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Archive for the ‘presse’ Category

L’action au fond sur l’illégalité de la fusion au regard de la loi du 5 mars 2009 se tient ce vendredi 28 septembre à 10 heures au tribunal de grande instance de  Nanterre.

TGI, 2-6 rue Pablo Neruda, 92000 Nanterre

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Dans la presse, cette dépêche AFP du 25 septembre reprise par plusieurs médias comme l’Express (« Saragosse jure qu’il n’y aura pas de fusion de RFI et veut consulter les salariés de l’AEF« )  

« Saragosse n’a pas l’intention de fusionner RFI avec  « quoi que ce soit »

AFP – Marie-Christine Saragosse, choisie pour présider l’Audiovisuel extérieur de la France, a déclaré mercredi ne pas avoir l’intention de fusionner la radio RFI avec « quoi que ce soit » et dit comprendre « la peur » de ses journalistes « de disparaître » après deux plans sociaux.

« Je n’ai pas l’intention de fusionner RFI avec quoi que ce soit. Il va falloir qu’on me fasse confiance et qu’on me croie », a dit Mme Saragosse devant la Commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale.

Interrogée par plusieurs députés sur ses projets concernant RFI, France 24 et MCD, la filiale arabophone de RFI, Mme Saragosse a confirmé que les trois rédactions seront séparées.

Son prédécesseur, Alain de Pouzilhac, a été contraint de démissionner de la présidence de l’AEF le 12 juillet après avoir été désavoué par le gouvernement sur son projet de fusionner les rédactions.

Au sujet du projet de déménagement de la rédaction de RFI de la Maison de la radio, à Paris, à Issy-les-Moulineaux, Mme Saragosse a estimé qu’il passait mal auprès des salariés parce que ces derniers se sont sentis « contraints ».

« Bien sûr qu’il y a des problèmes techniques » qui expliquent les réticences au déménagement mais, selon Mme Saragosse, il y a aussi « une accumulation de blessures. On ne vit pas impunément deux plans sociaux. Je comprends la peur de disparaître » des journalistes de RFI.

Elle a suggéré que la loi sur l’audiovisuel public qui sera débattue en 2013 puisse « affirmer l’identité de RFI pour que cette peur de disparaître laisse en paix les salariés de RFI afin qu’ils puissent se recentrer sur les vrais enjeux ». »

et puis aussi cette info dans TéléObs du 25 septembre : « M.C. Saragosse invite radio-France et France Télé au conseil d’administration de l’AEF. »

 

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Publié en page Idées du Monde le 30 juillet 2012

Par Jean-Boris, journaliste à RFI, rédacteur en chef

Le projet de fusion entre Radio France Internationale (RFI) et la chaîne de télévision France 24, lancé par Nicolas Sarkozy, a été gelé pour un mois dans l'attente des résultats d'une mission d'évaluation, a annoncé mardi 5 juin le gouvernement.
Le projet de fusion entre Radio France Internationale (RFI) et la chaîne de télévision France 24, lancé par Nicolas Sarkozy, a été gelé pour un mois dans l’attente des résultats d’une mission d’évaluation, a annoncé mardi 5 juin le gouvernement. | AFP/MEHDI FEDOUACH

Comprendre les enjeux réels du débat sur l’avenir de l’Audiovisuel extérieur de la France impose de remonter à la genèse de cette affaire. A l’hiver 2006, Jacques Chirac voulant une CNN à la française, une chaîne de télévision à vocation internationale fut lancée. Elle prit pour nom France 24.

Comme l’Etat français n’avait pas les moyens de ses ambitions, un curieux montage financier mêlant capitaux privés et publics fut mis au point. La direction de la chaîne fut confiée à un publicitaire, Alain de Pouzilhac, dépourvu de la moindre connaissance des métiers de l’information, des médias et encore moins des médias internationaux. A côté de quelques journalistes chevronnés, il entreprit de recruter des équipes rédactionnelles, pour la plupart très inexpérimentées, auxquelles il était enjoint, lors de leur recrutement, de ne pas se syndiquer.

La création de cette chaîne vint compliquer l’architecture de l’audiovisuel français à vocation internationale, déjà fort de plusieurs chaînes et agences de télévision et d’une radio à l’audience et à la compétence reconnue, RFI, présente en Afrique mais pas seulement, s’exprimant dans une vingtaine de langues et un des principaux instruments de l’influence française dans le monde.

Le premier gouvernement venu se serait ému d’une telle prolifération de structures, se serait demandé s’il ne convenait pas de les rassembler pour augmenter leur force de frappe et réduire les dépenses publiques. C’est ce qui se produisit en 2007, après l’élection de Nicolas Sarkozy. Décision fut prise de rassembler les deux principaux éléments de cet ensemble, RFI et France 24, au sein de l’AEF, l’Audiovisuel extérieur de la France, codirigé par Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent.

Ces deux personnalités, fascinées par le monde de l’image, firent précéder leur prise de fonctions de déclarations dans lesquelles elles disaient tout le mal qu’elles pensaient de RFI. Cette radio avait pour principal tort de ne pas être une télévision. Elle appartenait au service public, fort décrié. Elle était peuplée de journalistes d’expérience, très spécialisés, et la vie sociale y était très agitée, les syndicats très puissants.

Un modèle « dépassé », aux antipodes de celui existant à France 24, chaîne dépourvue d’expérience et de spécialistes, de syndicalistes et plus encore d’audience. Dès lors, les dirigeants de France 24, encouragés par le gouvernement Fillon et par le président Sarkozy entreprirent de construire leur télévision en démantelant RFI, en dépit de l’importance de cette station pour l’image de la France dans le monde. A RFI, le mépris affiché et les plans sociaux. A France 24, les paillettes et les recrutements en dépit d’une guerre des chefs déstabilisante.

Au cours de ces cinq années, le dogmatisme et la violence avec lesquels le rapprochement entre RFI et France 24 a été conduit a poussé les personnels de la radio à s’opposer à cette politique, dont le principal résultat a été d’affaiblir notoirement l’un des principaux instruments de l’influence française dans le monde et de dilapider des sommes inconsidérées pour construire une télévision dont les résultats et la réputation sont loin d’être à la hauteur de ceux proclamés par une communication emphatique.

Encore aujourd’hui dirigé par une équipe fidèle aux pratiques managériales d’Alain de Pouzilhac, l’Audiovisuel extérieur de la France jette, chaque jour qui passe, une pelletée de terre supplémentaire sur RFI. Mais couler cette radio ne suffira pas à développer France 24.

Pour deux raisons. D’abord parce que pirater le budget de la radio ne suffira jamais à financer les énormes besoins financiers d’une télévision ambitieuse. Ensuite parce que, privé des compétences des journalistes de RFI forcés au départ, l’Audiovisuel extérieur est voué à l’échec. Si télévision internationale il devait y avoir, il fallait la construire autour et à partir de RFI, pas contre RFI. Il est trop tard.

Cependant, au moment où ces lignes sont écrites, il est encore possible de sauver RFI. Les décisions des jours à venir seront cruciales. L’Etat devra oublier les raisonnements technocratiques, aller au-delà des premières annonces et se poser, au regard de la situation financière du pays, les seules questions qui vaillent : « La France a-t-elle les moyens de se priver de RFI ? La France a-t-elle les moyens de se doter d’une télévision internationale digne de ce nom ? »

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C’est à lire dans le numéro de Politis de ce jeudi 19 juillet sous la plume de Jean-Claude Renard :

« Un goût de trahison

 

AEF : Malgré le départ d’Alain de Pouzilhac, qui satisfait l’intersyndicale de RFI, la fusion avec France 24 se poursuit.

Les choses n’auront finalement pas traîné. Alain de Pouzilhac, PDG de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), a démissionné de ses fonctions jeudi 12 juillet. Une démission un peu contrainte face à la volonté du gouvernement et notamment de ses ministres de tutelle (Aurélie Filippetti et Laurent Fabius), qui l’avaient reçu la veille au Quai d’Orsay, après un conseil d’administration musclé.

Les ministres n’auront pas eu à limoger un patron nommé par Nicolas Sarkozy en 2008 et dont le mandat courait jusqu’en janvier 2013 (au reste, on s’attendait en interne à voir le gouvernement patienter jusqu’à l’expiration de ce mandat).

Cette décision peut être lue comme une victoire pour les syndicats. Maigre victoire à vrai dire, sinon fausse. Car le rapport de Jean-Paul Cluzel, chargé du dossier de la fusion RFI/France 24, proche de la CFDT, soutient la fusion juridique orchestrée par Alain de Pouzilhac, certes sans ajouter la fusion des rédactions.

Un rapport qui maintient également le déménagement de RFI à côté de France 24, à Issy-lesMoulineaux. Motif : revenir en arrière sur la fusion juridique serait trop coûteux. C’était le but d’Alain de Pouzilhac : l’imposer à marche forcée, en dépit même d’un moratoire de plusieurs semaines prononcé début juin, de sorte que la fusion soit irréversible. En termes de coût, il faudra notamment justifier un choix curieux : RFI versait un loyer à l’État. Installée en banlieue, la radio devra s’en acquitter auprès du privé (Allianz).

C’est au numéro 2 d’AEF d’assurer l’intérim, en attendant une nomination de l’Élysée, qui devra utiliser l’article 13 de la loi audiovisuelle de 2009, permettant à l’exécutif de nommer par décret le PDG d’AEF ­ ce même article dénoncé alors par les socialistes.

Nommé en 2008, l’ex-publicitaire d’Havas laisse derrière lui quatre années de chaos. Depuis sa rivalité avec Christine Ockrent, alors numéro 2 (et qui réclame toujours le paiement de 650 000 euros), jusqu’à une motion de défiance en octobre 2011 d’une large majorité de la rédaction, en passant par une réduction des effectifs (300 postes) et une série de grèves.

Pouzilhac part mais sa politique semble maintenue. L’intersyndicale (FO, SNJ-CGT, SNJ, SUD), représentant environ 60 % des salariés, estime qu’« aucun élément n’indique que la politique a changé ». Dans les couloirs, on se rappelle que Hollande et Ayrault avaient signé la pétition contre la fusion, et le mot « trahison » est prononcé. »

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Une mission et un moratoire qui font couler pas mal d’encre et parler dans le poste :

Le journal de 8h sur France Inter, chaîne cousine et voisine, mercredi 6 juin au matin et dans le 19h de mardi, avec la réaction de Maria Afonso, déléguée syndicale FO de RFI.

Bonus : sur les nouveaux locaux inadaptés à la radio, France Inter toujours le 5 juin

Le Beretta du jour sur Le Point.fr : « Jean-Paul Cluzel parachuté sur la pétaudière RFI », rien que cela !

sur Rue 89, « Moratoire à la fusion RFI-France 24, Cluzel médiateur »

Dans Libération, « Jean-Paul Cluzel en mission sur l’audiovisuel extérieur »

Dans Le Monde, « gel du projet de fusion entre RFI et France 24 »

Dans Le Figaro, « Cluzel contesté par les syndicats de RFI « , un article qui reprend largement notre précédent communiqué mais où le mot « moratoire » n’apparaît pas.

Sur Le Point.fr « le projet de fusion entre RFI et France 24 gelé et examiné »

Sur Télérama.fr, « Fusion à l’AEF : Jean-Paul Cluzel nommé à la tête d’une mission d’évaluation »

Sur l’Obs, « Jean-Paul Cluzel va devoir réformer l’AEF »

Sur Challenges.fr, « Fusion à l’EAF : moratoire et mission d’évaluation confiée à Jean-Paul Cluzel »

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Le changement de majorité présidentielle et l’arrivée de Mme Aurélie Filippetti au ministère de la Culture et de la Communication suscitent quelques questions sur le devenir de la fusion RFI-France 24 et de l’AEF.

Dans Le Monde 18 mai –  les journalistes de RFI s’opposent au déménagement 

Dans Le Point du 17 mai, E. Berretta envoie Aurélie Filippetti au charbon

Dans La Tribune, Aurélie Filippetti nommée à la Culture et à la Communication

Dans Les Echos du 16 mai: Tensions post-élections à l’Audiovisuel extérieur

Dans Paris-Dépêches du 16 mai : La fusion RFI-France dénoncée par les socialistes

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Dans la maison ronde où les rumeurs se courent les unes après les autres et dans un climat délétère soigneusement entretenu par des réformes et plans sociaux menés à la hâte, tout est fait pour déstabiliser le personnel. La direction de RFI, désormais réfugiée à l’AEF, mijote dans ses nouveaux bureaux de nouvelles recettes infernales pour « casser ce qui reste encore debout : les salariés ». Elle teste une nouvelle mixture.

Dans la potion :
– un bouquet garni de grille unique : moins de postes à assurer… qui va être choisi ?
– une grosse louchée de mépris : un coup de téléphone pour annoncer au salarié qu’il est dégagé de l’antenne !
– un court-bouillon de cynisme : mettre des salariés dans l’impossibilité de refuser le poste d’un collègue.
– une décoction de cruauté : distiller le doute sur les compétences professionnelles
– un émincé de discrimination syndicale : parmi les têtes coupées, des élus
– et, touche finale : des règlements de comptes pour liquider de vieilles rancœurs

Cette composition infernale est sans doute la vedette des recettes de management de l’AEF. Mais les estomacs des salariés de RFI sont solides, blindés par des années de compagnonnage, de complicité professionnelle, voire d’amitié.
Les salariés ne laisseront empoisonner ni leur professionnalisme, ni leur crédibilité.
Face à une direction qui n’a que l’ivresse triomphale de sa communication et des pratiques managériales ignobles, restons unis.

Résistons tous ensemble pour surmonter la médiocrité professionnelle et la petitesse d’esprit que l’on s’obstine à nous imposer.

 

Paris, le 5 avril 2012

La presse a commencé à rendre compte de la nouvelle grille : Libération, Télérama et Satellifax

 

                                 

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Pour bien commencer la semaine, l’intersyndicale a un nouveau rendez-vous au Palais de justice le 12 mars.

L’audience est à 13h30, à la Cour d’appel – Pôle 6 salle 1

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Revue de presse

Une bonne nouvelle… Quand l’AEF damne le pion à la BBC ou les bonnes affaires de l’AEF au Qatar. C’est dans Le Figaro bien sûr. Au passage, c’est quoi des « éléments sonores » et c’est quoi des « petits programmes » ?

Sur le rapport de la mission parlementaire…

Un rapport qui ne servira pas à grand chose selon Télérama, « éminemment politique » selon la journaliste et Alain de Pouzilhac. Un rapport qui pointe le mauvais pilotage de l’AEF selon La Croix.

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