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Ci-dessous et ci-joint le préavis de grève déposé cet après-midi.

PROCHAINE ASSEMBLEE GENERALE :

MARDI 11 SEPTEMBRE 2012, 14h

 

 

 

                                 

 

 

PREAVIS DE GREVE

 

Les syndicats FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT et SUD appellent les salariés de RFI à faire grève à partir de 00h, le mercredi 12 septembre 2012, pour une durée indéterminée, pour dire :

 

Non au déménagement à Issy-les-Moulineaux !

 

       Il entraînera la destruction de RFI

       La sécurité des salariés n’y est pas garantie

       Le déménagement signifie une dégradation inacceptable des conditions de travail

       La mise en commun avec France 24 met en cause nos garanties conventionnelles

       Ce déménagement se ferait au mépris des instances représentatives du personnel

       Il découle de décisions d’une hiérarchie illégitime

–    C’est un gâchis financier

       Ce déménagement est la mise en œuvre du plan Sarkozy-Pouzilhac

 

Nous voulons rester à la Maison de la radio pour faire de la radio.

Nous voulons des conditions de travail qui ne mettent pas en cause notre sécurité, notre santé.

Nous voulons que la direction se conforme à la loi.
Nous voulons garder nos acquis conventionnels et être respectés.
Nous voulons que RFI puisse se reconstruire !

 

En conséquence, nous demandons l’ouverture de négociations sur :

         le retour à la Maison de la radio des personnels déjà installés à Issy dont la sécurité n’est pas garantie (absence des certificats de conformité, des mesures d’air effectuées à Issy-les-Moulineaux…).

         l’application de la non-fusion des rédactions radio et internet de RFI et de celle de MCD.

         le maintien des garanties conventionnelles au-delà du 8 octobre 2012.


Fait à Paris, le 6 septembre 2012

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Au moment où Nicolas Sarkozy recevait les confédérations syndicales pour un soi-disant sommet social, les salariés de RFI manifestaient tout près de l’Elysée. Vous avez été nombreux à vous déplacer et grâce à votre mobilisation l’antenne de RFI a été perturbée  à 80%. Une mobilisation qui montre que, 4 ans après la nomination d’Alain de Pouzilhac,  les salariés rejettent toujours massivement le projet de fusion-destruction de RFI.

Lundi,  la justice nous a donné une nouvelle fois raison en suspendant le projet de fusion RFI/France 24. L’assemblée générale des actionnaires convoquée pour ce mercredi, afin entériner la fusion RFI/France 24, n’a donc pas eu lieu.

Ce mercredi à l’Assemblée Nationale, lors des questions au gouvernement, Martine Martinel a interrogé sans détour le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. La députée socialiste, rapporteur pour avis de la mission médias parle « d’un véritable fiasco » à propos de la « CNN à la française voulue par Nicolas Sarkozy ». Elle rappelle que « cette fusion dont ni l’utilité, ni la nécessité ne sont avérées, a été décidée – à la hussarde – sans attendre les conclusions de la mission parlementaire sur l’opportunité de cette fusion ». Pour Martine Martinel « Aujourd’hui l’AEF est devenue synonyme de scandales, de gabegie financière, de gouvernance à la limite de la légalité et de catastrophe sociale ». « Cette incurie a un coût social et humain » rappelle-t-elle. « 206 emplois ont été supprimés depuis 2009 et 126 sont menacés (…) Comptez-vous, Monsieur le Ministre, mettre un terme à ce gaspillage indécent de l’argent de nos concitoyens et redonner du lustre à l’audiovisuel public ?» a insisté la députée de la Haute-Garonne.

Aujourd’hui en assemblée générale et sur proposition de l’intersyndicale, les salariés ont décidé de reprendre le travail mais restent mobilisés.

Les préavis de grève sont maintenus et les personnels sont prêts à soutenir toute nouvelle action et/ou reprise de la grève décidées en assemblée générale.

Depuis 2009, la capacité de mobilisation des salariés de RFI reste intacte face à l’acharnement du pouvoir de démanteler RFI.

Au moment où le gouvernement affiche sa détermination à lutter contre le chômage et à réduire le déficit public, son silence sur le dossier RFI est incohérent. La fin de non-recevoir opposée par François Fillon aux syndicats de RFI qui demandaient d’être reçus est incompréhensible. Nicolas Sarkozy et le gouvernement ne peuvent pas, d’un côté affirmer qu’il n’y aura pas de suppressions d’emplois dans les entreprises dont l’Etat est actionnaire et d’un autre côté laisser M.de Pouzilhac mener à bien un deuxième plan social portant sur 126 postes. Ce qui sonnerait assurément la fin de l’existence de Radio France Internationale. 

 

Puisque le gouvernement cherche par tous les moyens à faire des économies et sauver des emplois, qu’il renonce enfin à cette onéreuse fusion-destruction de Radio France Internationale !

Paris le 18 janvier 2012

RFI

FO  SNJ-CGT  CGT-SNRT  SNJ  SUD

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RFI   CFDT – FO – SNJ- SNRT/CGT-SNJ/CGT -SUD

L’Assemblée générale de ce jeudi 12 janvier a voté la reprise de la grève,

autour de la plateforme commune,

à partir de lundi 16 janvier 2011, zéro heure, pour une durée indéterminée.

 

Prochaine AG : mardi 17 janvier 2012, 14h

Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte au Premier ministre, François Fillon :

 

Lettre ouverte à M. le Premier Ministre, François Fillon

 

Monsieur le Premier ministre,

Vous nous faites écrire que vous n’avez pas le temps de nous recevoir.

Nous comprenons parfaitement que vous ayez de fortes contraintes d’emploi du temps. Néanmoins, nous nous permettons d’insister. Si vous avez du temps à consacrer au futur Grand Prix de France de Formule 1, nous sommes sûrs que vous en trouverez pour les 1000 salariés de RFI, entreprise publique rappelons-le. Et RFI participe sans doute autant au rayonnement extérieur de la France qu’une compétition automobile internationale. 

D’autant qu’il y a urgence !

C’est un démantèlement de l’entreprise RFI qui est en marche :

Un deuxième plan social est lancé par la direction : encore 126 postes supprimés, alors que206l ‘ont déjà été dans le plan de 2009. Les salariés ont reçu les documents concernant ce nouveau PSE à Noël, une délicate attention ! RFI participe ainsi à l’augmentation du chômage, la Direction départementale du Travail (DIRECCTE – Unité Territoriale de Paris) l’a bien souligné en demandant à RFI de payer une taxe de revitalisation.

Une réduction drastique de notre audience est orchestrée avec la suppression à la hache des ondes courtes : depuis plusieurs mois, suppression d’une heure de grande écoute en chinois (sans que la rédaction concernée en soit informée) et depuis le 1er janvier, suppression de 32 heures de diffusion d’ondes courtes, notamment en espagnol vers Cuba et l’Amérique centrale, en anglais et en portugais vers l’Afrique, notamment vers l’Angola. But de la manœuvre selon M. Alain de Pouzilhac : « une économie d’un million et demi d’euros » par an.

« 1,5 millions d’euros  d’économie » pour des millions d’auditeurs en moins.
Et combien de centaines de milliers d’euros dépensés en dépit du bon sens sans parler des règles de bonne gestion, régulièrement bafouées.

« 1,5 millions d’euros d’économie » !

– alors que la direction a provisionné 1 million d’euros pour payer les indemnités de l’ancienne Directrice Générale, Christine Ockrent ;

– alors que la direction devra payer 500 000 euros de taxe de revitalisation du Bassin d’emploi de Paris en raison du PSE ;
– alors que l’Inspection générale des Finances a pointé dans son rapport de nombreuses dérives financières ;
– alors que l’on impose à RFI un déménagement à Issy-les-Moulineaux, rejeté par tous les salariés de RFI et dont le coût, estimé à hauteur de 24,5 millions d’euros, sera dépassé selon le rapport de l’Inspection Générale des Finances. 

Savez-vous que ce déménagement et l’aménagement des locaux qu’il suppose ont permis au groupe Crédit  Suisse, ancien propriétaire des locaux, de réaliser une jolie opération financière en revendant leur bien immobilier au groupe Allianz. Montant de l’opération : 260 millions d’euros. Votre gouvernement choisit ainsi de verser l’argent de l’Etat sous forme de loyer à un groupe privé, Allianz, au détriment de Radio France, entreprise publique qui perd un locataire et un partenaire car RFI et Radio France font le même métier et parlent le même langage. 

Et le dernier volet de ce démantèlement concerne notre métier, qui est d’informer. Depuis trois ans, la radio subit de prétendues réformes structurelles et éditoriales qui n’ont qu’un seul objectif : détruire ce qui fait son cœur de métier pour mieux la dépecer : suppressions de rédactions de langues, instauration d’une rédaction unique, réduction de la production, déstabilisation des salariés, message brouillé à l’international.

Parce que le combat que nous menons, pour sauver l’idée que nous nous faisons de notre métier et d’une radio internationale de service public, pour sauver nos emplois, est un combat légitime ;

Parce que vous refusez de nous recevoir et de nous entendre, les salariés de RFI, réunis en assemblée générale à l’appel de toutes les organisations syndicales (CFDT, FO, SNJ , SNJ – CGT , SNRT- CGT , SUD), ont voté aujourd’hui la reprise de la grève pour le lundi 16 janvier à zéro heure.

Et parce que notre direction est totalement discréditée en tant qu’interlocutrice dans ce conflit, nous vous demandons à nouveau solennellement de nous recevoir.

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PARIS,  14 déc 2011 (AFP) – Le Sénat à majorité de gauche a supprimé mercredi dans le cadre du projet de loi de Finances rectificative pour 2011 (Collectif) les crédits de 44,8 millions d’euros dégagés pour financer le déménagement de RFI et la fusion avec France 24.

Les sénateurs ont adopté un amendement au nom de la commission de la Culture du Sénat annulant cette somme inscrite dans le programme « action audiovisuelle extérieure » de la mission « Médias, livre et industrie culturelle ».

20,5 millions d’euros étaient prévus pour le déménagement de Radio France Internationale près de la télévision France 24 en banlieue, à Issy-les-Moulineaux.

24,3 millions d’euros étaient programmés pour financer « le second plan de départs de salariés lié à la réorganisation du groupe consécutive à la fusion de RFI et de France 24 », a précisé Vincent Eblé (PS) dans l’exposé des motifs de l’amendement dont il est l’auteur.

« Le déménagement de RFI, loin de conduire à des économies, entraînera un surcoût de 50 millions d’euros par an », a soutenu Claudine Lepage (PS). « Plans sociaux, salaires exorbitants à l’AEF, déménagement… On brade un outil formidable ! Le persan sera sur internet ? Mais l’internet est censuré en Iran ! Idem pour le mandarin en Chine » s’est exclamé la centriste Nathalie Goulet.

Le secrétaire d’Etat au commerce, Frédéric Lefebvre, a au contraire jugé qu' »à moyen et long termes, le déménagement économisera de l’argent » et qu’il était « utile de regrouper des gens qui exercent le même métier ».

Les salariés de RFI étaient en grève depuis le 28 novembre pour s’opposer à la fusion avec France 24 sous la holding de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), avant de suspendre leur mouvement, il y a deux jours.

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RFI, la grève est suspendue mais l’opposition à la fusion avec France 24 demeure, sur l’Express.fr

Fusion RI / France 24 : suspension de la grève et appel à Matignon, sur l’Obs.fr

RFI, la grève est suspendue, sur Le Temps.ch

RFI, la fusion à reculons dans Libération

(sauf que l’on n’était pas une cinquantaine comme il est écrit dans l’article mais 75 (!) selon la police et donc 150 selon les organisateurs…)

RFI, la grève est suspendue sur Le Figaro.fr

et des reprises afp sur Europe 1 (qui ne parle pas de nous quand nous sommes en grève), le JDD, etc.

 

voici la dépêche AFP du 12/12 :

PARIS — Les salariés de Radio France Internationale (RFI), en grève depuis le 28 novembre pour s’opposer à une fusion de la radio avec la chaîne télévision d’info continue France 24 sous la holding de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), ont décidé de suspendre leur mouvement, estimant que le Premier ministre devait prendre position.
« Le personnel de RFI, réuni en assemblée générale, a décidé de suspendre et non de lever la grève engagée le 28 novembre dernier », selon le texte.
Les syndicats ont déposé une lettre au Premier ministre, François Fillon, « pour lui demander le gel de ce projet de fusion et l’ouverture d’états généraux pour définir les contours d’un audiovisuel public extérieur ambitieux ».
« Aujourd’hui, la balle est dans le camp du Premier ministre », ont-ils écrit.
Dans le cadre de la fusion de toutes les entités de l’AEF, il est prévu que RFI quitte la Maison de Radio France à Paris pour emménager près de la télévision France 24 en banlieue, à Issy-les-Moulineaux. Ce déménagement suscite toujours l’opposition d’une partie des salariés de RFI, qui dénoncent aussi le projet de rédaction unique.
Voulue par le président Nicolas Sarkozy, l’AEF — qui coiffera RFI, France 24 et la télévision francophone internationale TV5-Monde — est sous le feu roulant des critiques avec, depuis sa création, pas moins de trois rapports parlementaires et un audit de l’inspection générale des finances.
« Une direction désireuse d’une fusion viable n’aurait pas balayé d’un revers de main les mises en garde d’experts qualifiant la fusion de +périlleuse+ en raison de son impréparation », ont écrit les syndicats.
La fusion des trois entreprises a été récemment approuvée par les conseils d’administration de France 24, RFI et TV5-Monde. Elle doit théoriquement entrer en vigueur à la mi-janvier.
Malgré un recul de son audience au niveau mondial, passée de 44 millions à 35,6 millions entre 2004 et 2008, RFI reste très écoutée notamment en Afrique par près de 26 millions d’auditeurs.
Des salariés ont aussi diffusé une description en dix points du « scandale de l’AEF », dénonçant une « gabegie »: du salaire du PDG Alain de Pouzilhac (« deux fois celui du président de la République ») à « la valse des directeurs à France 24 et à RFI » qui a coûté 10 millions d’euros en passant les 5,1 millions provisionnés en vue « des procès intentés » par l’ancienne numéro deux, l’ex-journaliste vedette Christine Ockrent. Celle-ci avait jeté l’éponge fin mai après des mois de guerre ouverte contre son Pdg.
Les personnels soulignent également que « le premier plan de départ de 206 salariés à RFI (en 2009) a coûté à l’Etat 41,3 millions euros » et que « le déménagement à Issy-les-Moulineaux s’élèvera à 24,5 millions, mais la somme sera dépassée selon le rapport de l’IGF ». Enfin, selon eux, « le prochain plan social de 126 salariés affaiblira définitivement RFI qui ne sera plus en mesure de délivrer une information pertinente. Il coûtera à l’Etat 27,5 millions ».
Alors que l’antenne est fortement perturbée par la grève (certains jours 80% de la grille est remplacée par de la musique), les journalistes grévistes ont écrit aux auditeurs, expliquant les raison de leur mouvement et soulignant que la fusion France 24-RFI se « fera au détriment de RFI ».
Du côté des responsables politiques, les voix divergent. Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères qui aurait la tutelle de l’AEF, a estimé que le rapprochement paraissait « une bonne idée » et que c’était « aux gestionnaires et aux responsables de chacune de ces chaînes de dire » s’il faut aller jusqu’à la fusion.
Les sénateurs socialistes des Français de l’étranger ont dénoncé de leur côté « une véritable entreprise de démolition ». Quant au candidat PS à la présidentielle François Hollande, il a assuré le personnel de RFI « de son total soutien ».
Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés. Plus »

 

Autre source : l’agence de presse PANA

Des élus français apportent leur soutien à la grève du personnel de RFI (9/12)

Paris, France (PANA) – Plusieurs élus français socialistes et communistes ont apporté leur soutien à la grève observée depuis le 28 novembre dernier par le personnel de Radio France internationale (RFI) contre la décision de regrouper France 24, RFI et TV5 monde dans l’Audiovisuel extérieur français (AEF), ont indiqué vendredi à la PANA des sources syndicales à Paris.

« La fusion de RFI avec France 24 mettrait en cause l’avenir même de Radio France Internationale dont l’Elysée entend faire son porte-voix. RFI doit continuer de porter la voix de la France et non celle du gouvernement », écrit la députée communiste Marie-George Buffet, membre de Commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale française.

Accusant le pouvoir en place d’avoir entrepris « une véritable démolition de RFI », les sénateurs socialistes, Claudine Lepage, Hélène Conway, Jean-Yves Leconte et Richard Yung regrettent la précipitation des responsables de l’audiovisuel extérieur français à consacrer la fusion avec France 24 alors qu’une décision de justice devrait intervenir à ce sujet le 16 janvier 2012.

« Sourd aux demandes de suspension du projet, le conseil d’administration de l’Audiovisuel extérieur de la France a voté, il y a quelques jours, la fusion juridique de RFI et France 24 », soulignent les sénateurs dans une motion de soutien au personnel de RFI.

Ils estiment également que le Président-directeur général de l’AEF, Alain Pouzilhac, a décidé « de passer en force » pour mettre en place la fusion entre RFI et France 24, en dépit des conclusions d’une Mission d’information parlementaire et des rapports budgétaires des députés Martine Martinel et Didier Mathus.

Une large concertation organisée le 5 décembre dernier a permis au personnel de RFI de se prononcer à 94,42 % contre le projet de fusion voulu depuis plusieurs années par le président français, Nicolas Sarkozy.

Dans une lettre ouverte aux auditeurs rendue publique à Paris, les grévistes expliquent les motivations de l’arrêt de travail tout en insistant sur les graves dangers que la fusion fait courir aux moyens de production et à la qualité des émissions de RFI.

« De Bamako à Kinshasa en passant par New York et Pékin, RFI vous informe chaque jour et vous donne la parole. Nous qui faisons la radio au quotidien connaissons le lien unique entre RFI et ses auditeurs. La radio reste par excellence le média de proximité. Elle sait atteindre le chef d’Etat comme le paysan », précise le personnel gréviste dans sa « Lettre aux auditeurs ».

Après l’échec des négociations entre la direction et le personnel, aucune piste de sortie de la grève n’est envisagée dans les tout prochains jours.

-0- PANA SEI/TBM/IBA  09décembre2011

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Ce lundi matin, 12 décembre, les salariés de Rfi ont manifesté sous les fenêtres de Matignon. La délégation syndicale a déposé une lettre au cabinet du Premier ministre, François Fillon pour lui demander le gel de ce projet de fusion et l’ouverture d’états généraux pour définir les contours d’un audiovisuel public extérieur ambitieux.

Aujourd’hui, la balle est dans le camp du Premier ministre.

A 14h, le personnel de RFI, réuni en assemblée générale, a décidé de suspendre et non de lever la grève engagée le 28 novembre dernier. D’autres actions sont mises en place. La mobilisation des salariés contre la fusion RFI-France 24 est intacte.

 

Voici le texte de la lettre adressé par les syndicats de RFI au Premier ministre :

 

A l’attention de M.François Fillon

Premier Ministre

 

Paris, le 12 décembre 2011

 Monsieur le Premier ministre,

Les salariés de Radio France Internationale observent une grève qui paralyse l’antenne depuis le 28 novembre dernier. Ce conflit indique leur opposition à la fusion entre leur radio et chaîne de télévision France 24.

Lors d’un référendum organisé par les syndicats le 5 décembre dernier, 95% des votants ont dit « non » à cette fusion. La participation a été massive. La direction, qui comptabilise 996 salariés (permanents et non permanents) sur les documents soumis pour information au Comité d’entreprise, communique à la presse à l’issue de cette consultation le chiffre de 1 337 salariés à RFI. C’est le dernier exemple des manipulations auxquelles recourt Alain de Pouzilhac pour faire croire que la fusion est souhaitée par les salariés. La méthode est habituelle mais maquiller les chiffres ne change rien à la réalité : les salariés de RFI ne veulent pas de cette fusion. Et ils ont de bonnes raisons.

Depuis trois ans, Mr Alain de Pouzilhac et sa direction sont restés sourds aux avis des élus, des organisations syndicales, et des experts mandatés par les instances représentatives du personnel. Une direction désireuse d’une fusion viable n’aurait pas balayé d’un revers de main les mises en garde d’experts qualifiant la fusion de « périlleuse » en raison de son impréparation, de l’absence de projet éditorial ou encore du choc annoncé entre deux
cultures maison. De même, elle ne se permettrait pas de qualifier de « péremptoires », les conclusions des architectes qui jugent « inabouti » le projet d’aménagement à Issy-les-Moulineaux.

Comment ignorer les sonnettes d’alarme tirées dans trois rapports parlementaires ? Celui de la députée Martine Martinel dénonce « les errements de la gouvernance » ; celui de la sénatrice Claudine Lepage redoute « qu’avec ce mariage forcé, et contre nature, on risque de lâcher la proie, qui est notre rayonnement culturel international, pour l’ombre, à savoir des économies budgétaires improbables et très limitées », ou encore celui du député Didier Mathus qui dénonce un grand dérapage budgétaire. L’Inspection Générale des Finances évalue dans le rapport, que vous avez diligenté, la zone d’incertitude budgétaire pour la période 2011-2013 à 55 millions d’euros et affirme que « le déménagement de RFI n’engendrera pas d’économies de loyers mais des surcoûts ».

Nous ne comprenons pas cette volonté de nous faire quitter la bien nommée, Maison de la Radiopour des bâtiments inadaptés à Issy-les-Moulineaux privant, du même coup, Radio France (bailleur public) d’une rentrée d’argent au profit d’une société privée, la société Allianz qui vient de racheter le bâtiment au Crédit suisse.

Nous ne comprenons pas non plus que vous laissiez procéder à un nouveau plan social (126 départs) alors que François Baroin, votre ministre de l’Economie déclarait le 22 novembre dernier sur France-Inter qu’il ne pouvait y avoir de licenciements dans une entreprise où l’Etat est actionnaire. Tout autant qu’Areva, RFI répond à ce critère. Le coût de ce deuxième plan social est estimé à 27,5 millions d’euros mais on rappellera que le précédent a coûté à l’Etat plus de 40 millions d’euros, en 2009.

Est-ce-là l’avenir réservé à RFI, 3ème radio mondiale aux 40 millions d’auditeurs ? Une fusion mal ficelée, qui peut remettre en cause les missions de service public de l’Audiovisuel extérieur français et dont il faudra un jour assumer les conséquences dramatiques ? Nous attendons depuis juin dernier, la publication du rapport de la mission parlementaire présidée par Michèle Tabarot. Ses multiples reports montrent à l’évidence la difficulté des parlementaires à faire un choix pour l’avenir de l’AEF.

Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons le gel de la fusion RFI-France 24 et l’ouverture d’états généraux, à même de définir les contours d’un avenir clair et ambitieux pour l’Audiovisuel Extérieur.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier ministre, l’assurance de notre considération respectueuse.

Les syndicats de RFI : CFDT, FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT, SUD

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« Grève du personnel de RFI », c’est sur le site Afrique en ligne

« Fusion RFI, France 24, TV5 : le personnel désavoue le projet », c’est sur Abidjan.net

« On subit les décisions de l’Elysée », c’est dans Politis

« La grève à RFI provoque le report de l’adoption d’un rapport sur la fusion », article à lire dans Marchés tropicaux et méditerranéens

Report de l’adoption d’un rapport sur la réforme de l’Audiovisuel extérieur », dans l’Express

« L’AEF bientôt sous tutelle du Quai d’Orsay », c’est toujours dans l’Express

« On ne fusionne pas une radio (RFI) et une télévision (France 24), interview de Patrick Bloche dans SatMag

 

et n’oubliez pas, lundi 12 novembre à 11h, nous avons rendez-vous à Matignon. Soyons nombreux !

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