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Posts Tagged ‘Martine Martinel’

Les contre-pouvoirs doivent d’abord fonctionner dans les institutions de la République

Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste l ‘Assemblée nationale, était l’invité de l’émission Mardi Politique de RFI. Il est intervenu sur la question de l’équilibre des pouvoirs et sur la régression que constitue la nomination des présidents des chaînes de radio et de télévisions publiques par le président de la République :

Jean-Marc AYRAULT : « on a l’impression de revenir en arrière… Il faut mettre de l’équilibre, de la confiance et de l’exemplarité dans la pratique du pouvoir »



Les vœux du président Sarkozy aux médias
Martine Martinel, députée de Haute-Garonne, auteur en 2012 d’un rapport parlementaire sur l’audiovisuel public et membre du pôle audiovisuel de François HOLLANDE sur cette question, a tenu a réagir aux vœux formulés par le Président de la République à la presse mardi soir :

« Je regrette que Nicolas Sarkozy n’ait pas prolongé devant les journalistes sa série de mea culpa qu’il a entreprise récemment ! Il aurait pu pourtant, au nom de la liberté et de l’indépendance de la presse en France, revenir sur sa décision de nommer par simple décret les responsables des chaînes et radios publiques, comme le propose François Hollande dans ses 60 engagements.
De même, je suis surprise qu’il n’ait pas dit un mot sur la situation de blocage dans laquelle se trouve RFI, France 24 et leurs salariés, du fait d’un projet de fusion néfaste au rayonnement des organes de presse Français dans le monde».

Les voeux d’Alain de Pouzilhac
Et pour conclure, nous invitons nos lecteurs à savourer, comme ils les méritent, les voeux adressés par Alain de Pouzilhac aux salariés de RFI. Vœux adressés le 30 janvier, il était temps ! A la lecture ce bijou de communication patronale, on se demande pourquoi l’AEF doit se séparer de 126 de ses salariés et pourquoi les salariés de RFI font autant de cirque alors qu’un avenir radieux leur est promis…

« VŒUX DU PRÉSIDENT

Chères amies, chers amis,

Vendredi dernier, les Conseils d’administration de RFI et de l’AEF se sont prononcés en faveur de la fusion de nos entreprises, après ceux de FRANCE 24 et MONTE CARLO DOUALIYA.

J’en suis profondément heureux et j’attendais ce moment pour formuler mes vœux. Je souhaite plus que jamais bâtir, avec vous tous, ce grand groupe media français à l’international, encore plus conquérant, plus rayonnant et plus compétitif.

Il nous faut à présent travailler tous ensemble, rassembler le meilleur de chacune et chacun d’entre nous pour transmettre nos valeurs, celles de la France et développer plus fortement l’influence de notre pays dans le monde. Nous avons déjà tellement de choses en commun : ce talent, cette expertise, cette volonté d’être encore plus performant que nos concurrents, l’envie de faire triompher ce journalisme à la française.

Vous pouvez d’ores et déjà être fiers de ce que nous avons fait ensemble, des succès que nous avons tous remportés. RFI rassemble 39 millions d’auditeurs chaque semaine dans le monde. 43 millions de téléspectateurs regardent FRANCE 24 et MONTE CARLO DOUALIYA compte désormais 7,8 millions d’auditeurs.

Nos chiffres sont également spectaculaires pour les nouvelles technologies : 118 millions de visites pour FRANCE 24, pour RFI 72 millions et près de mille fois plus pour MCD. En 3 ans nous avons doublé les audiences de l’AEF. Vous avez réalisé une magnifique performance !! Soyez-en remerciés.

Ces ambitions et ces réussites, grâce à la fusion de nos entreprises seront encore plus fortes demain et vous aurez des possibilités d’évolution personnelle, comme vous n’en avez jamais eues. Sachez saisir cette chance.

C’est donc avec la conviction que cette année va être pour vous tous formidable que j’adresse à chacune et chacun d’entre vous mes vœux d’une très belle et très heureuse année 2012. Je vous souhaite, ainsi qu’à vos proches, des moments de bonheur et de douceur.

Alain de Pouzilhac »

le 30 Janvier 2012

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La députée Martine Martinel, membre de la commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée nationale, a rendu compte sur sa page facebook de l’audience de Jean-Luc Hess, patron de Radio-France, par les membres de la Commission. Elle l’a interrogé sur le sort réservé à RFI :

« L’audition de J-Luc Hess sur le Contrat d’exécution du COM de Radio France vient de se terminer. Je lui ai posé une question sur le sort de RFI. Il ne s’est pas prononcé officiellement mais a manifesté son attachement à cette radio et ses réticences en ce qui concerne toute fusion radio et télévision en citant des expériences à l’étranger.
Dans un article paru hier Alain Juppé semble plus circonspect sur la fusion. »

(A propos de la position d’Alain Juppé, lire l’Express du 12 décembre)

Cerise sur le gâteau du jour, Mediapart publie un « confidentiel » sur la fusion RFI-France 24 :

 » Le projet de fusion de Radio France internationale et de France-24 dans la holding de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF) coûtera plus cher que prévu. La préfecture parisienne devrait en effet demander à l’entreprise de compenser l’impact du plan de licenciement sur le bassin d’emploi à hauteur de deux à quatre Smic par poste supprimé, soit quelque 400.000 euros supplémentaires.

Le projet de fusion qui doit être proposé à la validation de l’assemblée générale des actionnaires à la mi-janvier prévoit en effet, outre le regroupement du personnel dans immeuble d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), un plan de départ de 126 salariés, dont 84 à RFI, 22 à France-24 et 14 pas encore déterminés, pour un coût, hors de cette contribution, estimé à 27,5 millions d’euros par l’expert-comptable Progexa.

Dès la notification du projet, en mai, l’inspecteur du travail suivant le dossier avait signalé à la direction des ressources humaines de RFI que le projet «pourrait être assujetti à l’obligation de revitalisation» du territoire, prévue par la loi de cohésion sociale de 2005. La directrice des ressources humaines de RFI l’avait alors informé de son «intention de former un recours hiérarchique», qui a été rejeté.  »

Et deux autres articles à signaler de confrères d’Afrique :

Sur le site camerounais 237online.com, le 13/12, « Grève : changement de fréquence à RFI »

Dans Le Soleil (Sénégal) du 14 décembre : « Le personnel de RFI dit « non » à la fusion avec France 24″

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Alain de Pouzilhac a accordé une interview au journal Les Echos le 27 octobre 2011 pour discréditer le rapport Martinel. Sauf qu’il s’est trompé de rapport…Voici la réponse de la députée :


De : martine martinel

Date : 1 novembre 2011 20:06

Objet : réponse_à_l’interview_de_M._Alain_de_Pouzilhac accordée au journal Les Echos le 27 octobre 2011

 

Dans une interview accordée aux Echos le 27 octobre dernier, M. Alain de Pouzilhac tente de discréditer mon rapport sur le bilan des réformes de l‘audiovisuel public en contestant des chiffres qui n’y figurent pas.

M. de Pouzilhac affirme que « ce rapport contient un certain nombre de choses qui le laissent perplexe » et cite, comme seul exemple, la dénonciation d‘« une dérive de 100 millions d’euros des comptes de l’Audiovisuel extérieur de la France à laquelle l’Etat aurait été obligé de faire face. » Je tiens à préciser que ce chiffre ne figure nullement dans mon rapport.

L’existence d’un dérapage financier, par rapport à la trajectoire notoirement irréaliste d’augmentation des ressources publicitaires établie par la direction de l’AEF et acceptée par l’Etat avec une confiance aveugle, est avérée et incontestable. Je rappelle que l’AEF a bénéficié d’une augmentation très importante des crédits publics en 2009, 2010 et 2011, en contrepartie de ces engagements, non tenus, qui devaient permettre à l’Etat de diminuer sa contribution à compter de 2012. Ce que je dénonce, c’est de ne pas avoir été, en tant que rapporteure des crédits accordés par l’Etat à l’Audiovisuel extérieur pour 2012 (quelque 315 millions d’euros jugés insuffisants par M. de Pouzilhac), en mesure d’informer nos concitoyens sur l’ampleur de ce dérapage financier, sur lequel l’Etat lui-même a dû demander à l’Inspection générale des finances de l’éclairer.

M. de Pouzilhac fait par ailleurs valoir qu‘« en 2009 et en 2010, toutes les sociétés de l’audiovisuel extérieur ont été à l’équilibre financier et le seront encore en 2011. Et ce, sans que l’Etat ait rajouté un centime. » Cette communication me paraît à la limite de la malhonnêteté. Je rappelle que l’équilibre financier n’aurait pas été atteint sans une augmentation très forte des crédits publics et des versements exceptionnels de la part de l‘Etat.

J’en profite pour dire combien la déclaration de M. Alain de Pouzilhac selon laquelle « Il serait regrettable que l’audiovisuel fasse les frais de la politique intérieure » me laisse perplexe, pour reprendre l‘expression du PDG de l‘AEF. Outre que l’audiovisuel extérieur fera fatalement les frais d’un dérapage financier incontrôlé, dans un contexte de très forte contrainte budgétaire, il me semble que notre politique audiovisuelle extérieure n’a déjà que trop fait les frais des interminables querelles internes entre M. Alain de Pouzilhac et nombre de ses collaborateurs, en premier lieu, la directrice générale déléguée, Mme Christine Ockrent.

Je vous remercie de l’intérêt que vous saurez apporter à cette réponse et à sa diffusion
Cordialement

Martine Martinel
Députée PS de Haute-Garonne. Membre de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation
Rapporteure pour avis des crédits accordés par l’Etat à l’Audiovisuel public 

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