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(Déc 09)

 » La FFE s’inquiète des derniers développements du plan de restructuration interne de RFI. Les effets du plan social conduiraient au départ volontaire de 260 salariés, soit une baisse d’environ 20% des effectifs globaux. La « fuite des cerveaux » ainsi mise en œuvre et encouragée par la direction de la radio, pénalisera fortement le travail des rédactions, déjà épuisées par un conflit social qui dure depuis le début de l’année 2009. On peut craindre le pire si les départs volontaires (50 départs volontaires de plus que le nombre de postes supprimés par la direction) correspondent à des services essentiels. On peut s’inquiéter aussi du manque de stratégie de la part de la Direction sur la reconversion interne du personnel qui devra forcement s’opérer afin de préserver ces services.

La FFE condamne le ralentissement probable d’activité d’une radio qui est pourtant la troisième station la plus écoutée dans le monde, après les prestigieuses BBC World et Voice of America.

Le processus de réduction de la diffusion nous semble préjudiciable à l’équilibre global de fonctionnement de la radio, alors que le désengagement total des filières de RFI à l’étranger est programmé et qu’il commencera par la fermeture ou la vente des filières en Europe notamment en Bulgarie, Serbie et au Portugal. Aucune annonce n’a été faite sur l’ouverture de filières là où les bassins d’audience seraient plus importants.

La FFE dénonce les effets de la réforme de l’audiovisuel extérieur qui, en introduisant un déséquilibre de financement au niveau des ses acteurs principaux TV5, RFI et France 24, risque de priver d’avenir une station qui constitue un élément de rayonnement international incontestable pour la France. »

Voir le communiqué du 16.12.09 sur le site de Berlin de la Fédération des Français de l’étranger du parti socialiste

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L’État abandonne le service public

RFI n’est pas une entreprise privée, mais une société publique détenue à 100 % par l’État, qui choisit son président. Alors que l’État devrait donner l’exemple, en pleine période de crise, il vient de lancer à RFI son premier plan social dans l’audiovisuel. Le gouvernement lutte pour l’emploi mais licencie à RFI. Le gouvernement veut favoriser l’emploi des « seniors », fait voter la possibilité de travailler jusqu’à 70 ans mais organise des mises à la retraite anticipées à RFI.

Lorsque les banques, privées, plongent, l’État accourt à la rescousse et sort le carnet de chèques. Á RFI, c’est l’inverse : quand on n’a pas spéculé sur les subprimes, on est pénalisé.

Comment RFI a été sacrifiée

Pour RFI, l’Élysée a choisi de faire appliquer le plan Benamou, un ancien conseiller du « Prince ». Connaissant la fascination de son maître pour la télévision, cet obscur courtisan avait préconisé de trancher à la hache dans le budget de la radio, jugé trop gros pour un média aussi « ringard ». Le tandem Pouzilhac-Ockrent a donc reçu pour mission de mettre fin à « l’anachronisme RFI ». Aujourd’hui, le projet de ces liquidateurs est clair : réduire la société à la portion congrue en pratiquant au passage un hold up sur ses ressources budgétaires au profit de France 24.

Il n’est pas innocent qu’on ait placé à la tête de RFI et de la holding de l’audiovisuel extérieur le président de France 24 pour faire ce sale travail. Dès avant sa nomination il lançait une campagne de dénigrement contre RFI. Car Alain de Pouzilhac sait qu’il sera jugé sur une seule chose : la réussite du démantèlement de la radio.

Bien sûr, il faut « habiller » ce plan de toute une série de justifications sur la prétendue mauvaise santé de l’entreprise.

· On nous reproche notre mauvaise santé financière. Mais nos tutelles nous ont souvent donné d’une main ce qu’elles reprenaient de l’autre. En 1992, par exemple, l’État a ponctionné 225 millions de francs soit 35 millions d’euros sur les réserves que s’était constituées RFI. Plus près de nous, en 2006, un abandon de créances sur TDF nous a fait perdre 11 millions d’euros.

· On nous reproche le manque de pertinence de certaines langues. De ce point de vue, le ministère des Affaires étrangères, notre puissance tutélaire, s’est montrée pour le moins versatile. Ainsi, après la chute du Mur de Berlin, fut-il décidé de lancer des émissions en langue albanaise. Quelques années plus tard, ces émissions furent arrêtées… Pour reprendre par la suite, à la faveur de la crise du Kosovo… Et pour s’arrêter à nouveau aujourd’hui… En attendant le prochain épisode de ce tango albanais.

RFI est un peu plus qu’une simple société nationale de programmes, c’est un organe de souveraineté qui fut longtemps le seul à remplir une double mission : une mission d’influence, la France devant rivaliser avec les grands médias internationaux ; et une mission culturelle, la France devant promouvoir ses valeurs (démocratie et confrontation des opinions, droits de l’homme, défense du multilatéralisme, laïcité, diversité culturelle, art de vivre).

RFI n’est pas la voix de la France, mais la voix des français en direction de l’étranger. Cette voix est en danger d’étranglement !

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Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage

Dès son arrivée l’été dernier, le tandem Pouzilhac-Ockrent a fait un diagnostic catastrophiste. Selon lui, études d’audience à l’appui, RFI est gravement malade et il faut lui appliquer d’urgence un traitement de choc : suppression de 206 postes, 1 salarié sur 4 !

Pourtant, notre radio a largement plus d’auditeurs, et de loin, que RTL, Europe1, France Inter et France Info réunies. Elle est par exemple numéro 1 dans la plus grande ville francophone dans le monde, à Kinshasa, avec 900 000 auditeurs rien que dans cette ville (sondage d’avril 2008).

La direction fait état de « graves difficultés » :

· Elle annonce un déficit de 9 millions d’euros en 2008, qui sert à justifier le plan social. Nous contestons ce chiffre alors que les comptes ne sont pas arrêtés.

· Alain de Pouzilhac prétend mettre fin à la « culture du déficit » de l’entreprise mais c’est l’Etat qui depuis des années a fait main basse sur les cagnottes de RFI.

· La direction dénonce une dérive de la masse salariale, alors que nos dirigeants ont fait exploser l’échelle des salaires avec leurs rémunérations faramineuses et ont mis en place une plus grande « différenciation » salariale au seul profit de l’encadrement, avant d’annoncer le plan social…

· La direction nous reproche un déficit de performance alors que le premier groupe de radio privé en France, le groupe RTL a un budget largement supérieur à celui de RFI pour une audience globale plus de deux fois inférieure.

Ni responsables ni coupables !

· Qui est responsable de l’incapacité de RFI à atteindre l’équilibre budgétaire ? Qu’a donc fait ces dernières années le directeur financier, toujours en fonction, pour alerter et pour redresser les comptes avant qu’il ne soit trop tard ?

· Qui est responsable de l’érosion globale de l’audience sinon l’ancienne directrice de l’information et des programmes, ce qui lui a valu d’être promue au rang de numéro 3 de l’entreprise, en charge de mettre en œuvre le plan social ?

· Qui est responsable de la prétendue inadaptation des contenus aux attentes des auditeurs sinon l’ancienne rédaction en chef et les anciens directeurs d’antenne, promus à de nouvelles responsabilités qui engagent l’avenir de l’entreprise ?

· La Direction veut fermer 5 langues européennes et une langue asiatique, accusées de ne plus répondre aux réalités géostratégiques depuis la Chute du Mur de Berlin. Qui a mis 20 ans avant de réaliser que le Mur de Berlin était tombé ? Qui décide aujourd’hui que la France n’a plus rien à dire aux Européens ou aux Laotiens ? Qui sera chargé d’appliquer cette décision, sinon la directrice des Langues, toujours en poste ?

· Qui a sa part de responsabilité dans la fameuse « culture du déficit », sinon la DRH qui se fait régulièrement condamner aux Prudhommes et qui n’a pas su éviter un redressement URSSAF de deux millions d’euros ?

L’un des rares responsables à avoir été limogé, le directeur des Affaires internationales, n’avait pour seul tort que d’avoir développé pour RFI le plus grand réseau de FM dans le monde.

Nous, salariés de RFI, qui avons construit ce bel outil, refusons le sabotage industriel et le gâchis humain que représente ce plan social.

Nous refusons de payer pour les erreurs de l’Etat et des directions successives !

Vos élus demanderont à chacun des directeurs de rendre des comptes sur sa gestion et ses responsabilités personnelles lors des prochaines séances du CE.

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