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Archive for the ‘Conventions collectives’ Category

Paris, le 23 septembre 2011 :

L’Assemblée Générale de RFI s’est prononcée à la quasi-unanimité (moins 3 abstentions et 1 contre) pour la grève le mercredi 28 septembre de 00h00 au jeudi 29 septembre 2011 07h00. Les préavis de grève ont été déposés par le SNJ, SNJ-CGT, SNRT- CGT et FO.

Le mercredi 21 septembre, les élus de l’intersyndicale ont appris que les journalistes politiques de RFI rattachés au service France/Sciences allaient, de fait, être mis au service de l’antenne de France 24. Les réunions de réorganisation du service, initiées par la direction, ont déjà eu lieu, tout cela en violation de la législation qui exige, pour toute modification importante des conditions de travail, l’information et la consultation préalable des instances représentatives du personnel.

Par ailleurs, nous constatons que cette désorganisation orchestrée de RFI ne s’arrête pas aux structures de la radio mais aussi aux personnels. La direction tente d’y installer un climat d’angoisse et de défiance dans le mépris le plus total de ses obligations et du droit de ses salariés.

En pleine période estivale, une salariée PTA de RFI avec plus de vingt ans d’ancienneté est brutalement licenciée sans motif réel et sérieux. Dès la rentrée, une journaliste travaille pour les émissions en français est menacée de licenciement ; après mobilisation des syndicats, son cas est résolu après que la direction accepte enfin une proposition de bon sens faite il y a un an par la salariée elle-même. Aujourd’hui, un journaliste oeuvrant pour les émissions en langue anglaise fait l’objet d’une mesure disciplinaire identique en étant convoqué à un « entretien en vue d’une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement ». Cette « rafale » de sanctions n’est pas anodine au moment où RFI est sous la menace d’un deuxième plan social.

L’augmentation de la charge de travail suite au premier plan social et la gestion par intimidations provoquent déjà de nombreux cas de « burn-out » et de dépressions.

Nous exigeons :

– l’arrêt du démantèlement de RFI au profit de France 24 – que cesse la « cannibalisation » de la radio !

– la présentation d’un projet viable et ambitieux qui pérennise Radio France Internationale, dans le respect de sa structure et de ses collaborateurs

– le maintien et respect des dispositions conventionnelles et des dispositions des accords d’entreprise et rétablissement, pour les journalistes, des articles de l’avenant à la CCNTJ, notamment concernant l’indépendance éditoriale et les procédures disciplinaires

– que soit stoppée immédiatement la stratégie de pression sur les salariés les plus fragiles de la radio, que cesse le management par le stress et l’intimidation

– que toute menace de mesure disciplinaire à l’encontre de notre confrère des émissions en langue anglaise soit levée.

Les syndicats appellent tous les salariés à cesser le travail du mercredi 28 septembre 00h00 au jeudi 29 septembre à 07h00

L’intersyndicale  de RFI : SNJ-CGT SNRT-CGT FO SNJ

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RFI

SNJ FO SNRT-CGT SNJ-CGT

Le «test» de trop: une grève pour dire STOP !

« C’était un test pour valider ce nouveau processus, mon seul regret c’est de ne pas être passé devant les instances ». C’est ainsi que Bruno Tézenas du Montcel, directeur technique, a tenté de justifier devant les organisations syndicales le duplex de 40 minutes assuré le 22 juin à 18h par un journaliste, sans technicien-chargé de réalisation (TCR), à partir d’une minuscule cabine d’insert de 2 m2.

Il apparaît donc clairement que la direction s’attaque au statut des journalistes et prévoit à terme la suppression des postes de TCR afin de nous placer dans les mêmes conditions de travail que France 24 où les services techniques sont externalisés.

Par ailleurs, nous avons appris, ce 29 juin, lors d’une réunion de négociation sabordée par la direction que celle-ci réfléchit à l’opportunité de fermer le KB.

La grève, votée à l’unanimité, hier, mardi 28 juin en assemblée générale est donc maintenue ce jeudi 30 juin à 00h au vendredi 1er juillet à 07h :

  • Pour le respect du périmètre des métiers et des obligations professionnelles des journalistes et des PTA
  • Pour le maintien d’une radio de qualité où l’éditorial ne sera pas sacrifié sur l’autel des restrictions budgétaires
  • Pour le maintien de nos conditions de travail
  • Pour la défense de nos emplois.

Face aux revendications des syndicats annoncées dans les préavis, Geneviève Goëtzinger, directrice déléguée a simplement lu des propositions qui se résument ainsi :

– Responsabilités respectives TCR-journalistes : « Le TCR contrôle et valide la qualité technique des éléments sonores. En cas de désaccord, in fine, c’est le responsable éditorial qui valide la diffusion ». Ce n’est autre qu’un extrait de la description du poste TCR issu de l’accord en vigueur depuis 2003

– Recours aux prestataires externes : « Dans le cas où il y a une incidence sur l’emploi, la direction s’engage à passer par les instances représentatives du personnel ». En clair, la direction supprime aujourd’hui des postes dans le cadre du PSE pour recourir demain à l’externalisation sans avoir à le justifier en CE

– Eléments variables de paie : « Nous envisageons d’ouvrir des négociations en vue d’aboutir à la transformation en accord d’entreprise des mesures unilatérales appliquées actuellement ». Totalement absurde. Une négociation en vue d’aboutir à ce qui existe déjà ? On veut mieux !

– Rémunération du 1er mai : la direction accepte d’appliquer le Code du travail à partir de 2011 !

– Négociation sur les textes conventionnels : la direction cherche toujours à exclure le SNJ.

 Paris, le 29 juin 2011

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Suite à l’arrêt de la Cour d’appel du 28 septembre 2009 sur le PSE qui donnait raison au Comité d’entreprise de RFI, la direction avait formé un pourvoi en Cassation afin de faire casser ce jugement.

Dans un arrêt en date du 23 mars 2011, la Cour de Cassation valide l’essentiel sur l’illégalité du précédent plan social. Ceux qui ont été volontaires pourraient s’en plaindre.

Hasard du calendrier, au moment même où la direction décide de mettre ne place une « rédaction unique » la Cour de Cassation confirme le particularisme des rédactions.

Cet arrêt de la Cour de Cassation confirme aussi que nous appartenons tous au même groupe audiovisuel public. Prochaine étape : une seule convention collective pour tout l’audiovisuel.

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RFI

FO – CGT – SNJ

Ce vendredi 7 janvier, Alain de Pouzilhac a convoqué les syndicats autour des « modalités de reprise des négociations » sur l’avenant audiovisuel à la Convention collective nationale de travail des journalistes (CCNTJ).

C’est un homme déstabilisé et visiblement confus qui a annoncé l’expiration du délai de validité  de l’avenant audiovisuel à la CCNTJ à la date du  9 février 2011. Il a refusé de prolonger les négociations afin de faire correspondre l’échéance des journalistes avec celle des PTA, fixée à octobre 2012.  Alain de Pouzilhac a ajouté qu’à partir de ce jour là et jusqu’à fin  2011, sera appliqué un texte de substitution provisoire. Pendant cette période seuls les congés et le système salarial actuel restent en vigueur. Mais la direction n’a pas caché sa volonté de s’y attaquer dès la création de « l’entreprise unique ».

Après plus de vingt mois de faux dialogue, la direction mène donc une nouvelle tentative pour imposer aux salariés son texte initial au rabais -mis à part quelques aménagements cosmétiques- et attentatoire à la CCNTJ.  

Nous exigeons le respect de la CCNTJ, la prolongation des négociations jusqu’en 2012 et le maintien d’ici là de l’avenant audiovisuel des journalistes et donc le maintien, par souci d’équité avec les PTA, des commissions paritaires.

Nous rappelons qu’en Assemblée générale, le 5 janvier, le personnel a voté à l’unanimité  une motion demandant à l’Etat d’assumer ses responsabilités vis-à-vis de la direction de RFI.

Paris, le 7 janvier 2011

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Lors de l’Assemblée Générale de RFI du 25 juin 2010, j’ai fait en tant que secrétaire du Comité d’entreprise une déclaration en forme de lettre ouverte aux Administrateurs, soutenue par les organisations syndicales SNJ, FO, SNJ-CGT, SNRT-CGT, dont vous trouverez copie ci joint :

« LETTRE OUVERTE AUX ADMINISTRATEURS DE RFI

  Les informations portées ces dernières semaines à la connaissance du Comité d’Entreprise et du Conseil d’Administration nous conduisent à vous faire part de nos plus vives inquiétudes sur la très grave situation dans laquelle se trouve aujourd’hui RFI. Moins de deux ans après sa nomination, la direction affiche en effet un bilan calamiteux, tant sur le plan financier que celui des réformes proposées dans la plus grande improvisation. Récemment la direction affirmait encore, à grand renfort de déclarations, que sa mission consistait à procéder au « redressement » et au « sauvetage » de RFI.  

Sur le plan financier, les comptes de l’exercice 2009 qui sont soumis à votre approbation révèlent que, durant la première année pleine de son mandat, la direction a creusé un déficit de 28,2 millions d’euros, le déficit le plus important de toute l’histoire de RFI. Pourtant, à son arrivée, cette même direction avait affiché sa ferme intention de lutter contre ce qu’elle prétendait être une « culture du déficit ».

Le plan social aura coûté près de 40 millions d’euros, sans compter les nombreux départs négociés ou contraints de directeurs hors plan social. Pourtant, ce n’était pas le chiffre annoncé aux Tutelles dès le départ : en Comité d’Entreprise, la direction avait annoncé un coût estimé à une vingtaine de millions d’euros. 

La direction affirme que l’Etat prendra à sa charge le financement du plan social. L’examen des comptes 2009 démontre que, pour le moment, c’est le budget de RFI qui supporte ce lourd fardeau financier avec le risque de plomber, pour longtemps, les comptes de l’entreprise. Le remède de choc administré à RFI par la direction se révèle bien pire que le mal.

La direction de RFI avait déjà obtenu de l’Etat une première recapitalisation, en 2009, à hauteur de 16,9 millions d’euros. Mais celle-ci n’a servi à rien. Les comptes de l’entreprise sont plus que jamais dans le rouge. Elle affirme  aujourd’hui que l’Etat procèdera à une nouvelle recapitalisation mais refuse d’en préciser l’échéance.

Dans ce contexte, n’est-il pas inquiétant de constater l’absence de signature du Contrat d’objectifs et de moyens 2009-2013, prévu dans la loi du 5 mars 2009 ? Cette signature depuis lors régulièrement annoncée comme « imminente » est toujours repoussée. C’est pourquoi nous demandons solennellement aux administrateurs représentant l’Etat une déclaration formelle sur la réalité de cette recapitalisation, sur son montant et sur son échéance. Mais aussi sur l’état exact des négociations concernant l’élaboration d’un COM dont l’absence pénalise lourdement RFI en la privant de toute garantie de ressources pluriannuelles et chiffrées, de toute visibilité à court et moyen terme. 

La soi-disant stratégie voulue par la direction est dangereuse et suicidaire. Elle se résume à réduire RFI, la radio qui se disait mondiale, à la seule dimension d’une radio à destination quasi exclusive de l’Afrique. Le projet de réorganisation de l’information que la direction tente aujourd’hui d’imposer comme un projet ambitieux, n’est en réalité qu’un projet ressorti du placard où il avait été remisé il y a plusieurs années parce que non viable. Un concept baptisé à l’époque « régionalisation ».

Personne ne conteste que les fortes positions de RFI sur le continent africain doivent être maintenues et développées. Notre radio y compte, il est vrai, une très grande partie de son audience francophone. Mais se recentrer exclusivement sur ce continent comme le souhaite la direction, c’est prendre le risque de connaître bien des déconvenues. La mise en œuvre d’une telle réforme consacrerait l’abandon, par RFI, de son statut de radio internationale dont la mission est de diffuser au plus grand nombre une « vision française de la marche du monde » en référence aux orientations pourtant réaffirmées régulièrement par nos tutelles. Elle s’inscrirait en contradiction flagrante avec l’objectif énoncé par le Président de la République lui-même qui, parlant des sociétés composant l’AEF lors de sa création affirmait : « Il ne s’agit pas de faire moins, mais plus et mieux ».

Dès lors, comment croire que nos tutelles, notre Conseil d’Administration, valideraient, l’abandon par RFI de toute présence, de tout réel développement sur des continents comme l’Amérique Latine ou l’Asie, par exemple, au moment même où, à l’instigation du Président de la République, notre diplomatie déploie d’importants efforts pour accentuer, notamment dans ces deux parties du monde,  le rayonnement politique, économique et culturel de la France ? Le développement de RFI sur internet, essentiel à nos yeux, ne peut être le seul vecteur de diffusion pour les rédactions de langues étrangères. Pour exemple le site de RFI en chinois a déjà été censuré à plusieurs reprises. Devant ce manque flagrant de stratégie d’avenir cohérente et pertinente, il est temps que les pouvoirs publics prennent le relais pour débattre enfin sérieusement des orientations de l’AEF et de RFI en particulier. La mise sur pied d’une mission d’information parlementaire sur RFI et étendue à l’AEF, promise il y a quelques mois par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, apparait désormais urgente, elle  pourrait constituer le cadre au sein duquel cette nécessaire réflexion serait enfin menée.

 Déjà discréditée aux yeux d’une grande majorité du personnel en raison de méthodes de management brutales, d’une volonté de briser tout dialogue social au sein de l’entreprise, d’une stratégie réduite à de simples effets de communication, d’une gestion financière chaotique, la direction conduit RFI dans l’impasse.

 Derrière son projet de réduction de la voilure, se profile un autre objectif inavoué mais patiemment élaboré : miser avant tout sur le développement de la télévision au détriment de la radio, en clair privilégier France 24 au détriment de RFI et créer ainsi les conditions d’un nouveau plan social. Comment construire un audiovisuel fort avec une radio affaiblie ? Comment imaginer une collaboration, des transversalités, des synergies entre France 24 et RFI, quand la direction ne cesse de dresser un rideau de fer entre les sociétés qui constituent l’AEF. Si ça va mal à RFI, ça ne peut aller bien à l’AEF.

 Face à un tel gâchis, les organisations syndicales signataires – SNJ, FO, SNJ-CGT, SNRT-CGT – en appellent à la responsabilité des administrateurs représentant l’Etat, et plus largement à celle de nos tutelles, afin qu’ils tirent les conséquences de ces actes. »

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Suite à la décision de la Cour d’appel du 3 juin dernier et au rendez-vous avec le PDG le 11 juin et avec la DRH le 18 juin, nous avons adressé aujourd’hui à la direction la lettre que vous trouvez ici.

 Pour répondre à vos questions et vous informer plus amplement de l’état des discussions, nous organiserons prochainement une réunion d’information.

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L’intersyndicale dit : bravo à la CFDT de RFI ! Joli baratin !

 Revendiquer une victoire juridique pour les conventions collectives alors que, depuis des mois, elle dénonce l’inutilité de toute action en justice, il fallait oser.

 Après avoir répété à qui voulait bien l’entendre que la grille et le paritarisme avaient vécu, la CFDT de RFI tente de récupérer le bénéfice du travail accompli par les autres syndicats de l’audiovisuel public (FO, SNJ, CGT…) accompagnés des sections CFDT de France Télévisions et de Radio France.

 Pourquoi, cette passivité si singulière de la CFDT à RFI ? S’agit-il d’une attitude réformiste comme elle aime le déclarer ? Hélas, non !

 La vérité est ailleurs, elle tient en un mot : « cogestion ». Une pratique honnie qu’Alain de Pouzilhac a dénoncé devant le Sénat le 2 décembre 2008 :

 « RFI s’est longtemps caractérisée par une culture de cogestion avec les syndicats qui apparaît incompatible avec une véritable culture d’entreprise où les syndicats et la direction jouent tous leur rôle, mais chacun à sa place. »

 Le 27 mai 2010, le même Alain de Pouzilhac s’est senti  « à sa place » en déclarant son intention de participer à l’élection du secrétaire du CE, privant l’intersyndicale d’une majorité gagnée dans les urnes. La candidature d’Elisa Drago a fait avorter la manœuvre. En fait la direction vote avec  constance pour la CFDT :

–         une fois en nommant leur élu au Conseil d’administration comme directeur de la Direction des affaires internationales

–         une autre en nommant un de leurs Délégués syndicaux comme envoyé spécial permanent à Washington. 

 Félicitations, aux heureux élus ;-))

 En attendant, les salariés s’interrogent sur l’avenir de RFI : Quel projet d’entreprise ? Quelles conditions de travail ? Quels salaires ? Quels droits sociaux ? 

L’intersyndicale se sent « à sa place » en défendant les conventions collectives et les droits du salarié. C’est le rôle d’un syndicat, loin du douteux mélange des genres que pratiquent la CFDT et la direction de RFI. C’est « incompatible avec une véritable culture d’entreprise », monsieur le président.

SNJ FO CGT

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