouloir s’appuyer sur « une manière française de traiter l’information » dans le concert des médias internationaux dominé par l’approche anglo-saxonnne.

« Les journalistes français sont différents des autres, insiste Nahida Nakad. Ils sont très indépendants, vont chercher l’information sur le terrain et préparent eux-mêmes leur reportage. Leur façon de travailler les rend plus proches des gens. » Pour Anne-Marie Capomaccio, la caractéristique du journaliste français est qu’il « ne tient pas pour acquis ce qu’on lui dit mais doute toujours. » »

Et la réponse de l’intersyndicale de RFI :

Le « journalisme à la française » n’existe pas et ne doit surtout pas exister

Les premières déclarations des co-directrices de l’AEF fraîchement nommées ne sont pas simplement hallucinantes : elles sont révoltantes.

Comment accepter que les principales responsables de l’Audiovisuel extérieur de la France inaugurent leurs fonctions par des affirmations de nature xénophobe et n’ayant aucun rapport que ce soit avec la réalité.

Nous, hommes et femmes de média, ayant une connaissance approfondie de la pratique de l’information en France et dans le monde, contestons absolument l’idée même d’une spécificité du journalisme français. Travaillant sur le terrain avec des consoeurs et des confrères de toutes nationalités, téléspectateurs, auditeurs, lecteurs des médias du monde entier, étant nous-mêmes issus d’origines diverses, nous savons d’expérience qu’il n’est pas de « journalisme à la française » qui serait d’essence différente ou supérieure au journalisme pratiqué par les professionnels des autres nations.

Il y a un bon, et un mauvais journalisme.

Du mieux que nous pouvons, nous faisons quotidiennement notre maximum pour que le journalisme que nous exerçons à RFI, MCD, et France 24, relève de la première catégorie.

A nos yeux, par la discrimination nationale qu’introduisent les co-directrices de l’AEF, c’est malheureusement à la seconde que se rattache leur conception du journalisme.

Paris, le 16 février 2012 

RFI    FO  –  SNJ-CGT  –  SNRT-CGT –  SNJ  –  SUD

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Le CE a engagé un recours devant le Conseil d’Etat pour faire juger illégal le décret relatif au cahier des charges de l’Audiovisuel extérieur de la France, notamment au regard de la loi du 5 mars 2009, ainsi qu’un référé suspension.

L’audience est fixée au 16 février à 16h. Soyons nombreux !!!

Revue de presse :

Yahoo: la fusion france 24-rfi se met en place sous menace d’actions judiciaires

Union de la presse francophone : la fusion combattue mais votée

Les Echos:  Anne-Marie Capomaccio et Nahida Nakad nommées à la tête des rédactions de l’AEF

Le Monde : La fusion France 24-RFI se met en place sous la menace d’actions judiciaires

Le Monde : L’AEF se dote d’une direction bicéphale

Télérama :  la fusion RFI-France 24 : ça se précise

L’Express : La fusion RFI-France24 désormais actée mais toujours combattue

Le Figaro: Deux femmes pour les rédactions de l’AEF

Mondomix: (avec une vidéo )
http://www.mondomix.com/actualite/1875/rfi-un-nouveau-tournant.htm

La Croix : la fusion RFI – France 24 définitivement entérinée

Terrafemina: France 24 et RFI : la fusion entérinée

France info : Audiovisuel extérieur, la fusion définitivement approuvée par l’actionnaire

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L’histoire s’emballe !!!

Tous les syndicats de RFI appellent ce mardi à 14h à une assemblée générale des personnels pour expliquer le rendu de justice d’hier lundi (cour d’appel) et raconter l’assemblée générale des actionnaires qui s’est tenue le même jour (voir la lettre de la secrétaire du CE).

On apprend ce mardi matin par un mail « urgent » de la direction qu’Alain de Pouzilhac -complètement absent de RFI ces derniers mois- a lui aussi des choses à raconter (!) car il convoque, pour ce midi, toute LA rédaction de RFI. C’est vrai que nous sommes désormais en rédaction unique. Les autres salariés apparemment ne sont pas invités à écouter le pdg. Quantité négligeable…

à suivre…

Sinon la presse s’est faite l’écho de la fusion actée par l’assemblée générale des actionnaires :

Pouzilhac vote la fusion RFI – France 24 dans Libération

La fusion RFI – France 24 actée mais toujours combattue dans Le Nouvel Obs

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Voici la lettre adressée par la secrétaire du Comité d’entreprise au PDG, Alain de Pouzilhac, dans le cadre de l’assemblée générale extraordinaire de Radio France Internationale du 13 février 2012, à joindre au procès-verbal.

Comité d’Entreprise de Radio France Internationale

116 avenue du Président Kennedy

75220 Paris cedex 16

 

Objet : lettre recommandée avec A/R

                            Paris, le 13 février 2012

 

Monsieur le Président directeur général

Monsieur Alain de Pouzilhac

 21 rue Camille Desmoulins,

92130 Issy-les-Moulineaux

 

 

 

Une assemblée générale extraordinaire de Radio France Internationale s’est tenue ce jour à 8h30 au 21 rue Camille Desmoulins – 92130 Issy-les-Moulineaux avec 7 points à l’ordre du jour, dont en point I) « Fusion par voie d’absorption par l’audiovisuel extérieur de la France de sa filiale à 100%, RFI, sous le régime des fusions simplifiées ». Etaient présents dans la salle : vous-même Monsieur le Président, la directrice déléguée de RFI, le Directrice juridique de RFI, le Commissaire au Comptes et moi-même.

Un dossier avec deux documents intitulés « projet de résolutions à l’Assemblée Générale extraordinaire » et « rapport du Conseil d’administration à l’Assemblée générale de l’actionnaire » m’a été remis en séance.

Dès que vous avez fini de lire et voter la cinquième résolution du document dit « Projet de résolutions à l’assemblée générale extraordinaire », en ma qualité de secrétaire du comité d’entreprise de RFI, je vous ai demandé de prendre la parole afin de faire une déclaration en vous demandant qu’elle soit inscrite au procès-verbal. Juste avant la fin de ma déclaration vous m’avez demandé d’arrêter. Je vous ai répondu que je souhaitais finir la déclaration, bien que je comprenne que c’était pour vous difficile de m’écouter lire cette longue déclaration à cette heure. Vous avez estimé que je vous manquais de respect et vous m’avez ordonné de sortir. Je vous ai assuré qu’il n’y avait aucun manque de respect de ma part à votre égard et ai fait part de mon intention d’assister jusqu’à la fin à cette réunion de l’assemblée générale extraordinaire. Vous avez alors déclaré que la réunion de l’assemblée générale de l’actionnaire était terminée et que vous passiez à la suivante. J’ai signé la feuille d’émargement en spécifiant que la réunion était terminée à 8h47. Vous avez demandé aux trois autres personnes présentes dans la salle – le Commissaire aux comptes, la directrice juridique de RFI et la directrice déléguée –  de rester.

Ci-joint la déclaration que je vous demande d’inscrire in extenso au procès-verbal de l’Assemblée générale  extraordinaire de Radio France Internationale du 13 février 2012 :

 

« Avant tout, pouvez-vous m’indiquer Monsieur le Président à quelle date m’avez-vous adressé les documents en vue de cette assemblée générale de l’actionnaire ? J’ai effectivement reçu une convocation pour cette réunion qui m’a été adressée le 27 janvier, mais sans document joint.

Vous m’avez convoquée ce lundi 13 février à 8h30 pour la réunion de l’assemblée générale de l’actionnaire de RFI avec pour point à l’ordre du jour la dissolution de Radio France Internationale RFI). 

La dissolution de RFI est illégale au regard de la loi du 5 mars 2009.

Dans les documents présentés au Comité d’entreprise dans le cadre de la procédure Livre I – Livre II , vous avez justifié dans le Livre II, ce projet de fusion de la manière suivante : « Un rapport présenté à l’occasion du vote de la loi par la Commission des Affaires Culturelles précisait « La mutualisation des services pour tirer profit des complémentarités entre les sociétés de l’audiovisuel extérieur doit clairement constituer une priorité de la société holding. Les gains liés à ces synergies permettront à l’AUDIOVISUEL EXTÉRIEUR DE LA FRANCE d’évoluer vers un « média global ». A cet égard, les objectifs que la Commission dite « Copé » assigne à la future entreprise unique France Télévisions pour devenir un « média global », peuvent également être appliqués à la société en charge de l’AUDIOVISUEL EXTÉRIEUR DE LA FRANCE :  

– « Etre présent sur tous les supports de diffusion, en plaçant le contenu au centre de la stratégie. Il s’agit, en effet, de disposer des éléments de programme que les diffuseurs peuvent ensuite assembler en fonction de leur identité propre,   

Intégrer les conséquences des techniques numériques dans la définition de la politique éditoriale du groupe,

 – Organiser le groupe en une entreprise unique centrant son activité sur les contenus afin de pouvoir les diffuser sur un ensemble de supports, traditionnels (les chaines actuelles) ou à créer (Internet, etc.) ».  

Et il est écrit :  » En lui laissant la possibilité de s’organiser soit sous forme d’un groupe de sociétés, soit sous forme d’une seule entreprise éditant plusieurs médias, le législateur dans sa loi du 5 mars 2009 a également défini la mission centrale de l’AUDIOVISUEL EXTÉRIEUR DE LA FRANCE (article 7) :

Un rapport parlementaire n’est pas une loi. Et la loi du 5 mars 2009, dans son article 89, prévoit que RFI reste filiale : « II. ― A compter du transfert de ses actions par l’Etat à la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France, la société Radio France Internationale demeure titulaire, en qualité de filiale de celle-ci, chargée de missions de service public, du droit d’usage des ressources radioélectriques préalablement assignées à cette société en qualité de société nationale de programme. »

Au vu de ces éléments, il apparaît que l’information fournie aux élus dans le cadre de la procédure Livre I et Livre II n’est pas loyale de la part de l’employeur.  

Par ailleurs, cette assemblée générale de l’actionnaire se tient dans le cadre d’une procédure entachée de plusieurs irrégularités.

Dans un arrêt du 16 janvier 2012, la Cour d’appel de Paris a suspendu la fusion envisagée :  

« Considérant en revanche que dans le cadre de sa procédure d’information et de consultation, la société RFI entend solliciter l’avis des représentants du personnel sur le projet de fusion des sociétés RFI et France 24 ; que cette fusion qui concerne les deux principales entreprises de l’audiovisuel extérieur de la France ne peut être sans conséquences sur l’organisation de l’ensemble des services qui en découleront et sur l’attribution des compétences et des missions au sein de la nouvelle entité et que dès lors, le comité d’entreprise est en droit d’obtenir une information complète et loyale sur ce projet et sur le cadre précis dans lequel il s’effectuera ;

Considérant que tant en application de l’article 7 susvisé que de l’article 48 modifié de la loi du 30 septembre 1986 qui dispose que “un cahier des charges fixé par décret définit les obligations de chacune des sociétés et notamment celles qui sont liées à leur mission éducative, culturelle et sociale, à la lutte contre les discriminations par le biais d’une programmation reflétant la diversité de la société française ainsi qu’aux impératifs de la défense nationale, de la sécurité publique et de la communication gouvernementale en temps de crise”, il apparaît que la connaissance du cahier des charges présente un intérêt certain pour les élus, puisque découlera nécessairement de ce document l’organisation et le fonctionnement de la future entreprise ;

Que c’est d’ailleurs bien ce que précise Madame Véronique KATZAMA, directrice des affaires juridiques de l’AEF lorsqu’elle atteste que “ Lorsqu’une des sociétés édite plusieurs services de communication audiovisuelle, le cahier des charges précise les caractéristiques et l’identité des lignes éditoriales de chacun de ces services. Il précise également la répartition des responsabilités au sein de la société afin que ses acquisitions, sa production et sa programmation assurent le respect du pluralisme des courants de pensée et d’opinion et la diversité de la création et de la production de programme. Il prévoit que les unités de programmes de la société comprennent des instances de sélection collégiales” ;

Que certes, le comité appelant a eu communication du projet de cahier des charges élaboré par le Ministère de la Culture au même titre que les autres instances concernées mais que ce projet est susceptible de modification et d’adaptation, compte tenu des divers avis émis et de celui du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, consulté en dernier lieu ; que dans ces conditions, force est de constater qu’en l’état, le comité d’entreprise ne dispose pas d’une information complète lui permettant d’émettre un avis éclairé sur le projet de fusion envisagé et qu’il existe un trouble manifestement illicite qu’il appartient au juge des référés de faire cesser ;

Qu’il convient, en conséquence, de suspendre la procédure d’information et de consultation sur ce projet tant que le comité n’aura pas eu communication du cahier des charges dans sa version définitive ».

Vous n’avez pas respecté l’arrêt de la Cour d’appel du 16 janvier. Nous avons saisi la Cour d’appel en requête en interprétation de l’arrêt. L’audience se tient ce jour 13 février 2012 à 13h30. Vous avez entendu tenir l’assemblée générale de l’actionnaire  avant, dans un passage en force, pour mettre tout le monde devant le fait accompli.

Le lendemain même, le 17 janvier 2012, vous avez convoqué les membres des organisations syndicales et des élus des différentes sociétés – AEF, RFI et MCD – pour participer à la première réunion de la Commission de suivi du Plan de départs volontaires et Plan de sauvegarde de l’emploi de suppression de 126 postes. Jusqu’à ce jour vous avez tenu deux réunions, vous avez soumis l’ensemble des candidatures des salariés des différentes entreprises aux représentants des personnels des différentes entreprises. Vous avez également décidé de prolonger la période de dépôt de candidatures jusqu’au 1er mars. Vous avez déjà informé des personnels sur l’avis favorable ou pas que vous donnez à leur candidature au départ. Votre procédure me semble entachée d’irrégularités.

Dans les documents présentés aux élus dans le cadre de la procédure Livre I et Livre II, il est écrit dans le Livre II :

« L’organisation juridique devrait toutefois évoluer compte tenu du projet de fusion parallèlement présentée (la mise en oeuvre de ce projet associé à celui présenté ici, permettrait ainsi de faire coïncider l’organisation juridique et l’organisation opérationnelle de l’AUDIOVISUEL EXTÉRIEUR DE LA FRANCE ). »

Et page 21 : La fusion juridique pourra être entreprise parallèlement à la réalisation du projet d’organisation opérationnelle de l’AUDIOVISUEL EXTÉRIEUR DE LA FRANCE et de ses filiales, considérant qu’elle constitue un élément structurant de sa mise en oeuvre.

Dans le document Livre I – dans le préambule il est écrit  page 5 : « le projet de mise en place d’une nouvelle organisation opérationnelle au sein de l’Audiovisuel extérieur de la France s’accompagne d’un Plan de sauvegarde de l’emploi uniquement basé sur le volontariat « .

Et page 7 : « le projet de Plan de départ volontaire résulte de la mise en place d’une nouvelle organisation opérationnelle au sein de l’Audiovisuel extérieur de la France » 

Et pourtant, ce lundi 13 février 2012, date à laquelle vous entendez tenir l’assemblée générale de l’actionnaire, le comité d’entreprise n’a toujours aucune information sur l’organisation envisagée.   

Vous avez convoqué une réunion de CE pour le 26 janvier 2012 sur la base d’un document nouveau, dit cahier des charges alors que le Décret n° 2012-85 du 25 janvier 2012 relatif au cahier des charges a été signé le 25 janvier 2012 et publié au Journal Officiel le 26 janvier. Vous avez refusé de respecter les dispositions légales et d’organiser deux réunions, l’une d’information, l’autre de consultation. Les consultations des Conseils d’administration de RFI et de l’AEF préalables à l’assemblée générale de l’actionnaire qui se sont tenus le 27 janvier 2012 ne sont donc pas régulières.

J’ai saisi l’Inspecteur du Travail sur l’illégalité de la procédure. Il vous a adressé un courrier en date du 8 février 2012. Je vous demande de respecter les dispositions légales.

Vous êtes également informé que le CE a engagé un recours devant le Conseil d’Etat pour faire juger illégal le décret relatif au cahier des charges de l’Audiovisuel extérieur de la France, notamment au regard de la loi du 5 mars 2009, ainsi qu’un référé suspension, dont l ‘audience est fixée au 16 février à 16h. 

En ma qualité de secrétaire du comité d’entreprise de RFI, j’estime que cette assemblée générale extraordinaire de Radio France Internationale est donc entachée d’irrégularités et qu’en procédant à la dissolution de RFI vous commettez une grave illégalité en portant atteinte à la société Radio France Internationale, à ses missions de service public, aux droits de ses salariés et aux emplois de ses salariés ».

Je vous demande donc, Monsieur le président directeur général, de joindre cette lettre au procès-verbal de l’Assemblée générale extraordinaire de Radio France Internationale du 13 février 2012.

Avec mes remerciements,  

Veuillez agréer, Monsieur le président directeur général, l’expression de mes salutations distinguées…


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le Conseil de Paris demande au Maire de Paris d’interpeller le ministre de la Culture et de la Communication pour s’opposer au projet de fusion RFI-France 24 afin de maintenir l’emploi à RFI, France 24 et Monte-Carlo Doualiya.

« La fusion de RFI et France 24 provoque un second plan social à Radio France International. La suppression de 126 postes aggraverait une situation de l’emploi déjà difficile et remet en question les missions de RFI. Les EluEs EELVA interpellent le ministre de la Culture et de la Communication afin qu’il s’oppose à cette fusion.

Vœu pour le maintien de l’emploi à RFI, France 24 et Monte-Carlo Doualiya déposé par Danielle FOURNIER et les éluEs du groupe Europe Ecologie – Les Verts et Apparentés

Considérant le souhait du gouvernement et des responsables de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF) de fusionner à marche forcée RFI et France 24 ;

Considérant que ce projet de fusion a déjà imposé 206 suppressions d’emplois en 2009 et qu’un second plan social est prévu visant à supprimer 126 postes dont 84 à RFI, 22 à France 24, 2 à l’AEF, 4 à Monte-Carlo Doualiya et 14 autres qui restent à déterminer ;

Considérant que l’Ile-de-France est le seul territoire de France métropolitaine ayant la possibilité d’écouter RFI en FM ;

Considérant que RFI siège à Paris au 116 avenue du Président-Kennedy (16e), dans les locaux de la Maison de Radio France, et que ce plan social aggraverait la situation de l’emploi à Paris alors que le département connaît déjà un taux de chômage proche de 9% ;

Considérant que l’impact humain et professionnel serait tel sur le bassin d’emploi local que le préfet de Paris contraindra RFI à s’acquitter en contrepartie d’une taxe de revitalisation qui atteindrait environ 500 000 euros, en accord avec la Loi de programmation sociale du 18 janvier 2005 pour la cohésion sociale (article L. 1233-84 du code du travail) ;

Considérant que la suppression d’emplois touche principalement les postes de production, la plupart sont des postes de journalistes, et que leur disparition est de nature à mettre en cause les emplois d’autres catégories de personnels ;

Considérant l’opacité qui entoure ce plan quant aux conséquences sur le projet éditorial et sur l’organisation interne des rédactions ;

Considérant que ces suppressions d’emplois successives sont de nature à mettre en cause les missions mêmes de Radio France Internationale ;

Considérant la richesse de RFI, média unique d’information et de magazines, en français et dans plus de dix autres langues, qui informe tous les francophones de l’état du monde et participe au rayonnement international de notre propre culture ;

Aussi, sur proposition de Danielle FOURNIER et des éluEs du groupe Europe Ecologie – Les Verts et Apparentés, le Conseil de Paris émet le vœu que le Maire de Paris interpelle le ministre de la Culture et de la Communication pour s’opposer à ce projet de fusion aux conséquences humaines, sociales, économiques et culturelles néfastes. »

Ce voeu a été adopté le 8 février dernier.

Par ailleurs le CE de RFI a un nouveau rendez-vous judiciaire important ce lundi 13 janvier : la requête en interprétation devant la Cour d’appel de Paris, suite à l’arrêt de la Cour d’appel du 16 janvier 2012.

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Le juge des référés en 1ère instance, saisi par le Comité d’entreprise de RFI sur l’illégalité de la fusion au regard de la loi du 5 mars 2009, s’est déclaré incompétent

Le Comité d’entreprise engage dès lundi une procédure pour faire annuler la fusion.

Concernant le référé liberté engagé contre l’Etat, l’AEF et RFI sur l’absence d’informations sur l’état des négociations sur le Contrat d’objectifs et de moyens, le Conseil d’Etat a estimé qu’il n’y avait pas d’atteinte aux libertés fondamentales.

Nous pouvons être fiers de cette action auprès du Conseil d’Etat car, pour la première fois, le Conseil d’Etat s’est déclaré compétent pour examiner une demande faite par un comité d’entreprise.

Le Comité d’entreprise mettra en œuvre tous les moyens à sa disposition contre le démantèlement de notre RFI.

Les prochains rendez-vous judiciaires :

13 février à 13h30, requête en interprétation devant la Cour d’appel de Paris, suite à l’arrêt de la Cour d’appel du 16 janvier 2012.

16 février 16h, référé suspension devant le Conseil d’Etat pour faire juger illégal le décret du 25 janvier relatif au cahier des charges.

22 février, audience au Tribunal de Grande Instance de Nanterre contre l’AEF, notamment sur l’illégalité de la fusion.

Nous nous battons pour sauver notre radio. C’est un combat juste. 

Nous le continuerons jusqu’à nous faire entendre.

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