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Posts Tagged ‘Jean-Paul Cluzel’

A lire dans Le Canard Enchaîné de ce mercredi 8 août cette petite « devinette » :

« Comment donner l’impression que Hollande ne nomme pas le patron d’un média public tout en le nommant ?

Réponse : le 31 juillet, l’Elysée communique que le chef de l’Etat « a adressé au président du CSA, Michel Boyon, une lettre afin de demander au Conseil de l’éclairer sur la personnalité qu’il juge la plus apte à présider aux destinées de l’Audiovisuel extérieur de la France », en remplacement d’Alain de Pouzilhac.

En coulisses, pourtant, le « club  Kessler », du nom du conseiller médias de Hollande, a déjà adopté une attitude fort éclairante. Auteur du rapport sur l’avenir de l’AEF de l’AEF et ex-pédégé de Radio France, Jean-Paul Cluzel, un ami de Kessler, pousse la candidature d’un camarade commun, Martin Ajdari, lui aussi un ancien de Radio France et actuel numéro 2 (bis) de France Télés. Face à Ajdari, un autre bien-en-cour s’agite : Claude Sérillon, ex de France 2 et conseiller télé de Hollande pendant sa campagne.

Si ça peut éclairer… le CSA. »

Le Canard enchaîné s’était déjà penché, dans un article précédent -disponible sur RFI-Riposte, « Indispensable France 24« -, sur l’intérêt particulier que David Kessler porte à l’AEF et notamment à France 24.

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« Ces allègements de grille paraissent mal correspondre aux exigences d’une radio internationale de référence »

Jean-Paul Cluzel, le 6 juillet 2012

 

Présentée comme un remaniement mineur, le projet de grille unique à RFI est en réalité lourd de menaces pour l’identité de la radio. Ce projet n’existe que dans l’optique de réaliser des économies à RFI pour permettre à France 24 de se développer. Dans le rapport de Jean-Paul Cluzel, celui-ci invoque l’argument financier pour maintenir la grille unique : « Mais le coût d’un retour éventuel aux grilles anciennes, par rapport à l’actuel projet de « grille unique » pour RFI et les nouvelles matinales de France 24, se poserait dans tous les cas de figure. Ce surcoût a été évalué à 2,3 millions d’euros. »

Un projet qui menace l’auditoire de RFI sur toutes ses cibles. La grille unique risque de ne faire que des mécontents. Tous les auditeurs perdraient leurs repères. Quelques exemples…

– Disparition quasi-totale des émissions culturelles (à part les émissions musicales) : plus de cinéma, plus de littérature, plus de rendez-vous avec les créateurs qui participent au rayonnement artistique de la France. « Les Africains ne s’y intéressent pas », répètent à l’envie les directrices de l’Information. Les élus du personnel ont demandé les études sur lesquelles se basait cette affirmation, elles ne leur ont jamais été communiquées.

– Disparition ou relégation des émissions traitant les sujets européens : « Carrefour de l’Europe », plusieurs fois primé, est supprimé. « Accents d’Europe », sur la vie quotidienne des Européens, serait diffusé seulement dans la nuit sur le Monde (avant sa suppression pure et simple, disent ses concepteurs, qui s’appuient sur des échanges avec la direction). Là encore, l’Europe n’intéresserait pas les Africains. Dans ce cas également, les élus du personnel ont demandé les études sur lesquelles se basait cette affirmation, elles ne leur ont jamais été communiquées.

– Des horaires de diffusion uniques et … baroques : La revue de presse Afrique ne serait diffusée qu’une fois à 5h20 TU, extrêmement tôt en Afrique de l’Ouest… tandis que la revue de presse France ne serait diffusée qu’une fois également à 9h13 heure de Paris… extrêmement tard pour la France et l’Europe. Quelle justification à part celle de dégager du temps pour le journaliste affecté à la revue de presse, bientôt chargé d’en préparer une version « télé », comme le confient les responsables de la rédaction ?

De même, le reportage France est supprimé six jours sur sept (diffusion unique le samedi). Pourquoi ? Personne ne répond.

– Suppression des éditoriaux « politique » (A. Genestar) et « Afrique » (J.-B. Placca) : la réflexion cède le pas face à l’information « à chaud », alors que tous les médias – y compris les radios d’information en continu – cherchent à donner du sens et à expliquer les faits bruts, désormais annoncés en temps réel grâce à Internet et aux réseaux sociaux.

La direction de RFI cache son projet réel derrière des arguments plus que discutables

– Les moyens manquent après deux plans de départ volontaire. C’est faux.Le personnel de RFI est exténué, c’est vrai. Mais les émissions supprimées ne sont pas toujours celles qui étaient assurées par des candidats au départ. Et dans le cas des émissions culturelles, il y a des volontaires pour prendre le relais.

En réalité, cette grille entérine le siphonage des moyens humains de RFI vers France 24. Elle se traduit, par exemple, par la suppression de 4 postes de journalistes-anchormen et d’une vacation de présentation du soir (occupée par 2 journalistes-présentateurs). Or, seuls 3 présentateurs  et 2 SDR sont partis ou en partance. Ce qui rend impérative cette coupe claire dans les effectifs  de la présentation, c’est plutôt le départ pour France 24 de 2 journalistes de l’encadrement.  RFI se retrouve dans l’obligation de pallier les départs volontaires … vers France 24 et les transferts de personnel vers la télévision.

– Le « breaking news » : un  autre argument qui ne tient pas la route. La grille unique ne donnera pas plus de souplesse : en matinale, par exemple, tous les journaux seront encadrés par des décrochages (vers le Monde ou vers l’Afrique) alors que dans la grille actuelle, il existait une certaine flexibilité à l’intérieur des 2 grandes tranches d’information, chacune vers son public spécifique.

De plus, actuellement, la plupart des émissions sur l’antenne Afrique, par exemple, sont déjà réalisées en direct. Bref, il serait aussi difficile – ou aussi facile – de « casser » une antenne aujourd’hui que demain.

– Contrairement à ce qu’affirme la direction, beaucoup de salariés seraient touchés.

La liste des émissions supprimées* en est une première preuve pour les journalistes. Mais les TCR (Techniciens chargés de réalisation) de l’information sont aussi touchés. En effet, rares sont ceux qui seront en charge d’une tranche d’information (puisque la moitié d’entre elles sont supprimées). Les autres devront se contenter d’un travail mécanique et répétitif sur des journaux appauvris, alors que la création il y a 3 ans de grandes tranches d’information sur les cibles Monde et Afrique avait redynamisé les équipes. Pour beaucoup de TCR, l’appauvrissement de leur métier ouvre clairement la voie à une externalisation, sur le modèle de la technique de France 24, entièrement assurée par un prestataire privé.

– Le véritable projet : une radio de flux, taillée sur mesure pour la fusion radio – télévision.

Le projet de grille unique est une première étape vers le passage d’une radio centrée sur des programmes d’actualité, crée avec succès à partir de 1997, à une radio d’information dite « chaude », toujours plus rapide et répétitive. Une radio appauvrie sur laquelle il sera facile de transférer le son de la télévision France 24, à tout moment. Une radio dans laquelle on pourra enregistrer quelques images de piètre qualité, transposables sur France 24.

Avec le projet de grille unique, l’avenir de RFI n’est ni ambitieux ni mobilisateur. Il renvoie au contraire à une fusion radio-télé mortifère, déjà expérimentée dans les années 1980. Il s’agissait des « radio FR3 », une catastrophe industrielle dont la radio et la télévision publiques ont mis des années à se remettre.

Pour toutes ces raisons et parce que ni Madame Anne-Marie Capomaccio, ni les autres directeurs liés à Alain de Pouzilhac ne possèdent l’impartialité, la crédibilité, et les ressources pour être les auteurs de la sortie de crise, les élus du CE de l’intersyndicale refusent d’être convoqués comme des « toutous », de lever la patte ou d’aboyer alors que la caravane passe.

 La situation de blocage du dialogue social est à l’image de celui de l’entreprise.  
*Les émissions qui disparaissent grille unique ou pas

« Culture Vive » (P. Paradou), « Cinémas du monde » (Catherine Ruelle), « Littérature sans frontière » (Sophie Ekoué), « Sur la route » (J.F. Loiseau), « Le débat du jour » (J. F. Cadet), « Carrefour de l’Europe » (Daniel Desesquelle), la chronique politique d’A. Genestar et l’éditorial africain de J.B. Placca, le reportage France (6 jours sur 7), la revue de presse Amériques, la moitié des diffusions des revues de presse Afrique et France, ainsi que la moitié des tranches d’information qui étaient diffusées soit vers l’Afrique soit vers le Monde.

RFI

FO – SNJ – SNJ/CGT – SNRT/CGT – SUD

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C’est à lire dans le numéro de Politis de ce jeudi 19 juillet sous la plume de Jean-Claude Renard :

« Un goût de trahison

 

AEF : Malgré le départ d’Alain de Pouzilhac, qui satisfait l’intersyndicale de RFI, la fusion avec France 24 se poursuit.

Les choses n’auront finalement pas traîné. Alain de Pouzilhac, PDG de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), a démissionné de ses fonctions jeudi 12 juillet. Une démission un peu contrainte face à la volonté du gouvernement et notamment de ses ministres de tutelle (Aurélie Filippetti et Laurent Fabius), qui l’avaient reçu la veille au Quai d’Orsay, après un conseil d’administration musclé.

Les ministres n’auront pas eu à limoger un patron nommé par Nicolas Sarkozy en 2008 et dont le mandat courait jusqu’en janvier 2013 (au reste, on s’attendait en interne à voir le gouvernement patienter jusqu’à l’expiration de ce mandat).

Cette décision peut être lue comme une victoire pour les syndicats. Maigre victoire à vrai dire, sinon fausse. Car le rapport de Jean-Paul Cluzel, chargé du dossier de la fusion RFI/France 24, proche de la CFDT, soutient la fusion juridique orchestrée par Alain de Pouzilhac, certes sans ajouter la fusion des rédactions.

Un rapport qui maintient également le déménagement de RFI à côté de France 24, à Issy-lesMoulineaux. Motif : revenir en arrière sur la fusion juridique serait trop coûteux. C’était le but d’Alain de Pouzilhac : l’imposer à marche forcée, en dépit même d’un moratoire de plusieurs semaines prononcé début juin, de sorte que la fusion soit irréversible. En termes de coût, il faudra notamment justifier un choix curieux : RFI versait un loyer à l’État. Installée en banlieue, la radio devra s’en acquitter auprès du privé (Allianz).

C’est au numéro 2 d’AEF d’assurer l’intérim, en attendant une nomination de l’Élysée, qui devra utiliser l’article 13 de la loi audiovisuelle de 2009, permettant à l’exécutif de nommer par décret le PDG d’AEF ­ ce même article dénoncé alors par les socialistes.

Nommé en 2008, l’ex-publicitaire d’Havas laisse derrière lui quatre années de chaos. Depuis sa rivalité avec Christine Ockrent, alors numéro 2 (et qui réclame toujours le paiement de 650 000 euros), jusqu’à une motion de défiance en octobre 2011 d’une large majorité de la rédaction, en passant par une réduction des effectifs (300 postes) et une série de grèves.

Pouzilhac part mais sa politique semble maintenue. L’intersyndicale (FO, SNJ-CGT, SNJ, SUD), représentant environ 60 % des salariés, estime qu’« aucun élément n’indique que la politique a changé ». Dans les couloirs, on se rappelle que Hollande et Ayrault avaient signé la pétition contre la fusion, et le mot « trahison » est prononcé. »

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Depuis quelques jours la vérité éclate : la CFDT joue ouvertement la poursuite du plan Sarkozy-Pouzilhac pour le futur de RFI et de l’AEF avec le « soutien » inespéré de Jean-Paul Cluzel.

Le 28 juin, dans le dernier tract de la CFDT intitulé « L’Etat serait-il le vrai fossoyeur de l’audiovisuel public ? », la CFDT Médias écrit un tissu de mensonges :

– ils auraient « combattu la politique de Nicolas Sarkozy »

– grâce à eux, le PSE aurait été transformé en plan de départs volontaires…

En fait, la CFDT a toujours collaboré avec Alain de Pouzilhac et sa direction. Ils ont largement accompagné les deux plans sociaux (2009 et 2012), allant jusqu’à témoigner en justice contre l’intersyndicale (CGT, FO, SNJ, SUD) qui s’y opposait. Seules les actions en justice initiées par l’intersyndicale ont permis de transformer le premier PSE en plan de départ volontaire.

La CFDT est comptable des « séquelles » provoquées :

– 330 salariés en moins à l’AEF,

– des antennes désorganisées,

– le vote sur la fusion,

– le vote du déménagement à Issy-les-Moulineaux.

La CFDT s’est comportée en véritable syndicat patronal et ne s’est pas contentée d’avoir avalisé ces deux plans sociaux. Elle s’est comportée comme un chien de garde de la direction. Elle a fait la chasse à Christine Ockrent et aujourd’hui à Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture et de la Communication, après une interview sur France Inter. Lors de celle-ci, le 21 mai dernier, la ministre de la Culture et de la Communication avait, pour la CFDT, l’outrecuidance de  prévoir une réforme du CSA et l’arrêt de la fusion de RFI et France 24…

Le syndicat collaborateur va même jusqu’à menacer l’Etat de représailles : dans leur tract en date du 28 juin, la CFDT déclare  « Nous combattrons toute décision induisant la casse sociale et imposant des épreuves supplémentaires aux salariés ». Du jamais vu !

Mais la complicité entre la CFDT et les différents présidents de RFI a été d’une grande constance… Jean-Paul Cluzel arrive encore à délivrer quelques marques de « gratitude » à la CFDT dans son rapport sur l’AEF.

Dans celui-ci,  Jean Paul Cluzel consacre un paragraphe – qui n’a pas vocation à figurer dans le rapport public – aux rapports de forces syndicales au sein de l’AEF : « Mon opinion est la suivante : la CFDT est un meilleur interlocuteur : elle l’a toujours été ; c’est grâce à elle que l’accord du 4 avril 2009 a pu être signé à RFI qui a créé la qualification de « technicien chargé de réalisation » (TCR) qui fusionne les métiers traditionnels de technicien et d’assistant ; cet accord, unique dans l’audiovisuel public, a permis à la technique de RFI de faire de très notables économies de personnel et pourrait constituer un exemple, pour Radio France par exemple »

Commentaire de l’intersyndicale : La CFDT a permis de supprimer vos emplois.

Il est savoureux de constater que Jean-Paul Cluzel, se déclarant lui-même  politiquement de droite, préconise à ce gouvernement de gauche de poursuivre la cogestion de la direction avec la CFDT de RFI, qui a toujours collaboré à la mise en place du projet Sarkozy à RFI pour finaliser le schéma de fusion imposé et validé par Nicolas Sarkozy. Il suggère donc au gouvernement de poursuivre la gestion de l’entreprise dictée par Nicolas Sarkozy et qui file droit dans le mur.

Cette situation ubuesque discrédite totalement le rapport de Jean-Paul Cluzel. Les salariés – y compris à la CFDT -sont majoritairement contre le déménagement et la fusion.

Paris, le 29 juin 2012

RFI

FO – SNJ – SNJ/CGT – SNRT/CGT – SUD

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RFI
 
FO – SNJ –  SNRT/CGT – SNJ/CGT – SUD 
 
 
Durant neuf ans, Jean-Paul Cluzel, alors président de RFI,  a co-géré l’entreprise avec la section CFDT de RFI. Les quatre années suivantes, Alain de Pouzilhac a suivi son exemple. Comment s’étonner que devant la gabegie à laquelle a conduit ce mode de management, consistant à refuser d’écouter le point de vue de ceux qui ne procèdent pas à un échange de services avec la direction, Jean-Paul Cluzel n’ait d’autre solution à préconiser que de poursuivre la cogestion entre la direction de l’AEF et la section RFI de la CFDT ! On ne manquera pas de noter que M. Cluzel se garde bien de détailler les contreparties exigées (et obtenues) par ce « meilleur interlocuteur ». On le comprend. Cela serait de nature à jeter une ombre sur le mode de gestion qu’il préconise. On remarquera aussi que ce paragraphe du rapport Cluzel avait vocation à rester secret. Nous pensons au contraire que les acteurs de l’audiovisuel extérieur et les décideurs ont tout à gagner à ce que cette recommandation honteuse (dans tous les sens du terme) soit rendue publique. C’est ce que nous faisons ici.
 
 
Extrait du « rapport Cluzel »:
3.1.4 Un rapport de forces syndicales délicat[1].
 
Ce que j’appelle la « réforme d’AEF » est la solution qui a clairement le soutien de la CFDT. Celle-ci me l’a fait savoir officieusement, mais sans ambigüité. La CFDT sera par ailleurs, toujours selon les mêmes sources dignes de confiance, fermement opposée aux solutions d’adossement à Radio France et à France Télévisions, que je vais évoquer plus loin. Ces questions ont été évoquées auprès de M François Chérèque par mes interlocuteurs.
 
Aux yeux de l’intersyndicale de RFI, qui réunit la CGT , FO et le SNJ, la CFDT est considérée comme « compromise » avec M de Pouzilhac. L’intersyndicale estime que son combat contre ce dernier depuis 2008 mérite la récompense politique qu’elle attend du nouveau Gouvernement, c’est-à-dire la disparition d’AEF.
 
Le Gouvernement est donc apparemment acculé à choisir entre la CFDT et l’intersyndicale.
 
Mon opinion est la suivante :
 
·                    la CFDT est un meilleur interlocuteur : elle l’a toujours été ; c’est grâce à elle que l’accord du 4 avril 2009 a pu être signé à RFI qui a créé la qualification de « technicien chargé de réalisation » (TCR) qui fusionne les métiers traditionnels de technicien et d’assistant ; cet accord, unique dans l’audiovisuel public, a permis à la technique de RFI de faire de très notables économies de personnel et pourrait constituer un exemple, pour Radio France par exemple ;
·                    l’appui de la CFDT sera nécessaire, quelle que soit l’évolution des structures juridiques, pour faire aboutir les négociations en cours dans chacune des sociétés de l’audiovisuel public ; le calendrier de ces négociations est pressant[2] ;
·                    la CFDT représente 33%[3] des voix dans AEF prise dans son ensemble, mais pourrait bénéficier du soutien de la CFTC et de la CGC et représenter alors un peu plus que la majorité ; à RFI, la CFDT rassemble à elle seule 40,6% des voix, le reste allant à l’intersyndicale, dont 18,9% à la CGT , qui sera absente de tout accord, quel qu’il soit, à mon sens.
 
La « réforme d’AEF » est donc syndicalement « jouable », pourvu qu’elle bénéficie d’un appui sans faille du Gouvernement et qu’elle n’apparaisse pas comme un moyen de faire survivre « la fusion » à M de Pouzilhac. Il n’est pas anodin à cet égard qu’une supposée « fuite » parue dans « Le Point.fr » du vendredi 22 juin sous la signature de Michel Colomès présente cette solution comme celle qui aurait ma préférence et la qualifie de « désaveu de la politique menée par Pouzilhac ». L’auteur du présent rapport n’est pour rien dans cette fuite, mais elle ne constitue pas un mauvais départ pour la communication gouvernementale, si cette voie devait être retenue. L’article d’Emmanuel Beretta, toujours dans le même journal, va dans le même sens.
 

[1] Ce paragraphe n’a pas vocation à figurer dans le rapport public.
 
[2] Pour les journalistes, le délai de survie de l’avenant audiovisuel à la CCNTJ est arrivé à échéance le 8 février 2011, et les sociétés concernées ont soit déjà conclu un accord de substitution (France Télévisions le 15 septembre 2011), soit mis en place des mesures unilatérales (Radio France et RFI). Par ailleurs, s’agissant des accords de substitution à la CCCPA , le délai est fixé avant le 8 octobre 2012 pour l’ensemble des sociétés concernées (France Télévisions, Radio France, RFI).
 
[3] La représentativité des différentes organisations syndicales aux dernières élections professionnelles tant à AEF dans son ensemble que dans chacune des entités RFI, F24 et MCD figure en annexe II.viii.
 

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Voici la lettre qui a été adressée par l’intersyndicale de RFI (FO-SNJ-SNRT/CGT et SNJ-CGT-SUD) à madame Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, le 13 juin 2012.

Madame la Ministre,

Au cours de l’entretien que les membres de votre cabinet ont accordé (le 7 juin dernier) à l’Intersyndicale de RFI, il nous a été dit avec insistance que nous devions oublier le passé et nos réserves envers M. Jean-Paul Cluzel, et au contraire voir la mission qui lui a été confiée comme une opportunité. Durant cette rencontre, on nous a assuré que M. Cluzel prendrait note de nos remarques et les inclurait dans son rapport.

C’est donc dans cet esprit que nous avons abordé la rencontre avec M. Cluzel, qui s’est tenue le 11 juin. Malheureusement, contrairement à ce que votre cabinet nous avait laissé espérer, M. Cluzel n’a montré aucun intérêt pour ce que nous avions à lui dire. Bien au contraire, il s’est lancé devant nous dans une apologie des studios nouvellement installés à Issy-les-Moulineaux et un plaidoyer pour l’organigramme mis en place par M. de Pouzilhac. Il a insisté sur le fait que le déménagement de RFI de la Maison de la radio était inévitable, au moins pendant les travaux en cours à Radio France. De même, M. Cluzel nous a déclaré que la fusion juridique et la fusion des fonctions supports étaient actées, restreignant ainsi le champ de notre échange.

Nous espérons vivement nous tromper mais nous ne parvenons pas à comprendre l’attitude de M. Cluzel qui, en notre présence, a semblé épouser la stratégie adoptée par M. de Pouzilhac, c’est-à-dire le projet voulu par le président Sarkozy.

Dans ces conditions, nous émettons par avance les plus vives réserves sur le rapport à venir et s’il était conforme à nos craintes, nous ne pourrions faire autrement que d’exprimer publiquement notre désaccord avec des conclusions aussi manifestement en contradiction avec les engagements pris formellement par le Président de la République et par vous-même.

Veuillez agréer, Madame la ministre, l’expression de notre considération distinguée

L’intersyndicale FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT et SUD de RFI

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Depuis lundi 11 juin, Jean-Paul Cluzel, désigné par le gouvernement pour mener une mission sur l’avenir des médias RFI et France 24 a commencé à recevoir les syndicats. Ces rencontres avec les élus se poursuivent toute la semaine.

En parallèle, l’intersyndicale a d’autres rendez-vous pour fournir à ses interlocuteurs le complément d’information sur le « projet de Sarkozy ». Chaque fois, nous défendons vos positions contre la fusion et le déménagement.

Une fusion qui n’est jamais qu’une forme de vampirisation de la radio par la télé et qui, à terme, videra notre média de ses moyens humain et financiers. Quant au déménagement, il est le préalable de la fusion et son symbole le plus visible. 

Nous argumentons et défendons ces positions pour lesquelles le président de la République s’est lui-même engagé en signant la pétition contre la fusion RFI-France 24. 

A l’issue de ces rencontres et discussions, nous vous informerons de l’ensemble de cette séquence de consultations, avec une AG mardi 19 juin 14h, deux jours avant la remise du rapport du Président Cluzel, qui aura peut-être pu, d’ici là, mesurer l’attente des personnels de cette radio qu’il a dirigée pendant dix ans.

 

RFI

FO – SNJ – SNJ/CGT – SNRT/CGT – SUD

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