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Posts Tagged ‘service public’

   Cette semaine, notre PDG n’est toujours pas venu à la table des négociations mais il a repris ses petits-déjeuners. Il convie autour de quelques chouquettes, une dizaine de salariés pour leur faire entendre « la bonne parole » et dénoncer l’intersyndicale.

Mardi dernier, alors que se déroule une réunion de négociation à laquelle, bien sûr, il ne participe pas, il envoie par mail une lettre aux salariés pour leur dire qu’il n’y a rien à négocier. 

Face à une actualité internationale débordante (Vol AF 447, visite d’Obama, élections européennes …) Alain de Pouzilhac affiche une indifférence irresponsable à ce qui ne passe pas sur les antennes de sa station et ne semble pas pressé d’envisager des solutions de sortie de grève. Sa seule préoccupation est de faire publier dans le Figaro des tribunes de pure langue de bois, de sa directrice déléguée, pour une fois encore stigmatiser l’intersyndicale.  

Mais qui conseille le PDG ? 

La direction de la communication de RFI ? La direction de la communication de France 24 ? La direction de la communication de l’AEF ? Pas du tout ! Alain de Pouzilhac a fait appel à « la Rolls Royce de la Com’ » : Image 7 fondée et dirigée par Anne Méaux . Une société qui conseille la plupart des chefs d’entreprises du CAC 40, a signé une convention avec le Quai d’Orsay et gère la communication institutionnelle du Sénégal. Cherchez le lien !

 Si le PDG de l’AEF veut lutter contre la « culture du déficit » à RFI, pourquoi aller chercher ailleurs ce qu’il a mis en place en interne ? Trois directions de la Com réduites au silence par Image 7 ! Tout ce qui est diffusé par voie de presse est sous le contrôle d’Image 7. Quand Geneviève Goetzinger s’exprime, elle est coachée par Anne Méaux. Et pour quel résultat ?

Qui paye ? Est-ce que le contribuable français a les moyens d’avoir un président d’une société nationale de programmes qui jette ainsi l’argent par les fenêtres ? Comment justifier une telle gabegie de Com ? A qui doit-il rendre des comptes en ces temps de crise ?

Si les tutelles laissent faire, nous exigeons la transparence. 

 

Paris, le 5 juin 2009

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Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, qui rame sur RTL à propos du PSE à RFI

Wauquiez sur RTL

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Monsieur Alain de Pouzilhac

Madame Christine Ockrent

Radio France International

116, avenue du Président-Kennedy

75762 Paris Cedex 16

Paris, le 15 mai 2009

 

Monsieur le Président-directeur général,

Madame la Directrice générale déléguée,

 Nous souhaitons attirer votre attention sur la situation sociale à RFI, dont les salariés sont en grève illimitée depuis une semaine. Nous avions déjà attiré l’attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la vive émotion suscitée par la suppression des programmes et la réduction des émissions dans sept des dix-neuf langues dans lesquelles émet RFI, et par l’annonce du licenciement de 206 salariés.

 Nous soutenons entièrement les salariés de RFI dans leur mouvement social et leurs actions, et comprenons leur inquiétude concernant la pérennité de leurs emplois et du budget de RFI pour les prochaines années.

 Il nous semble dommageable de sacrifier au nom d’une politique de modernisation les programmes de qualité en français et en langue étrangère que proposent les salariés et journalistes de RFI depuis de nombreuses années. RFI est partie intégrante du paysage audiovisuel français en France et à l’étranger et elle ne doit pas être reléguée au second plan de l’audiovisuel extérieur de la France. RFI est souvent le seul lien des Français établis à l’étranger avec la France, mais c’est aussi une source d’information importante dans de nombreux pays. La qualité des programmes en français et en langues étrangères sont l’image de la France dans le monde et participent aux relations de notre pays avec le reste du monde.

 Il nous semble également contradictoire de prévoir un plan de licenciement qui concerne près d’une personne sur quatre dans cette période de crise, alors que le gouvernement affiche une volonté de politique protectrice de l’emploi.

 Aussi, nous vous demandons de renoncer au plan social prévu, conformément à la décision de la Cour d’appel de Paris, et d’ouvrir des négociations avec le comité d’entreprise et l’intersyndicale des salariés dès à présent, en espérant  qu’une solution contentant les deux parties soit rapidement trouvée.

 Richard Yung      Claudine Lepage      Monique Cerisier-ben Guiga

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Les CE extraordinaires des 3 et 9 avril portaient sur les deux arguments servant à légitimer l’injustifiable : le licenciement de 206 salariés soit près du quart du personnel.

L’argument de la baisse des audiences

« RFI perd des parts de marché dans toute les parties du monde y compris en Afrique francophone,  écrit la direction ». Nous avons mis en évidence l’absence totale de pertinence de la notion de part de marché pour une radio non-commerciale dont la vocation n’est pas de faire des bénéfices mais d’informer et de porter haut les valeurs de la France. La direction reconnait que le précédent chiffre de 46 millions d’auditeurs dans le monde est très fiable et qu’il pourrait même être en hausse dans la nouvelle étude en cours. Nous avons pour notre part souligné l’augmentation du nombre d’auditeurs dans la plupart des capitales d’Afrique francophone. Conclusion : pendant que l’audience de RFI baisse, le nombre de ses auditeurs… augmente. La direction a retiré la « baisse » de l’audience de son argumentaire pour justifier les licenciements.

L’argument économique

L’argument du « déficit structurel » de RFI se voulait un cache-sexe plus consistant : « Elle accumule depuis plusieurs années les déficits, qui s’élèvent depuis sa création à un montant cumulé de 30 millions d’€. Pour l’exercice 2008, le déficit prévisionnel approche les 9M d’€ ».

C’est faire peu de cas de l’extraordinaire volontarisme des salariés et des directions notamment celle d’Hervé Bourges qui ont fait passer RFI du 28e rang mondial derrière Radio Tirana au 3e rang. C’est oublier comment a été forgé ce très bel instrument qu’est aujourd’hui RFI : à marche forcée. C’est surtout oublier qu’en 1991, l’Etat a puisé l’équivalent de 37 millions d’euros dans nos réserves.

Suivent une série de mensonges, de dénigrements, de présentations systématiquement malveillantes. Ainsi en est-il du poids prétendument « exponentiel » de la masse salariale. Affirmation contredite par nos tutelles. Ils n’imaginaient pas que nous irions nous plonger dans les annexes de la Loi de finances 2009 pour démasquer leur supercherie.

Nous avons également cité le bilan d’activité du précédent président de RFI, Antoine Schwarz, rédigé 6 mois avant le plan de licenciement. Il se trouve que ce document qui était consultable sur le site intranet de RFI à la fin de son mandat, le 1er juillet 2008, en a disparu quelques semaines plus tard avec l’arrivée du nouveau président. Explication de la direction : « Il ne s’agissait pas d’un document officiel de RFI ». Puis notre demande d’entendre Antoine Schwarz à titre d’expert a comme il se doit été rejetée.

Il n’y a pas de « culture de déficit » à RFI

 Nous avons ensuite examiné les 3 derniers exercices. 2006 est la seule année qui présente un déficit comptable consistant : 11 millions. Un déficit provenant d’un abandon de créances sur TDF. L’opération a certes été lourde pour les comptes cette année là mais elle sera très largement bénéficiaire à l’horizon 2011 puisqu’elle aura généré 37 millions de cash flow d’ici là.   

Dès 2006, l’Etat savait donc qu’il faudrait recapitaliser RFI. Mais il a attendu 2009 pour le faire, procédant comme s’il s’agissait d’un donnant-donnant : un chèque de 16,9 millions contre 206 licenciements.

L’année 2007 affiche un léger déficit comptable. Pourtant à Matignon, la Direction du développement des médias nous félicite. Voici ce qu’écrit sa directrice, Laurence Franceschini : «  Malgré l’application d’un gel budgétaire de 1,7 M€ sur la subvention du ministère des Affaires étrangères, l’exécution budgétaire apparait légèrement excédentaire grâce à une bonne maîtrise des charges et à des ressources propres supérieures aux prévisions. »

Pour 2008, toujours pas de documents. Oralement, la direction nous a fait savoir que le déficit se situait autour des 8,4 M€. Il est constitué de la manière suivante :

  • 1,9 M€ de redressement URSSAF suite à une erreur de la DRH en 2003.
  • 2,4 M€ dans notre filiale en langue arabe Monte Carlo Doualia. La direction impute le déficit au précédent directeur Philippe Beauvillard.
  • 2,8 M€ de charges de personnel incluant le coût des licenciements et des limogeages de directeurs de la direction précédente.
  • 1 M€ de provisions pour contentieux.
  • Des sommes négligeables pour les provisions sociales

Au total, sur les 8,4 M€ de déficit comptable en 2008, 5,4 M€ sont des provisions. Reste environ 3 M€, ce qui correspond au déficit prévisionnel du budget 2008, qui traditionnellement n’incluait pas les provisions sociales. Ce budget avait été voté par le conseil d’administration.

En conclusion, nous avons fait valoir qu’il n’y avait pas de déficit « structurel » à RFI et que dans un contexte budgétaire tendu, notre société s’en sortait plutôt bien tant du point de vue de son objet social que de celui de ses critères de performance établis par nos tutelles. La seule chose qui soit structurelle à RFI, c’est le sous-financement systématique de la part de l’État. De 2004 à 2008, l’augmentation des recettes publiques de RFI à été de 3,4 % alors qu’elle était de 11,9 % en moyenne dans l’audiovisuel public. Réponse de la direction : « Nous nous devons de prendre en compte les intentions de notre actionnaire ». Si son  intention était de nous étouffer à petit feu, de provoquer une situation déficitaire et de l’invoquer ensuite pour justifier les licenciements, alors notre réponse est NON !

 

Communiqué des élus du Comité  d’Entreprise du 3 et 9 avril 2009

 SNJ –  FO  –  SNJ CGT  –  SNRT CGT

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Hervé BOURGES

ancien directeur général de Radio France internationale

La réforme de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF) sonne-t-elle le glas pour Radio France internationale (RFI) ? On pourrait le craindre à l’annonce des 206 suppressions d’emplois – soit 20 % des effectifs permanents – prévues au titre d’un plan social dit « de modernisation ».Une mesure dont l’ampleur est préoccupante. Depuis un peu plus de vingt-cinq ans, notre radio internationale a conquis des positions auxquelles un effacement remontant à l’ORTF l’avait conduite à renoncer. Forte de 45 millions d’auditeurs réguliers, RFI figure dans le peloton de tête des grandes radios internationales, juste derrière la BBC et la Voix de l’Amérique ; elle est devenue un des acteurs les plus importants de la présence et de l’action culturelle françaises à l’étranger.

Plus que tout autre média, RFI joue un rôle actif dans la politique et la diplomatie de la France : Ingrid Betancourt en a encore témoigné récemment. Les oubliés de la démocratie – hier les pays d’Europe centrale et orientale, aujourd’hui la Chine, I’Iran et certaines républiques d’Asie centrale – savent que, sans une information fiable et rigoureuse, ils ne pourront reconquérir leur liberté.

RFI est fière d’être cette voix-là. Pour ses auditeurs, d’Alger à Dakar, de Washington à Moscou, RFI est bien la radio mondiale revendiquée par ses slogans. Mais la valeur d’une radio se mesure aussi à l’aune de son rayonnement effectif. Une certaine chute de d’audience  semble avoir été l’une des motivations premières des mesures de «  modernisation » annoncées. La baisse de l’écoute parisienne pour commencer… Un tel baromètre paraîtrait étonnant pour média « global », si le même phénomène d’érosion n’avait pas été observé un peu partout. Difficile d’y rester indifférent. En Afrique, où RFI est écoutée comme une radio nationale dans la plupart des pays francophones, la montée en puissance des radios locales se traduit depuis quelques années par une redistribution des cartes.

Certes « la crédibilité des informations de  RFI lui permet de demeurer un leader d’opinion incontestable. RFI est n°1 dans la plupart des grandes capitales de la région. Mais la station française doit faire face à une compétition accrue, d’opérateurs locaux, ou même d’une excellente station soutenue par l’ONU, Radio Okapi au Congo Kinshasa. Qui peut ignorer ce continent si proche, aujourd’hui courtisé, convoité et flatté par les Chinois comme il l’est toujours par les Américains et les Russes ? Veut-on que demain on y parle, on y achète et on y vende –  anglais, chinois ou russe ?

Dans les autres régions du monde, la situation est également complexe. La fin de la guerre froide et la liberté de communication nouvelle dont jouissent les médias nationaux ont redistribué les cartes en Europe : le rayonnement des ondes françaises ne rencontre plus la même attente dans les pays d’Europe centrale et orientale – ni à fortiori en Espagne, en Allemagne réunifiée ou au Portugal. Et notre vieille Europe semble victime d’une dérive irréversible des continents, vue depuis les régions d’Asie-Pacifique.

A travers la planète, les élites se tournent volontiers vers des technologies numériques, telles que la télévision par satellite et Internet. La création de la chaîne européenne multilingue Euronews  puis, récemment, celle de France 24 – diffusant en français, en anglais et en arabe (à certaines heures) – a répondu à cette évolution de la communication internationale.

Mais un nouveau média ne se substitue jamais réellement à ceux qui existent déjà. La radio demeure un vecteur irremplaçable au sein du bassin linguistique où rayonnent ses émissions. Elle doit toutefois savoir se redéployer pour répondre aux demandes du moment. RFI a joué jusqu’à l’aube de  ce 21 ème siècle, un rôle

prépondérant dans le monde des médias, fournissant dans plus de 130 pays, des programmes spécifiques de radio à plus de 700 radios partenaires. Elle fut aussi une agence d’actualité sonore et une agence de presse pour plus de 300 médias. Par ses actions culturelles, elle a fait connaître des dizaines d’artistes et d’écrivains francophones. A l’époque d’Internet, bien évidemment ses services doivent évoluer. Ainsi la BBC a-t-elle cessé de desservir de nombreuses régions en ondes courtes, et supprimé ses émissions de radio à destination de la majorité des pays d’Europe. Mais son nouveau dispositif, où existent radio et médias numériques, ne ressemble nullement à une retraite.A l’époque de la mondialisation, toute présence économique doit s’appuyer sur une forte présence culturelle. Aussi faut-il sauver Radio France Internationale,la renforcer, la redévelopper. En constituer le fer de lance de la Société de l’audiovisuel extérieur de la France, sa vitrine, son atout maître, en préservant ses moyens propres, ses objectifs spécifiques, son personnel compétent, en adaptant sa stratégie à l’évolution du monde et au bouleversement des technologies. Il faut aussi sauver le soldat RFI pour que survive une francophonie, sapée dans tous les domaines de notre action extérieure par des budgets en perpétuelle régression.

Paru dans Le Monde / supplément Radio-télé du 9 février 2009

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Voici les grandes lignes des explications données samedi par les avocats du CE lors de l’AG qui s’est tenue à la Bourse du travail.

1) Sur le plan juridique, la démarche entreprise par la direction de RFI n’est pas conforme au droit, puisqu’elle voudrait engager le CE dans la procédure SANS lui donner les informations dont il a besoin pour donner son avis sur :
A) La motivation économique du PSE, Plan de Sauvegarde de l’Emploi
B) Les conséquences sur les emplois.

Ces irrégularités empêchent les élus du CE de participer normalement aux réunions programmées par la direction. La justice sera saisie dans les jours qui viennent, elle pourrait contraindre la direction à tout reprendre au point de départ.

2) La baisse d’audience- pour autant qu’elle puisse être prouvée- peut-elle être mise en avant pour justifier un PSE, ainsi que le fait la direction ? Comme le soulignent les avocats, la situation économique de RFI dépend seulement de la volonté de l’état d’investir (ou pas) dans cette entreprise publique. Le débat est ouvert (la justice sera sans doute appelée à trancher) et l’issue n’est pas aussi certaine que semble le penser la direction.

3) Les avocats du CE conseillent aux salariés de RFI qui seraient déjà contactés par la DRH (ce qui est tout à fait illégal, mais apparemment déjà en cours) de ne pas négocier seuls, en dehors du PSE, un  départ « volontaire ».  Cela se ferait à leur détriment (ils ne bénéficieraient d’aucune des mesures prévues par le PSE).AG BT

4) La mobilisation des salariés de RFI est PRIMORDIALE,  nous ont également dit les avocats, notamment pour faire la démonstration que la motivation économique à l’origine de ce PSE n’est pas valable. (La présence des salariés lors des audiences en justice- dont les dates vous seront transmises- est vivement souhaitée !)

Enfin, les avocats du CE (convaincus et convaincants) nous ont rappelé que nous avons des droits, une convention collective, un contrat de travail.  Bref, TOUT N’EST PAS PLIE, comme aimerait nous le faire croire la direction.

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La publication par « Marianne »  des  « bonnes feuilles » du livre de Pierre Péan consacré au ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner,   « Le monde selon K. », a visiblement inspiré l’humoriste Stéphane Guillon qui dans sa chronique matinale de mardi sur France inter y est allé sans retenue.  On en « riz » encore.

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