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Lettre ouverte adressée ce  8 mai par l’intersyndicale de RFI (SNJ, FO, SNJ-CGT, SNRT-CGT) au Premier Ministre, aux Ministres de la Culture, des Affaires étrangères et de l’Economie, ainsi qu’aux Administrateurs de l’Audiovisuel extérieur de la France suite à la convocation par Alain de Pouzilhac d’un Conseil d’administration de l’AEF le 10 mai 2012.

Monsieur le Premier Ministre,

Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Administrateurs,

Paris, le 8 mai 2012

L’alternance politique du 6 mai 2012 impose de mettre un terme à la réforme de l’Audiovisuel extérieur de la France voulue par Nicolas Sarkozy.

Radio France Internationale est menacée, jusque dans son existence, par la fusion juridique et rédactionnelle avec la télévision France24, menée à marche forcée par les responsables actuels de l’audiovisuel extérieur de la France (AEF).

François Hollande a exprimé son soutien aux salariés de RFI en signant la pétition contre la fusion RFI-France24 et pour le maintien de RFI, dans sa dimension multilingue, multiculturelle, en tant que radio internationale publique de la France. Le Président Hollande s’est ainsi engagé à revenir sur le projet de fusion de RFI avec France24.

La tradition républicaine veut que, dans l’attente de la passation de pouvoir, le gouvernement sortant expédie les affaires courantes et s’abstienne de toute mesure engageant l’avenir, a fortiori lorsqu’il s’agit d’une entreprise de service public et que les positions du nouveau et de l’ancien pouvoir divergent.

Dans ce contexte, le président directeur général, Alain de Pouzilhac, n’a aucune légitimité à organiser le jeudi 10 mai un Conseil d’administration de l’AEF.

Les tutelles peuvent-elles se permettre de valider une telle réunion à quelques jours de la passation de pouvoir ?

Monsieur de Pouzilhac et sa direction, désavoués par l’écrasante majorité des personnels de RFI, ne sont plus missionnés pour poursuivre leur entreprise de destruction de notre radio. Il doit donc renoncer à tout acte, réunion de CA, déménagements, nominations, changement de grille, etc.

Nous sollicitons donc l’annulation du Conseil d’administration de l’AEF, prévu jeudi 10 mai.

Monsieur de Pouzilhac n’a d’autre choix que de se conformer lui aussi au suffrage universel.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les Administrateurs, en notre haute considération.

CR, Administratrice représentante des salariés de l’AEF

MA, Déléguée syndicale FO, Secrétaire générale SNFORT

ND, Déléguée syndicale SNJ
ED, Secrétaire du Comité d’entreprise de RFI, Secrétaire général SNJ-CGT Audiovisuel

RFI

 SNJ  FO  SNJ-CGT  SNRT-CGT

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RFI   CFDT – FO – SNJ- SNRT/CGT-SNJ/CGT -SUD

L’Assemblée générale de ce jeudi 12 janvier a voté la reprise de la grève,

autour de la plateforme commune,

à partir de lundi 16 janvier 2011, zéro heure, pour une durée indéterminée.

 

Prochaine AG : mardi 17 janvier 2012, 14h

Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte au Premier ministre, François Fillon :

 

Lettre ouverte à M. le Premier Ministre, François Fillon

 

Monsieur le Premier ministre,

Vous nous faites écrire que vous n’avez pas le temps de nous recevoir.

Nous comprenons parfaitement que vous ayez de fortes contraintes d’emploi du temps. Néanmoins, nous nous permettons d’insister. Si vous avez du temps à consacrer au futur Grand Prix de France de Formule 1, nous sommes sûrs que vous en trouverez pour les 1000 salariés de RFI, entreprise publique rappelons-le. Et RFI participe sans doute autant au rayonnement extérieur de la France qu’une compétition automobile internationale. 

D’autant qu’il y a urgence !

C’est un démantèlement de l’entreprise RFI qui est en marche :

Un deuxième plan social est lancé par la direction : encore 126 postes supprimés, alors que206l ‘ont déjà été dans le plan de 2009. Les salariés ont reçu les documents concernant ce nouveau PSE à Noël, une délicate attention ! RFI participe ainsi à l’augmentation du chômage, la Direction départementale du Travail (DIRECCTE – Unité Territoriale de Paris) l’a bien souligné en demandant à RFI de payer une taxe de revitalisation.

Une réduction drastique de notre audience est orchestrée avec la suppression à la hache des ondes courtes : depuis plusieurs mois, suppression d’une heure de grande écoute en chinois (sans que la rédaction concernée en soit informée) et depuis le 1er janvier, suppression de 32 heures de diffusion d’ondes courtes, notamment en espagnol vers Cuba et l’Amérique centrale, en anglais et en portugais vers l’Afrique, notamment vers l’Angola. But de la manœuvre selon M. Alain de Pouzilhac : « une économie d’un million et demi d’euros » par an.

« 1,5 millions d’euros  d’économie » pour des millions d’auditeurs en moins.
Et combien de centaines de milliers d’euros dépensés en dépit du bon sens sans parler des règles de bonne gestion, régulièrement bafouées.

« 1,5 millions d’euros d’économie » !

– alors que la direction a provisionné 1 million d’euros pour payer les indemnités de l’ancienne Directrice Générale, Christine Ockrent ;

– alors que la direction devra payer 500 000 euros de taxe de revitalisation du Bassin d’emploi de Paris en raison du PSE ;
– alors que l’Inspection générale des Finances a pointé dans son rapport de nombreuses dérives financières ;
– alors que l’on impose à RFI un déménagement à Issy-les-Moulineaux, rejeté par tous les salariés de RFI et dont le coût, estimé à hauteur de 24,5 millions d’euros, sera dépassé selon le rapport de l’Inspection Générale des Finances. 

Savez-vous que ce déménagement et l’aménagement des locaux qu’il suppose ont permis au groupe Crédit  Suisse, ancien propriétaire des locaux, de réaliser une jolie opération financière en revendant leur bien immobilier au groupe Allianz. Montant de l’opération : 260 millions d’euros. Votre gouvernement choisit ainsi de verser l’argent de l’Etat sous forme de loyer à un groupe privé, Allianz, au détriment de Radio France, entreprise publique qui perd un locataire et un partenaire car RFI et Radio France font le même métier et parlent le même langage. 

Et le dernier volet de ce démantèlement concerne notre métier, qui est d’informer. Depuis trois ans, la radio subit de prétendues réformes structurelles et éditoriales qui n’ont qu’un seul objectif : détruire ce qui fait son cœur de métier pour mieux la dépecer : suppressions de rédactions de langues, instauration d’une rédaction unique, réduction de la production, déstabilisation des salariés, message brouillé à l’international.

Parce que le combat que nous menons, pour sauver l’idée que nous nous faisons de notre métier et d’une radio internationale de service public, pour sauver nos emplois, est un combat légitime ;

Parce que vous refusez de nous recevoir et de nous entendre, les salariés de RFI, réunis en assemblée générale à l’appel de toutes les organisations syndicales (CFDT, FO, SNJ , SNJ – CGT , SNRT- CGT , SUD), ont voté aujourd’hui la reprise de la grève pour le lundi 16 janvier à zéro heure.

Et parce que notre direction est totalement discréditée en tant qu’interlocutrice dans ce conflit, nous vous demandons à nouveau solennellement de nous recevoir.

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RFI, la grève est suspendue mais l’opposition à la fusion avec France 24 demeure, sur l’Express.fr

Fusion RI / France 24 : suspension de la grève et appel à Matignon, sur l’Obs.fr

RFI, la grève est suspendue, sur Le Temps.ch

RFI, la fusion à reculons dans Libération

(sauf que l’on n’était pas une cinquantaine comme il est écrit dans l’article mais 75 (!) selon la police et donc 150 selon les organisateurs…)

RFI, la grève est suspendue sur Le Figaro.fr

et des reprises afp sur Europe 1 (qui ne parle pas de nous quand nous sommes en grève), le JDD, etc.

 

voici la dépêche AFP du 12/12 :

PARIS — Les salariés de Radio France Internationale (RFI), en grève depuis le 28 novembre pour s’opposer à une fusion de la radio avec la chaîne télévision d’info continue France 24 sous la holding de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), ont décidé de suspendre leur mouvement, estimant que le Premier ministre devait prendre position.
« Le personnel de RFI, réuni en assemblée générale, a décidé de suspendre et non de lever la grève engagée le 28 novembre dernier », selon le texte.
Les syndicats ont déposé une lettre au Premier ministre, François Fillon, « pour lui demander le gel de ce projet de fusion et l’ouverture d’états généraux pour définir les contours d’un audiovisuel public extérieur ambitieux ».
« Aujourd’hui, la balle est dans le camp du Premier ministre », ont-ils écrit.
Dans le cadre de la fusion de toutes les entités de l’AEF, il est prévu que RFI quitte la Maison de Radio France à Paris pour emménager près de la télévision France 24 en banlieue, à Issy-les-Moulineaux. Ce déménagement suscite toujours l’opposition d’une partie des salariés de RFI, qui dénoncent aussi le projet de rédaction unique.
Voulue par le président Nicolas Sarkozy, l’AEF — qui coiffera RFI, France 24 et la télévision francophone internationale TV5-Monde — est sous le feu roulant des critiques avec, depuis sa création, pas moins de trois rapports parlementaires et un audit de l’inspection générale des finances.
« Une direction désireuse d’une fusion viable n’aurait pas balayé d’un revers de main les mises en garde d’experts qualifiant la fusion de +périlleuse+ en raison de son impréparation », ont écrit les syndicats.
La fusion des trois entreprises a été récemment approuvée par les conseils d’administration de France 24, RFI et TV5-Monde. Elle doit théoriquement entrer en vigueur à la mi-janvier.
Malgré un recul de son audience au niveau mondial, passée de 44 millions à 35,6 millions entre 2004 et 2008, RFI reste très écoutée notamment en Afrique par près de 26 millions d’auditeurs.
Des salariés ont aussi diffusé une description en dix points du « scandale de l’AEF », dénonçant une « gabegie »: du salaire du PDG Alain de Pouzilhac (« deux fois celui du président de la République ») à « la valse des directeurs à France 24 et à RFI » qui a coûté 10 millions d’euros en passant les 5,1 millions provisionnés en vue « des procès intentés » par l’ancienne numéro deux, l’ex-journaliste vedette Christine Ockrent. Celle-ci avait jeté l’éponge fin mai après des mois de guerre ouverte contre son Pdg.
Les personnels soulignent également que « le premier plan de départ de 206 salariés à RFI (en 2009) a coûté à l’Etat 41,3 millions euros » et que « le déménagement à Issy-les-Moulineaux s’élèvera à 24,5 millions, mais la somme sera dépassée selon le rapport de l’IGF ». Enfin, selon eux, « le prochain plan social de 126 salariés affaiblira définitivement RFI qui ne sera plus en mesure de délivrer une information pertinente. Il coûtera à l’Etat 27,5 millions ».
Alors que l’antenne est fortement perturbée par la grève (certains jours 80% de la grille est remplacée par de la musique), les journalistes grévistes ont écrit aux auditeurs, expliquant les raison de leur mouvement et soulignant que la fusion France 24-RFI se « fera au détriment de RFI ».
Du côté des responsables politiques, les voix divergent. Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères qui aurait la tutelle de l’AEF, a estimé que le rapprochement paraissait « une bonne idée » et que c’était « aux gestionnaires et aux responsables de chacune de ces chaînes de dire » s’il faut aller jusqu’à la fusion.
Les sénateurs socialistes des Français de l’étranger ont dénoncé de leur côté « une véritable entreprise de démolition ». Quant au candidat PS à la présidentielle François Hollande, il a assuré le personnel de RFI « de son total soutien ».
Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés. Plus »

 

Autre source : l’agence de presse PANA

Des élus français apportent leur soutien à la grève du personnel de RFI (9/12)

Paris, France (PANA) – Plusieurs élus français socialistes et communistes ont apporté leur soutien à la grève observée depuis le 28 novembre dernier par le personnel de Radio France internationale (RFI) contre la décision de regrouper France 24, RFI et TV5 monde dans l’Audiovisuel extérieur français (AEF), ont indiqué vendredi à la PANA des sources syndicales à Paris.

« La fusion de RFI avec France 24 mettrait en cause l’avenir même de Radio France Internationale dont l’Elysée entend faire son porte-voix. RFI doit continuer de porter la voix de la France et non celle du gouvernement », écrit la députée communiste Marie-George Buffet, membre de Commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale française.

Accusant le pouvoir en place d’avoir entrepris « une véritable démolition de RFI », les sénateurs socialistes, Claudine Lepage, Hélène Conway, Jean-Yves Leconte et Richard Yung regrettent la précipitation des responsables de l’audiovisuel extérieur français à consacrer la fusion avec France 24 alors qu’une décision de justice devrait intervenir à ce sujet le 16 janvier 2012.

« Sourd aux demandes de suspension du projet, le conseil d’administration de l’Audiovisuel extérieur de la France a voté, il y a quelques jours, la fusion juridique de RFI et France 24 », soulignent les sénateurs dans une motion de soutien au personnel de RFI.

Ils estiment également que le Président-directeur général de l’AEF, Alain Pouzilhac, a décidé « de passer en force » pour mettre en place la fusion entre RFI et France 24, en dépit des conclusions d’une Mission d’information parlementaire et des rapports budgétaires des députés Martine Martinel et Didier Mathus.

Une large concertation organisée le 5 décembre dernier a permis au personnel de RFI de se prononcer à 94,42 % contre le projet de fusion voulu depuis plusieurs années par le président français, Nicolas Sarkozy.

Dans une lettre ouverte aux auditeurs rendue publique à Paris, les grévistes expliquent les motivations de l’arrêt de travail tout en insistant sur les graves dangers que la fusion fait courir aux moyens de production et à la qualité des émissions de RFI.

« De Bamako à Kinshasa en passant par New York et Pékin, RFI vous informe chaque jour et vous donne la parole. Nous qui faisons la radio au quotidien connaissons le lien unique entre RFI et ses auditeurs. La radio reste par excellence le média de proximité. Elle sait atteindre le chef d’Etat comme le paysan », précise le personnel gréviste dans sa « Lettre aux auditeurs ».

Après l’échec des négociations entre la direction et le personnel, aucune piste de sortie de la grève n’est envisagée dans les tout prochains jours.

-0- PANA SEI/TBM/IBA  09décembre2011

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Ce lundi matin, 12 décembre, les salariés de Rfi ont manifesté sous les fenêtres de Matignon. La délégation syndicale a déposé une lettre au cabinet du Premier ministre, François Fillon pour lui demander le gel de ce projet de fusion et l’ouverture d’états généraux pour définir les contours d’un audiovisuel public extérieur ambitieux.

Aujourd’hui, la balle est dans le camp du Premier ministre.

A 14h, le personnel de RFI, réuni en assemblée générale, a décidé de suspendre et non de lever la grève engagée le 28 novembre dernier. D’autres actions sont mises en place. La mobilisation des salariés contre la fusion RFI-France 24 est intacte.

 

Voici le texte de la lettre adressé par les syndicats de RFI au Premier ministre :

 

A l’attention de M.François Fillon

Premier Ministre

 

Paris, le 12 décembre 2011

 Monsieur le Premier ministre,

Les salariés de Radio France Internationale observent une grève qui paralyse l’antenne depuis le 28 novembre dernier. Ce conflit indique leur opposition à la fusion entre leur radio et chaîne de télévision France 24.

Lors d’un référendum organisé par les syndicats le 5 décembre dernier, 95% des votants ont dit « non » à cette fusion. La participation a été massive. La direction, qui comptabilise 996 salariés (permanents et non permanents) sur les documents soumis pour information au Comité d’entreprise, communique à la presse à l’issue de cette consultation le chiffre de 1 337 salariés à RFI. C’est le dernier exemple des manipulations auxquelles recourt Alain de Pouzilhac pour faire croire que la fusion est souhaitée par les salariés. La méthode est habituelle mais maquiller les chiffres ne change rien à la réalité : les salariés de RFI ne veulent pas de cette fusion. Et ils ont de bonnes raisons.

Depuis trois ans, Mr Alain de Pouzilhac et sa direction sont restés sourds aux avis des élus, des organisations syndicales, et des experts mandatés par les instances représentatives du personnel. Une direction désireuse d’une fusion viable n’aurait pas balayé d’un revers de main les mises en garde d’experts qualifiant la fusion de « périlleuse » en raison de son impréparation, de l’absence de projet éditorial ou encore du choc annoncé entre deux
cultures maison. De même, elle ne se permettrait pas de qualifier de « péremptoires », les conclusions des architectes qui jugent « inabouti » le projet d’aménagement à Issy-les-Moulineaux.

Comment ignorer les sonnettes d’alarme tirées dans trois rapports parlementaires ? Celui de la députée Martine Martinel dénonce « les errements de la gouvernance » ; celui de la sénatrice Claudine Lepage redoute « qu’avec ce mariage forcé, et contre nature, on risque de lâcher la proie, qui est notre rayonnement culturel international, pour l’ombre, à savoir des économies budgétaires improbables et très limitées », ou encore celui du député Didier Mathus qui dénonce un grand dérapage budgétaire. L’Inspection Générale des Finances évalue dans le rapport, que vous avez diligenté, la zone d’incertitude budgétaire pour la période 2011-2013 à 55 millions d’euros et affirme que « le déménagement de RFI n’engendrera pas d’économies de loyers mais des surcoûts ».

Nous ne comprenons pas cette volonté de nous faire quitter la bien nommée, Maison de la Radiopour des bâtiments inadaptés à Issy-les-Moulineaux privant, du même coup, Radio France (bailleur public) d’une rentrée d’argent au profit d’une société privée, la société Allianz qui vient de racheter le bâtiment au Crédit suisse.

Nous ne comprenons pas non plus que vous laissiez procéder à un nouveau plan social (126 départs) alors que François Baroin, votre ministre de l’Economie déclarait le 22 novembre dernier sur France-Inter qu’il ne pouvait y avoir de licenciements dans une entreprise où l’Etat est actionnaire. Tout autant qu’Areva, RFI répond à ce critère. Le coût de ce deuxième plan social est estimé à 27,5 millions d’euros mais on rappellera que le précédent a coûté à l’Etat plus de 40 millions d’euros, en 2009.

Est-ce-là l’avenir réservé à RFI, 3ème radio mondiale aux 40 millions d’auditeurs ? Une fusion mal ficelée, qui peut remettre en cause les missions de service public de l’Audiovisuel extérieur français et dont il faudra un jour assumer les conséquences dramatiques ? Nous attendons depuis juin dernier, la publication du rapport de la mission parlementaire présidée par Michèle Tabarot. Ses multiples reports montrent à l’évidence la difficulté des parlementaires à faire un choix pour l’avenir de l’AEF.

Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons le gel de la fusion RFI-France 24 et l’ouverture d’états généraux, à même de définir les contours d’un avenir clair et ambitieux pour l’Audiovisuel Extérieur.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier ministre, l’assurance de notre considération respectueuse.

Les syndicats de RFI : CFDT, FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT, SUD

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L’Assemblée générale de ce vendredi 9 décembre 2011 a reconduit la grève (six abstentions) jusqu’à la prochaine assemblée générale de lundi 12 décembre, 14h, palier F, 7e étage.

 

Elle a décidé d’aller manifester devant Matignon lundi 12 décembre à 11h

Le point de rendez-vous pour le rassemblement est 

angle Boulevard Raspail – rue de Varennes

Métro Sèvres Babylone ou Métro Rue du Bac


Soyons nombreux !

Apportez vos T-shirts, parapluies, auto-collants …. RFI ou « rfiriposte » !!

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Soutiens

Ce vendredi nous avons été chercher le soutien de nos collègues de Radio France en leur faisant signer une pétition reprenant les points de notre préavis de grève. Plus de deux cents signatures ont été recueillies en une heure, un beau score !

Nous avons également reçu ce communiqué de nos collègues de TV5Monde

Communiqué CFDT – CGT – SUD de TV5 Monde
« Les représentants du personnel de TV5 MONDE soutiennent leurs collègues de RFI dans leur mouvement de lutte contre la mise en place d’une fusion forcée entre RFI et France24.
Nous comprenons les inquiétudes des salariés de RFI face à une politique qui se fait sans concertation avec le personnel  et dont l’intérêt pour les deux entreprises n’est absolument pas démontré.
Aucune reforme de l’audiovisuel public française ne pourra se faire sans une réelle concertation et en dialogue constructif avec celles et ceux qui ont façonné ces entreprises et qui en ont fait le succès.
L’urgence doit être celle de la négociation et non du passage en force de décisions qui engagent l’avenir des entreprises de l’AEF avant même que les travaux des réflexions parlementaires ne soient rendus publics et ceci dans un contexte d’élections nationales qui risqueraient de remettre à plats les projets en cours. »

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Lettre ouverte publiée ce jeudi matin en page Rebonds du quotidien Libération

«RFI est un bien public, M. le Premier ministre

Par des salariés de Radio France Internationale

Radio France internationale, l’une des premières radios au niveau mondial avec ses 40 millions d’auditeurs par jour, est menacée par le projet de fusion avec la chaîne France 24, porté par le gouvernement. Pourquoi laisser Alain de Pouzilhac, le patron de la Société de l’audiovisuel extérieur de la France, liquider notre radio, celle des Français et des francophones du monde entier ?

C’est elle qui accompagne au quotidien des millions d’Africains, c’est elle qui a soutenu les Haïtiens dans leur survie après le tremblement de terre, c’est elle encore qui, pour les otages français dans le monde, reste parfois le seul lien avec l’extérieur, comme ce fut le cas pour Ingrid Betancourt en Colombie et pour Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier en Afghanistan. Seule une radio comme Radio France internationale peut assumer de telles missions. Pourquoi Alain de Pouzilhac peut-il régner en maître sur ce bien public ? Pourquoi cette entreprise n’est-elle pas soumise aux mêmes obligations légales que toutes les autres entreprises publiques ?

Un déménagement coûteux des personnels de Radio France internationale est prévu.Ceux-ci doivent quitter la Maison de la radio, la bien nommée, pour rejoindre des bâtiments inadaptés à Issy-les-Moulineaux, dont le propriétaire est le Crédit suisse. C’est une entreprise privée qui va toucher le loyer de 60 millions d’euros au moins sur neuf ans.

Alors que nos dirigeants se sont octroyé des salaires presque trois fois supérieurs à celui de leur prédécesseur, au même moment, monsieur le Premier ministre, vous avez laissé procéder à un plan social et à la suppression de 206 postes, (un nouveau plan social est à l’étude), au nom de la «nécessaire réduction des coûts». Vous avez vous-même commandé un rapport à l’Inspection générale des finances qui pointe très explicitement de nombreuses «irrégularités» et affirme, par exemple, que «le déménagement de RFI engendrera des surcoûts et pourrait lui-même se révéler plus coûteux que prévu».

Pourquoi, monsieur le Premier ministre, ne pas entendre les voix de tous ceux qui, de tous bords, vous demandent d’arrêter le massacre, parlementaires de droite comme de gauche, personnalités de l’audiovisuel, membres éminents du monde de la recherche et de la culture, artistes, scientifiques et écrivains francophones ? Le rapporteur du budget de l’audiovisuel qualifie quant à lui d’«extrémiste» la fusion telle que la conçoit Alain de Pouzilhac, tout en soulignant que la radio et la télévision ne relèvent pas du même métier.

Les salariés de RFI, ce lundi, ont voté à plus de 94% contre cette fusion avec France 24, avec une participation historique de plus de 75% du personnel. Ce projet est une grave erreur, lourde de conséquences pour la diversité de l’information et pour l’avenir de l’audiovisuel public français.

Monsieur le Premier ministre, vous pouvez décider de stopper cette fusion et de repenser un projet ambitieux et dynamique. Il est encore temps… Mais c’est urgent !»

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Et nous avons reçu ce matin deux communiqués de soutien :

– le premier est de Marie-Georges Buffet, membre du groupe parlementaire Député(e)s communistes et citoyens et membre de la Commission des affaires culturelles.

« RFI : il faut renoncer à la fusion avec France 24!
 
La réunion de la Mission d’information parlementaire relative à la mise en œuvre de la réforme de l’audiovisuel extérieur de la France, prévue ce matin, a été annulée. La Mission devait se prononcer sur le devenir de RFI et préconisait, au-delà de quelques précautions de langage, la fusion avec France 24.  

Quelles que soient les raisons de cette annulation, j’espère que cette décision permettra qu’enfin on entende les salariés en lutte depuis des mois pour l’indépendance éditoriale de leur radio, pour le maintien de l’emploi et la qualité du service public.

La fusion de RFI avec France 24 mettrait en cause l’avenir même de Radio France Internationale dont l’Elysée entend faire son porte-voix. RFI doit continuer de porter la voix de la France et non celle du gouvernement.

Je m’apprêtais à voter contre les conclusions de la Mission parlementaire. Je souhaite que le report de ce vote permette à tous les Député-e-s de gauche, de repousser le projet de fusion porté par la majorité présidentielle.»

 
– et le second des sénateurs socialistes représentant les Français établis hors de France, Claudine Lepage, Hélène Conway, Jean-Yves Leconte et Richard Yung :
 
«RFI, la lutte continue
 
Sourd aux multiples demandes de suspension du projet, le Conseil d’administration de l’Audiovisuel extérieur de la France a voté, il y a quelques jours, la fusion juridique de RFI, Monté Carlo Doualiya et France 24.

Malgré les conclusions de la mission d’information parlementaire,  celle des rapports budgétaires des députés Martine Martinel et Didier Mathus, celle de la sénatrice Claudine Lepage, le PDG de Audiovisuel Extérieur de la France, M. de Pouzilhac, a donc décidé de passer en force !

Pourquoi cette précipitation alors même que la justice doit se prononcer le 16 janvier 2012  sur la validité des procédures de fusion ?

Pourquoi cette précipitation, alors même que le climat social à AEF est délétère depuis de nombreux mois ? Multiples démissions, grèves à répétition, motion de défiance à l’égard de M. de Pouzilhac,  sont autant de signes du profond malaise qui mine AEF et qui  n’apparait guère propice à un tel rapprochement.

Le nouveau directeur général délégué de la Holding, successeur de Christine Ockrent,  Pierre Hanotaux, semblait  pourtant en avoir pleinement conscience quand il assurait, il y a quelques semaines que  « cette fusion RFI-France 24 ne se fera pas sans l’adhésion du personnel » … Et bien, le référendum organisé ce lundi 5 décembre témoigne sans aucune ambiguïté de l’opposition de l’immense majorité des salariés de RFI (94,42%) à la fusion.

Mais cette opération, assortie du déménagement de RFI et d’un nouveau plan social, semble bien être le « grand œuvre de AEF », qu’il entend mener coûte que coûte et au plus vite.

Nous préférons parler d’une véritable entreprise de démolition de RFI, emblème de notre audiovisuel extérieur et voix de la France dans de nombreux pays et apportons tout notre soutien à ses salariés, en grève depuis le 28 novembre.»

 

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Intersyndicale FO – SNJ – SNJ-CGT – SNRT-CGT de

Radio France Internationale

 

A l’attention de M.François Fillon, Premier Ministre

Paris, le 30 mars 2011

Monsieur le Premier Ministre,

L’intersyndicale de RFI sollicite votre intervention pour arrêter toute réforme irréversible à l’AEF, tout processus de fusion/déménagement pouvant aboutir à un démantèlement de RFI tant que la mission parlementaire n’aura pas rendu ses conclusions. Le 31 mars, en Conseil d’administration de l’Audiovisuel extérieur de la France, les représentants de l’État sont appelés à valider ou non la prise à bail de l’immeuble d’Issy-les-Moulineaux et auront à examiner le projet de fusion RFI/France 24.

Autrement dit, au moment précis où l’Inspection Générale des Finances et la mission parlementaire examinent les dysfonctionnements au sein de l’AEF et de ses filiales, et où le bon sens voudrait que soit suspendue toute réforme jusqu’à ce qu’on puisse y voir plus clair, le PDG, Alain de Pouzilhac choisit de passer en force. C’est là que réside le principal problème : M. de Pouzilhac ne semble tenir aucun compte de son actionnaire, c’est-à-dire l’État.

Monsieur le Premier Ministre, ce jeudi 31 mars, vous pouvez encore stopper les entreprises de M. de Pouzilhac lors du Conseil d’administration de l’AEF. Dans un contexte difficile, lié aux personnalités –désormais ouvertement antagonistes- des deux dirigeants de l’AEF, vous ne pouvez plus laisser perdurer une situation préjudiciable à la fois pour les salariés, les finances de l’AEF, ses filiales et en fin de compte pour l’État. La fusion, telle que voulue par M. de Pouzilhac, détruit les compétences reconnues de RFI sans pour autant relancer France 24 et l’AEF.

Comment faire, dès lors qu’une majorité des salariés refuse ce projet de fusion, s’oppose au déménagement de RFI à Issy-les-Moulineaux et voit son outil de travail être laminé dans une suite de réformes sans contenu ? Les représentants de l’État, dont la responsabilité est engagée par leur vote, ne peuvent entériner des projets ou des réformes mal conçues alors que, de toutes parts, on s’interroge sur les objectifs réels poursuivis par M.de Pouzilhac, qui à l’évidence, s’éloignent fortement de ceux qui sont affichés. Quelles sont les raisons de cette précipitation ? Pourquoi ne pas prendre le temps de la réflexion afin que les réformes que vous appelez de vos vœux permettent un véritable développement des entités de l’AEF et en conséquence, l’adhésion des salariés ?

Comptant sur votre sens de l’État et de l’intérêt général, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’assurance de notre haute considération.

Intersyndicale FO – SNJ – SNJ-CGT – SNRT-CGT de RFI

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