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Posts Tagged ‘pouzilhac’

La direction veut imposer le déménagement d’environ 700 personnes entre le 14 septembre et le 14 octobre 2012.

Pourtant, lors des CHSCT des 3 et 4 septembre 2012 la direction n’a toujours pas fourni de garanties de sécurité pour les salariés qui sont ou seront installés à Issy-les-Moulineaux. (Pas de certificats de conformité du bâtiment et des travaux, pas de plans de prévention des risques…)

Les conditions de travail envisagées sont inacceptables :

-Travail en open-space généralisé dans la plupart des étages.

-Rajout de postes de travail dans des espaces déjà sous-dimensionnés.

-Arrivée massive de salariés de l’AEF, France 24 et prestataires extérieurs dans un immeuble présenté comme exclusivement dédié à RFI.

Ce déménagement à marche forcée continue la mise en œuvre du projet Sarkozy-Pouzilhac. Il valide des décisions prises par une hiérarchie illégitime et poursuit la démolition de RFI.

 

Notre mobilisation peut encore changer le cours des évènements.

Venez nombreux à l’AG ce jeudi 6 septembre à 13h au 7ème étage,

palier F !!!!

 

cgt / fo / snj /sud

 

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Tandis que le CSA auditionne les candidats à la présidence de l’AEF les 5 et 6 septembre, les salariés de RFI sont invités à une assemblée générale le jeudi 6 septembre à 13h sur le palier F au 7ème étage.

Les organisations syndicales membres de l’Intersyndicale de RFI feront le point sur les deux réunions du CHSCT des 3 et 4 septembre sur le déménagement et l’aménagement des locaux d’Issy-les-Moulineaux. A l’issue de ces réunions, les élus ont voté deux motions qui soulignent les entraves posées par la direction au bon fonctionnement de l’instance (resolution CHSCT 3-09-12, resolution CHSCT 4-09-12).

*****

Concernant les auditions des candidats à la succession d’Alain de Pouzilhac, suite de la Revue de presse :

– Le Nouvel Obs:
– Le Point:
– Le Figaro:
« L’intersyndicale » dont il est question dans cet article n’est pas l’intersyndicale de RFI mais une intersyndicale CGC-Sud et CFDT.
– Le Monde:
– L’Express:
– Télérama:
– Ecrans:
– Satmag:
– Libération:
*****
En somme beaucoup de littérature et de mousse sur la succession d’ADP à la tête de l’AEF, un paquebot coûteux, contesté notamment par les personnels de RFI qui ont le sentiment d’avoir très largement payé pour que cette entreprise existe (deux plans sociaux !), un radeau dont l’état de la coque est déjà sujet à contestation comme l’a prouvé le CHSCT de RFI.
Après avoir nommé un nouveau pdg à l’AEF, le gouvernement pourra réfléchir à la finalité de cette entreprise comme le pointe Satmag : il appartiendra au nouveau pdg de la holding de « gérer les affaires courantes au cas où le gouvernement décide de détricoter l’association des médias publics en direction de l’extérieur de la France. »
Et les personnels dans tout ça ?

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Dans l’attente d’un communiqué de l’intersyndicale de RFI, voici une brève revue de presse sur la démission d’ADP.

Rappelons que les délégués de l’intersyndicale avaient rdv avec leurs ministères de tutelle jeudi 12 juillet au matin et que Mme Filippetti avait été auditionnée la veille par la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale :

Alain de Pouzilhac régnait sans partage sur l’AEF sur La Croix.fr du 13 juillet. Un excellent papier !

Alain de Pouzilhac débarqué de RFI et de France 24 sur le site de France Info

ADP démissionne certes mais, cerise sur la gâteau, on apprend qu’il est « dans le collimateur de la justice » : c’est sur Challenges.fr. Ah bon ???

Et puis sur le site du Monde.fr : ADP « poussé vers la sortie« 

Pour Le Point, Pouzilhac jette l’éponge : Pouzilhac démissionne de l’AEF

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« Débarqué » ou « démissionné » ?

Et voici le communiqué du Conseil d’administration de l’AEF diffusé sur les boîtes mail des salariés de RFI ce jeudi après-midi :

« COMMUNIQUE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’AUDIOVISUEL EXTERIEUR DE LA FRANCE (AEF)

Le Conseil d’Administration de l’Audiovisuel Extérieur de la France s’est réuni le 12 juillet 2012 à 15h00. Il a d’abord pris acte de la démission de Monsieur Alain de Pouzilhac et a salué son action notamment dans la constitution d’une chaîne d’information internationale.

Il a ensuite entendu M. Jean-Paul Cluzel qui a présenté son rapport dont les conclusions préconisent, sans revenir sur la fusion des sociétés, de reconstituer deux directions d’antenne distinctes.

 Ce changement important de stratégie vise à réaffirmer fortement l’identité et la spécificité de FRANCE 24 et de RFI.

Dans cette perspective, le Conseil d’Administration a adopté une délibération exprimant le souhait que lui soit proposé un projet d’une nouvelle organisation de l’AEF, fondé sur des rédactions distinctes pour FRANCE 24 et RFI et soumis au préalable aux instances représentatives du personnel.

Dans l’attente de la désignation d’un nouveau Président, le Directeur Général Délégué, Pierre Hanotaux, assure la continuité du fonctionnement de l’entreprise. »

***

Nous avons aussi eu droit à un message d’adieu ADP saluant l’oeuvre accomplie et la fusion « préservée«  : « Le rapport de M. Cluzel reconnait et entérine cette stratégie et notre action en exprimant clairement que la fusion que nous avons réalisée est préservée. C’est un motif supplémentaire pour moi de satisfaction. L’essentiel est ainsi acquis. »

Quatre années de lutte pour ça ? A suivre…

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Au début d’une semaine cruciale pour l’avenir de RFI, l’intersyndicale tient à rappeler quelques principes qui font consensus.

L’intersyndicale de RFI représente 60% des salariés.

Nous sommes attachés à nos métiers et à notre mission de service public. RFI entend rester une radio multilingue, internationale et généraliste. Indépendante depuis 1987, RFI n’a jamais failli à sa mission sachant continuellement s’adapter à l’évolution du monde et des moyens de diffusion.

Cette indépendance, chère à tous les salariés et mise à mal depuis la création de l’AEF, reste un modèle d’organisation et d’efficacité. Si le gouvernement ne souhaite pas rétablir RFI dans son autonomie tant éditoriale que budgétaire, il ne peut y avoir d’autre solution qu’une logique de métiers. A cette date, l’AEF n’est pas réformable car elle n’est plus viable. Après quatre années de gestion sarkozienne, l’AEF est définitivement discréditée auprès des salariés de RFI. Les synergies entre MCD et le pôle arabophone de France 24, tant vantées par la direction de l’AEF, sont le plus grand échec de cette politique.

Dans une perspective d’avenir et forte d’un esprit constructif,  l’intersyndicale choisit de s’inscrire dans une logique de métiers qui passe par un adossement de RFI à Radio-France avec qui nous partageons déjà une histoire, des valeurs, une Maison, un réseau de correspondants. RFI apporterait une dimension internationale au groupe Radio-France. De même France 24 aurait tout à gagner à s’allier avec France Télévision. Mais la réussite de tels rapprochements ne pourront pas se faire à n’importe quel prix. Quel sera le périmètre de ces regroupements ?  Quel statut pour RFI et sa filiale MCD au sein du groupe Radio-France (filiale, direction générale ou autre) ? Quel cahier des charges, quels moyens pour une radio internationale qui parle 13 langues ?  

Les réponses à ces questions garantissent l’efficacité de notre rapprochement. 

Par voie de presse, la CFDT/RFI menace de s’opposer à toute option, autre que celle de l’AEF. La CFDT de RFI n’est plus aujourd’hui qu’un groupe de pression minoritaire, organisé pour favoriser quelques individus. Nous la mettons au défi de lancer un mouvement social efficace en faveur de la fusion et du déménagement.

Renforcée depuis des mois dans son combat avec et pour les salariés, l‘intersyndicale sera, si cette solution est retenue, un interlocuteur à part entière à la table des discussions. Les personnels souhaitent des décisions dans la clarté et la transparence.

L’Etat doit sortir de l’ambiguïté, offrir un avenir aux salariés, garantir les emplois et assurer une existence pérenne à RFI qui est la 3ème radio internationale et qui porte le rayonnement de la France dans le monde.

Paris, le 2 juillet 2012.

RFI

FO  SNJ-CGT  CGT-SNRT  SNJ SUD

MCD

CFDT  SNJ- FO CGT SNJ SUD

France 24

SNJ-CGT   SNJ

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Depuis quelques jours la vérité éclate : la CFDT joue ouvertement la poursuite du plan Sarkozy-Pouzilhac pour le futur de RFI et de l’AEF avec le « soutien » inespéré de Jean-Paul Cluzel.

Le 28 juin, dans le dernier tract de la CFDT intitulé « L’Etat serait-il le vrai fossoyeur de l’audiovisuel public ? », la CFDT Médias écrit un tissu de mensonges :

– ils auraient « combattu la politique de Nicolas Sarkozy »

– grâce à eux, le PSE aurait été transformé en plan de départs volontaires…

En fait, la CFDT a toujours collaboré avec Alain de Pouzilhac et sa direction. Ils ont largement accompagné les deux plans sociaux (2009 et 2012), allant jusqu’à témoigner en justice contre l’intersyndicale (CGT, FO, SNJ, SUD) qui s’y opposait. Seules les actions en justice initiées par l’intersyndicale ont permis de transformer le premier PSE en plan de départ volontaire.

La CFDT est comptable des « séquelles » provoquées :

– 330 salariés en moins à l’AEF,

– des antennes désorganisées,

– le vote sur la fusion,

– le vote du déménagement à Issy-les-Moulineaux.

La CFDT s’est comportée en véritable syndicat patronal et ne s’est pas contentée d’avoir avalisé ces deux plans sociaux. Elle s’est comportée comme un chien de garde de la direction. Elle a fait la chasse à Christine Ockrent et aujourd’hui à Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture et de la Communication, après une interview sur France Inter. Lors de celle-ci, le 21 mai dernier, la ministre de la Culture et de la Communication avait, pour la CFDT, l’outrecuidance de  prévoir une réforme du CSA et l’arrêt de la fusion de RFI et France 24…

Le syndicat collaborateur va même jusqu’à menacer l’Etat de représailles : dans leur tract en date du 28 juin, la CFDT déclare  « Nous combattrons toute décision induisant la casse sociale et imposant des épreuves supplémentaires aux salariés ». Du jamais vu !

Mais la complicité entre la CFDT et les différents présidents de RFI a été d’une grande constance… Jean-Paul Cluzel arrive encore à délivrer quelques marques de « gratitude » à la CFDT dans son rapport sur l’AEF.

Dans celui-ci,  Jean Paul Cluzel consacre un paragraphe – qui n’a pas vocation à figurer dans le rapport public – aux rapports de forces syndicales au sein de l’AEF : « Mon opinion est la suivante : la CFDT est un meilleur interlocuteur : elle l’a toujours été ; c’est grâce à elle que l’accord du 4 avril 2009 a pu être signé à RFI qui a créé la qualification de « technicien chargé de réalisation » (TCR) qui fusionne les métiers traditionnels de technicien et d’assistant ; cet accord, unique dans l’audiovisuel public, a permis à la technique de RFI de faire de très notables économies de personnel et pourrait constituer un exemple, pour Radio France par exemple »

Commentaire de l’intersyndicale : La CFDT a permis de supprimer vos emplois.

Il est savoureux de constater que Jean-Paul Cluzel, se déclarant lui-même  politiquement de droite, préconise à ce gouvernement de gauche de poursuivre la cogestion de la direction avec la CFDT de RFI, qui a toujours collaboré à la mise en place du projet Sarkozy à RFI pour finaliser le schéma de fusion imposé et validé par Nicolas Sarkozy. Il suggère donc au gouvernement de poursuivre la gestion de l’entreprise dictée par Nicolas Sarkozy et qui file droit dans le mur.

Cette situation ubuesque discrédite totalement le rapport de Jean-Paul Cluzel. Les salariés – y compris à la CFDT -sont majoritairement contre le déménagement et la fusion.

Paris, le 29 juin 2012

RFI

FO – SNJ – SNJ/CGT – SNRT/CGT – SUD

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RFI
 
FO – SNJ –  SNRT/CGT – SNJ/CGT – SUD 
 
 
Durant neuf ans, Jean-Paul Cluzel, alors président de RFI,  a co-géré l’entreprise avec la section CFDT de RFI. Les quatre années suivantes, Alain de Pouzilhac a suivi son exemple. Comment s’étonner que devant la gabegie à laquelle a conduit ce mode de management, consistant à refuser d’écouter le point de vue de ceux qui ne procèdent pas à un échange de services avec la direction, Jean-Paul Cluzel n’ait d’autre solution à préconiser que de poursuivre la cogestion entre la direction de l’AEF et la section RFI de la CFDT ! On ne manquera pas de noter que M. Cluzel se garde bien de détailler les contreparties exigées (et obtenues) par ce « meilleur interlocuteur ». On le comprend. Cela serait de nature à jeter une ombre sur le mode de gestion qu’il préconise. On remarquera aussi que ce paragraphe du rapport Cluzel avait vocation à rester secret. Nous pensons au contraire que les acteurs de l’audiovisuel extérieur et les décideurs ont tout à gagner à ce que cette recommandation honteuse (dans tous les sens du terme) soit rendue publique. C’est ce que nous faisons ici.
 
 
Extrait du « rapport Cluzel »:
3.1.4 Un rapport de forces syndicales délicat[1].
 
Ce que j’appelle la « réforme d’AEF » est la solution qui a clairement le soutien de la CFDT. Celle-ci me l’a fait savoir officieusement, mais sans ambigüité. La CFDT sera par ailleurs, toujours selon les mêmes sources dignes de confiance, fermement opposée aux solutions d’adossement à Radio France et à France Télévisions, que je vais évoquer plus loin. Ces questions ont été évoquées auprès de M François Chérèque par mes interlocuteurs.
 
Aux yeux de l’intersyndicale de RFI, qui réunit la CGT , FO et le SNJ, la CFDT est considérée comme « compromise » avec M de Pouzilhac. L’intersyndicale estime que son combat contre ce dernier depuis 2008 mérite la récompense politique qu’elle attend du nouveau Gouvernement, c’est-à-dire la disparition d’AEF.
 
Le Gouvernement est donc apparemment acculé à choisir entre la CFDT et l’intersyndicale.
 
Mon opinion est la suivante :
 
·                    la CFDT est un meilleur interlocuteur : elle l’a toujours été ; c’est grâce à elle que l’accord du 4 avril 2009 a pu être signé à RFI qui a créé la qualification de « technicien chargé de réalisation » (TCR) qui fusionne les métiers traditionnels de technicien et d’assistant ; cet accord, unique dans l’audiovisuel public, a permis à la technique de RFI de faire de très notables économies de personnel et pourrait constituer un exemple, pour Radio France par exemple ;
·                    l’appui de la CFDT sera nécessaire, quelle que soit l’évolution des structures juridiques, pour faire aboutir les négociations en cours dans chacune des sociétés de l’audiovisuel public ; le calendrier de ces négociations est pressant[2] ;
·                    la CFDT représente 33%[3] des voix dans AEF prise dans son ensemble, mais pourrait bénéficier du soutien de la CFTC et de la CGC et représenter alors un peu plus que la majorité ; à RFI, la CFDT rassemble à elle seule 40,6% des voix, le reste allant à l’intersyndicale, dont 18,9% à la CGT , qui sera absente de tout accord, quel qu’il soit, à mon sens.
 
La « réforme d’AEF » est donc syndicalement « jouable », pourvu qu’elle bénéficie d’un appui sans faille du Gouvernement et qu’elle n’apparaisse pas comme un moyen de faire survivre « la fusion » à M de Pouzilhac. Il n’est pas anodin à cet égard qu’une supposée « fuite » parue dans « Le Point.fr » du vendredi 22 juin sous la signature de Michel Colomès présente cette solution comme celle qui aurait ma préférence et la qualifie de « désaveu de la politique menée par Pouzilhac ». L’auteur du présent rapport n’est pour rien dans cette fuite, mais elle ne constitue pas un mauvais départ pour la communication gouvernementale, si cette voie devait être retenue. L’article d’Emmanuel Beretta, toujours dans le même journal, va dans le même sens.
 

[1] Ce paragraphe n’a pas vocation à figurer dans le rapport public.
 
[2] Pour les journalistes, le délai de survie de l’avenant audiovisuel à la CCNTJ est arrivé à échéance le 8 février 2011, et les sociétés concernées ont soit déjà conclu un accord de substitution (France Télévisions le 15 septembre 2011), soit mis en place des mesures unilatérales (Radio France et RFI). Par ailleurs, s’agissant des accords de substitution à la CCCPA , le délai est fixé avant le 8 octobre 2012 pour l’ensemble des sociétés concernées (France Télévisions, Radio France, RFI).
 
[3] La représentativité des différentes organisations syndicales aux dernières élections professionnelles tant à AEF dans son ensemble que dans chacune des entités RFI, F24 et MCD figure en annexe II.viii.
 

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De combien Alain de Pouzilhac va-t-il plomber l’Audiovisuel extérieur de la France : 50, 60, 100 M € de déficit ?

Alain de Pouzilhac a entamé une course de vitesse pour rendre ses projets irréversibles. Ses autorités de tutelles lui ont imposé un moratoire. Il ne le respecte pas, il continue à dilapider l’argent public et faire flamber l’addition :

  • Le coût des aménagements dans les nouveaux locaux à Issy-les-Moulineaux.
  • Les doubles locations : Maison de la Radio, Issy-les-Moulineaux.
  • Les locations d’espaces supplémentaires à Issy-les-Moulineaux (+ de 1000 mètres carrés), des locations supplémentaires nécessaires au stockage des matériels techniques de diffusion et de reportage. Une conséquence due à la surévaluation initiale de l’espace disponible pour la radio au 80 rue Camille Desmoulins.
  • L’achat de meubles pour les bureaux, les locaux de la cantine, de la cafétéria …
  • L’ouverture d’une ligne de crédit illimité pour refaire et tenter de rendre rapidement opérationnels des studios techniques avec les contraintes du bâtiment d’Issy-les-Moulineaux.
  • Les prestations de l’agence « Image 7 », pour la gestion de l’image d’Alain de Pouzilhac et la diffusion de sa  propagande en défense de la fusion.
  • Les séminaires de management dans des hôtels particuliers en France ou à l’étranger.
  • Le recours à de multiples cabinets de consultants, dont KPMG, « spécialisé dans le conseil en fusions et acquisitions ».

Tous ces éléments ne sont que des opérations qui visent à imposer la fusion-dissolution de RFI dans France 24. Une fusion voulue par Nicolas Sarkozy.

Il faut se rendre à l’évidence : l’AEF est un échec économique, stratégique, professionnel et humain. C’est une fausse bonne idée qui a un coût considérable et prouvée qu’elle n’était pas viable.

Pourquoi l’équipe d’Alain de Pouzilhac peut-elle se permettre de braver le moratoire qui lui est imposé ?

La direction et Alain de Pouzilhac ont même choisi d’interpréter dans le sens qui les arrange le moratoire, par voie de presse sur la croix.fr pour dire : « les travaux, démarrés avant le moratoire, sont déjà très avancés », précise la direction l’AEF. Et dans cet article un élu CFDT complète    « Le moratoire concerne la fusion des rédactions. L’arrêt des travaux n’a pas été demandé ». La CFDT le seul syndicat instrumentalisé par la direction pour la destruction de RFI.

Depuis la création de l’AEF la seule stratégie appliquée semble avoir été de faire disparaitre RFI, la seule société qui marchait. Alain de Pouzilhac confirme cette stratégie mortifère avec la grille unique. Cette grille unique ne sera satisfaisante ni pour les auditeurs en Afrique ni pour les auditeurs dans le monde. RFI perdra sur les deux terrains.

On ne peut pas imposer des projets contre la volonté d’une très grande majorité des salariés. A ce sujet, les consultations et pétitions signées par la majorité des personnels parlent d’elles-mêmes. Alain de Pouzilhac s’appuie sur quelques membres d’un syndicat pour faire croire que la moitié des salariés seraient prêt à accepter la fusion-destruction de RFI. Rien n’est plus faux, mais Alain de Pouzilhac n’en est pas à une illusion près. La centaine de salariés de RFI qui ont été obligés de s’installer à Issy-les-Moulineaux n’ont qu’un seul rêve : rentrer à la Maison de la Radio.

Nous demandons à l’Etat, au moment même où il s’apprête à prendre une décision, d’arrêter la fusion entre RFI et France 24 ; de maintenir RFI à la Maison de la Radio ; d’attribuer à RFI un budget qui garantit son autonomie financière et son indépendance éditoriale ; et le départ d’Alain de Pouzilhac, qui par ailleurs est à la direction de la deuxième société de casino en France.

Paris, le 26 juin 2012

 

RFI

FO – SNJ – SNJ/CGT – SNRT/CGT – SUD

 

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