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Archives de la catégorie ‘petition’

Mardi 17 avril 2012, Elisa Drago (SNJ-CGT), secrétaire du Comité d’Entreprise, Daniel Désesquelle (SNJ), représentant des salariés au Conseil d’Administration, accompagnés de nombreux salariés, ont rencontré François Hollande qui était l’invité de la matinale. Voici un extrait de leur échange.

Ecouter François Hollande avec l’intersyndicale de RFI

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(Le lien pour signer la pétition est sous le texte)

Radio France Internationale est en péril. Menacée, jusque dans son existence, par la fusion juridique et rédactionnelle avec la télévision France 24, voulue par le président de la République française et menée à marche forcée par les responsables actuels de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF).

Rapprocher des outils publics d’information internationale semble, de prime abord, logique. Mais fusionner une radio multilingue, expérimentée, avec une télévision, trilingue, née il y a 5 ans, ne l’est assurément pas. Ni dans l’organisation technique, ni dans les pratiques professionnelles. On se souvient que France 24 n’a pas été conçue au sein de l’audiovisuel public extérieur de la France, comme ce fut le cas en Grande-Bretagne pour BBC TV, mais qu’elle est la résultante d’une étrange alchimie, qui a d’abord mêlé des intérêts privés (groupe TF1) et publics (France Télévision), avant d’être abritée par la holding de l’AEF, un montage juridique auquel TV5 Monde a dû résister pour conserver sa spécificité de chaîne francophone.

La référence à la BBC, si souvent brandie par le Pdg de l’AEF, Alain de Pouzilhac, n’est donc pas pertinente. Pas plus que le ‘modèle’ tout aussi fréquemment avancé des chaînes de télévision américaine, CNN ou qatarienne, Al Jazeera. Ni l’une ni l’autre n’a éprouvé la nécessité de créer, en son sein, une radio.
Plus inquiétant : cette fusion exige le départ de près de 130 salariés supplémentaires, après 206 suppressions de postes, imposées en 2009. Ces licenciements sont évidemment en totale contradiction avec les promesses de « développement » faites par M. de Pouzilhac. Ces coupes sombres fragilisent la richesse de RFI, média d’information et de magazines, en français et dans plus de dix autres langues. Elles mettent en péril sa capacité à demeurer une radio qui nous informe du monde des autres et qui leur dit aussi qui nous sommes.

Quelle est alors la raison d’être de ce projet, en dehors de tout cadre éclairant sur le rôle futur de RFI : ni cahier des charges finalisé, ni objectifs et moyens précisés, ni projet éditorial formulé, à ce jour ? S’agit-il de ponctionner des moyens humains, techniques et financiers, légitimement affectés à la 3ème radio mondiale, pour perfuser une télévision sous-dotée depuis sa création ?
Nous le redoutons, comme l’écrasante majorité de celles et ceux qui font quotidiennement RFI et qui s’opposent résolument à une direction pressée de rendre cette fusion irréversible.

C’est pourquoi nous prenons position :
- contre cette fusion RFI-France 24
- pour le maintien de RFI, dans sa dimension multilingue, multiculturelle, en tant que radio internationale publique de la France.

Parmi les signataires 

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L’Intersyndicale de RFI interpelle les membres de la Mission d’information parlementaire sur l’AEF qui n’a toujours pas rendu son rapport.

RFI

FO  SNJ-CGT  SNRT-CGT  SNJ  

Mesdames et Messieurs les Députés,

Je vous prie de trouver ci-joint l’arrêt de la Cour d’appel de Paris qui suspend la fusion de RFI avec France24. L’intersyndicale de RFI vous avait informés sur l’irrégularité de la procédure. Monsieur de Pouzilhac a néanmoins voulu poursuivre dans sa marche forcée et imposé aux administrateurs de se prononcer dans le cadre d’une procédure illégale. Les représentants de l’Etat ont laissé faire. Monsieur de Pouzilhac s’est discrédité et a exposé au discrédit tous ceux qui lui ont fait confiance, à commencer par les administrateurs qui ont participé au vote sur la fusion. 

Visiblement le PDG de l’AEF poursuit dans une volonté de passage en force et vient de convoquer le CE pour jeudi prochain et les conseils d’administration pour vendredi, sans respecter l’arrêt de la Cour d’appel. Il veut pouvoir ainsi valider la fusion et mettre tout le monde devant le fait accompli. Nous vous alertons sur l’illégalité de la procédure.

Le cahier des charges de l’AEF n’existe pas encore. Le cahier des charges définitif est celui qui sera promulgué par décret. Lorsqu’il existera, Monsieur de Pouzilhac devra convoquer le  comité d’entreprise en respectant les dispositions légales qui imposent d’abord une information en vue d’une consultation, avant la consultation sur l’ensemble du projet. Les élus doivent avoir une information complète, sérieuse et loyale sur l’ensemble du projet de fusion pour pouvoir émettre un avis motivé. Monsieur de Pouzilhac ne veut pas respecter la procédure.

Je vous informe également que le comité d’entreprise de France 24 a assigné la direction devant la justice concernant la fusion. L’audience de référé doit se tenir le 1er février devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Vous ne pouvez pas faire semblant de ne pas savoir. Vous ne pouvez pas continuer à laisser faire Monsieur de Pouzilhac ce qu’il veut, comme il veut, quand il veut. L’avenir de RFI est en jeu, celui de MCD et de France 24 aussi. Vous avez un droit de regard sur ces sociétés de service public. Et même si Monsieur de Pouzilhac a été nommé par le président de la République et même si Monsieur de Pouzilhac affirme qu’il n’y est pour rien car il ne fait qu’appliquer le projet du président de la République, vous ne pouvez pas continuer à laisser démanteler de la sorte un bien public. Un démantèlement qui coûte cher du point de vue financier, qui est désastreux du point de vue humain et condamne à la disparition l’audiovisuel extérieur de la France.

Il n’est point normal que les élus du personnel que nous sommes soient contraints de se tourner vers la justice pour faire constater l’illégalité des restructurations successives. C’est la quatrième fois que la Cour d’appel donne raison au CE de RFI. Mais attendre que la justice règle des problèmes qui devraient être règles par les politiques soulève, me semble-t-il, un problème de démocratie.

Lors des débats au Parlement sur la loi du 5 mars 2009, j’ai constaté votre intérêt pour le cahier des charges et votre souhait que celui-ci soit présenté pour avis aux commissions parlementaires. Vous avez le pouvoir de changer la loi de manière à ce que ceci soit possible.

Mais dans l’immédiat vous avez la possibilité d’arrêter ce gâchis, en stoppant une fusion destructrice pour RFI et à laquelle les salariés n’adhèrent pas. Une réforme comme celle-là ne peut pas être imposée par la force et vous le savez. Aidez-nous à sauver RFI ! Prenez position ! Vous avez demandé qu’aucune réforme irréversible ne soit faite avant la publication de votre rapport. Osez-vous faire entendre !  Nous vous serons reconnaissants.

De nombreuses personnalités ont déjà signé la pétition lancée par les salariés de RFI. Osez la signer si vous ne l’avez pas encore fait ! Osez dire non à cette fusion !   https://rfiriposte.wordpress.com/

Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Députés, l’expression de ma considération distinguée.

****

Soutiens !

Marie-Georges Buffet, ancienne ministre, députée et membre de la Mission d’information parlementaire sur l’AEF, a aussi écrit à Mme Tabarot, présidente de la Mission :

"Madame la présidente,
La Cour d’appel de Paris a suspendu le 16 janvier dernier la fusion de RFI et de France-24 au motif que le cahier des charges définitif n’avait pas été rendu.
Cette décision, comme plusieurs autres auparavant ayant également donné raison aux salarié-e-s, témoigne des vices de forme dont est entachée la procédure de fusion.
Elle conforte en outre la demande qu’avaient en temps utiles formulée les membres de la mission dédiée à l’avenir de l’audiovisuelle extérieure de suspendre la fusion jusqu’à ce qu’ils aient pu rendre leurs travaux.
La question du cahier des charges de RFI me semble déterminante au regard des conclusions de cette mission et des doutes et interrogations qu’elle a émis concernant la fusion.
L’avenir de l’audiovisuelle extérieure de la France ne peut se décider sans intervention des membres de notre assemblée. Les enjeux qu’il soulève, qu’il s’agisse de l’avenir du service public de l’audiovisuel ou du rayonnement culturel de notre pays, sont de surcroît des sujets d’importance première.
Aussi, je souhaiterais vous demander une intervention rapide pour que les membres de notre commission puissent examiner ce cahier des charges avant que la fusion ne soit éventuellement prononcée.
J’attire votre attention sur l’urgence de cette demande… "

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A la veille de la manifestation de ce mardi en direction de l’Élysée pour réclamer à nouveau la nomination d’un médiateur et le retrait du PSE, les salariés de RFI se sont adressés à leur collègues de Radio France, conviés à la manif, tout comme le personnel de France Télévision et de l’AFP.

Ecoutez le reportage à la pause déjeuner, lors de la vente de T-Shirts et de la signature de notre pétition de soutien

Une équipe de France 3 IDF présente lors de l'échange avec les salariés de Radio France

Une équipe de France 3 IDF présente lors de l'échange avec les salariés de Radio France

Et voici le tract qui leur a été distribué

APPEL DE L’ASSEMBLEE GENERALE

ET DES SYNDICATS FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT DE RFI

AUX SALARIES DE RADIO FRANCE ET DE L’AUDIOVISUEL PUBLIC

Paris, le 12 juin 2009

Nous salariés de RFI entrerons ce mardi dans notre sixième semaine de grève. Nous nous battons contre un plan qui prévoit la suppression de 206 postes (22% des effectifs) sur l’ensemble de nos services. Un plan qui inclut des licenciements secs, la fermeture six rédactions de langues étrangères, le départ de près d’un tiers des réalisateurs et techniciens à la faveur de la généralisation du statut de TCR, et privilégie le départ des plus anciens, porteurs de notre mémoire et de notre expérience…

Cette grève est née de l’exaspération des salariés devant les mensonges répétés de notre direction et leur refus d’ouvrir toute négociation digne de ce nom.

Après nous avoir promis qu’il n’y aurait pas de licenciement, après nous avoir fait miroiter un nouveau projet éditorial, porteur de sens et d’avenir, et dans lequel nombre de salariés s’étaient impliqués, notre direction a mis et met en place des grilles de programmes, qui, quelles que soient leurs qualités ou défauts propres, organisent la baisse d’activité et justifient par avance les suppressions de postes qu’elle tente de nous imposer.

Alors même que le plan social est suspendu par une décision de justice, la direction veut le faire passer en force, signifiant bien son mépris pour les salariés qui soutiennent majoritairement cette grève.

Au delà du sort des femmes et des hommes qui pourraient demain être contraints au départ, c’est l’avenir de l’ensemble des salariés qui est en jeu et le type de radio que nous voulons défendre qui est mis en cause.

Le sort réservé avant nous à Radio Monte Carlo Doualiya, un dépeçage organisé au profit de France 24, qui la contraint aujourd’hui à diffuser des sons produits pour la télévision, nous montre bien le type de « synergie » que comptent mettre en place les dirigeants de l’Audiovisuel Extérieur de la France (AEF) …

Un alignement vers le bas de nos conditions de travail, une précarisation croissante des journalistes et personnels techniques au mépris de la qualité et de l’indépendance éditoriale de nos antennes.

Nous ne sommes pas les seuls concernés :

A la remise en cause des conventions collectives de l’audiovisuel public s’ajoute un plan de 900 suppressions de postes à France Télévisions.

A l’AFP, les menaces sur le statut et l’indépendance de l’agence s’accompagnent aussi de menaces sur l’emploi.

Dans tout ces cas, la responsabilité de l’Etat est engagée.

Nous refusons d’être le laboratoire social ou s’expérimentent les réformes qui vous seront peut-être appliquées demain :

Nos dirigeants ont pris grand soin d’échelonner et de différencier les échéances dans nos diverses sociétés. Ne leur laissons pas la maîtrise du calendrier et saisissons pour cela toutes les occasions de faire cause commune, de démontrer notre mobilisation et notre vigilance. La solidarité n’est pas un mot d’ordre abstrait mais la condition sine qua non pour enrayer une logique mortifère.

Notre combat est aussi le votre : manifestons ensemble mardi 16 juin contre la mise à sac de l’audiovisuel public.

MANIFESTATION 16 JUIN 2009

15h

DEPUIS LA PLACE DE L’ALMA EN DIRECTION DE L’ELYSEE

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