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Posts Tagged ‘témoignages pression direction hiérarchie preuves délit d’entrave’

communiqué intersyndical    RFI    FO – SNJ – SNJ-CGT – SNRT-CGT  (10/03/2010)

De façon tout à fait arbitraire, la direction a décidé de supprimer la chronique d’Hélène da Costa « Les Français de l’étranger », après une première diffusion dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 mars à 00H27. Et en pleine nuit toujours, un ordre est donné au service internet de retirer la chronique du site. Pas de diffusion donc le lundi 07H56, 13H48 et 20H25.

Pourquoi tant de précipitation à vouloir censurer ? Qu’est ce qui était si choquant dans cette chronique ? Si ce n’est qu’Hélène disait poliment au revoir à ses auditeurs et donnait la parole à deux journalistes de la maison désormais installés à l’étranger : Sylvain Biville à Londres, Farida Ayari à Kaboul.

La direction veut faire disparaître ses salariés sans coup férir dans le silence et l’indifférence en oubliant encore une fois les auditeurs fidèles qui se demandent pourquoi des voix familières disparaissent subitement de l’antenne.

Pendant la grève, les mots « grève » et « plan social » étaient interdits d’antenne. Aujourd’hui la direction ne veut pas entendre parler d’adieux ! S’il vous plait un peu d’élégance ! Si la direction a souvent oublié de dire bonjour, les salariés doivent pouvoir saluer les auditeurs et les remercier de leur grande fidélité !

Aujourd’hui, on censure un au revoir. Qu’en sera-t-il demain ?

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« Une fois encore la direction ne respecte pas les règles les plus élémentaires de convocation du Comité d’entreprise. Nous avons été aujourd’hui réunis pour discuter d’un ordre du jour unilatéralement fixé par Monsieur Pouzilhac.
Il serait temps que d’autres types de rapports s’installent entre la direction de RFI et les représentants du personnel, à un moment où notre entreprise est confrontée à des enjeux essentiels pour son avenir.

Par ailleurs, les salariés de l’entreprise sont toujours en grève et il est incroyable de voir à quel point la direction brille par son indifférence. Comment se fait-il qu’en ayant cessé le travail depuis plus d’une semaine, les réunions de négociation n’aient débouché sur rien ?

La direction dit vouloir informer, aujourd’hui, des modifications statutaires de RFI, or, ces modifications statutaires nous ont été transmises à peine plus de 48 heures avant la présente réunion et doublées par mail. Indépendamment de la question de savoir si cette communication est légale ou non, la direction peut-elle sérieusement prétendre vouloir informer, de bonne foi, en nous transmettant une vingtaine de page de modification des statuts, 2 jours avant la réunion ?

Enfin, cette modification statutaire s’inscrit dans la réforme de l’AEF, au sujet de laquelle, faut-il le répéter, le CE est toujours en attente d’une information/consultation sérieuse.

Pour toutes ces raisons, nous considérons que la réunion d’aujourd’hui ne peut avoir aucun effet utile, en conséquence, nous levons la séance tout en invitant l’employeur à nous reconvoquer dans des conditions normales, en nous mettant vraiment en situation d’être informés/consultés. »

Motion votée à la majorité des élus.

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Ce matin, à l’heure où France 24 expérimentait sa nouvelle grille (« plus de sport, plus de breaking news », annonçait la Reine Christine), nous autres salarié(e)s de RFI en lutte, sommes allé(e)s soutenir nos camarades de la lucarne.  Mais nous n’avons pas pu entrer : ordres avaient été donnés de nous en empêcher. Pourtant, nous faisons bien partie de la même société, l’AEF, non ?

Ils sont en cage…

...Mais qui est le lion ?

…Mais qui est le lion ?

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LE SEANCE DU CE SUR L’OUVERTURE DU PLAN DE LICENCIEMENT DE 206 PERSONNES ENVAHIE PAR LES SALARIES

Ce matin, après l’ouverture, à 9h30, du Comité d’Entreprise sur les licenciements à RFI, les salariés sont entrés en masse dans la salle de réunion.

Ce geste d’exaspération a été provoqué en partie par l’échec du rendez-vous de mardi 7 avril au Ministère de la Culture. Lors de ce RV, les délégués syndicaux de RFI ont demandé, sans l’obtenir, un geste minimal de conciliation jusqu’à ce que la légitimité du PSE puisse être prouvée ou infirmée : le report du Comité d’Entreprise « Livre III » qui déclenche la procédure de licenciements (modalités d’accompagnement des licenciements).

Rappelons que le cabinet de la ministre avait, lors d’un précédent RV, accepté de recevoir les représentants des salariés très précisément pour débattre de ce point… mais refusait depuis lors de les entendre.

Ce mercredi 8 avril, en ouverture de séance, une déclaration a été lue par la secrétaire du CE, réitérant la demande de report de l’information-consultation sur le « Livre III », car le débat contradictoire portant sur le « Livre IV » (les motifs des licenciements) n’a, de fait, pas eu lieu.

Plus de 50 salariés sont alors entrés dans la salle pour entendre les arguments de Mr de Pouzilhac (PDG).

Lors du CE du 3 avril, Mme Goetzinger (Directrice déléguée) avait affirmé que le premier argument, une prétendue baisse d’audience, n’était plus d’actualité. Aujourd’hui, Mr de Pouzilhac soutient que le second argument tient toujours « …le déficit de l’entreprise* justifie les licenciements… » (25% de l’effectif). Mais que le débat sur ce sujet aura lieu plus tard.

Les élus du CE et les salariés ont une fois encore posé les questions cruciales, qu’ils posent depuis le début du conflit sans avoir de réponse : Pourquoi tant de précipitation ? Pourquoi la direction refuse-t-elle de communiquer les chiffres des finances 2008** et le budget prévisionnel 2009 qu’ils invoquent pourtant systématiquement pour justifier ce plan ?

En réponse, Mr de Pouzilhac a affirmé avoir découvert l’étendue du déficit après son arrivée à la présidence, et qu’aujourd’hui, l’unique remède est le licenciement de 206 personnes.

Le ton est alors monté entre les salariés, les élus, et Mr de Pouzilhac. La direction a demandé une suspension de séance et a quitté la salle sous les huées et les cris de « mensonges ! » et « Pouzilhac démission ! ».

Mr de Pouzilhac a alors quitté l’entreprise et était absent à la reprise de séance à 11h.

La direction refuse de tenir un débat contradictoire franc et ouvert comme l’impose la loi ;

Nous, salariés de RFI et élus du CE, contestons la « culture du déficit » invoquée par Mr de Pouzilhac,

NON AUX LICENCIEMENTS !

* RFI, entreprise publique, est uniquement financée par l’état, qui a sans vergogne réduit les budgets alloués tout au long des 4 dernières années.

** La direction actuelle était aux commandes dès 2008.

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Pascale Clark aborde les salaires scandaleux de nos dirigeants dans sa chronique du 26 mars 2009, écouter à 3’32 :

le-suicide-d-un-syndicaliste-fait-la-une.html

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En plein scandale sur les rémunérations des dirigeants d’entreprises qui licencient, où en sommes nous à RFI ?
Notre curiosité aurait dû s’arrêter là où commence le secret d’Etat. Mais nous avons tout de même réussi à apprendre certaines choses :

Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent ont le même salaire :
310 000 € annuels chacun. C’est plus que Barack Obama, Angela Merkel ou Nicolas Sarkozy. Ces 310 000 € peuvent également être comparés avec les 130 000 € de notre précédent PDG, Antoine Schwarz.
Mais pour nos nouveaux patrons, il ne s’agit là que d’un salaire fixe minimum. Il semble qu’il faille encore au moins lui ajouter environ 70 000 € de part variable faite de primes de résultat et de bonus pour les  responsabilités du binôme à la tête de la holding.
On se souvient que Nicolas Sarkozy avait demandé il y a plus d’un mois aux dirigeants d’entreprises qui licencient de renoncer à leurs bonus. Nos dirigeants, eux, n’ont renoncé à rien. Et pourtant, ils sont payés par l’argent des contribuables…. pour nous licencier.
Il est vrai que donner l’exemple, assumer une part infime des sacrifices qu’ils veulent nous imposer, cela leur reviendrait encore trop cher. Car leurs salaires sont loin de leur suffire.

Une fracture sociale, culturelle et morale
Christine Ockrent continue imperturbablement ses « ménages ». En décembre, elle avait vendu à Paris-Match « en exclusivité » une interview d’Ingrid Bétancourt pour 10 000 €. Le 5 mars, elle a animé une remise de prix pour la Fondation L’Oréal. C’est illégal ? Non, mais c’est indécent. Car selon le code de déontologie, « un journaliste digne de ce nom » s’interdit d’utiliser sa notoriété à des fins commerciales.
Alain de Pouzilhac, lui, n’est pas journaliste, mais à la tête de l’AEF, il est censé défendre les valeurs de la France. Cela ne l’empêche pas d’avoir des responsabilités au Conseil d’administration de Joagroupe, une société de casinos. C’est interdit ? Non, mais c’est indécent.
Notre couple dirigeant s’estime dans son bon droit, ne voit là rien de choquant. À l’évidence, il prend le mot « valeurs » au premier degré. À nous cela coûte cher en réputation et en crédibilité.
Pour parler comme eux, en terme d’image : cela n’est pas bon pour la « marque RFI ».
« Je suis pour interdire d’interdire », déclare Alain de Pouzilhac à VSD. C’est vrai que ces gens là ne s’interdisent rien.
Entre eux et nous, il y a désormais une fracture sociale, culturelle et morale.

FO    –    SNJ    –    SNJ-CGT    –    SNRT-CGT

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