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Posts Tagged ‘information du personnel’

Dans son arrêt rendu aujourd’hui, la Cour d’appel de Paris a constaté que la procédure de fusion des sociétés de l’audiovisuel extérieur de la France en particulier RFI et France 24 est illégale.

En effet, l’absence d’un cahier des charges conforme à la loi du fait de l’incurie de la direction de l’AEF et du gouvernement constitue, selon les juges, un trouble manifestement illicite. 

Un projet de transformation radicale de l’audiovisuel extérieur de la France comme l’était la fusion voulue  par Monsieur de Pouzilhac ne peut se réaliser tant que les grandes orientations  du service public de l’audiovisuel extérieur n’ont pas été fixées par le pouvoir exécutif et validées par le Parlement.

 L’arrêt de la Cour d’appel de Paris  permet donc en premier lieu de garantir le contrôle démocratique par les élus de la Nation de l’opportunité du projet de fusion que la majorité des salariés rejette.

Cette décision vient également couronner de succès la lutte des personnels de RFI qui, sans relâche depuis trois ans, combattent le démantèlement programmé de leur radio et plus largement d’un service de l’audiovisuel extérieur de la France, libre et de qualité.

Une nouvelle assemblée générale des personnels est prévue mardi 17 janvier à 14h pour décider de la suite à donner au mouvement

La mobilisation ne doit pas fléchir !

Continuez à faire signer la pétition ! 

RFI   FO  SNJ-CGT  CGT-SNRT  SNJ  SUD

 

Les premières réactions à cette décision de justice :

Patrick Bloche,
secrétaire national aux Médias du Parti socialiste

« Suspension de la fusion de RFI avec France 24
 
Le Parti socialiste se félicite de la suspension de la procédure d’information/consultation sur le projet de fusion de RFI avec France 24, ordonnée par la cour d’appel de Paris.
 
Depuis 2009, les salariés sont mobilisés et dénoncent le manque de dialogue entre la direction et leurs représentants. Ce projet de fusion a été engagé dans les pires conditions pour les salariés, qu’il s’agisse de ceux de RFI dont le déménagement a été précipité, ou de ceux de France 24. La demande formulée par les députés membres de la mission d’information parlementaire de suspendre le projet le temps de ses travaux n’a pas été entendue.
 
La mauvaise réforme qui a touché l’audiovisuel extérieur de la France en 2008 n’en finit pas de produire ses effets négatifs. Le Parti socialiste souligne qu’il est nécessaire de revenir sur cette fusion et, plus que jamais, de construire un autre avenir pour l’audiovisuel extérieur de la France. »
 
Marie-George Buffet
Groupe DEPUTE-E-S COMMUNISTES ET CITOYENS
Membre de la Commission des Affaires culturelles
 
Suspension du projet de fusion RFI – France 24 :  
Je me félicite de la décision de la Cour d’appel de Paris qui vient d’ordonner la suspension de la fusion de RFI avec France 24. Cet arrêt constitue un encouragement à amplifier la mobilisation autour des personnels de RFI en lutte depuis des mois contre un « mariage forcé » qui mettrait en péril la troisième radio mondiale.
Je demande que la mission parlementaire relative à la mise en œuvre de la réforme de l’audiovisuel extérieur de la France reprenne  ses travaux sans attendre, et qu’elle  puisse, sur la base des nombreuses auditions auxquelles elle a procédé, faire droit à tous celles et ceux qui veulent préserver l’avenir de la radio publique.
 
 
Mme Martine Martinel
députée socialiste, membre de la commission des Affaires culturelles
 
« … se réjouit que la cour d’appel de Paris ait ordonné lundi 16 janvier la suspension de la procédure d’information/consultation de  fusion de RFI avec France 24.La cour d’appel de Paris n’a pas manqué, pour justifier son arrêt, de relever que « le comité d’entreprise de RFI ne disposait pas d’une information complète lui permettant d’émettre un avis éclairé sur le projet de fusion envisagé. ».Cette décision va dans le sens des revendications des salariés de RFI qui s’opposent à cette fusion menée à marche forcée. »

L’arrêt de la cour d’appel est un nouveau désaveu pour les méthodes de management et la gouvernance de RFI de son président Alain de Pouzilhac… »

 

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Chapitre 3 :

La CFDT, cheval de Troie d’une direction hors-la-loi

Après que la minorité des élus du Comité d’entreprise a voté et donc entériné vendredi 23 octobre le plan de licenciements, Alain de Pouzilhac les a chaleureusement remerciés. Il y avait de quoi ! On venait de lui rendre un fier service lui permettant d’annoncer une victoire à ses commanditaires de l’Elysée qui, au bout de neuf mois de procédure, commençaient à s’impatienter.

La CFDT-RFI, elle, n’avait pas fait mystère des ses intentions. Dès la veille elle avait, avec grandiloquence, sommé la direction « d’ouvrir, sans plus tarder, la période de candidatures au départ volontaire », comme si ce n’était le vœu le plus cher de cette dernière. Au passage, ce syndicat se permet de qualifier la mobilisation acharnée du personnel et la plus longue grève de l’histoire de l’audiovisuel de « tergiversation, de temps perdu et d’énergie dépensée ».

Dans la guerre sociale qu’il mène à RFI, Alain de Pouzilhac a donc réussi à diviser le front syndical en y trouvant des supplétifs. Car dans toute guerre, il y a les déserteurs et il y a… les traîtres. Ces derniers portent aujourd’hui l’étiquette de la CFDT.

Ce syndicat a une histoire tumultueuse à RFI. Mais dans cette histoire, il y a une constante : la CFDT a toujours cherché par un moyen ou par un autre à être l’interlocuteur voire le partenaire privilégié des directions successives. Pour cela, elle s’est appuyée sur sa représentativité et son image réformiste.

 Avoir été l’interlocuteur de Jean-Paul Cluzel pour développer le tout-info est une chose. Mais devenir le partenaire d’Alain de Pouzilhac et de Christine Ockrent pour accompagner le plan de licenciement est une tout autre affaire. Pourtant, au tout début, la CFDT avait tenu des propos martiaux. Ainsi, dès le 28 février 2008, faut-il le rappeler à nouveau, le délégué syndical Raphaël Reynes réagissait à une fuite sur le rapport Benamou sur le blog de la CFDT RFI,  jugeant qu’il était « complètement aberrant d’imaginer qu’il faille supprimer 115 postes de journalistes pour continuer à faire tourner une radio internationale, une télévision internationale et une télévision francophone ».

Et le délégué CFDT d’asséner cet avertissement : « Il faut que les conseillers de l’Elysée et les futurs patrons de France Monde soient conscients que nous avons une vieille tradition de combat syndical à RFI et que nous ne sommes pas prêts à laisser ces sociétés être déconstruites sans qu’il y ait un vrai combat syndical. »

Très vite les nouveaux dirigeants de RFI vont se rendre compte que la CFDT aboie mais ne mord pas, pour peu qu’elle reçoive la « considération » qu’elle estime lui être due. Il est vrai que des « leaders » syndicaux qu’on chasse par la porte mais qui reviennent par la fenêtre, qui sont prêts à oublier le licenciement de deux de leurs adhérents éminents : voilà qui a dû convaincre le couple Pouzilhac-Ockrent d’employer au mieux ces bonnes volontés.

Le « vrai combat syndical » de la CFDT sera donc ne pas participer à la mère de toutes les batailles syndicales, en se plaçant « dans un état d’esprit constructif, s’inscrivant dans une vision à long terme ». Cet état d’esprit l’a amenée à valider tous les votes décisifs confortant les volontés éradicatrices de nos patrons-voyous, que ce soit au Comité d’entreprise ou au CHSCT.

À force de pratiquer la cogestion, la CFDT-RFI a fini par basculer définitivement de l’autre côté du cheval. Elle est devenue un syndicat patronal.

SNJ   SNJ-CGT   CGT-SNRT   FO

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Une série de réunions du CHSCT à commencé ce lundi avec pour ordre du jour l’examen des conditions de travail après les licenciements. Que se passera-t-il le jour d’après ? Comment nos missions d’information pourront continuer d’être assurées avec un quart de salariés en moins ? Pour l’instant, ces redoutables questions n’ont pas reçu de réponses concrètes. Et pour cause : il faut cuire le mouton à petit feu sans qu’il s’en aperçoive. Or faire apparaitre au grand jour l’inévitable dégradation des conditions de travail risquerait de mobiliser ceux qui ne se sentent pas concernés par les licenciements.

Aujourd’hui, les quelques indications dont nous disposons déjà laissent apparaitre un avenir des plus sombres :

  • Il est acquis que la charge de travail globale ne diminuera pas. Elle sera simplement répartie sur moins de salariés, ce qui mécaniquement augmentera de façon importante la quantité de travail per capita.
  • Les CET ne sont plus remplacés.
  • Concernant les vacances, la direction veut au minimum supprimer les 3 semaines de congés divers des journalistes.
  • Les nouveaux rythmes et horaires de travail remettent en question l’accord sur les 35 heures. Cet accord comme tous les accords d’entreprise, doit être renégocié suite à la mise en cause des conventions collectives. 
  • Le rythme en 4/5/5 est progressivement abandonné. Il semble qu’à terme il ne restera plus qu’un seul rythme de travail pour tous : le 5/2 sur 7 jour (c’est-à-dire sans RTT).
  • Concernant les statuts des personnels : les négociations sur les conventions collectives doivent commencer très rapidement.
  • Un déménagement est annoncé pour fin 2010 en banlieue, ce qui rallongera considérablement les temps de transports.  

Au cours de leurs réunions de persuasion, nos dirigeants prétendent « ramener la joie de vivre à RFI » en faisant appel à la « générosité » des salariés.  En fait c’est un avenir de cauchemar qui se profile à un horizon très proche. Se mobiliser aujourd’hui contre les licenciements, c’est aussi se mobiliser pour les conditions de travail de ceux qui restent.

SNJ     FO     SNRT-CGT     SNJ-CGT

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par rfiriposte

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La direction de Radio France Internationale vient d’annoncer la suppression de 206 postes dans l’entreprise au nom «  d’un plan global de modernisation ». Tous les corps de métier sont concernés. Les salariés sont sous le choc, d’autant que cette communication faite en toute hâte par mail s’est parfois assortie, dans les services, de réunions impromptues sur le thème «  il va falloir supprimer x postes chez nous, c’est dur, mais c’est indispensable l’entreprise va très mal et c’est un peu notre responsabilité à tous » Sic. Mais qu’est-ce qu’ « un plan global de modernisation » ? En cherchant – activement- sur Internet nous n’avons en fait rien trouvé de très précis …. Serait-ce une expression qui n’exprime, au fond, que les voeux de la direction de RFI ? Un tel plan induit-il forcément une suppression massive de postes ? La direction est-elle aujourd’hui en droit de s’adresser les yeux dans les yeux aux salariés en égrenant sa liste de postes à supprimer ? Quelle marge de manœuvre pour les représentants du personnel ? Etc .. etc …

 

Bien sûr, nous ferons en sorte de maitriser nos prises de paroles : pas d’insultes, pas de prises à parti nominatives pas d’informations qui n’auraient été recoupées ( ou alors sous forme de questions).

Mais à ces conditions, libre à chacun et à tous de s’exprimer et d’organiser la riposte.

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