Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for mai 2012

Les mensonges et la violence, ça suffit ! La décence veut qu’ils se retirent !

Développement, synergies, stratégie, avenir radieux, pertinence, concurrence, conquêtes, ressources propres, technologies dernier cri… ou plutôt, dernier râle. Le PDG de l’audiovisuel extérieur de la France et son comité exécutif n’ont fait et ne continuent à faire, que mentir.

Avec une violence sociale inouïe, Alain de Pouzilhac et sa direction ont poussé au départ des talents, des compétences, des savoirs qui ont fait la richesse de RFI. Plus de 300 suppressions d’emplois en trois ans, dans l’unique but de détruire. Avec un mépris constant des salariés et de leurs élu(e)s, Alain de Pouzilhac et sa direction ont dénigré RFI – dont ils se prétendaient les garants – dans la presse, devant la représentation nationale, auprès des tutelles, à chaque occasion, en usant systématiquement d’un vocabulaire dénigrant, insultant et mensonger. Aucune, aucun salarié de la seule radio internationale de service public de la France n’a oublié qu’elle ou il a été affublé(e), à un moment ou à un autre de ces quatre dernières années, des termes élégants et respectueux de « cadavre », « ringard(e)», « immobiliste », etc.

Avec une désinvolture inadmissible à l’égard des parlementaires, Alain de Pouzilhac et sa direction ont mené avec autant d’acharnement que d’arrogance, leur projet de destruction de RFI. Leur unique obsession : offrir le modeste budget de la radio et quelques renforts humains à une télévision sous-dotée depuis sa création dans un mélange privé (TF1)-public.

Avec un déni forcené de la réalité et une rouerie sans bornes, Alain de Pouzilhac et sa direction ont inventé leur succès, à coup de statistiques bidon, de sondages fantaisistes et de dépenses considérables et scandaleuses en « auto-propagagande ». Leurs bilans professionnel, humain et financier sont catastrophiques et doivent être sanctionnés.

Avec un aplomb qui ne peut plus être toléré, Alain de Pouzilhac et sa direction ont, le 23 mai 2012, affirmé qu’ils reportaient de quatre semaines le déménagement des premières rédactions de RFI, en déplorant « la qualité du son des studios dans le nouvel immeuble [qui] ne correspond pas aux exigences d’excellence professionnelle qui sont [celles de l’AEF] ». Quel aveu d’incurie et de mépris des professionnels de RFI, du gouvernement et des contribuables français.

Personne ne peut croire à la découverte d’un tel fiasco, à 48 heures seulement de la date prévue pour ce déménagement et après tant d’alertes émises, depuis des mois, par les personnels et leurs représentants. Ce que dévoile ce ‘contretemps’, c’est que le déménagement de RFI à Issy-les-Moulineaux n’offre aucun avenir à la radio. L’immeuble est délabré (les salariés déjà forcés d’y séjourner décrivent un enfer au quotidien), sa structure incapable de supporter les équipements radiophoniques, ou la documentation de RFI !!! Ce déménagement ne vaut qu’arrêt de mort pour la radio, et dépeçage au profit exclusif de France24, le chouchou de l’AEF.

Synergie ? Non, c’est de vampirisation et d’asphyxie mortelle qu’il faut parler !

Développement ? Non, c’est de démantèlement qu’il faut parler !

Stratégie audiovisuelle publique extérieure ? Non, c’est de basse politique, connivences, outil de communication à usage de « décideurs », de captation de moyens publics qu’il faut parler !

Economies ? Non, trois fois non. C’est de confortable rente immobilière pour un groupe privé qu’il faut parler, en lieu et place d’un loyer versé à l’Etat, par RFI à la bien-nommée Maison de la Radio. C’est de gâchis financier qu’il faut parler, en travaux inutiles, séminaires, déjeuners et autres fêtes. C’est de salaires patronaux indécents, d’inflation onéreuse de postes de direction au détriment des moyens rédactionnels et techniques, qu’il faut parler.

Désavoués par les salariés de RFI qui ont très massivement (94,4%) dit non, par vote le 5 décembre 2011, à la fusion, Alain de Pouzilhac et sa direction n’ont aucune légitimité.

 

RFI

FO  SNJ-CGT  SNRT-CGT  SNJ SUD

Publicités

Read Full Post »

Le changement de majorité présidentielle et l’arrivée de Mme Aurélie Filippetti au ministère de la Culture et de la Communication suscitent quelques questions sur le devenir de la fusion RFI-France 24 et de l’AEF.

Dans Le Monde 18 mai –  les journalistes de RFI s’opposent au déménagement 

Dans Le Point du 17 mai, E. Berretta envoie Aurélie Filippetti au charbon

Dans La Tribune, Aurélie Filippetti nommée à la Culture et à la Communication

Dans Les Echos du 16 mai: Tensions post-élections à l’Audiovisuel extérieur

Dans Paris-Dépêches du 16 mai : La fusion RFI-France dénoncée par les socialistes

Read Full Post »

Les élus de l’intersyndicale, en particulier ceux du CHSCT, ont déjà sonné l’alarme à plusieurs reprises sur les problèmes techniques que posait le bâtiment choisi par la direction à Issy-les-Moulineaux pour accueillir les équipements techniques -lourds- nécessaires au bon fonctionnement d’une radio. Voici leur dernier compte-rendu:

 

Effet trampoline, cloisons vitrées et espaces ouverts avoisinants: les 3 plaies des studios à Issy

Avant la visite effectuée jeudi 10 Mai 2012 à Issy-Les-Moulineaux, concevoir au cœur d’une entreprise de l’audiovisuel des studios de radio tendance  « verrières », jouxtant des flux de circulation et des « open space », cela nous laissait déjà perplexes sur plans.

En découvrant les performances du premier studio « témoin » au 5ème étage de l’immeuble HP, nos craintes ont été confirmées.

Outre l’absence de sas pour accéder au local, une vraie révolution si on se réfère à la conception des studios de la MDR, quel intérêt de privilégier l’utilisation de cloisons vitrées dans la construction des studios, lorsque l’on fait de la radio, de surcroît dans un bâtiment qui n’a pas vocation à recevoir du public ?

…A moins que les caractéristiques du bâtiment d’Issy ne nous contraignent à la pose de ces matériaux plus légers ?

…A moins que ces studios « hybrides » ne se métamorphosent à court terme en studios de télévision ? Les rails au plafond pour les caméras, les espaces généreux, et la conception du  mobilier ne laissent guère de place au doute sur cette évolution déjà anticipée mais non affichée !

Jeudi dernier, côté studio d’enregistrement, après avoir pris soin de fermer correctement la porte d’accès :

–          on distinguait à travers les vitres les voix des personnes qui passaient à proximité du studio ;

–          on entendait clairement le moteur d’un aspirateur en activité à plusieurs mètres, dans un espace prévu pour une rédaction des langues ;

–          de petits coups assénés sur les parois extérieures des cloisons vitrées nous parvenaient très distinctement.

A proximité des studios, la direction ayant imposé un environnement en « open space », l’absence de cloisons favorisera la propagation du bruit qui traversera les cloisons vitrées des studios, dont les performances en termes d’isolation phonique s’avèrent très insuffisantes.

La direction a envisagé des enregistrements de qualité dans de telles conditions ?

Attention… il y a encore plus grave.

Lorsque nous avons pénétré dans ces studios, nous avons tous été frappés par l’instabilité du sol.

Nous avons ressenti un étrange « effet trampoline », comme si nous marchions sur des planches sur ressorts.

Les vibrations de nos pas se propageaient telles des vagues, et étaient perçues par ceux qui se trouvaient à l’autre bout de la pièce.

Tout aussi préoccupant, les divers travaux au sol à l’extérieur des studios étaient ressentis à l’intérieur du studio et de la cabine.

Dans ces conditions, comment envisager notamment de stabiliser des micros fixés sur les tables ?

Au cours de plusieurs CE et CHSCT, la question de la construction de studios de radio, dans un immeuble conçu pour des activités informatiques et administratives, avait été soulevée par l’Intersyndicale.

Les contraintes de charge au sol ?aucun souci, nous avait rétorqué la direction, « les planchers de ces espaces sont d’ores et déjà en partie renforcés pour des contraintes de charges assez voisines de celles de nos futurs studios puisqu’ils servaient initialement aux salles informatiques HP ». (page 129 du PV du CE du 1er juin 2011).

Or, ces assertions étaient erronées : nous avons constaté que nos studios reposaient sur des planches sous lesquelles passent les câbles. Contrairement à la MDR et à Mangin (France Inter), aucune dalle de béton n’a pu être coulée pour stabiliser le sol, car l’immeuble ne peut pas en supporter le poids.

Lors de notre passage, nous avons constaté que des équipes dédiées s’affairaient à calfeutrer  les gaines pour les câbles.

On nous a annoncé qu’il était question également de poser une moquette très épaisse…mais cela n’est-il pas dérisoire et totalement inapproprié eu égard aux véritables causes de cette instabilité du sol ?

Effet trampoline, isolation phonique insuffisante, proximité des « open spaces » et des flux de circulation non cloisonnés : 13 studios en construction à Issy ont été conçus à l’identique, dans un environnement similaire!

Au moment de notre visite, aucun micro n’avait encore été branché dans le studio test…que l’on aurait dû faire tourner durant plusieurs semaines, avant de démarrer les travaux de construction des autres studios.

Dans ce contexte, la direction, opérant une véritable fuite en avant, a décrété que les tests de validation technique des studios allaient démarrer cette semaine !

Nous sommes scandalisés par tant d’improvisation et d’absence de clairvoyance, écoeurés par la mauvaise foi de cette direction qui voudrait nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et contraindre les premières équipes techniques et éditoriales à déménager dans moins de deux semaines, dans un environnement de travail non sécurisé et inapproprié à leurs besoins de production et diffusion radio.

Nous demandons à la direction de stopper immédiatement le déménagement à Issy, de revoir notamment la conception de ses studios (stabilité de sol, traitement acoustique) et les espaces de travail environnants.

Le CHSCT devra être informé et consulté avant toute reprise éventuelle d’un processus de déménagement.

Paris, le 16 mai 2012

 

Les membres de l’intersyndicale CGT-FO-SNJ du CHSCT-RFI

Read Full Post »

ARRETEZ TOUT !

 

Devant l’insistance des élus de l’Intersyndicale, la DRH a finalement décidé de ne pas tenir la réunion des délégués syndicaux pour la mise en place d’un Comité Central d’Entreprise.

Dans un premier temps, la direction a prétendu qu’elle avait toute latitude pour mettre en place le CCE affirmant avoir « reçu des instructions du Conseil d’Administration qui s’est tenu la semaine dernière pour poursuivre le processus qui doit mettre en place le CCE ».

L’intersyndicale a relu la déclaration de Patrick Bloche adressée au PDG le jour-même de ce Conseil d’Administration., qui «condamn[ait] cette nouvelle initiative de Monsieur de Pouzilhac et lui demand[ait] instamment de respecter le verdict des urnes ». 

Après quelques échanges, la direction a levé la séance en reconnaissant que le PDG était bien désormais dans « l’attente de nouvelles instructions du futur gouvernement ». La direction a également annulé la réunion des délégués syndicaux qui devait se tenir demain,  mercredi 16 mai, à 14H30,  sur « l’harmonisation du socle social».

Nous avons aussitôt fait part de cet engagement de la DRH à la Direction des services techniques pour qu’elle renonce au démantèlement des cabines d’insert  des services des langues prévu pour demain matin. M. Tezenas du Montcel a indiqué qu’il lui fallait, pour  cela, un ordre du PDG.

L’Intersyndicale exige l’arrêt immédiat de ce démantèlement ou de toute autre mesure (déménagement, nomination, grille unique, etc.) visant à poursuivre, sinon accélérer, la fusion-destruction de RFI,  conformément aux positions clairement et publiquement exposées par François Hollande,  Président de la République.

 

15 mai 2012

RFI

FO – SNJ/CGT – SNRT/CGT – SNJ – SUD

Read Full Post »

Saisie par le comité d’entreprise de RFI sur l’illégalité de la fusion au regard de la loi du 5 mars 2009 la Cour d’appel, dans un arrêt rendu ce 14 mai, estime qu’il n’y avait pas lieu à référé sur cette demande.

La Cour n’a donc pas tranché la demande du CE de RFI. Le CE a engagé une action au fond pour faire juger l’illégalité de la fusion.

Dans son arrêt la Cour d’appel juge cependant légitime la demande du comité d’entreprise et elle juge que le CE a droit à agir en tant que comité d’entreprise.

***

Droit toujours, le conseil constitutionnel a déclaré la Commission arbitrale des journalistes conforme à la constitution. L’intégralité de la décision est ici.

C’est une victoire pour les journalistes dont les syndicats ont immédiatement réagi. Lire les communiqués du SNJ, et du SNJ-CGT :

« Commission arbitrale: le SNJ-CGT se félicite de la décision du Conseil Constitutionnel rejetant la QPC. Le SNJ-CGT se félicite de la décision du Conseil Constitutionnel rendue publique lundi 15 mai rejetant la Question prioritaire de Constitutionnalité (QPC) au sujet de la Commission arbitrale des journalistes.
Cette décision vient battre en brèche la volonté patronale exprimée par le groupe Centre France, d’une part, et le groupe Marie Claire, d’autre part, de remettre en cause le statut de journaliste de 1935.
Le Conseil Constitutionnel a en effet considéré que l’article L. 7112-4 du Code du Travail ne méconnait ni le principe d’égalité devant la justice, ni le droit à une recours juridictionnel effectif, ni aucun autre droit ou liberté que la Constitution garantit.
Le SNJ-CGT espère que cette décision calmera les ardeurs patronales de réécriture du droit social. Il considère qu’elle encouragera les journalistes à lutter pour la conquête de nouveaux droits. »

Read Full Post »

L’intersyndicale de RFI a organisé une Assemblée générale le Jeudi 10 mai 2012, à 14h à la Maison de la radio. Suite à cette AG il a été décidé d’informer les salariés de RFI qui sont sur le site d’Issy-les-Moulineaux, 80 rue Camille Desmoulins, des changements découlant de la nouvelle présidence de la République.

Dès notre arrivée, les agents de la sécurité de France 24 nous ont bloqué le passage, nous empêchant de faire notre travail syndical.

Le responsable de la sécurité nous a déclaré qu’il avait pour instruction de nous refuser l’accès entre 14h et 17h.

Par contre, un délégué syndical CFDT a lui été autorisé à entrer. C’est de la discrimination syndicale !

Comble de l’absurdité : des salariés sortis pour leur pause, ont été empêchés de rentrer dans les locaux, celle-ci terminée.

Les portes du 80,rue Camille Desmoulins à Issy-les-Moulineaux sont restées fermées pour les salariés de RFI !

L’employeur de RFI, Alain de Pouzilhac, ne respecte pas les dispositions légales qui lui imposent de respecter la LIBERTE DE CIRCULATION DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL.

Rappelons la loi à Alain de Pouzilhac :

Les représentants du personnel ont un droit de libre circulation dans l’entreprise tant durant leurs heures de délégations qu’en dehors de leurs heures habituelles de travail, et d’y prendre tous contacts nécessaires à l’accomplissement de leur mission, notamment auprès d’un salarié à son poste de travail, sous réserve de ne pas apporter de gêne importante à l’accomplissement du travail des salariés.


La liberté de circulation interne s’étend à l’ensemble de l’entreprise ou de l’établissement dans lequel le représentant du personnel exerce ses fonctions, c’est à dire (sauf accord plus favorable) :

·                       dans toute l’entreprise pour un membre du comité d’entreprise;

·                       dans tout l’établissement pour un membre du comité d’établissement;

·                       dans tous les établissements pour un membre du comité central   d’entreprise;

–           Lorsque la filiale est en fait un des établissements de l’entreprise, le droit de circulation s’y applique normalement (Cass  soc 30 janvier 1991 n° 89-17333).

Mains courantes et dépôt de plainte ont été déposés au commissariat d’Issy-les-Moulineaux.

Après la « casse sociale » à RFI, reconnue par  Frédéric Mitterrand, vendredi 11 mai sur France Inter, qui ajoutait, qu’ « il y a eu depuis le début une très grande réticence de la part des gens qui travaillent à RFI à suivre la réforme qui a été mise en place. Ils ont certainement de très bonnes raisons, il y a eu tout un débat sur le sujet… »,

Maintenant il y a la violence faite aux syndicats.

Pourquoi ce cirque sécuritaire ? Parce qu’Alain de Pouzilhac ne voulait pas être dérangé pendant le CA où il s’est accordé en votant en catimini le montant des jetons de présence 40 000 € pour l’ensemble des administrateurs (sauf ceux qui représentent les salariés) contre un euro symbolique auparavant !

La « funeste fusion » comme l’écrit Patrick Bloche, doit s’arrêter ! 

 

                                     


Read Full Post »

Un nouveau chef de service vient d’être embauché, en charge des “langues géostratégiques”.

Nous dénonçons cette nouvelle nomination à quelques jours du gel annoncé des procédures de fusion et de déménagement en cours.

Nous réfutons l’idée d’embaucher en externe, alors qu’un plan social se poursuit dans l’entreprise.

Si nous ne nous étonnons pas du choix d’un cadre connu pour sa docilité à l’égard de ses supérieurs, nous cherchons en vain le rapport entre son expertise proclamée du monde arabe et les “langues géostratégiques” (cambodgien, mandarin, persan, roumain, russe, et vietnamien).

Cette nomination est une preuve supplémentaire de la gestion inadaptée de dirigeants obsédés par leur volonté de pouvoir et leur intérêt personnel.

L’actuelle direction doit être démise de ses fonctions et s’abstenir en attendant de plomber un peu plus une radio fatiguée de ses errements et de son incompétence.

Le 11 mai 2012

RFI

FO  SNJ-CGT  CGT-SNRT  SNJ SUD

 

Read Full Post »

Older Posts »