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Chers consœurs et confrères de France 24,

A six semaines d’une possible fusion RFI-France 24, l’heure est venue de réunir nos forces pour lutter contre des projets qui minent nos compétences, nos conditions de travail et nos métiers.

Depuis lundi 28 novembre 2011, RFI,  en grève, se bat pour sa survie. Pour la première fois, tous nos syndicats sont unis dans cette grève pour résister contre les aspects néfastes de cette fusion.

Alain de Pouzilhac cherche à nous diviser, pourtant il n’a jamais été aussi fragilisé ! Le PDG de l’AEF est attaqué de toutes parts, aussi bien dans l’opposition que dans la majorité. La gouvernance d’Alain de Pouzilhac est montrée du doigt  par des experts extérieurs, par 3 rapports parlementaires, par celui de l’Inspection générale des Finances. Alain de Pouzilhac  a été désavoué par son personnel ; deux motions de défiance ont été votées l’une à France 24 et l’autre à RFI.

Nous sommes conscients des difficultés auxquelles vous faites face depuis la création de France 24. Celles-ci expliquent les démissions en série de  rédacteurs-en-chef et de directeurs au sein de la chaîne, la dernière étant celle de Jean Lesieur, 4ème directeur de l’information en 5 ans.

Pas plus que vous, nous ne supportons la dégradation de nos conditions de travail et l’application de mesures moins favorables que celles du Code du travail à France 24. Nous sommes choqués par le turn-over qui rend l’esprit d’équipe quasi-impossible.

Nous avons été sensibles au rapport Indigo Ergonomie du 12 juillet 2011 qui met le doigt sur une « pression temporelle (…) présente…avec des ressources insuffisantes » qui amènent les journalistes à « (revoir) leurs exigences qualitatives à la baisse ». Cette pression temporelle est exacerbée par le « sentiment d’avoir à faire seul….avec une appréhension de la sanction ». Il évoque aussi le « manque de ressources en personnel », un manque « d’outil de prévision et d’anticipation concernant les compétences, les ressources et les conditions de travail etc. »

C’est pourquoi nous vous invitons à nous rejoindre dans le combat pour suspendre le projet de fusion-absorption. Ce rapprochement contre nature n’est bénéfique ni pour vous, ni pour nous.

Le projet actuel a été construit sans véritable consultation et au grand mépris des salariés de RFI et de F24. La direction cherche à nous diviser pour mieux asseoir son autorité. Elle vous fait miroiter les bénéfices d’une telle fusion, notamment au niveau budgétaire. Ne vous leurrez pas ! Cet argent ne servira pas à améliorer vos conditions de travail. Il ne sera pas investi dans le recrutement de personnel pour alléger la surcharge de travail. Il ne contribuera pas non plus au rayonnement de France 24.

Il financera d’abord un nouveau plan social (126 personnes). Il remboursera les déficits budgétaires contractés sous le règne de Pouzilhac (un déficit de 103,9 €, comblé par l’Etat, à titre de « subventions exceptionnelles », cf http://junon.univ-cezanne.fr/u3iredic/?p=7269). Il paiera les amendes infligées par divers tribunaux suite aux plaintes déposées par Christine Ockrent.

A France 24 et RFI, M. de Pouzilhac a imposé la politique voulue par le pouvoir politique, Nicolas Sarkozy en tête. A six mois de l’élection présidentielle, en pleine campagne électorale il accélère le processus pour un avenir désastreux.

A nous de lui faire face, unis et solidaires ! Lundi 28 novembre la Cour d’Appel nous a donné un sursis de six semaines avant que l’AG de l’actionnaire n’entérine l’absorption de nos sociétés par l’AEF. Une grève générale de L’ENSEMBLE DU PERSONNEL DE L’AEF peut obliger les tutelles à intervenir en notre faveur.

Résistons ensemble pour que notre avenir se conjugue avec une VRAIE organisation professionnelle internationale des médias, capable de rivaliser avec les plus grands médias internationaux! Rejoignez-nous ! Ensemble, nous pourrons faire plier Pouzilhac et son équipe!

Des salariés de RFI

Paris, le 8 décembre 2011

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L’assemblée générale des personnels de RFI a reconduit la grève jusqu’à la prochaine assemblée générale, vendredi 9 décembre, 14 h. Lors du vote, trois personnes ont voté la suspension de la grève et 5 se sont abstenues.

 

Il a été lu en assemblée générale un communiqué de soutien de François Hollande, candidat socialiste à l’élection présidentielle, qui «assure le personnel de RFI de son total soutien». Il nous a été transmis par Aurélie Filippetti, chargée de la culture dans l’équipe de campagne de François Hollande.

«La situation que traverse Radio France Internationale (RFI) est très inquiétante. Le personnel, qui est en grève, vient de rejeter par 94% la fusion prévue avec France 24.

Cette fusion est la raison du malaise dans cette radio connue et reconnue pour son professionnalisme et son expertise de l’actualité internationale.

3ème radio mondiale, avec plus de 40 millions d’auditeurs, RFI a besoin de stabilité pour assurer une information de qualité dans un monde en constant bouleversement.

La nomination des PDG de chaînes publiques (TV et radio) par Nicolas Sarkozy est une atteinte flagrante à la liberté d’expression et à l’indépendance de la presse. 
C’est pour cela que les conditions de la fusion de RFI avec France 24 doivent être éclaircies. 

François Hollande assure le personnel de RFI, fleuron de la francophonie et de la pluralité des expressions dans le monde, de son total soutien

 

Autre information importante :  la Mission d’information parlementaire sur la réforme de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), qui devait adopter ce jeudi son rapport final, a repoussé de quelques jours sa réunion. Sur le travail de cette commission, voir sur le post suivant, les communiqués de Marie-Georges Buffet et des sénateurs socialistes représentant les Français de l’étranger.

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Lettre ouverte publiée ce jeudi matin en page Rebonds du quotidien Libération

«RFI est un bien public, M. le Premier ministre

Par des salariés de Radio France Internationale

Radio France internationale, l’une des premières radios au niveau mondial avec ses 40 millions d’auditeurs par jour, est menacée par le projet de fusion avec la chaîne France 24, porté par le gouvernement. Pourquoi laisser Alain de Pouzilhac, le patron de la Société de l’audiovisuel extérieur de la France, liquider notre radio, celle des Français et des francophones du monde entier ?

C’est elle qui accompagne au quotidien des millions d’Africains, c’est elle qui a soutenu les Haïtiens dans leur survie après le tremblement de terre, c’est elle encore qui, pour les otages français dans le monde, reste parfois le seul lien avec l’extérieur, comme ce fut le cas pour Ingrid Betancourt en Colombie et pour Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier en Afghanistan. Seule une radio comme Radio France internationale peut assumer de telles missions. Pourquoi Alain de Pouzilhac peut-il régner en maître sur ce bien public ? Pourquoi cette entreprise n’est-elle pas soumise aux mêmes obligations légales que toutes les autres entreprises publiques ?

Un déménagement coûteux des personnels de Radio France internationale est prévu.Ceux-ci doivent quitter la Maison de la radio, la bien nommée, pour rejoindre des bâtiments inadaptés à Issy-les-Moulineaux, dont le propriétaire est le Crédit suisse. C’est une entreprise privée qui va toucher le loyer de 60 millions d’euros au moins sur neuf ans.

Alors que nos dirigeants se sont octroyé des salaires presque trois fois supérieurs à celui de leur prédécesseur, au même moment, monsieur le Premier ministre, vous avez laissé procéder à un plan social et à la suppression de 206 postes, (un nouveau plan social est à l’étude), au nom de la «nécessaire réduction des coûts». Vous avez vous-même commandé un rapport à l’Inspection générale des finances qui pointe très explicitement de nombreuses «irrégularités» et affirme, par exemple, que «le déménagement de RFI engendrera des surcoûts et pourrait lui-même se révéler plus coûteux que prévu».

Pourquoi, monsieur le Premier ministre, ne pas entendre les voix de tous ceux qui, de tous bords, vous demandent d’arrêter le massacre, parlementaires de droite comme de gauche, personnalités de l’audiovisuel, membres éminents du monde de la recherche et de la culture, artistes, scientifiques et écrivains francophones ? Le rapporteur du budget de l’audiovisuel qualifie quant à lui d’«extrémiste» la fusion telle que la conçoit Alain de Pouzilhac, tout en soulignant que la radio et la télévision ne relèvent pas du même métier.

Les salariés de RFI, ce lundi, ont voté à plus de 94% contre cette fusion avec France 24, avec une participation historique de plus de 75% du personnel. Ce projet est une grave erreur, lourde de conséquences pour la diversité de l’information et pour l’avenir de l’audiovisuel public français.

Monsieur le Premier ministre, vous pouvez décider de stopper cette fusion et de repenser un projet ambitieux et dynamique. Il est encore temps… Mais c’est urgent !»

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Et nous avons reçu ce matin deux communiqués de soutien :

– le premier est de Marie-Georges Buffet, membre du groupe parlementaire Député(e)s communistes et citoyens et membre de la Commission des affaires culturelles.

« RFI : il faut renoncer à la fusion avec France 24!
 
La réunion de la Mission d’information parlementaire relative à la mise en œuvre de la réforme de l’audiovisuel extérieur de la France, prévue ce matin, a été annulée. La Mission devait se prononcer sur le devenir de RFI et préconisait, au-delà de quelques précautions de langage, la fusion avec France 24.  

Quelles que soient les raisons de cette annulation, j’espère que cette décision permettra qu’enfin on entende les salariés en lutte depuis des mois pour l’indépendance éditoriale de leur radio, pour le maintien de l’emploi et la qualité du service public.

La fusion de RFI avec France 24 mettrait en cause l’avenir même de Radio France Internationale dont l’Elysée entend faire son porte-voix. RFI doit continuer de porter la voix de la France et non celle du gouvernement.

Je m’apprêtais à voter contre les conclusions de la Mission parlementaire. Je souhaite que le report de ce vote permette à tous les Député-e-s de gauche, de repousser le projet de fusion porté par la majorité présidentielle.»

 
– et le second des sénateurs socialistes représentant les Français établis hors de France, Claudine Lepage, Hélène Conway, Jean-Yves Leconte et Richard Yung :
 
«RFI, la lutte continue
 
Sourd aux multiples demandes de suspension du projet, le Conseil d’administration de l’Audiovisuel extérieur de la France a voté, il y a quelques jours, la fusion juridique de RFI, Monté Carlo Doualiya et France 24.

Malgré les conclusions de la mission d’information parlementaire,  celle des rapports budgétaires des députés Martine Martinel et Didier Mathus, celle de la sénatrice Claudine Lepage, le PDG de Audiovisuel Extérieur de la France, M. de Pouzilhac, a donc décidé de passer en force !

Pourquoi cette précipitation alors même que la justice doit se prononcer le 16 janvier 2012  sur la validité des procédures de fusion ?

Pourquoi cette précipitation, alors même que le climat social à AEF est délétère depuis de nombreux mois ? Multiples démissions, grèves à répétition, motion de défiance à l’égard de M. de Pouzilhac,  sont autant de signes du profond malaise qui mine AEF et qui  n’apparait guère propice à un tel rapprochement.

Le nouveau directeur général délégué de la Holding, successeur de Christine Ockrent,  Pierre Hanotaux, semblait  pourtant en avoir pleinement conscience quand il assurait, il y a quelques semaines que  « cette fusion RFI-France 24 ne se fera pas sans l’adhésion du personnel » … Et bien, le référendum organisé ce lundi 5 décembre témoigne sans aucune ambiguïté de l’opposition de l’immense majorité des salariés de RFI (94,42%) à la fusion.

Mais cette opération, assortie du déménagement de RFI et d’un nouveau plan social, semble bien être le « grand œuvre de AEF », qu’il entend mener coûte que coûte et au plus vite.

Nous préférons parler d’une véritable entreprise de démolition de RFI, emblème de notre audiovisuel extérieur et voix de la France dans de nombreux pays et apportons tout notre soutien à ses salariés, en grève depuis le 28 novembre.»

 

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L’assemblée générale, réunie ce mercredi à 14h, a reconduit à l’unanimité la grève.

L’assemblée a également voté à l’unanimité une motion pour exiger la présence du pdg Alain de Pouzilhac au comité d’entreprise qui doit se tenir demain jeudi. Le point à l’ordre du jour de ce CE est le «projet d’organisation opérationnelle» soit les tuyaux de la future entreprise fusionnée.

C’est le moins que l’on puisse demander à notre pdg non ?  Depuis mars 2011, celui-ci n’a assisté qu’à deux comités d’entreprises alors que nous sommes, ces derniers mois, sur l’os de la fusion-restructuration.

Par ailleurs, il a été décidé de lancer une collecte pour soutenir financièrement les salariés en grève. Nous indiquerons la marche à suivre par courrier électronique aux personnes extérieures qui prendront contact avec nous et souhaitent nous soutenir. Les collaborateurs de RFI peuvent s’adresser directement à leurs élus.

 

Une consoeur de France info a assisté à l’assemblée générale. Son reportage, diffusé dans le cadre du magazine Info Médias est ici.

 

Enfin, une petite revue de presse…

Dans Le Canard enchaîné de ce mercredi deux brèves ont retenu toute notre attention :

«Après avoir assuré la com’ du dictateur tunisien Ben Ali, le cabinet Image Sept, d’Anne Méaux, reprend avec brio celle du nouveau président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara. Du 21 au 23 novembre, Méaux a supervisé un voyage à Abidjan d’Alain de Pouzilhac. Deux jours pendant lesquels le pédégé de RFI-France 24 et ses cadres ont animé une formation au «management» des patrons de l’audiovisuel public ivoirien, avec une rare efficacité. Dans la foulée, la Radiotélévision ivoirienne (RTI) annonçait le licenciement de 322 agents (sur 840) au nom du «management moderne», et son directeur déclarait : «Ce séminaire nous a permis de comprendre qu’on peut mieux gérer une entreprise comme la nôtre, avec plus de rigueur, de courage et d’audace». Et une vision très «moderne» de l’emploi»

«Pendant la grève à RFI (contre la fusion avec France 24), la direction préserve l’essentiel : elle meuble l’antenne avec de la musique et, surtout, des spots de pub d’un nouveau partenaire privilégié de l’Audiovisuel extérieur de la France, la Société générale de banque au Liban (SGBL). Une entreprise dont le pédégé, Antoun Senhaoui, a du caractère : en février 2010, ses gardes du corps ont arrosé à l’arme automatique un concurrent dans une boîte de nuit chic de Beyrouth, blessant l’intéressé et des clients. On sait choisir ses sponsors dans l’audiovisuel public français»

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Chers auditeurs,
Depuis lundi 28 novembre, RFI, notre radio, votre radio est en grève. « Encore ! », nous direz-vous.  Nous, salariés, journalistes, techniciens, producteurs, réalisateurs  comprenons votre désarroi et votre agacement devant cette antenne muette : pourquoi vous prive-t-on, à nouveau, sans prévenir, de votre média, de ce lien radiophonique qui vous informe de l’état du monde ?
Vous qui nous témoignez si souvent votre fidélité, votre confiance,  nous vous devons des explications sur ce mouvement social qui paralyse nos antennes.
La situation est grave pour notre radio : c’est l’avenir même de RFI qui est en jeu aujourd’hui.
Désormais, Radio France Internationale appartient à une holding, l’AEF, l’Audiovisuel Extérieur de la France. Le gouvernement a voulu regrouper RFI, France 24 et TV5 en une seule et même structure juridique.
Mais la fusion avec France 24 se fera au détriment de RFI. La mise en place et le fonctionnement d’une télévision hertzienne mondiale coûte cher. Le risque, c’est « de déshabiller Pierre pour habiller Paul ».
Les moyens de RFI ont déjà été réduits. L’an passé, un premier plan social a fait disparaitre 206 postes de travail, soit 20% des employés, c’est-à-dire un emploi sur 5. Un nouveau plan est programmé pour les mois à venir qui viendra encore amputer les moyens de production.
A plusieurs reprises notre direction a qualifié la radio de média « archaïque », oubliant au passage les 40 millions d’auditeurs de RFI à travers le monde et surtout  en Afrique.
De Bamako à Kinshasa en passant par New York ou Pékin,  RFI vous informe chaque jour et vous donne la parole.
Nous qui faisons la radio au quotidien connaissons le lien unique entre RFI et ses auditeurs. La radio reste par excellence le média de la proximité. Elle sait atteindre le chef d’Etat comme le simple citoyen.
La prochaine étape pour RFI, c’est la fusion de notre rédaction avec celle de France 24. Notre direction nous parle de « trans-média », de journalistes qui travailleront à la fois pour la radio, la télévision et internet, qui assureront des directs en plateau, tout en préparant les sujets pour l’antenne. En devenant des « journalistes–à-tout-faire » et surtout à tout faire vite, comment conserver notre rigueur, notre spécialisation ?
Ici à RFI, nous connaissons votre juste exigence d’une information précise et honnête. Nous voulons rester des « producteurs d’information et non de simples répétiteurs de dépêches d’agence». Nous revendiquons de pouvoir continuer à vérifier nos informations. Il en va de notre crédibilité.
Lundi 5 décembre, lors d’un référendum organisé par l’ensemble des syndicats de la radio, les salariés de RFI ont voté à plus de 94% contre cette fusion avec France 24, avec une participation historique de plus de 75% du personnel.
Nous demandons aux autorités françaises de stopper ce projet de fusion et de  repenser un projet ambitieux pour une information de qualité sur RFI, par respect pour nous, comme pour vous.

Le personnel en grève

le 6 décembre

Cette lettre, rédigée par des salariés grévistes de Radio France internationale, est diffusée depuis ce matin à la presse d’Afrique francophone. N’oublions pas que les auditeurs en Afrique représentent la majeure partie de l’auditoire de RFI.

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Mesdames et Messieurs de la Direction, vous ne pouvez pas continuer à ignorer plus longtemps les salariés de RFI. Cela fait 9 jours consécutifs que l’assemblée générale vote la reconduction de la grève à l’appel de tous les syndicats de RFI, que les antennes de la radio mondiale sont  perturbées à 80% en moyenne. La dernière rencontre entre Monsieur Hanotaux et les organisations syndicales a eu lieu jeudi dernier. Depuis 5 jours, c’est silence radio !

De manière très claire 94,42 % des salariés de RFI, ont voté contre cette fusion RFI-France 24 ce lundi. Les salariés veulent prendre au mot la déclaration de la direction selon laquelle « il n’y aurait pas de fusion sans l’adhésion du personnel ».

Suite à ce référendum, la direction continue d’adopter la politique de la chaise vide. Comble du mépris des salariés et de l’obligation légale de négocier, vous n’opposez, à nos demandes de négociations, que des réponses dilatoires. Vous ne proposez que des rendez-vous en fin de semaine et communiquez à outrance des chiffres erronés sur l’état de l’entreprise. Il n’y a pas, actuellement, 1337 salariés à RFI comme vous l’avez indiqué à l’AFP. Ce chiffre n’a jamais été évoqué dans les instances, ni dans les bilans sociaux, ni dans les projets d’aménagements des nouveaux locaux. Si vous maintenez ce chiffre, comment allez-vous loger tout ce monde dans le bâtiment d’Issy-les-Moulineaux, prévu selon vous, pour 780 postes de travail ?

 L’Assemblée générale a reconduit la grève jusqu’à la prochaine assemblée générale, mercredi 7/12, 14h.

Nous demandons à être reçus immédiatement.

 

RFI : CFDT, FO, SNJ, SNRT-CGT, SNJ-CGT, SUD

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Pour mieux comprendre la bataille engagée par les salariés de RFI, on vous recommande la lecture de l’article très documenté d’Acrimed : « RFI encore et toujours en lutte« .

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Un extrait, juste pour le plaisir :

« Nous l’écrivions dans un article de mars 2011 : Radio France International « est indispensable, non seulement à ses auditeurs, mais aux autres médias qui bénéficient largement des informations qu’elle diffuse et de l’activité des journalistes qu’elle emploie. Certes, RFI n’est pas au-dessus de toute critique. Loin de là. Mais mieux vaut encore une information pluraliste et critiquable qu’une information rendue monolithique et rachitique, en France et à l’échelle internationale. L’enjeu dépasse largement les seuls journalistes et auditeurs de RFI. Qu’on se le dise ! »

Et nous le disons une fois encore en soutenant publiquement la nouvelle grève entamée par les salariés de RFI depuis lundi 28 novembre 2011 pour s’opposer à la volonté farouche de leur direction d’imposer la fusion avec France 24 et ses conséquences : un second plan social, et un déménagement des locaux de la station. Une telle fusion équivaut pour RFI à une mort programmée, ou, tout du moins, à une vampirisation de la radio par France 24, sans que, de surcroît, cela augure d’un avenir plus reluisant pour cette dernière. »

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Le référendum de lundi a eu les honneurs de la presse :

94,4 % des salariés de RFI rejettent le projet de fusion pour Libération

Les salariés rejettent en bloc le projet de fusion avec France 24 sur l’Humanité

RFI toujours en grève et un référendum dit « non » à la fusion avec France 24, sur Stratégies.fr

Le personnel de RFI rejette la fusion avec France 24 sur le site TeleObs.fr

La fusion RFI-France 24 refusée par les journalistes sur le site L’expression dz.com

RFI : un référendum montre une opposition à la fusion avec France 24, sur le site TF1 News

+ Satellifax, Ouest-France, France Culture…

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